La momie de Woseribre Senebkay, un pharaon inconnu jusquâĂ prĂ©sent, a Ă©tĂ© dĂ©couverte et rĂ©cemment reconstituĂ©e par des archĂ©ologues dans le sud de l'Egypte. Il y a des pharaons qui marquent lâhistoire et dâautres qui finissent dans lâoubli. Woseribre Senebkay fait partie de ces monarques qui, aprĂšs des siĂšcles de mĂ©connaissance finissent par sâinscrire dans la grande fresque des personnages historiques. Sa momie morcelĂ©e a Ă©tĂ© dĂ©couverte sur le site dâAbydos, dans le sud de l'Egypte. Et grĂące au travail acharnĂ© dâarchĂ©ologues de l'universitĂ© de Pennsylvanie, le squelette du roi a finalement pu ĂȘtre reconstituĂ©. Les observations prĂ©liminaires indiquent que le pharaon mesurait environ 1,75 m. MĂȘme si le tombeau de Senebkay ne se dĂ©marque pas par sa taille, tout laisse Ă penser quâil abritait bien la sĂ©pulture dâun pharaon. Le souverain est la premiĂšre preuve tangible de lâexistence de la dynastie Abydos, une lignĂ©e soupçonnĂ©e dâavoir existĂ© sans jamais avoir Ă©tĂ© mise au jour. "Câest excitant de trouver en mĂȘme temps que le tombeau dâun pharaon inconnu auparavant, la nĂ©cropole de toute une dynastie oubliĂ©e" a soulignĂ© dans un communiquĂ© Josef Wegner directeur des travaux de mobilier volĂ© et rĂ©utilisĂ©Les archĂ©ologues ont dĂ©couvert les restes du squelette de Senebkay lâĂ©tĂ© dernier lors de fouilles. Le corps, bien endommagĂ© Ă©tait enfermĂ© dans un Ă©norme sarcophage de quartzite rouge dâenviron 60 tonnes. Mais davantage de recherches ont Ă©tĂ© nĂ©cessaires pour dĂ©couvrir que le cercueil appartenait en fait Ă Sobekhotep I. La sĂ©pulture du pharaon, dissimulĂ©e dans une pyramide dâAbydos, aurait reçu un siĂšcle plus tard, la visite dâautres monarques. Et les visiteurs ne se seraient pas gĂȘnĂ©s pour piller le tombeau Ă leurs propres ainsi que Senebkay a rĂ©cupĂ©rĂ© quelques Ă©lĂ©ments du mobilier pour orner sa propre tombe, prenant soin de recouvrir le nom du propriĂ©taire original par le sien. Le tombeau de Senebkay a Ă©tĂ© datĂ© Ă 1650 avant JC. Il se compose de quatre chambres dont une funĂ©raire. Les murs blancs en calcaire de celle-ci sont peints avec des images colorĂ©es de divinitĂ©s. Les chercheurs ont identifiĂ© les figures de Nout, dĂ©esse du ciel, de Nephtys, dĂ©esse protectrice des morts, de Serket, dĂ©esse protectrice du venin de serpents, scorpions et autres animaux dangereux, et enfin dâIsis, dĂ©esse protectrice et inscription en guise de confirmation Un cartouche retrouvĂ© sur les murs de la tombe attesterait de lâidentitĂ© du propriĂ©taire. Sur celui-ci est Ă©crit "roi de Haute et Basse Egypte, Woseribre, le fils de RĂą, Senebkay". La dĂ©couverte confirme donc l'existence de la dynastie Abydos de Senebkay, dont le nom apparaĂźt notamment sur le papyrus de Turin datant de 1200 avant JC, soit environ 400 ans aprĂšs que le monarque a gouvernĂ©. Le document mentionne Ă©galement les noms dâune douzaine de rois appartenant Ă la dynastie, malheureusement, la plupart dâentre eux sont illisibles. Les archĂ©ologues soupçonnent lâexistence d'au moins 16 tombes de pharaons de cette Ă©poque ensevelies sur le site dâAbydosCrĂ©dit photo Jennifer Wegner, Penn Museum
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AutresĂ©pulture notable de cette dynastie, KV19, appartenant Ă MontouherkhĂ©peshef, ce qui a créé un regain d'intĂ©rĂȘt pour l'Ăgypte antique, au point qu'on parle d'une « Ă©gyptomanie ». Notes et rĂ©fĂ©rences (en) Cet article est partiellement ou en totalitĂ© issu de lâarticle de WikipĂ©dia en anglais intitulĂ© (en) Cet article est partiellement ou en totalitĂ© issu de l
Cet article est issu du Hors-sĂ©rie de Sciences et Avenir n°197 datĂ© avril-mai 2019. Le parcours effectuĂ© par la dĂ©pouille du pharaon ressemble peu au cheminement post mortem quâimaginaient les anciens Ăgyptiens, dĂ©crit notamment dans le Livre des morts. Ă lâissue de ce voyage fait dâĂ©preuves, de dangers, de monstres, de chausse-trapes et dâĂ©nigmes insolubles, le dĂ©funt - suprĂȘme rĂ©compense - peut renaĂźtre chaque matin grĂące au Soleil rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©. Et Pharaon maintenir lâordre cosmique, car il est le garant de la permanence des choses. Au fond, les Ăgyptiens nâont quâune peur que le ciel leur tombe sur la tĂȘte. Et ils rĂȘvent quâaprĂšs la mort, rien ne change dans ce monde parfait. "Ils avaient plusieurs mots pour parler du temps et de lâĂ©ternitĂ©, explique FrĂ©dĂ©ric Servajean, Ă©gyptologue, professeur Ă lâUniversitĂ© Montpellier III. Notamment djet et neheh. Souvent accolĂ©s dans les textes, ils ont Ă©tĂ© traduits par 'pour toujours et Ă jamais'. Faute de mieux. Car, en fait, ils dĂ©signent des Ă©ternitĂ©s diffĂ©rentes et complĂ©mentaires. Djet est utilisĂ© pour ce qui est immuable, la structure du monde, le ciel, la montagne, etc. Neheh, au contraire, dĂ©signe un temps cyclique, ce qui se modifie, comme le Nil avec ses crues, les Ă©toiles qui se dĂ©placent dans le ciel, la vĂ©gĂ©tation qui Ă©volue selon les saisons. Le divin, qui est djet par essence, se manifeste auprĂšs des humains Ă travers ce qui est neheh." Or, le souhait des Ăgyptiens est de devenir immuables. Dans cette quĂȘte de stabilitĂ©, Pharaon joue un rĂŽle clĂ©, incarnant la survie dâun royaume autour duquel rĂšgne le chaos le dĂ©sert et ses animaux sauvages, lâĂ©trangerâŠ. Sa mort est conçue comme un passage et son tombeau comme le lieu du cheminement magique. Les pyramides sont abandonnĂ©es par les rois au profit d'hypogĂ©es Paradoxe dĂšs lâAncien Empire, les tombes furent presque systĂ©matiquement violĂ©es. Les gĂ©nĂ©rations suivantes nâeurent de cesse de trouver un moyen dâĂ©viter les dĂ©prĂ©dations, et les pilleurs de dĂ©nicher lâentrĂ©e des sĂ©pultures⊠La vallĂ©e des Rois, prĂšs de lâactuelle Louxor, oĂč sont construites Ă partir du Nouvel Empire les derniĂšres demeures des souverains, constitue une tentative pour les en empĂȘcher. AprĂšs les troubles de la fin du Moyen Empire, deux pharaons, Kamosis dernier roi de la DeuxiĂšme PĂ©riode intermĂ©diaire et Ahmosis premier du Nouvel Empire, entreprennent de rĂ©unifier lâĂgypte. Leur rĂ©ussite marque le dĂ©but dâune pĂ©riode de stabilitĂ© prospĂšre. ThĂšbes, dâoĂč sont issus les souverains, acquiert une importance religieuse majeure. Et Amon, dieu tutĂ©laire de la citĂ©, devient de fait celui du pays tout entier, trĂšs tĂŽt associĂ© Ă RĂȘ, sous la forme dâAmon-RĂȘ. Des personnes regardent, le 20 octobre 2004, le sarcophage en bois peint dorĂ© et dĂ©corĂ© de la momie du pharaon Ahmosis. CrĂ©dits THOMAS COEX / AFP Câest Ă©galement Ă partir de cette Ă©poque que de nouvelles pratiques funĂ©raires se mettent en place. Les pyramides sont abandonnĂ©es par les rois au profit de tombes creusĂ©es hypogĂ©es dans la montagne qui se dresse de lâautre cĂŽtĂ© du fleuve. "Ce changement dâarchitecture implique-t-il une nouvelle fonction, ou est-il simplement dĂ» Ă la gĂ©ographie dâune rĂ©gion importante Ă cette pĂ©riode ? sâinterroge lâĂ©pigraphiste Philippe Martinez, ingĂ©nieur de recherche CNRS au Laboratoire dâarchĂ©ologie molĂ©culaire et structurale Sorbonne UniversitĂ©. Au temps des pyramides, les centres politiques et religieux Ă©taient situĂ©s dans le nord du pays, dans un paysage particuliĂšrement plat. Pour avoir une montagne sacrĂ©e, il fallait lâĂ©difierâŠ" Rien n'a jamais dĂ©couragĂ© les pillards A ThĂšbes, la montagne qui domine la rive gauche, et dont la forme Ă©voque celle dâune pyramide, sâimpose. Dâautant quâelle est dĂ©jĂ chargĂ©e de puissance sacrĂ©e. Ă ses pieds, Deir el-Bahari, un cirque cernĂ© de falaises, sert depuis longtemps de nĂ©cropole. Le site est liĂ© Ă Hathor, dĂ©esse de la sexualitĂ© qui accueille le mort, lui redonne naissance et lâallaite. Les pharaons de la 18e dynastie trouvent donc dans ce paysage mythique et mystique une Ă©minence naturelle qui reliera leur sĂ©pulture au divin, et des oueds arides et inhospitaliers pour - espĂšrent-ils - prĂ©venir les pillages. Ils constitueront mĂȘme un dispositif policier pour protĂ©ger cette gorge une garde royale formĂ©e de medjay, guerriers dâorigine nubienne. Cependant, lâendroit ne connaĂźtra pas que le calme et le silence espĂ©rĂ©s. Ce que lâon appelle la vallĂ©e des Rois se trouve, certes, Ă lâabri des crues du Nil. Mais cet oued a Ă©tĂ© creusĂ© par des torrents pluviaux qui, lorsquâils se rĂ©veillent, sâavĂšrent dĂ©vastateurs. Bien des tombes, Ă commencer par celles de RamsĂšs II et de ses fils, ont Ă©tĂ© comblĂ©es par la boue. Plus grave encore, aucun dispositif nâa jamais totalement dĂ©couragĂ© les pillards. Câest Amenhotep Ier 1525-1504 qui aurait inaugurĂ© la vallĂ©e des Rois. Si son tombeau nâa pas encore Ă©tĂ© identifiĂ© avec certitude, lui et sa mĂšre, AhmĂšs-Nefertari, apparaissent sur les parois de sĂ©pultures de notables ramessides, dont celles dâartisans royaux de Deir el-MĂ©dineh. Ils y sont montrĂ©s, en procession, comme les patrons de la nĂ©cropole. La premiĂšre tombe royale dont on connaisse sans doute aucun le destinataire est celle de la reine-pharaon Hatchepsout 1479-1457. Avant de sây faire enterrer, elle y installa la dĂ©pouille de son pĂšre, Thoutmosis Ier 1492-1479, la sĂ©pulture creusĂ©e pour ce dernier restant vide. Les archĂ©ologues pensent lâavoir mise au jour, sans preuve formelle. "La vallĂ©e des Rois a Ă©tĂ© occupĂ©e selon une organisation chronologique, les tombes Ă©tant disposĂ©es comme en Ă©ventail, observe Philippe Martinez. Ainsi viennent dâabord celles dâHatchepsout et de ses successeurs, Thoutmosis III, Amenhotep II, Thoutmosis IV, etc. Quand cette premiĂšre boucle est bouclĂ©e, Amenhotep III sâinstalle dans un autre lieu, la vallĂ©e de lâOuest." Amenhotep IV, futur AkhĂ©naton 1353-1337, se fait lui aussi creuser une tombe dans cette mĂȘme vallĂ©e occidentale avant de dĂ©placer la cour Ă Amarna. Quant au pharaon AĂż, il y fut Ă©galement inhumĂ©, dans un tombeau qui semble-t-il avait Ă©tĂ© prĂ©vu pour son jeune prĂ©dĂ©cesseur, Toutankhamon. Mais Horemheb, gĂ©nĂ©ral devenu pharaon, reviendra dans la vallĂ©e des Rois pour se faire amĂ©nager le plus beau des hypogĂ©es de lâoued. AkhĂ©naton, la rĂ©volution culturelle⊠à des fins personnelles. DĂ©laissant le culte dâAmon-RĂȘ, le pharon Amenothep IV fait construire Ă Karnak, sur la rive opposĂ©e Ă la vallĂ©e des Rois, un temple au dieu RĂȘ-Horakhty se manifestant dans la lumiĂšre Ă©mise par le disque solaire. Il impose ce dieu au dĂ©triment dâAmon mais aussi bientĂŽt de toutes les autres divinitĂ©s. Puis il se rebaptise AkhĂ©naton "le profitable au Disque [solaire]" et fonde, en Moyenne Ăgypte, la ville dâAkhĂ©taton la moderne Amarna. Câest lĂ quâil sera enterrĂ©, aprĂšs dix-sept ans de rĂšgne. Entre-temps, le pays aura connu une rĂ©forme religieuse, politique et sociĂ©tale dont il est difficile de mesurer lâampleur. Mais a-t-il pour autant inventĂ© un monothĂ©isme, comme lâaffirment dâaucuns ? "En rĂ©alitĂ©, les grandes cosmogonies Ă©gyptiennes parlent depuis longtemps dâun dieu dĂ©miurge unique se manifestant sous diffĂ©rentes formes, explique lâĂ©gyptologue Philippe Martinez. DĂšs lors, on ne peut exclure que les divinitĂ©s du panthĂ©on Ă©gyptien aient dĂ©jĂ Ă©tĂ© perçues comme les avatars du dieu originel." Dans ce cas, en quoi cette parenthĂšse dite amarnienne aurait-elle changĂ© la donne ? "Peu de textes subsistent de cette Ă©poque, reprend lâĂ©gyptologue. On ne sait mĂȘme pas si la croyance en Aton devient obligatoire. LorsquâAmenhotep IV-AkhĂ©naton arrive au pouvoir, lâĂ©lite se livre dĂ©jĂ Ă des spĂ©culations religieuses. DĂšs le rĂšgne de Thoutmosis III, une piĂ©tĂ© personnelle sâĂ©tait dĂ©veloppĂ©e. Des hymnes reproduits sur les parois de certaines chapelles funĂ©raires de la vallĂ©e des Nobles montrent que ce nâĂ©tait plus le roi qui priait pour le dĂ©funt, mais ce dernier qui sâadressait directement aux dieux solaires, RĂȘ-Horakhty et Amon-RĂȘ." Perçu sans doute comme un retour aux sources, ce nouveau paradigme religieux serait alors apparu comme une façon, pour AkhĂ©naton, de reprendre la main. Non seulement en soulignant avec force le rĂŽle central dâun dieu dĂ©miurge, mais en affirmant son pouvoir, celui dâun pharaon divinisĂ© de son vivant. "Plus quâĂ lâĂ©mergence dâune idĂ©e rĂ©volutionnaire, on assiste en rĂ©alitĂ© Ă une forme de rĂ©action, prĂ©cise le chercheur. Un retour Ă lâĂ©poque glorieuse des 5e et 6e dynasties, quand le roi Ă©tait le seul interlocuteur du divin." Le modĂšle proposĂ© nâest plus celui dâune Ă©ternitĂ© lointaine, souterraine, mais dâune immortalitĂ© qui sâaffirme dans le monde prĂ©sent. Ainsi, Ă Amarna, point de textes mystiques aux parois des sĂ©pultures, mais des scĂšnes montrant le dĂ©funt en contact avec la famille royale, dont dĂ©pend lâĂ©ternitĂ©. Quant Ă lâarchitecture des hypogĂ©es, qui comportait jusquâalors des angles, lâenfilade linĂ©aire des couloirs et des salles devient la norme, comme pour faciliter la sortie du Soleil une fois rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©. Les pharaons suivants sâempresseront de rĂ©habiliter Amon-RĂȘ, mais les tombes royales conserveront cette disposition linĂ©aire. Et les pharaons entretiendront le mythe bien terrestre de leur osmose avec la divinitĂ©. Ă partir de la 19e dynastie, les souverains choisissent Ă nouveau la vallĂ©e principale pour faire bĂątir leurs tombes, dans les espaces laissĂ©s libres entre les sĂ©pultures des pharaons de la dynastie prĂ©cĂ©dente. Les archĂ©ologues en ont mis au jour soixante-trois, dont vingt-quatre identifiĂ©es comme royales. La vallĂ©e des Rois contient en effet toute une sĂ©rie de tombes privĂ©es appartenant Ă des membres de la famille royale et quelques proches triĂ©s sur le volet. LâaprĂšs-AkhĂ©naton marque non seulement un retour dans la vallĂ©e des Rois, mais Ă©galement un changement dans la maniĂšre de construire les hypogĂ©es. Auparavant, ils consistaient en une succession de corridors et dâescaliers dont lâaxe changeait Ă une ou deux reprises. "Comme si lâensemble contournait la demeure dâOsiris, le dieu souverain de lâau-delĂ , avance Philippe Martinez. LâhypogĂ©e, dans sa descente vers le monde souterrain, cherchait Ă atteindre la 'salle cachĂ©e' dĂ©crite dans le texte de lâAm-douat. Tout au bout se trouvait la chambre funĂ©raire oĂč Ă©tait dĂ©posĂ© le sarcophage. Soutenue par des piliers qui tiennent le ciel, cette salle Ă©tait vue comme un petit cosmos." AkhĂ©naton inaugure Ă Amarna une structure linĂ©aire que conservera, dans la vallĂ©e des Rois, lâĂ©poque ramesside. Si certaines tombes dessinent encore des angles, ce nâest que pour Ă©viter un gros bloc de silex, comme on peut le voir dans celle de RamsĂšs IV. Autre nouveautĂ© du Nouvel Empire le temple funĂ©raire se transforme. Cet espace conçu pour rendre un culte dâoffrandes au mort cĂŽtoyait jusquâalors la tombe royale. La vallĂ©e des Rois et son encaissement sĂ©curitaire ne se prĂȘtent guĂšre Ă ces dĂ©ploiements architecturaux. Les souverains se font donc Ă©riger un bĂątiment cultuel Ă lâĂ©cart, sur la ligne sĂ©parant lâariditĂ© funĂšbre de la montagne dĂ©sertique de la fĂ©conditĂ© vivante des terres cultivĂ©es. Si les caveaux plongent vers lâau-delĂ , ces complexes religieux immenses sont, eux, des lieux oĂč lâon cĂ©lĂšbre lâĂ©nergie divine qui anime la royautĂ©. Cadre de fĂȘtes, ils prennent le nom de "chĂąteaux de millions dâannĂ©es". Une chrysalide magique enveloppant le roi en cours de mĂ©tamorphose Celui de RamsĂšs II, le Ramesseum, couvre dix hectares sur la rive ouest du Nil. Il est lâun des mieux conservĂ©s parmi la quinzaine que lâon a mis au jour. MalgrĂ© la fragilitĂ© de ce matĂ©riau, il garde de nombreuses traces des parties construites en brique oĂč se dĂ©ploie lâactivitĂ© quotidienne des prĂȘtres, quâils soient hauts dignitaires ayant la responsabilitĂ© de lire les textes sacrĂ©s ou simples gardiens de chĂšvres. Au centre subsistent aussi des vestiges de lâespace cultuel, bĂąti en pierre pour ceux qui vivront au-delĂ du temps terrestre les dieux, le roi divinisĂ© et les morts transfigurĂ©s. Une photo aĂ©rienne prise depuis une montgolfiĂšre le 10 septembre 2017 montre le temple Ramesseum. CrĂ©dits KHALED DESOUKI / AFP Car le chĂąteau de millions dâannĂ©es est surtout le théùtre dâune Ă©popĂ©e mystique la transformation du roi en ĂȘtre divinisĂ©. Toute lâarchitecture est au service de cette mĂ©tamorphose, comme en tĂ©moigne encore le Ramesseum. Dâabord, une esplanade ouverte sur la vallĂ©e. LĂ , Pharaon reçoit les hommes les plus mĂ©ritants pour les rĂ©compenser de leur fidĂ©litĂ© et leur permettre dâĂȘtre les tĂ©moins privilĂ©giĂ©s de sa magnificence. Ensuite vient la cour solaire oĂč le roi, accompagnĂ© des seuls hauts membres du clergĂ©, nâest dĂ©jĂ plus tout Ă fait un simple humain câest lĂ que sont Ă©rigĂ©s les "colosses osiriaques", selon les termes employĂ©s par le savant français du 19e siĂšcle Jean-François Champollion pour dĂ©crire ces statues gĂ©antes qui montrent un personnage comme momifiĂ©. Les chercheurs pensent que ce bandelettage ne reprĂ©sente pas un mort, mais une chrysalide magique qui enveloppe le roi en cours de mĂ©tamorphose. AprĂšs la cour solaire sâouvre la salle hypostyle, lieu oĂč celui-ci va devenir une des manifestations dâAmon. Comme tout temple, le chĂąteau de millions dâannĂ©es est construit sur une Ă©minence. Plus on progresse, plus on monte, passant une sĂ©rie de seuils. Les plafonds, eux, sâabaissent. La derniĂšre piĂšce au Ramesseum, elle a disparu, oĂč se trouve lâimage du dieu-pharaon, sâorganise autour dâune petite chapelle monolithe, le naos. Ces temples gigantesques abritaient en rĂ©alitĂ© une statue dâune cinquantaine de centimĂštres Ă peine ! Pour autant, ces "chĂąteaux" nâĂ©taient pas destinĂ©s Ă durer des millions dâannĂ©es. Objets terrestres, ils Ă©taient soumis Ă lâĂ©ternitĂ© cyclique, et donc sujets Ă transformations. Ă ce titre, celui dâAmenhotep III est frappant. Il a Ă©tĂ© construit en zone inondable et en grande partie en brique, matĂ©riau sensible Ă lâhumiditĂ©. Ce nâĂ©tait pas une erreur chaque annĂ©e, la crue y pĂ©nĂ©trait, symbolisant lâidĂ©e dâune relation avec le chaos initial, de la dĂ©crĂ©pitude naturelle des choses et dâune renaissance. En outre, les parties en pierre ont Ă©tĂ©, par endroits, dĂ©montĂ©es un siĂšcle aprĂšs leur Ă©dification et les matĂ©riaux, rĂ©utilisĂ©s. MystĂ©rieuses disparitions dans la vallĂ©e des Reines. Une centaine de tombes vides. Pas lâombre dâune momie. VoilĂ lâĂ©trange singularitĂ© de la vallĂ©e des Reines, ce dĂ©filĂ© de la montagne thĂ©baine destinĂ© Ă accueillir, Ă lâĂ©poque ramesside, les dĂ©pouilles des Ă©pouses royales, princesses et princes. Seuls deux fragments de genou y ont Ă©tĂ© retrouvĂ©s, dans la sĂ©pulture de NĂ©fertari, Ă©pouse de RamsĂšs II. Pour expliquer cette anomalie, deux hypothĂšses sâopposent. "Toutes ces tombes ont Ă©tĂ© pillĂ©es, puis presque toutes rĂ©occupĂ©es dĂšs la TroisiĂšme PĂ©riode intermĂ©diaire et Ă lâĂ©poque romaine, avance Guy Lecuyot, chercheur associĂ© au laboratoire dâarchĂ©ologie de lâĂcole normale supĂ©rieure. Les restes de NĂ©fertari montrent que sa momie a Ă©tĂ© malmenĂ©e. Les autres ont dĂ» connaĂźtre le mĂȘme sort." Christian Leblanc, responsable de la Mission archĂ©ologique française de ThĂšbes-Ouest, garde, lui, espoir. "Des commissions dâenquĂȘte ont Ă©tĂ© mises en place aprĂšs les profanations Ă la 21e dynastie, raconte-t-il. Les prĂȘtres dâAmon ont sorti et restaurĂ© les momies abĂźmĂ©es des nĂ©cropoles thĂ©baines, les ont soigneusement rĂ©emmaillotĂ©es, remises dans des linceuls, marquĂ©es et replacĂ©es dans de nouveaux cercueils." Les prĂȘtres ont ensuite dissimulĂ© les royales dĂ©pouilles dans des diffĂ©rentes cachettes. "Celle de Deir el-Bahari, retrouvĂ©e en 1871, abritait une quarantaine de rois et quelques reines, poursuit lâarchĂ©ologue. La deuxiĂšme, une annexe de la tombe dâAmenhotep II, dans la vallĂ©e des Rois, renfermait prĂšs dâune douzaine de momies. Mais les informations des prĂȘtres dâAmon indiquent quâaucune ne provient de la vallĂ©e des Reines !" La momie de NĂ©fertari, dont la tombe fut lâune des rares Ă nâavoir jamais Ă©tĂ© rĂ©utilisĂ©e, aurait Ă©tĂ© placĂ©e dans une troisiĂšme cachette⊠qui reste Ă dĂ©couvrir. Lâabandon dâun temple est inĂ©luctable. Quelques dĂ©cennies aprĂšs la mort du pharaon, on considĂšre progressivement quâil ne remplit plus sa fonction originelle. Les prĂȘtres sâen dĂ©tournent et les domaines quâil possĂšde sont rĂ©cupĂ©rĂ©s au profit du projet dâun successeur. Quand il nây a plus de ressources pour entretenir le culte, le bĂątiment est dĂ©laissĂ©. Un peu plus loin, un autre chĂąteau de millions dâannĂ©es resplendit Ă son tour⊠Rares sont les temples qui ont Ă©tĂ© achevĂ©s. Parfois parce quâune fin de rĂšgne prĂ©maturĂ©e oblige Ă rĂ©orienter les ressources vers un nouveau chantier. Le plus souvent, pour une raison symbolique "Parce quâune chose achevĂ©e sort de lâĂ©ternitĂ© cyclique, de la possibilitĂ© de vivre un lendemain", explique Philippe Martinez. Impensable ! Une centaine dâannĂ©es aprĂšs la mort de RamsĂšs II, le Ramesseum sâest ainsi endormi peu Ă peu. Deux siĂšcles plus tard, dans les cuisines comme Ă lâintĂ©rieur du temple, on installera des chapelles de culte et des tombeaux. Cette fois, ce sont des membres de la famille royale, mais aussi des subalternes, qui sây feront enterrer. "On pensait quâĂ cet endroit, la relation directe avec la divinitĂ© Ă©tait encore possible", rĂ©sume Philippe Martinez. Et que les morts qui y reposaient pourraient se trouver en contact avec elle. Pour lâĂ©ternitĂ©. Par Henri Morel
LĂgypte ancienne a longtemps exercĂ© une attirance quasi-mystique sur les Ă©coliers de tous Ăąges (et un bon nombre d'adultes). Avec ses pyramides, ses canopes, ses hiĂ©roglyphes, ses tombeaux maudits et bien sĂ»r, ses momies, cette civilisation offrait tous les ingrĂ©dients pour que nous autres, hommes modernes, puissions laisser libre court Ă notre imagination.
Des restes de la fin du NĂ©olithique dĂ©couverts dans le dĂ©sert de Libye tĂ©moignent de lâexistence dâune culture ancienne ayant prospĂ©rĂ© bien avant lâĂgypte antique. Cette civilisation se caractĂ©rise par un systĂšme social avancĂ©, estiment les chercheurs. Un groupe multinational de scientifiques a dĂ©couvert un site de sĂ©pultures faisant partie dâune culture ancienne ayant existĂ© dans le dĂ©sert de Libye bien avant lâĂgypte antique. Datant des annĂ©es 9300-9400 avant notre Ăšre, ces restes et ces reliques tĂ©moignent dâune sociĂ©tĂ© dĂ©veloppĂ©e, informe Science Alert. Les chercheurs ont Ă©tudiĂ© un site archĂ©ologique remontant Ă la fin du NĂ©olithique 4600-4400 avant notre Ăšre situĂ© le long des berges dâun lac assĂ©chĂ© Ă proximitĂ© de la localitĂ© de Gebel Ramlah. Le climat de lâĂ©poque, plus humide quâaujourdâhui, a permis dây dĂ©velopper lâagriculture. Les reprĂ©sentants de cette civilisation faisaient de lâĂ©levage de bĂ©tail et crĂ©aient des constructions mĂ©talliques ressemblant Ă Stonehenge. En 2001-2003, des archĂ©ologues ont dĂ©couvert trois cimetiĂšres abritant 68 squelettes et artĂ©facts comme de la poterie, des bijoux en coquillages, des pierres et des coquilles dâĆufs dâautruches. Selon les chercheurs, cette culture se caractĂ©rise par un taux de mortalitĂ© infantile assez bas, une taille haute et une longĂ©vitĂ© importante 40-50 ans environ. Dans les annĂ©es 2009-2016, deux autres nĂ©cropoles ont Ă©tĂ© trouvĂ©es avec 130 squelettes mais peu de reliques. Selon lâanalyse scientifique, les hommes de cette Ă©poque Ă©taient de taille basse, Ă lâespĂ©rance de vie plutĂŽt courte et avec une forte mortalitĂ© infantile. Lâun de ces tombeaux disposait dâune zone dâenterrement des enfants ĂągĂ©s de moins de trois ans. Les spĂ©cialistes estiment que les trois premiers cimetiĂšres Ă©taient destinĂ©s aux nobles et aux riches tandis que les deux autres avaient Ă©tĂ© conçus pour des roturiers. Les proportions de personnes des deux sexes Ă©taient de trois femmes pour un homme laissant croire Ă la polygamie. De plus, un enfant Ă©tait considĂ©rĂ© comme adulte dĂšs son troisiĂšme anniversaire. Les dĂ©couvertes archĂ©ologiques tĂ©moignent aussi dâun comportement respectueux envers les anciens dont certains squelettes semblent avoir Ă©tĂ© reconstituĂ©s avant de les porter en terre une nouvelle fois. Toutes ces caractĂ©ristiques sont des indices dâun niveau du dĂ©veloppement supĂ©rieur Ă celui des Ă©leveurs ordinaires de lâĂ©poque. Source
Nefertari: Journey to Eternity (NĂ©fertari : Voyage vers lâĂ©ternitĂ©) est une expĂ©rience en rĂ©alitĂ© virtuelle qui vous plonge Ă l'intĂ©rieur de la tombe de la reine NĂ©fertari. U
RĂ©sumĂ© Le culte du soleil Ă©tait lâĂ©lĂ©ment central de la religion de lâĂgypte ancienne, et HĂ©liopolis son centre. Son temple Ă©tait lâendroit oĂč la crĂ©ation du monde fut amorcĂ©e, mais aussi le siĂšge du tribunal des dieux et la rĂ©sidence divine. CâĂ©tait dĂšs lors une obligation royale de lui octroyer des donations somptueuses, sous la forme de bĂątiments et de fondations. En outre, ce temple constituait un modĂšle pour les autres centres religieux les plus connus dâĂgypte. Mais ce modĂšle est encore presque inconnu. La conception architecturale et la topographie dâHĂ©liopolis sont tributaires de nombreuses hypothĂšses, qui sont fondĂ©es principalement sur des objets dĂ©contextualisĂ©s. Depuis 2012, une fouille systĂ©matique du site est menĂ©e par une mission archĂ©ologique Ă©gypto-allemande dirigĂ©e par les de page Notes 1 Les recherches sur le temple du soleil Ă Matariya sont financĂ©es par la Deutsche Forschungsgemeinschaft. Le projet a reçu le soutien de la Fondation Schiff Giorgini. Des aides supplĂ©mentaires ont Ă©tĂ© gĂ©nĂ©reusement accordĂ©es par la Gerda Henkel Stiftung, la Bertold-Leibinger Stiftung, lâĂgyptologie-Forum UniversitĂ€t ZĂŒrich, le Freundeskreis des Ăgyptischen Museums der UniversitĂ€t Leipzig lâAmerican Research Center in Egypt, lâAmbassade de la RĂ©publique FĂ©dĂ©rale dâAllemagne au Caire, The Selz Foundation New York, le Forum Ăgyptologie an der UniversitĂ€t Hamburg lâEuropĂ€ische Stiftung der Rahn Dittrich Group fĂŒr Bildung und Kultur, la Greiss-Stiftung Köln, le Fonds KhĂ©ops pour lâArchĂ©ologie Paris, Sameh Sawiris Le Caire, le Freundeskreis des Ăgyptischen Museums der UniversitĂ€t Leipzig le Mehen Studiecentrum voor het Oude Egypte Pays-Bas. 2 Le locus classicus Ă©tant bien sĂ»r la formule 600 des Textes des Pyramides, dont les plus anciennes versions sont prĂ©servĂ©es dans les pyramides de MĂ©renrĂȘ et PĂ©py II, voir J. P. Allen, Genesis in Egypt the Philosophy of Ancient Egyptian Creation Accounts, New Haven 1988 Yale Egyptological studies 2, p. 8-35 ; S. Bickel, La cosmogonie Ă©gyptienne avant le Nouvel Empire, Fribourg/Göttingen 1994 Orbis Biblicus et Orientalis 134, p. 33-80. 3 R. Redfield, The Social Organisation of Traditions », Social Organisation of Traditions 15/1 1955, p. 13-21; N. Sackley, Cosmopolitanism and the Uses of Tradition Robert Redfield and Alternative Visions of Modernization during the Cold War », Richmond School of Arts & Sciences History Faculty Publications, Modern Intellectual History 9/3 2012, p. 565-595; K. D. Morrison, Constructing the Great Traditionâ The Comparative Civilizations Project at Chicago in the Context of South Asian Studies ». Paper presented at the conference, âAppraisal of Robert Redfieldâs Great and Little Traditionsâ Framework for Theorizing Long-Term Historical Processes in the Pre-Modern Levant,â Center for Advanced Study, Oslo, Norway, October 6-8, 2014, p. 1-11; O. S. LaBianca, Great and Little Traditions A Framework for Studying Cultural Interaction through the Ages in Jordan », Studies in the History and Archaeology of Jordan 9 Amman, 2007, p. 275-289. 4 LaBianca, Great and Little Traditions n. 3, p. 277; voir aussi Sackley, Cosmopolitanism and the Uses of Tradition » n. 3, p. 582-585. Le Bouddhisme theravada serait ainsi la Great Tradition des monastĂšres, tandis que le Bouddhisme cinghalais et thaĂŻlandais serait la pratique des masses urbaines et rurales, voir G. Obeyesekere, The Great Tradition and the Little in the Perspective of Sinhalese Buddhism », The Journal of Asian Studies 22/2 fĂ©vrier 1963, p. 141. 5 Sackley, Cosmopolitanism and the Uses of Tradition » n. 3, p. 588-592; Redfield, The Social Organisation of Traditions » n. 3, p. 15-18 Tradition is history specific, a product of the present as much as the past and an object of struggle »; Morrison, Constructing the Great Traditionâ n. 3, p. 10. 6 D. Raue, Heliopolis und das Haus des Re. Eine Prosopographie und ein Toponym im Neuen Reich, Berlin 1999 Abhandlungen des Deutschen ArchĂ€ologischen Instituts Abt. Kairo 16, p. 110 et 112. De mĂȘme, lâhistoire du dieu-crĂ©ateur memphite Ptah est Ă©crite quelque trois cents ans plus tard, succĂ©dant au modĂšle hĂ©liopolitain, F. Dunand, C. Zivie-Coche, Dieux et hommes en Ăgypte 3000 av. - 395 apr. Paris 1991, p. 41, 58, 65-67. 7 Comparer J. AuenmĂŒller, Zum Ort der GrĂ€ber von Hohepriestern des Neuen Reiches », Göttinger Miszellen 248 2016, p. 39-52. 8 Seules quelques exceptions sont connues Abydos, Moyen Empire K. A. Kitchen, An Unusual Stela from Abydos », Journal of Egyptian Archaeology 47 1961, p. 15 ; je remercie Jocelyne Berlandini et Lorenzo Medini pour les attestations suivantes Assiout, TroisiĂšme PĂ©riode IntermĂ©diaire mĂšre-du-dieu dâAssiout ; J. Berlandini, Petits Monuments Royaux de la XXIe Ă la XXVe Dynastie », Hommages Ă la mĂ©moire de Serge Sauneron I, Le Caire 1979 BibliothĂšque dâĂ©tude 81, p. 104-108 ; Hermopolis â Ă©poque ptolĂ©maique statue d'Ounnefer, Londres BM 69486, pĂšre-du-dieu de Oun/Hermopolis thĂšse inĂ©dite de Lorenzo Medini. 9 H. G. Fischer, Dendera in the Third Millennium GlĂŒckstadt 1968, p. 37-40. 10 M. De Dapper, T. Herbich, Geomorphological and Geophysical Survey », Egyptian Archaeology 46 2015, p. 12-13; voir aussi Raue, Heliopolis und das Haus des Re n. 6, p. 31-37, Pl. 1-4. 11 Les publications correspondantes ont Ă©tĂ© produites par les collĂšgues Ă©gyptiens de lâuniversitĂ© du Caire sous la direction de Abd el-Aziz Saleh, Excavations in Heliopolis I/II, Le Caire 1981-1983. 12 Pour la situation gĂ©ostratĂ©gique, voir C. Somaglino, La stĂšle de HĂ©ni et la gĂ©ographie de la frange orientale du Delta Ă lâAncien et au Moyen Empire », Bulletin de la SociĂ©tĂ© Française dâĂgyptologie 193-194 2016, p. 29-51. 13 Nous sommes ainsi trĂšs reconnaissants Ă Federica Ugliano du MusĂ©e de Turin, qui nous a permis de consulter sa documentation sur les trouvailles de Schiaparelli. 14 F. Ugliano, Ernesto Schiaparelli and the Italian Archaeological Mission MAI Predynastic Egypt at Museo delle AntichitĂ Egizie Turin, Italy », dans B. Midant-Reynes, Y. Tristant Ă©d, Egypt at its origins 5 Proceedings of the Fifth International Conference Origin of the state. Predynastic and early Dynastic Egyptâ, Cairo, 13th-18th April 2014, Louvain 2017, p. 199-207 Orientalia Lovaniensia Analecta 260. La dĂ©couverte de vases cylindriques W-Ware » prĂšs de lâArbre de Marie » en 1994 observation personnelle permet dâĂ©tablir une correspondance avec la mĂȘme phase. 15 N. A. Mahmoud, G. Faris, R. Schiestl, D. Raue, Pottery of the Middle Kingdom and the Second Intermediate Period from Heliopolis », Mitteilungen des Deutschen ArchĂ€ologischen Instituts Abt. Kairo 64 2008, p. 189. 16 W. St. Smith, A History of Egyptian Sculpture and Painting in the Old Kingdom, Londres 1946, p. 132-137. Avec une lecture du reste dâun groupe de signes noub » câest-Ă -dire lâor ». Pour cette raison, il a conclu Ă une allusion au soleil. Voir L. Morenz, Die Götter und ihr Redetext die Ă€ltest-belegte Sakral-Monumentalisierung von Textlichkeit auf Fragmenten der Zeit des Djoser aus Heliopolis », dans H. Beinlich, J. Hallof, H. Hussy, C. von Pfeil Ă©d., 5. Ăgyptologische Tempeltagung WĂŒrzburg, September 1999, Wiesbaden 2002 Ăgypten und Altes Testament 33,3, p. 147-148, 156 fig. 8. Les reliefs de Djoser dâHĂ©liopolis feront lâobjet dâune nouvelle publication dĂ©taillĂ©e par Massimiliano Nuzzolo et Jaromir KrejÄ. 17 M. Nuzzolo, J. KrejÄ, Heliopolis and the Cult of the Sun in the Old Kingdom », Ăgypten und Levante XXVII 2017, p. 357-380. 18 P. Tallet, Les papyrus de la mer Rouge I Le journal de Mererâ Papyrus Jarf A et B. Le Caire 2017 MĂ©moires publiĂ©s par les membres de lâInstitut français dâarchĂ©ologie orientale 136, p. 87 ; un sphinx de Mycerinos a Ă©tĂ© decouvert Ă Tell Hazor, voir consultĂ© le 12 mars 2018. 19 R. Bussmann, Die Provinztempel Ăgyptens von der 0. bis zur 11. Dynastie, Leyde/Boston 2012 Probleme der Ăgyptologie 30, p. 468-471. 20 Communication par Aiman Ashmawy mai 2017 ; un grand rĂ©cipient en albĂątre du roi MĂ©renrĂȘ a Ă©tĂ© dĂ©couvert par notre mission en 2015 dans le secteur 221, dans un contexte ramesside. 21 Pour la nĂ©cropole de lâAncien Empire, voir aussi M. Abd el-Gelil, A. Saadani, D. Raue, Some inscriptions and reliefs from Matariya », Mitteilungen des Deutschen ArchĂ€ologischen Instituts, Abteilung Kairo 52 1996, p. 143-144 et D. Raue, Heliopolis und das Haus des Re n. 6, p. 471. 22 K. Martin, Ein Garantsymbol des Lebens Untersuchungen zu Ursprung und Geschichte des altĂ€gyptischen Obelisken bis zum Ende des Neuen Reiches, Hildesheim 1977 Hildesheimer Ăgyptologische BeitrĂ€ge 3, p. 223-227, 238-239 fig. 8. 23 Le titre de prophĂšte de Horus-khenti-perou » est portĂ© par un prĂȘtre nommĂ© PĂ©pyseneb sur un obĂ©lisque de la nĂ©cropole Fouilles dirigĂ©s par Atef Tawfiq, SCA 1994. 24 Abd el-Gelil, Saadani, Raue, Some inscriptions and reliefs » n. 21, p. 145-152. 25 F. Arnold, The South Cemeteries of Lisht, volume II the Control Notes and Team Marks, New York 1990, p. 23. 26 L. Postel, I. RĂ©gen, Annales hĂ©liopolitaines et fragments de SĂ©sostris Ier rĂ©employĂ©s dans la porte de BĂąb al-Tawfiq au Caire », Bulletin de lâInstitut Français dâArchĂ©ologie Orientale 105 2005, p. 232-276. Ils ont Ă©tĂ© dĂ©couverts Ă BĂąb Tawfiq en mĂȘme temps que la lunette dâune stĂšle royale de SĂ©sostris Ier mesurant 2,26 mĂštres de largeur. Nous avons la chance de pouvoir documenter lâexistence dâun autre sanctuaire Ă cĂŽtĂ© du temple central le cĂ©lĂšbre inventaire de Turin, qui date probablement de la fin de la TroisiĂšme PĂ©riode IntermĂ©diaire, a prĂ©servĂ© le plan dâune construction de SĂ©sostris Ier pour la dĂ©esse Hathor-Nebet-Hetepet. Lâemplacement du temple reste encore inconnu, voir H. Ricke, Eine Inventartafel aus Heliopolis im Turiner Museum », Zeitschrift fĂŒr Ă€gyptische Sprache und Altertumskunde 71 1935, p. 111-133. 27 Postel, RĂ©gen, Annales hĂ©liopolitaines » n. 26, p. 268. 28 Voir le plan gĂ©nĂ©ral sur le site consultĂ© le 12 mars 2018. 29 Luc Gabolde me fait savoir que le seul mur de cette Ă©paisseur est en fait le mur dâenceinte de Thoutmosis Ier Ă Karnak 30 L. Gabolde, D. Laisney, Lâorientation du temple dâHĂ©liopolis donnĂ©es gĂ©ophysiques et implications historiques », Mitteilungen des Deutschen ArchĂ€ologischen Instituts Abt. Kairo Ă paraĂźtre. 31 A. Ashmawy, D. Raue, HĂ©liopolis en 2017 les fouilles Ă©gypto-allemandes dans le temple du soleil Ă Matariya/Le Caire », Bulletin de la SocietĂ© francaise dâĂgyptologie 192 2017, p. 31-32 ; pour les piliers du Moyen Empire Ă Karnak, consulter L. Gabolde, Karnak, Amon-RĂȘ. La genĂšse dâun temple, la naissance dâun dieu, Le Caire 2018 BibliothĂšque dâĂtude 167, p. 224-234 ; voir aussi Carlotti, E. Czerny, L. Gabolde, Ch. Abd el-Sattar, Sondage autour de la plate-forme en grĂšs de la cour du Moyen Empireâ », Cahiers de Karnak 13 2010, p. 151-155. 32 M. Abd el-Gelil, R. Suleiman, G. Faris, D. Raue, The joint Egyptian-German excavations in Heliopolis in autumn 2005 preliminary report », Mitteilungen des Deutschen ArchĂ€ologischen Instituts, Abteilung Kairo 64 2008, p. 5-7. Actuellement, 480 fragments de statues en granite rose dĂ©couverts jusquâici sont en train dâĂȘtre Ă©tudiĂ©s par Christopher Breninek. Selon la perspective du spectateur, lâimpression donnĂ©e est celle du style de la sculpture de lâAncien Empire ; voir Aschmawy, Raue, HĂ©liopolis en 2017 » n. 31, p. 33. 33 Mahmoud, Faris, Schiestl, Raue, Pottery of the Middle Kingdom » n. 15, p. 190-191. Il est probable quâune sĂ©rie de reliefs proviennent de tombes de ce type, voir Raue, Heliopolis und das Haus des Re, p. 473. 34 Abd el-Gelil, Saadani, Raue, Some inscriptions and reliefs » n. 21, p. 153-154 35 Voir supra la mentionnant une sculpture royale trouvĂ©e Ă Tell Hazor. 36 Raue, Heliopolis und das Haus des Re n. 6, p. 401-402. 37 Raue, Heliopolis und das Haus des Re n. 6, p. 402-403. 38 D. Laboury, Citations et usages de lâart du Moyen Empire Ă lâĂ©poque thoutmoside », dans S. Bickel Ă©d., Vergangenheit und Zukunft Studien zum historischen Bewusstsein in der Thutmosidenzeit, BĂąle 2013 Aegyptiaca Helvetica 22, p. 14 n. 27, p. 15, fig. 1. 39 J. Assmann, Das Sendungsbewusstsein der Hatschepsut », dans G. Moers, H. Behlmer, K. DemuĂ, K. Widmaier Ă©d., Festschrift fĂŒr Friedrich Junge 1, Göttingen 2006, p. 59-72. 40 Raue, Heliopolis und das Haus des Re n. 6 p. 298-301. 41 Ibidem, p. 149-152. 42 A. C. Sbriglio, F, Ugliano, Re-excavating Heliopolis unpublished archaeological data from the archives of Ernesto Schiaparelli and Missione Archeologica Italiana », dans M. S. Pinarello, J. Yoo, J. Lundock, C. Walsh Ă©d., Current research in Egyptology 2014 proceedings of the Fifteenth Annual Symposium, University College London and King's College London, April 9-12, 2014, Oxford/Philadelphie 2015, p. 278-293 43 Ibidem, p. 81-83. La datation de la structure Ă l`Ă©poque tardive est Ă corriger. 44 Ibidem, p. 296. 45 Ibidem, p. 306-308; S. A. el-Adly, Vier Stelen des Königs Amenophis III. aus Heliopolis », Göttinger Miszellen 193 2003, p. 51-58. 46 Les trouvailles sont Ă©tudiĂ©es par Klara Dietze et Christopher Breninek. 47 Raue, Heliopolis und das Haus des Re n. 6, p. 118-119, 310-311. 48 Ibidem, p. 321-324. Voir aussi les blocs rĂ©employĂ©s de la sĂ©pulture du MnĂ©vis Ă©rigĂ©e par RamsĂšs II, qui prĂ©servent des textes de ToutĂąnkhamon. Les dieux Amon et Khonsou sont nommĂ©s sur ces blocs, le dernier Ă©tant plus exactement Ă©voquĂ© sous lâappellation Khons-áž„rj-jb-Jwnw », voir N. Kawai. Tutankhamon Ă Heliopolis » â dans un Festschrift Ă paraĂźtre â, et Raue, Heliopolis und das Haus des Re n. 6, p. 312-313. 49 Voir les rapports prĂ©liminaires des annĂ©es 2014 et 2016 au consultĂ© le 12 mars 2018 50 La possibilitĂ© quâil sâagisse ici dâune allusion rĂ©trospective Ă RamsĂšs I peut aussi ĂȘtre retenue, voir Ashmawy, Raue, HĂ©liopolis en 2017 » n. 31, p. 37-38. 51 Communication par Khaled Abou al-Ela et Mahmoud Tharwat mars 2016. 52 Raue, Heliopolis und das Haus des Re n. 6, p. 368-371. 53 Report on the work of the Egyptian-German Mission at Matariya / Heliopolis in spring 2015, voir consultĂ© le 13 mars 2018 ; pour dâautres monuments de MĂ©renptah, voir Raue, Heliopolis und das Haus des Re n. 6, p. 368-373. 54 Ibid., p. 412-430 ; le quartier de la porte de RamsĂšs III Ă la limite occidentale du temenos peut probablement ĂȘtre assignĂ© Ă ce contexte, voir Abd el-Aziz Saleh, Excavations at Heliopolis II, Le Caire 1983, p. 48-52. 55 Raue, Heliopolis und das Haus des Re n. 6, p. 382 ; voir aussi le rĂ©cit du miracle de lâarbre iched, ibid., p. 430-437. 56 Ibid., p. 373-391 ; un nouveau buste de SĂ©thi II en calcaire a Ă©tĂ© dĂ©couvert en mars 2017 dans le secteur 200/Suq el-Khamis, voir A. Ashmawy, D. Raue, Ăgyptisch-deutsche Ausgrabungen in Heliopolis im FrĂŒhjahr 2017 », Sokar 34 2017, p. 65, fig. 4 ; pour lâobĂ©lisque et la statue de RamsĂšs VI, voir A. Ashmawy, D. Raue, Matariya 2016. Ramesside Dynasties at Heliopolis », Egyptian Archaeology 50 printemps 2017, p. 20. 57 S. Bickel, M. Gabolde, P. Tallet, Des annales hĂ©liopolitaines de la TroisiĂšme PĂ©riode IntermĂ©diaire » Bulletin de lâInstitut Français dâArchĂ©ologie Orientale 98 1998, p. 31-56 ; Bubastis Ă. Lange-Athinodorou, Der Tempel des Hermesâ und die Pfeile der Bastet Zur Rekonstruktion der Kultlandschaft von Bubastis » dans un Festschrift Ă paraĂźtre. 58 La provenance hĂ©liopolitaine dâune tĂȘte du roi Chabaka Londres BM 63833 a Ă©tĂ© proposĂ©e par E. Russmann, Eternal Egypt Masterworks of Ancient Art from the British Museum [Exhibition at the Toledo Museum of Art, Toledo, Ohio, March 1-May 27, 2001, and Walters Art Museum, Baltimore, Md., September 21, 2003-January 4, 2004], Londres 2001, p. 223-225, No. 120. 59 A. Ashmawy, S. Connor, D. Raue, The quartzite colossus of Psamtek I in Suq el-Khamis Heliopolis. Egyptian-German Mission, March 2017 », Annales des Service des AntiquitĂ©s de lâĂgypte 2018, Ă paraĂźtre ; A. Ashmawy, D. Raue, HĂ©liopolis en 2017 » n. 31, p. 40-41 ; pour la nĂ©cropole saite, voir Abd el-Ghaffar, M. W. Moustafa, Die saĂŻtische Nekropole in Heliopolis. ArchĂ€ologische und architektonische Studie PhD dissertation, UniversitĂ© de Leipzig, 2017. Pour les statues colossales de PsammĂ©tique I Ă Memphis, voir HĂ©rodote et Diodore 60 A. Ashmavy, M. Beiersdorf, D. Raue, The Thirtieth Dynasty in the temple of Heliopolis », Egyptian Archaeology 47 2015, p. 15-16 ; A. Ashmawy, D. Raue, HĂ©liopolis en 2017 » n. 31, p. 40-41 ; les inscriptions sont Ă©tudiĂ©es par Stephanie Blaschta dans le cadre de son master, qui doit paraitre dans une monographie de la collection Studien zur spĂ€tĂ€gyptischen Religion, Ă©ditĂ©e par A. Ashmawy, D. Raue et D. von Recklinghausen. 61 Cet Ă©norme projet de construction est en cours dâĂ©tude par lâarchitecte M. Beiersdorf, voir A. Ashmavy, M. Beiersdorf, D. Raue, The Thirtieth Dynasty in the temple of Heliopolis » n. 59, p. 13-14. 62 Strabon trad. P. Charvet, dans J. Yoyotte, P. Charvet, St. Gombertz, Strabon. Le voyage en Ăgypte, Paris 1997, p. 125. 63 Lâexemple le plus connu est la destruction de lâAcropole dâAthĂšnes par les Perses en 480 av. ; voir aussi pour D. H. Bumke, Der archaische Heiligtumsbefund vom Taxiarchisâ-HĂŒgel und sein Zeugniswert fĂŒr die Rekonstruktion ritueller Mahlzeiten », dans I. Gerlach, D. Raue Ă©d., Sanktuar und Ritual. Heilige PlĂ€tze im archĂ€ologischen Befund, Menschen - Kulturen - Traditionen 10. Rahden 2013, p. 335-336. 64 K. Dietze, St. Schulz, Excavation â Area 232 », voir Report on the work of the Egyptian-German Mission at Matariya/Heliopolis in autumn 2015 and spring 2016 », p. 12-16, consultĂ© le 13 mars 2018. Les strates de ce quartier seront Ă©tudiĂ©es par Klara Dietze. 65 G. Botti, P. Romanelli. Le sculture del Museo Gregoriano Egizio, Monumenti vaticani di archeologia e dâarte 9, Vatican 1951, p. 22-26. 66 E. Iversen, Obelisks in Exile I, The Obelisks of Rome, Copenhague 1968, p. 65-75, 115-127. 67 M. Weber, A. Geissen, Die alexandrinischen GaumĂŒnzen der römischen Kaiserzeit die Ă€gyptischen Gaue und ihre Ortsgötter im Spiegel der numismatischen Quellen, Wiesbaden 2013 Studien zur spĂ€tĂ€gyptischen Religion 11, p. 323-324. 68 St. Halikowski-Smith, Meanings behind myths the multiple manifestations of the Tree of the Virgin at Matarea », Mediterranean Historical Review dĂ©c. 2008, p. 101-128; Id., The balsam grove of Matarea », Egyptian Archaeology 32 2008, 36. 69 Cf. U. Haarmann, Luxor und Heliopolis Ein Aufruf zum Denkmalschutz aus dem 13. Jahrhundert n. Chr. », Mitteilungen des Deutschen ArchĂ€ologischen Instituts Abt. Kairo 40 1984, p. de page Pour citer cet article RĂ©fĂ©rence papier Dietrich Raue, Religion et politique au cĆur de lâancienne Ăgypte le temple dâHĂ©liopolis », Annuaire de l'Ăcole pratique des hautes Ă©tudes EPHE, Section des sciences religieuses, 125 2018, 93-108. RĂ©fĂ©rence Ă©lectronique Dietrich Raue, Religion et politique au cĆur de lâancienne Ăgypte le temple dâHĂ©liopolis », Annuaire de l'Ăcole pratique des hautes Ă©tudes EPHE, Section des sciences religieuses [En ligne], 125 2018, mis en ligne le 28 juin 2018, consultĂ© le 29 aoĂ»t 2022. URL ; DOI de page Droits dâauteur Tous droits rĂ©servĂ©s EPHEHaut de page
En2022, lâEgypte antique nâa jamais Ă©tĂ© autant dâactualitĂ©. On cĂ©lĂšbre cette annĂ©e le bicentenaire du dĂ©chiffrement des hiĂ©roglyphes par Jean-François Champollion et le centiĂšme anniversaire de la dĂ©couverte de la sĂ©pulture inviolĂ©e de Toutankhamon par lâarchĂ©ologue britannique Howard Carter.
Un nouveau documentaire dĂ©voile lâexistence dâune ingĂ©nieuse "machine" au cĆur de la grande pyramide de Gizeh. Un systĂšme anti-intrusion mis en place dans lâAntiquitĂ© pour protĂ©ger la tombe du pharaon KhĂ©ops. Les pyramides Ă©gyptiennes nâen finissent pas de nous livrer leurs secrets. A lâoccasion de la sortie du documentaire Unearthed sur la chaĂźne de tĂ©lĂ©vision amĂ©ricaine Science, lâĂ©gyptologue Mark Lehner a acceptĂ© de revenir sur sa derniĂšre lâĂ©mission, ce dernier dĂ©crit de maniĂšre exclusive une sĂ©rie de rainures identifiĂ©es au 19Ăšme siĂšcle sur la grande pyramide de Gizeh. Le monument, Ă©galement connu sous le nom de pyramide de KhĂ©ops, est supposĂ© avoir abritĂ© le tombeau du pharaon Ă©ponyme ayant rĂ©gnĂ© aux alentours de 2551 et 2549 avant notre systĂšme primitif dâantivolCâest Ă proximitĂ© de ce qui est censĂ© ĂȘtre sa chambre funĂ©raire, que les archĂ©ologues ont dĂ©couvert il y a de ça quelques annĂ©es, une sĂ©rie de blocs et de fentes invisibles, cachĂ©s dans les murs de la pyramide. Selon les experts, il sâagirait dâun systĂšme Ă©lĂ©mentaire de dĂ©fense, destinĂ© Ă protĂ©ger le tombeau du roi des Ă©ventuels Lehner sâest intĂ©ressĂ© de plus prĂšs au dispositif et a mĂȘme reconstruit avec lâĂ©quipe de tournage des animations informatiques pour en expliquer le fonctionnement. Il dĂ©veloppe dans le documentaire "Ces rainures ne sont pas dĂ©coratives. Elles font partie d'une machine trĂšs primitive."Primitive certes, mais extrĂȘmement sophistiquĂ©e pour lâĂ©poque. GrĂące Ă ces encoches, les Ăgyptiens de lâantiquitĂ© pouvaient faire glisser jusquâau tombeau d'Ă©normes dalles de granit. Une fois la sĂ©pulture du roi dĂ©posĂ©e, ces derniers pouvaient ĂȘtre relĂąchĂ©s afin de bloquer complĂštement l'accĂšs aux passages et Ă lâentrĂ©e de la chambre mais pas infaillibleAussi ingĂ©nieux soit-il, ce systĂšme n'a malheureusement pas Ă©tĂ© en mesure de protĂ©ger pour toujours la tombe du KhĂ©ops. Aujourdâhui, tout ce qui reste de celui-ci est un sarcophage en granit rouge, le reste ayant disparu. Selon Mark Lehner, le lieu de sĂ©pulture a probablement Ă©tĂ© pillĂ© lors de lâeffondrement de lâAncien Empire Ă©gyptien environ 2200 avant notre Ăšre. Certaines thĂ©ories, un peu plus extravagantes, suggĂšrent toutefois que la chambre de la grande pyramide de Gizeh nâĂ©tait quâun leurre et que la vraie tombe du pharaon reste encore Ă dĂ©couvrir. Le sarcophage dĂ©couvert, de mĂȘme que les trois chambres identifiĂ©es jusque lĂ , auraient alors servi Ă suggĂ©rer aux pilleurs que d'autres Ă©taient passĂ©s avant eux. En 2013, l'Ă©gyptologue et ancien ministre des AntiquitĂ©s Ă©gyptien, Zahi Hawass, expliquait ainsi Ă LiveScience "je pense rĂ©ellement que la chambre de KhĂ©ops n'est pas encore dĂ©couverte, et que les trois chambres Ă©taient juste lĂ pour dĂ©cevoir les voleurs, et que les trĂ©sors de KhĂ©ops sont encore cachĂ©s Ă l'intĂ©rieur de la Grande pyramide".
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EnĂ©tudiant les dĂ©pouilles de femmes tout juste fĂ©condĂ©es retrouvĂ©es dans des sĂ©pultures vieilles de 1.800 ans, les scientifiques sont parvenus Ă mettre en Ă©vidence la pĂ©riode dĂ©diĂ©e Ă la procrĂ©ation dans lâEgypte antique. Celle ci se situerait entre juillet et aoĂ»t Durant lâEgypte antique, les mois de juillet et aoĂ»t Ă©taient dĂ©diĂ©s Ă la []
Titre honorifique dans l'Ăgypte antique Parmi les titres honorifiques utilisĂ©s dans l'Ăgypte antique, on trouve souvent celui de sÈb ou sËáž„[1], c'est-Ă -dire dignitaire, mais d'un rang inconnu. Toutefois, il est souvent observĂ© que mĂȘme de hauts fonctionnaires, Ă titre posthume, portent seulement ce titre, signifiant alors la supĂ©rioritĂ©, mais gĂ©nĂ©ralement il est en prĂ©fixe d'autres, tels que gouverneur de province[2],[3] Parmi les titres connus par des inscriptions relevĂ©es dans leur sĂ©pulture[4], on trouve les fonctions occupĂ©es de leur vivant SupĂ©rieur des gardiens de sceaux Juge et chef des prĂ©posĂ©s au courrier Scribe du bureau des archives Chef des coiffeurs du palais dans l'entourage du pharaon Vizir tjaty sab tjaty, sorte de premier ministre, premier magistrat, il rend la justice de MaĂąt au nom de pharaon ; Porte-sandale, scribe particulier du roi chargĂ© de noter et de diffuser les dĂ©crets du pharaon ; Porte-enseigne tja seryt ; Porteur de l'Ă©ventail Ă la droite du roi hebesou behet ; TrĂ©sorier, haut fonctionnaire responsable des rĂ©serves royales de mĂ©taux or, argent, cuivre, Ă©lectrum... et de la fiscalitĂ© concernant seulement les matiĂšres minĂ©rales, contrĂŽlant une partie de l'administration du pays ; SupĂ©rieur des greniers, haut fonctionnaire chargĂ© de gĂ©rer l'agriculture et de contrĂŽler la fiscalitĂ© agricole blĂ©, orge, papyrus, lin ; Directeur de la double maison blanche, fonctionnaire chargĂ© de prĂ©server et de gĂ©rer les rĂ©serves d'encens ; Directeur de la maison d'oliban, fonctionnaire chargĂ© de prĂ©server et de gĂ©rer les rĂ©serves d'oliban ; Directeur de la maison de myrrhe, fonctionnaire chargĂ© de prĂ©server et de gĂ©rer les rĂ©serves de myrrhe ; Scribe des comptes, scribe responsable de vĂ©rifier et de rentrer les revenus financiers du royaume ; Scribe de la table, scribe responsable de prĂ©parer les offrandes ; Scribe des archives royales, scribe ayant pour rĂŽle de trier, de classer, de noter, de conserver les Ă©vĂ©nements notables du pays, de la cour, de la famille du roi et bien entendu du pharaon lui-mĂȘme ; SupĂ©rieur des ritualistes, scribe ayant pour fonction de seconder Pharaon durant les rites et de noter les Ă©vĂ©nements au cours de ce rituel ; Chef des secrets, fonctionnaire chargĂ© de veiller et de conserver tout ce qui est liĂ© aux divinitĂ©s. Il est Ă©galement chargĂ© de noter tous les Ă©vĂ©nements extraordinaires que les anciens Ăgyptiens interprĂ©taient comme divin ; SupĂ©rieur de la maison de vie, fonctionnaire responsable des vieux manuscrits, le supĂ©rieur est Ă©galement chargĂ© de former les scribes. Le pharaon pouvait venir consulter des anciens papyrus car la maison de vie faisait office de bibliothĂšque sacrĂ©e ; Grand intendant, ce fonctionnaire n'Ă©tait pas vraiment un conseiller, il dirigeait et veillait Ă ce que les ordres soit bien exĂ©cutĂ©s par les domestiques qui Ă©taient sous ses ordres ; grand directeur de Haute-Ăgypte ; supĂ©rieur des gardiens de sceaux, titre qui disparaĂźt aprĂšs Amenhotep III ; scribe du courrier royal ; juge et chef des prĂ©posĂ©s au courrier ; scribe du bureau des archives ; trĂ©sorier du dieu ; chef de l'administration du harem ; scribe de la porte du harem ; gardien des portes ; chef des coiffeurs du palais ; chef des barbiers ; enfant du Kep. dans l'armĂ©e chef des armĂ©es ; amiral de l'Empire chargĂ© de surveiller les navires de l'Ătat ; directeur du dĂ©pĂŽt d'armes ; commandant en chef des recrues ; chef de troupe ; chef des MedjaĂż. dans les temples grand prĂȘtre de Ptah ; grand prĂȘtre d'Amon ; premier prophĂšte d'Amon ; second prophĂšte d'Amon ; troisiĂšme prophĂšte d'Amon ; quatriĂšme prophĂšte d'Amon ; divine adoratrice d'Amon ; chef des pesĂ©es de l'or d'Amon ; compteur des grains du grenier d'Amon ; premier prophĂšte d'Hathor ; chef des prĂȘtres-lecteurs ; prĂȘtre-sem. sur les chantiers directeur des travaux du roi ; chef des ouvriers du dieu ; serviteur dans la Place de VĂ©ritĂ©. dans les nomes rĂ©gisseur de la ville du Sud » ThĂšbes ; maire de Memphis ; directeur d'entrepĂŽt ; directeur des champs ; directeur des scribes des champs ; Divers membre de l'Ă©lite iry-pat etc. Notes et rĂ©fĂ©rences â Ăcrit sËáž„, c'est plutĂŽt rĂ©servĂ© aux dĂ©funts, d'ailleurs momie » se dit Ă©galement sËáž„ â Newberry, El Bersheh I,7,2 ; ib. 14,10 avec comme dĂ©terminatif â â La majoritĂ© de ces sĂ©pultures sont dans la vallĂ©e des Nobles sur la rive ouest du Nil face Ă Louxor. Portail de lâĂgypte antique DerniĂšre mise Ă jour du contenu le 29/12/2020.
Perlesantiques : de la MĂ©sopotamie Ă l'Empire romain. Avec les perles antiques, nous touchons Ă lâorigine des perles de verre que nous retrouvons aujourdâhui en Afrique. DĂšs les premiĂšres grandes civilisations. Les hommes imaginent des bijoux Ă base de silice (3 500 ans av J.C), mĂȘme si lâon parle de faĂŻence (terme employĂ© par
A lâĂ©poque des pharaons, certaines prĂȘtresses jouaient le rĂŽle de chanteuses, de musiciennes et de danseuses. Dâautres Ă©taient censĂ©es sâunir charnellement avec le dieu auquel elles Ă©taient consacrĂ©es», explique dans The Conversation» Christian-Georges Schwentzel, professeur d'histoire ancienne Ă l'UniversitĂ© de Lorraine et auteur de ClĂ©opĂątre, la dĂ©esse-reine» Ă©ditions Payot. La rĂ©cente dĂ©couverte de la tombe de la prĂȘtresse Hetpet, morte il y a plus de 4 000 ans, nous rappelle lâimportance des clergĂ©s fĂ©minins Ă lâĂ©poque des qui Ă©tait Dame Hetpet? Hetpet est connue depuis 1909 des blocs de pierre portant son nom avaient alors Ă©tĂ© dĂ©couverts, non loin du Caire ; ils provenaient de lâentrĂ©e de son tombeau qui ne fut dĂ©couvert quâen 2017. Hetpet Ă©tait une noble dame de la 5e dynastie vers 2400 av. ; câest pourquoi elle fut enterrĂ©e dans la nĂ©cropole des notables de son Ă©poque. Son titre de prĂȘtresse dâHathor, dĂ©esse de la fertilitĂ©, ne signifie pas quâelle ait exclusivement rempli une fonction religieuse. Comme dâautres nobles, elle a pu cumuler des charges religieuses et administratives. Gageons que lâĂ©tude approfondie de son tombeau nous livrera davantage dâinformations Ă son sĂ©pulture de Hetpet, rĂ©vĂ©lĂ©e au grand public en fĂ©vrier 2018, est ornĂ©e de peintures trĂšs bien conservĂ©es dont certaines sont assez peu communes on y voit notamment un orchestre, un singe qui danse ou encore des danseuses aux seins nus, comme le rĂ©vĂšle une vidĂ©o rĂ©cemment images dâun bonheur idyllique pourraient ĂȘtre liĂ©es aux bienfaits dispensĂ©s par Hathor. Le rĂŽle des prĂȘtresses Ă©gyptiennesLes Ăgyptiens, polythĂ©istes, adoraient autant de dieux que de dĂ©esses, parmi lesquelles Hathor, ou encore Sekhmet, Bastet et Isis jouaient un rĂŽle gĂ©nĂ©ralement, un principe fĂ©minin Ă©tait prĂ©sent dans de nombreux mythes les Ăgyptiens pensaient que, pour exister, le monde avait besoin de fĂ©minitĂ©. Les dieux ne pouvaient se passer des dĂ©esses, pas plus que les pharaons des reines et les hommes de leurs Ă©pouses. Il nâest donc pas Ă©tonnant que des femmes aient officiĂ© dans les temples, aux cĂŽtĂ©s des prĂȘtresses comme Hetpet se consacraient au culte de grandes dĂ©esses fĂ©minines, tandis que dâautres officiaient dans les sanctuaires de divinitĂ©s masculines. Les reines pharaoniques jouĂšrent elles aussi un rĂŽle religieux. Au Nouvel Empire vers 1550-1080 av. elles Ă©taient considĂ©rĂ©es Ă la fois comme les Ă©pouses du pharaon et du grand dieu cĂ©leste Amon. AhmĂšs-NĂ©fertari, femme du fondateur de la 18e dynastie vers 1550 av. est la premiĂšre Ă avoir jouĂ© ce double rĂŽle matrimonial. Le dieu, comme le pharaon, Ă©tait censĂ© lui rendre visite et sâunir sexuellement avec divines adoratrices, main» du dieu Amont Ă partir de la 21e dynastie vers 1070-945 av. la reine est remplacĂ©e dans sa relation avec Amon par une fille du pharaon, consacrĂ©e au dieu. Elle porte le titre de divine statut est Ă©quivalent Ă celui dâune souveraine. La jeune fille est intronisĂ©e par Amon lui-mĂȘme, au cours dâune cĂ©rĂ©monie de couronnement. Elle est pourvue de tous les attributs des reines fouet, sceptre, diadĂšme ; et son nom est inscrit dans un cartouche forme ovale. Comme le pharaon, elle peut ĂȘtre reprĂ©sentĂ©e en sphinx, câest-Ă -dire avec un corps de lionne, symbole de son autoritĂ©. Elle possĂšde aussi un palais, un personnel administratif et des domaines agricoles qui lui assurent dâimportants fonction consiste Ă pĂ©nĂ©trer chaque jour dans le temple afin dâexciter le dieu. Sur des bas-reliefs, on la voit agitant des sistres, sorte de hochets mĂ©talliques, devant la statue de son Ă©poux divin quâelle a pour mission de provoquer. Mais Amon ne se laisse pas facilement aguicher. Suivant un rituel prĂ©cis, lâadoratrice doit le sĂ©duire. Elle finit par enlacer et caresser la statue ; dâoĂč lâexpression main du dieu » qui dĂ©signe cette prĂȘtresse particuliĂšre. La formule est explicite lâadoratrice Ă©veille les pulsions sexuelles de son Ă©poux les faits, la divine adoratrice Ă©tait vierge et devait le rester, sans doute sous peine de mort. Aussi les archĂ©ologues qui ont dĂ©couvert, Ă la fin du XIXe siĂšcle, la momie de la divine adoratrice MaatkarĂ© 21e dynastie, ont Ă©tĂ© Ă©tonnĂ©s de trouver Ă ses cĂŽtĂ©s les restes dâune petite momie. LâĂ©pouse terrestre dâAmon avait-elle rompu son vĆu de chastetĂ© et eu un enfant dâun amant humain ? La radiographie de la momie, dans les annĂ©es 1970, a finalement disculpĂ© MaatkarĂ© ; il ne sâagissait pas dâun bĂ©bĂ©, seulement du singe de compagnie de lâadoratrice. Un babouin. La divine adoratrice dâAmon », Karomama. G. Poncet, Le LouvreLe charme de Karomama Le MusĂ©e du Louvre possĂšde une statuette en bronze, incrustĂ©e dâor et dâargent, figurant la divine adoratrice Karomama vers 870 av. jeune femme, consacrĂ©e Ă Amon, tenait dans ses mains deux sistres, aujourdâhui disparus. Câest ainsi quâelle se prĂ©sentait devant la statue de son elle porte une robe plissĂ©e qui met en valeur sa poitrine et ses cuisses. Une sorte dâhymne Ă la fĂ©minitĂ©, mais dans un rĂŽle trĂšs genrĂ© », câest-Ă -dire de complĂ©mentaritĂ© par rapport Ă la virilitĂ© du dieu auquel elle doit plaire. Câest pourquoi la divine adoratrice est forcĂ©ment reprĂ©sentĂ©e jeune, grande et svelte, selon les canons de la beautĂ© fĂ©minine de lâĂ©poque. Elle est censĂ©e incarner la parfaite Ă©pouse, la femme au fort potentiel Ă©rotique, occupant une place essentielle dans lâharmonie terrestre et cosmique. Si elle perdait son charme, ou si elle ne parvenait plus Ă plaire au dieu, lâunivers sâ des reines et reines prĂȘtressesLes PtolĂ©mĂ©es 305-30 av. souverains Ă©gyptiens dâorigine macĂ©donienne, créÚrent de nouvelles prĂȘtrises fĂ©minines afin dâhonorer les reines divinisĂ©es de leur dynastie, comme ArsinoĂ© II et les ClĂ©opĂątre successives. Ces prĂȘtresses Ă©taient recrutĂ©es parmi les filles de lâĂ©lite grecque alors installĂ©e en Ăgypte. Les inscriptions nous rĂ©vĂšlent leurs titres canĂ©phore porteuse de la corbeille sacrĂ©e », phosphore porteuse de torches », stĂ©phanĂ©phore porteuse de couronnes », selon les objets de culte quâelles arboraient lors des la principale grande prĂȘtresse du royaume Ă©tait alors Ă nouveau, et comme au Nouvel Empire, la reine dâĂgypte elle-mĂȘme. Ainsi la cĂ©lĂšbre ClĂ©opĂątre est figurĂ©e dans son rĂŽle sacerdotal, en train de rendre un culte aux dieux Ă©gyptiens sur les parois du temple de la dĂ©esse Hathor encore elle ! Ă et religion FascinĂ© par lâĂgypte, lâhistorien grec HĂ©rodote 5e siĂšcle av. raconte dans ses Histoires livre II, 60 que des prĂȘtresses sâexhibaient publiquement lors des fĂȘtes en lâhonneur de la dĂ©esse Bastet, qui avaient lieu chaque annĂ©e dans le nord du pays. InstallĂ©es sur des barques, elles naviguaient sur un bras du Nil, tout en faisant cliqueter leurs sistres et en chantant ; certaines, affirme HĂ©rodote, soulevaient leurs robes, dĂ©voilant le haut de leurs cuisses. Sans doute un rite de la figure de la grande prĂȘtresse Ă©gyptienne, pratiquant des rituels magiques, alimente toujours des fantasmes, mĂȘlant Ă©rotisme et exotisme. Au dĂ©but du XXe siĂšcle, la sulfureuse actrice Theda Bara disait rendre un culte Ă Amon dans son appartement de Los les incarnations successives de pharaonnes, Ă lâĂ©cran, revĂȘtent toujours une dimension religieuse. Les prĂȘtresses de lâancienne Ăgypte, comme les reines et les dĂ©esses, ne cessent de fasciner un large public, dâautant plus que culte et sexualitĂ© paraissent aujourdâhui radicalement dissociĂ©s, du moins dans les religions monothĂ©istes. DerniĂšre en date, Ălodie Yung incarnait Hathor, la dĂ©esse quâadora Hetpet il y a environ 4 400 ans, dans un film sorti en croyances Ă©gyptiennes offrent ainsi lâimage dâun ailleurs oĂč le charme et la morale nâĂ©taient pas encore en Schwentzel est lâauteur de ClĂ©opĂątre, la dĂ©esse-reine », aux Ă©ditions Schwentzel est Professeur d'histoire ancienne Ă l'UniversitĂ© de Lorraine La version originale de cet article a Ă©tĂ© publiĂ©e sur The Conversation.
Denouveaux trĂ©sors archĂ©ologiques, dont un temple funĂ©raire datant de plus de 2.500 ans, ont Ă©tĂ© dĂ©couverts dans la nĂ©cropole de Saqqara (Ăgypte), ont annoncĂ© samedi les
PubliĂ© le 18/12/2021 Ă 0630, Mis Ă jour le 18/12/2021 Ă 1651 Les derniĂšres fouilles archĂ©ologiques menĂ©es en novembre et dĂ©cembre sur le site de l'ancienne Oxyrhynque aujourd'hui Al-Bahnasa, en Ăgypte ont livrĂ© aux chercheurs plusieurs momies, quelques sĂ©pultures romaines et byzantines ainsi que deux tombes datĂ©es de la pĂ©riode saĂŻte VIIe-VIe siĂšcle av. Egyptian Ministry of Tourism and Antiquities ARCHĂOLOGIE - DatĂ©es de l'Ă©poque romaine, trois sĂ©pultures ont livrĂ© aux chercheurs de nouveaux spĂ©cimens d'amulettes dorĂ©es, en vogue dans les derniers siĂšcles de l'Ăgypte un silence d'or, ils parlaient la langue des morts depuis des siĂšcles. DĂ©couverts cet automne, trois anciens Ă©gyptiens inhumĂ©s Ă l'Ă©poque romaine renfermaient, dans le secret de leurs mĂąchoires, de petites amulettes en forme de langue recouvertes de feuilles d'or, a annoncĂ© le 5 dĂ©cembre le ministĂšre Ă©gyptien du Tourisme et des AntiquitĂ©s. De petits trĂ©sors qui n'avaient pas pour fonction de souligner les talents oratoires des dĂ©funts mais, au contraire, d'assurer qu'ils ne se retrouvent pas sans voix dans l' lire aussiDes momies Ă la langue en or vieilles de 2000 ans dĂ©couvertes en ĂgypteĂ VOIR AUSSI - Ăgypte des momies exposĂ©es dans des musĂ©es avant le dĂ©filĂ© de pharaons»Ces prĂ©cieux vestiges funĂ©raires ont Ă©tĂ© retrouvĂ©s par une mission archĂ©ologique espagnole achevĂ©e le 10 dĂ©cembre. MenĂ© par l'Institut du Proche-Orient ancien de l'universitĂ© de Barcelone, le chantier de fouille avait pour objectif d'Ă©tudier les diffĂ©rents sites funĂ©raires de l'antique citĂ© d'Oxyrhynque, Ă l'emplacement de laquelle se dresse la ville moderne d'Al-Bahnasa, Ă quelque 170 kilomĂštres au sud du Caire. Les trois amulettes dorĂ©es ne sont pas les premiĂšres Ă y avoir refait surface, loin de lĂ . Il s'agissait d'un rituel de protection des morts tout Ă fait caractĂ©ristique de la nĂ©cropole romaine d'Oxyrhynque, puisque quatorze de ces langues d'or ont Ă©tĂ© retrouvĂ©es Ă ce jour», ont prĂ©cisĂ© le 6 dĂ©cembre les archĂ©ologues Maite Mascort et Esther Pons, dans un communiquĂ© de l'universitĂ© de amulettes en forme de langues dĂ©couvertes cet automne Ă Al-Bahnasa, dans l'une des nĂ©cropoles anciennes de la citĂ© antique d'Oxyrhynque. Egyptian Ministry of Tourism and AntiquitiesĂ la maniĂšre des Grecs, qui dĂ©posaient une obole dans la bouche de leurs dĂ©funts pour payer Charon, le nocher des morts, quelques Ăgyptiens glissaient, parfois, des amulettes en forme de langue entre les dents des trĂ©passĂ©s pour assurer la continuitĂ© de la facultĂ© de parler de ces voyageurs partis vers le domaine d'Osiris. Il s'agirait d'un genre d'amulette apparu tardivement dans la culture Ă©gyptienne. DĂ©couvertes Ă l'ouest d'Alexandrie au dĂ©but de l'annĂ©e, plusieurs momies Ă©galement pourvues de langues en or, dataient elles aussi de l'Ă©poque romaine de l'Ăgypte, dont le dĂ©but est traditionnellement fixĂ© Ă l'annexion du royaume en 30 avant notre de deux tombes saĂŻtesAussi impressionnantes soient-elles, les langues d'or d'Oxyrhynque ne constituent cependant pas les plus fertiles dĂ©couvertes de la derniĂšre campagne de fouille menĂ©e par l'Ă©quipe espagnole. Parmi les trouvailles les plus notables, les chercheurs ont mis au jour depuis novembre cinq cryptes byzantines ainsi que trois tombes romaines dont les dĂ©funts Ă©taient enveloppĂ©s dans des cartonnages polychromes. Surtout, les archĂ©ologues ont Ă©galement mis la main sur deux tombes Ă sarcophages datĂ©es de la XXVIe dynastie. Correspondant Ă l'Ă©poque dite saĂŻte, du VIIe au VIe siĂšcle av. elles sont contemporaines des derniers rois Ă©gyptiens autochtones Ă avoir rĂ©gnĂ© sur le pays, avant la conquĂȘte perse et la domination successive des souverains hellĂ©nistiques puis des sarcophages dĂ©couverts lors de la derniĂšre campagne de fouille de la mission archĂ©ologique espagnole. Egyptian Ministry of Tourism and AntiquitiesĂ lire aussiLa plus grande ville antique» d'Ăgypte dĂ©couverte prĂšs de LouxorMieux encore, si l'une de ces deux tombes a Ă©tĂ© ouverte et pillĂ©e dĂšs l'AntiquitĂ©, le mĂȘme sort a Ă©tĂ© Ă©pargnĂ© au second tombeau. DescellĂ©e par les Ă©gyptologues, la chambre contenait des tombereaux de vestiges funĂ©raires. L'individu inhumĂ©, sans doute un homme selon le dĂ©cor de son sarcophage, baignait par consĂ©quent dans un ocĂ©an de parures en faĂŻence ainsi que d'amulettes les plus diverses pilier Djed, yeux d'Horus, scarabĂ©es, figurine d'Horus, ⊠Le tableau se complĂ©tait par la prĂ©sence des quatre vases canopes, contenant les viscĂšres de la momie. Sans oublier la prĂ©sence d'un modeste cortĂšge de 399 ouchebtis, de petites statuettes reprĂ©sentants les serviteurs funĂ©raires du belle dĂ©couverte qui promet d'approfondir les connaissances sur les Ăąges les plus reculĂ©s du site, bien avant l'accumulation de vestiges romains plus rĂ©cents. La tombe fermĂ©e et scellĂ©e de la pĂ©riode saĂŻte dĂ©ploie une structure architecturale diffĂ©rente du reste de ce qui a Ă©tĂ© trouvĂ© jusqu'Ă prĂ©sent sur le site, ont ainsi prĂ©cisĂ© Maite Mascort et Esther Pons. De plus, comme il est intact, il nous permettra d'en apprendre plus sur les rituels funĂ©raires de cette pĂ©riode chronologique Ă Oxyrhynque.» Une trouvaille en or, en somme, plus propre Ă alimenter de futures discussions dans les cercles d'Ă©gyptologues que des tĂȘte-Ă -tĂȘte avec Osiris.
27sK. vtgd89x7kt.pages.dev/432vtgd89x7kt.pages.dev/443vtgd89x7kt.pages.dev/415vtgd89x7kt.pages.dev/435vtgd89x7kt.pages.dev/374vtgd89x7kt.pages.dev/210vtgd89x7kt.pages.dev/390vtgd89x7kt.pages.dev/101
sepulture pour notable de l egypte antique