LeQueen Mary 2, qui appartient à la compagnie Cunard, a été construit par les Chantiers de l’Atlantique, à Saint-Nazaire, en 2003. Le bateau n’est resté le plus gros paquebot du monde Le naufrage du Titanic. D’après Willy Stöwer – avril 1912 Le Costa Concordia © Photo Robin des Bois – avril 2012 Sommaire I- Le paquebot est devenu la destination de la croisière II – Les paquebots de plus de passagers III – Les catastrophes d’abord, la réglementation ensuite Règles et exceptions Le rassemblement L’évacuation IV – Ce qui vous attend Feu, feu, feu Choc, choc, choc L’effet bascule Echouages Navire de croisière ou navire hôpital La cible V – Comment allez-vous polluer ? VI- Le Titanic et les Gigantic vus par Joseph Conrad, marin et écrivain Sources I- Le paquebot est devenu la destination de la croisière Le paquebot traditionnel transportait des passagers d’un point à un autre en ligne régulière. Dans les périodes creuses, certains d’entre eux étaient affectés à des croisières d’agrément vers des contrées touristiques Canaries, mer Egée, fjords norvégiens, Caraïbes, mais ces prestations n’étaient en fait accessibles qu’à une élite fortunée qui en avait le temps et les moyens. La concurrence du transport aérien a amené certains armateurs de ligne à se reconvertir dans la croisière en transformant leurs navires ou en passant commande d’unités spécifiquement conçues. La croisière a commencé à se démocratiser, mais sans devenir un loisir de masse. Les choses vont changer en 1966. La croisière moderne » apparaît avec la mise en service entre Miami et les Caraïbes du Sunward des Norwegian Caribbean Lines, animées par un certain Ted Arison associé au norvégien Knut Kloster. La clientèle découvre alors un nouveau type de croisière navire moderne, classe unique, prix raisonnables, ambiance détendue qui tranche avec l’image guindée véhiculée jusqu’ici par la croisière. En lançant en 1972 la Carnival Cruise Line, Ted Arison développe le concept de fun ship » où cest le navire lui-même – avec de multiples attractions à bord – qui est la vraie destination plutôt que les escales au programme Carnival opère dans l’industrie des vacances, et non dans l’industrie de la croisière ». La concurrence ne vient pas des autres compagnies, mais bien plutôt de Las Vegas ou d’Orlando qu’on observe de près pour en suivre l’évolution et y pêcher éventuellement des idées. Un paquebot Carnival se décrit comme un centre complet de vacances flottant à bord duquel les passagers peuvent se distraire pratiquement 24 heures sur 24 ». Cette conception partagée par plusieurs autres compagnies va entraîner le développement de la croisière de masse. Pour maintenir des prix attractifs à destination des classes moyennes tout en conservant leurs marges, les armateurs en concurrence les uns avec les autres, font construire au fil des années des paquebots de plus en plus grands de façon à répartir les charges équipage, propulsion… sur un nombre plus important de passagers. En 1999, le Voyager of the Seas est le plus grand paquebot du monde avec passagers. En 2009, on en est à avec l’Oasis of the Seas. La croissance de la taille des navires n’a pas qu’un objectif économique. Plus les navires sont grands, plus ils peuvent offrir d’ amenities », ces attractions diverses et variées que sont les piscines, spas, centre de fitness, salons de beauté, centres commerciaux, espaces enfants, salles de spectacle, nightclubs, casinos, mini golfs, voire murs d’escalade ou pistes de jogging… qui vont séduire les passagers – qu’on appelle désormais hôtes » guests – autant voire plus que les escales figurant à l’itinéraire. Surtout à bord des navires d’obédience américaine, le clinquant est de règle, mais cela ne fait pas pour autant de ces paquebots des navires de luxe. Ce qualificatif s’applique plutôt aux unités de plus petite taille. On évolue aussi vers une sophistication des cabines, plus grandes, plus confortables, avec balcons sur la mer… L’intérêt des escales – dont la durée se raccourcit – devient un peu secondaire. Les armateurs mettent sur le marché de plus en plus de croisières d’une semaine, voire seulement quelques jours, à la fois pour attirer des clients à budget serré plus c’est court, moins c’est cher ou manquant de temps libre. De plus, la taille de ces navires ne leur permet d’accéder qu’à un nombre limité de ports, d’où un nombre d’escales a priori réduit dans chaque rotation. Une intense publicité aux Etats-Unis a imposé la croisière comme un mode de vacances parmi d’autres. La série télévisée The Love Boat » diffusée de 1977 à 1987 La croisière s’amuse » lors de sa diffusion en France dont l’une des vedettes a été le paquebot Pacific Princess, a joué un grand rôle à cet égard outre Atlantique. Il vient d’ailleurs de quitter Gênes pour un chantier de démolition en Turquie. Pour la clientèle, le grand paquebot, c’est l’assurance du dépaysement, de la sortie du quotidien, de la fête garantie dans une véritable ville flottante où l’on se permet des extras qu’on s’interdit dans la vie courante. On y vient pour passer un bon moment en famille ou entre amis. Même si cela représente parfois une gêne pour certains, le grand paquebot est aussi l’occasion de se défouler en masse. Le nombre de passagers de croisière dans le monde s’est élevé à 18,7 millions en 2010 dont 10,5 millions en Amérique du Nord et 5,5 millions en Europe. Par rapport à 2006, on constate que le nombre de passagers a stagné en Amérique du Nord, mais a progressé de 57 % en Europe estimations de la Royal Caribbean Cruise Ltd.. II – Les paquebots de plus de passagers Puisqu’il faut bien fixer un seuil à partir duquel un paquebot de croisière peut être considéré comme de grande capacité », nous avons fixé cette limite à Ceci posé, il y a actuellement en service 97 paquebots de plus de passagers. La capacité en passagers peut se compter de différentes manières. Aussi avons-nous indiqué d’une part, la capacité en fonction de la double occupation » c’est-à-dire le nombre de cabines multiplié par deux qui est la formule standard de la profession, et d’autre part, la capacité maximale qui suppose que tous les lits pour passagers soient occupés. Ainsi, les Oasis of the Seas et Allure of the Seas de Royal Caribbean International, actuellement les plus grands navires de croisières du monde, peuvent accueillir jusqu’à un maximum de passagers alors que leur capacité en double occupation » est de personnes. Il ne faut pas oublier qu’il y a également à bord les membres d’équipage, soit entre et personnes selon les compagnies et la taille des navires. Dans le cas des Oasis et Allure of the Seas, le nombre de membres d’équipage se chiffre à personnes, ce qui signifie qu’on peut compter à bord jusqu’à personnes. Ces 97 paquebots n’arborent que six pavillons. Les couleurs des Bahamas et du Panama sont largement en tête avec respectivement 35 et 26 navires. Viennent ensuite les pavillons de l’Italie 16 unités, des Bermudes 14, de Malte 5 et des Pays-Bas 1. Pour la saison d’été prochaine, près de la moitié des grands paquebots sont basés aux Etats-Unis 45 sur 97. Un autre contingent important 33 unités se retrouvera en Méditerranée, tandis que l’Europe du Nord, notamment la Baltique et les fjords norvégiens, recevront 16 navires. Dans cette taille de paquebots, seulement deux unités sont positionnées en Asie, le Voyager of the Seas de Royal Caribbean International et le Superstar Virgo du groupe malaisien Star Cruises. Le Queen Mary 2 de la Cunard constitue un cas particulier dans la mesure où son activité principale mais non exclusive est la traversée Southampton/New York et retour. Les navires de grande capacité ont nettement la préférence des armateurs puisque, sur les 16 paquebots restant en construction ou en commande après les mises en service du mois de mai, il y en a 13 de plus de passagers. Il n’y a pour le moment aucune commande dépassant la capacité actuellement record de en double occupation, ni même s’en approchant. Groupe Carnival Corporation USA CARNIVAL CRUISE LINES USA Navire Pavillon Année Constructeur Long. mètres Capacité double occupation Capacité maximum approx. Principale affectation été 2012 Carnival Breeze Panama 2012 Fincantieri 306 3690 4600 Méditerranée Carnival Conquest Panama 2002 Fincantieri 290 2974 3783 Miami/Caraïbes Carnival Destiny Bahamas 1996 Fincantieri 272 2642 3360 Miami/Caraïbes Carnival Dream Panama 2009 Fincantieri 305 3646 3652 Port Canaveral/Mexique, Caraïbes Carnival Ecstacy Panama 1991 Kvaerner 262 2056 2634 Port Canaveral/Bahamas Carnival Elation Panama 1998 Kvaerner 262 2052 2634 New Orleans/Mexique Carnival Fantasy Panama 1990 Masa-Yards 260 2056 2624 Charleston/Bahamas Carnival Fascination Bahamas 1994 Kvaerner 262 2052 2594 Jacksonville/Bahamas Carnival Freedom Panama 2007 Fincantieri 290 2974 3783 Fort Lauderdale/Caraïbes Carnival Glory Panama 2003 Fincantieri 290 2974 3783 Boston ou New York/Canada Carnival Imagination Bahamas 1995 Kvaerner 262 2052 2634 Miami/Mexique Carnival Inspiration Bahamas 1996 Kvaerner 262 2052 2634 Los Angeles/Mexique Carnival Legend Panama 2002 Kvaerner 293 2124 2667 Tampa/Mexique Carnival Liberty Panama 2005 Fincantieri 290 2978 3700 Miami/Caraïbes Carnival Magic Panama 2011 Fincantieri 305 3690 4600 Galveston/Mexique, Caraïbes Carnival Miracle Panama 2004 Kvaerner 293 2124 2680 New York/Caraïbes Carnival Paradise Panama 1998 Kvaerner 262 2052 2594 Tampa/Mexique Carnival Pride Panama 2001 Kvaerner 293 2124 2680 Baltimore/Bahamas Carnival Sensation Bahamas 1993 Kvaerner 262 2052 2634 Port Canaveral/Bahamas Carnival Spirit Panama 2001 Kvaerner 293 2124 2680 Seattle/Alaska Carnival Splendor Panama 2008 Fincantieri 290 3006 3540 Los Angeles/Mexique Carnival Triumph Bahamas 1999 Fincantieri 273 2758 3360 Galveston/Mexique Carnival Valor Panama 2004 Fincantieri 290 2974 3783 Miami/Caraïbes Carnival Victory Panama 2000 Fincantieri 273 2758 3360 Porto Rico/Caraïbes HOLLAND AMERICA LINE USA Navire Pavillon Année Constructeur Long. mètres Capacité double occupation Capacité maximum approx. Principale affectation été 2012 Nieuw Amsterdam Pays-Bas 2010 Fincantieri 285 2106 2671 Venise/Méditerranée COSTA CROCIERE Italie Navire Pavillon Année Constructeur Long. mètres Capacité double occupation Capacité maximum approx. Principale affectation été 2012 Costa Atlantica Italie 2000 Kvaerner 293 2114 2680 Méditerranée Costa Deliziosa Italie 2010 Fincantieri 294 2260 2828 Amsterdam/Norvège, Méditerranée/Canaries Costa Fascinosa Italie 2012 Fincantieri 290 3016 3800 Venise/Méditerranée Costa Favolosa Italie 2011 Fincantieri 290 3016 3800 Venise/Méditerranée Costa Fortuna Italie 2003 Fincantieri 272 2716 3470 Norvège, Baltique Costa Luminosa Italie 2009 Fincantieri 294 2260 2826 Copenhague/Baltique, Norvège, puis Méditerranée Costa Magica Italie 2004 Fincantieri 272 2716 3470 Nice-Savone/Méditerranée Costa Mediterranea Italie 2003 Kvaerner 293 2114 2680 Méditerranée, Mer Noire Costa Pacifica Italie 2009 Fincantieri 290 3008 3780 Norvège, Baltique Costa Serena Italie 2007 Fincantieri 290 3000 3780 Marseille/Méditerranée Costa X – 2014 Fincantieri – 3700 4900 En commande CUNARD LINE Royaume-Uni Navire Pavillon Année Constructeur Long. mètres Capacité double occupation Capacité maximum approx. Principale affectation été 2012 Queen Mary 2 Bermudes 2003 St. Nazaire 345 2620 3090 Southampton/New York, Norvège P&O CRUISES Royaume-Uni Navire Pavillon Année Constructeur Long. mètres Capacité double occupation Capacité maximum approx. Principale affectation été 2012 Arcadia Bermudes 2005 Fincantieri 285 2016 2556 Southampton/Méditerranée, Norvège, Baltique Azura Bermudes 2010 Fincantieri 290 3100 3597 Southampton/Méditerranée, Espagne, Scandinavie Ventura Bermudes 2008 Fincantieri 290 3078 3597 Southampton/Méditerranée, Espagne, Scandinavie X – 2015 Fincantieri 3600 4372 En commande PRINCESS CRUISES USA Navire Pavillon Année Constructeur Long. mètres Capacité double occupation Capacité maximum approx. Principale affectation été 2012 Caribbean Princess Bermudes 2004 Fincantieri 290 3080 3796 Southampton/Europe du Nord, New York/Canada Coral Princess Bermudes 2002 St. Nazaire 294 1970 2581 Vancouver/Alaska Crown Princess Bermudes 2006 Fincantieri 289 3080 3599 Venise/Méditerranée/Civitavecchia Diamond Princess Bermudes 2004 Mitsubishi 290 2670 3290 Vancouver/Alaska Emerald Princess Bermudes 2007 Fincantieri 289 3080 3599 Copenhague/Baltique Golden Princess Bermudes 2001 Fincantieri 290 2590 3100 Seattle/Alaska Grand Princess Bermudes 1998 Fincantieri 290 2590 3100 Southampton/Méditerranée, Scandinavie Ruby Princess Bermudes 2008 Fincantieri 289 3080 3599 Barcelone/Méditerranée/Venise Sapphire Princess Bermudes 2004 Mitsubishi 290 2670 3290 Vancouver/Alaska Star Princess Bermudes 2002 Fincantieri 290 2590 3300 Seattle/Alaska Royal Princess – 2013 Fincantieri – 3600 – En commande X – 2014 Fincantieri – 3600 – En commande AIDA CRUISES Allemagne Navire Pavillon Année Constructeur Long. mètres Capacité double occupation Capacité maximum approx. Principale affectation été 2012 Aidabella Italie 2008 Meyer 252 2050 2500 Majorque/Méditerranée Aidablu Italie 2010 Meyer 253 2192 2800 Warnemünde/Baltique Aidadiva Italie 2007 Meyer 252 2050 2500 Antalya Turquie/Méditerranée Aidaluna Italie 2009 Meyer 252 2050 2500 Hambourg/Norvège, New York/Bermudes, Bahamas Aidamar Italie 2012 Meyer 253 2192 2800 Hambourg/Norvège et Islande ; Hambourg/Le Havre Aidasol Italie 2011 Meyer 253 2192 2800 Warnemünde/Baltique Aidastella – 2013 Meyer 253 2192 2800 En construction X – 2015 Mitsubishi – 3250 – En commande Y – 2016 Mitsubishi – 3250 – En commande Groupe Royal Caribbean Cruises Ltd USA ROYAL CARIBBEAN INTERNATIONAL USA Navire Pavillon Année Constructeur Long. mètres Capacité double occupation Capacité maximum approx. Principale affectation été 2012 Adventure of the Seas Bahamas 2001 Kvaerner 311 3100 3807 Malaga/Méditerranée, Canaries Allure of the Seas Bahamas 2010 STX Finland 360 5400 6360 Fort Lauderdale/Caraïbes Brilliance of the Seas Bahamas 2002 Meyer 292 2100 2502 Amsterdam et Le Havre/Norvège Enchantment of the Seas Bahamas 1997 Kvaerner 301 2250 2730 Baltimore/Bermudes Explorer of the Seas Bahamas 2000 Kvaerner 311 3100 3840 Bermudes, Caraïbes Freedom of the Seas Bahamas 2006 Aker 339 3600 4375 Port Canaveral/Caraïbes Independence of the Seas Bahamas 2008 Aker 339 3600 4375 Southampton/Canaries, Méditerranée Jewel of the Seas Bahamas 2004 Meyer 293 2100 2502 Harwich/Baltique Liberty of the Seas Bahamas 2007 Aker 339 3600 4375 Barcelone et Toulon/Méditerranée Majesty of the Seas Bahamas 1992 St. Nazaire 268 2350 2767 Miami/Bahamas Mariner of the Seas Bahamas 2003 Kvaerner 311 3100 3807 Civitavecchia/Méditerranée Monarch of the Seas Bahamas 1991 St. Nazaire 268 2350 2766 Port Canaveral/Bahamas Navigator of the Seas Bahamas 2002 Kvaerner 311 3100 3807 Civitavecchia/Méditerranée Oasis of the Seas Bahamas 2009 STX Finland 360 5400 6360 Fort Lauderdale/Caraïbes Radiance of the Seas Bahamas 2001 Meyer 293 2100 2531 Vancouver/Alaska Serenade of the Seas Bahamas 2003 Meyer 293 2100 2490 Barcelone/Méditerranée Voyager of the Seas Bahamas 1999 Kvaerner 311 3100 3840 Asie notamment Chine X – 2014 Meyer – 4100 – En commande Y – 2015 Meyer – 4100 – En commande CELEBRITY CRUISES USA Navire Pavillon Année Constructeur Long. mètres Capacité double occupation Capacité maximum approx. Principale affectation été 2012 Celebrity Solstice Malte 2008 Meyer 317 2850 3145 Barcelone/Méditerranée Celebrity Equinox Malte 2009 Meyer 317 2850 3145 Civitavecchia/Mediterranée Celebrity Eclipse Malte 2010 Meyer 317 2850 3145 Southampton/Norvège, Baltique, Méditerranée Celebrity Silhouette Malte 2011 Meyer 315 2886 3184 Venise et Civitavecchia/Méditerranée Celebrity Reflection – 2012 Meyer 315 3030 3270 En construction PULLMANTUR CRUISES Espagne Navire Pavillon Année Constructeur Long. mètres Capacité double occupation Capacité maximum approx. Principale affectation été 2012 Sovereign Malte 1987 St. Nazaire 268 2300 2600 Barcelone/Méditerranée Autres compagnies DISNEY CRUISE LINE USA Navire Pavillon Année Constructeur Long. mètres Capacité double occupation Capacité maximum approx. Principale affectation été 2012 Disney Magic Bahamas 1998 Fincantieri 294 1750 2700 Port Canaveral et New York/Bahamas, New York/Canada Disney Wonder Bahamas 1999 Fincantieri 294 1750 2700 Seattle/Alaska Disney Dream Bahamas 2010 Meyer 340 2500 4000 Port Canaveral/Bahamas Disney Fantasy Bahamas 2012 Meyer 340 2500 4000 Port Canaveral/Caraïbes NORWEGIAN CRUISE LINE USA Navire Pavillon Année Constructeur Long. mètres Capacité double occupation Capacité maximum approx. Principale affectation été 2012 Norwegian Dawn Bahamas 2002 Meyer 294 2340 2683 Boston/Bermudes, Boston/Québec Norwegian Epic Bahamas 2010 329 4100 5186 Barcelone-Marseille/Méditerranée Norwegian Gem Bahamas 2007 Meyer 294 2394 2750 New York/Bahamas, New York/Québec Norwegian Jade Bahamas 2006 Meyer 294 2402 2750 Venise/Méditerranée Norwegian Jewel Bahamas 2005 Meyer 294 2402 2750 Seattle/Alaska Norwegian Pearl Bahamas 2007 Meyer 294 2394 2750 Seattle/Alaska Norwegian Spirit Bahamas 1998 Meyer 268 2018 2975 Barcelone/Venise et vice versa Norwegian Star Bahamas 2001 Meyer 294 2348 2683 New York/Bermudes Norwegian Breakaway – 2013 Meyer – 4000 5100 En construction Norwegian Gateway – 2014 Meyer – 4000 5100 En commande STAR CRUISES Malaisie Navire Pavillon Année Constructeur Long. mètres Capacité double occupation Capacité maximum approx. Principale affectation été 2012 Superstar Virgo Panama 1999 Meyer 269 1870 2975 Singapour/Malaisie et Thaïlande MSC CRUISES Italie Navire Pavillon Année Constructeur Long. mètres Capacité double occupation Capacité maximum approx. Principale affectation été 2012 MSC Divina Panama 2012 St. Nazaire 333 3502 4363 Venise/Méditerranée MSC Fantasia Panama 2008 St. Nazaire 333 3274 3882 Marseille/Méditerranée MSC Magnifica Panama 2010 St. Nazaire 294 2550 3013 Baltique, Norvège MSC Musica Panama 2006 St. Nazaire 294 2550 3013 Venise/Méditerranée MSC Orchestra Panama 2007 St. Nazaire 294 2550 3013 Livourne/Méditerranée MSC Poesia Panama 2008 St. Nazaire 294 2550 3013 Baltique, Norvège MSC Splendida Panama 2009 St. Nazaire 333 3274 3882 Gênes/Méditerranée MSC Preziosa – 2013 St. Nazaire – 3500 – En construction TUI CRUISES Allemagne Navire Pavillon Année Constructeur Long. mètres Capacité double occupation Capacité maximum approx. Principale affectation été 2012 X – 2014 STX Finland 295 2500 – En commande III – Les catastrophes d’abord, la réglementation ensuite Le 14 avril 1912, lors de son voyage inaugural vers New York, le Titanic, finalement déclaré insubmersible par les autorités compétentes du Royaume-Uni heurte un iceberg et coule dans la nuit entraînant la disparition de passagers et membres d’équipage. A cette époque où le transport maritime est essentiellement mobilisé par les migrants anonymes, les accidents de routine causent 700 à 800 morts par an pour les seuls navires battant pavillon anglais. Le naufrage du Titanic, très people » et baignant dans le lyrisme, décide les gouvernements à agir. En janvier 1914, 13 pays dont la France se réunissent à Londres sur l’invitation du gouvernement anglais et adoptent la première Convention pour la sauvegarde de la vie humaine en mer, SOLAS Convention for the Safety of Life at Sea. Mais la première guerre mondiale éclate et cette première version de SOLAS n’entre pas en vigueur même si plusieurs pays intègrent quelques unes de ses dispositions dans leur législation nationale. En 1929, une seconde conférence se réunit à Londres en présence de 18 pays. Une nouvelle version de la convention SOLAS est adoptée et elle entre en vigueur en 1933. Elle comprend des règles relatives au compartimentage étanche des navires et spécifie que les embarcations de sauvetage et engins flottants doivent être promptement disponibles en cas d’urgence et être adéquats ». Il doit être possible d’embarquer les passagers dans les embarcations rapidement et en bon ordre ». En 1948, les développements techniques rapides dans le domaine de la radiocommunication mais aussi les catastrophes successives comme celle du Morro Castle incendie, 137 morts en 1934, appellent une troisième version de SOLAS. Ce nouveau texte entre dans les détails notamment en ce qui concerne la stabilité et le maintien des fonctions essentielles du navire en cas d’urgence. L’Organisation Maritime Consultative Inter-gouvernementale -OMCI- qui deviendra l’OMI est créée sous les auspices de l’Organisation des Nations Unies la même année et devient l’organe permanent compétent pour encadrer le transport maritime. L’OMI organise sa première conférence SOLAS douze ans plus tard, en 1960, et 55 pays y participent. Une quatrième version de la Convention est adoptée. De nouvelles prescriptions relatives aux installations radioélectriques et aux engins de sauvetage sont notamment imposées. En 1974, les règles internes de l’OMI et le nombre croissant des Etats-membres ralentissent l’entrée en vigueur des nouvelles prescriptions de SOLAS, et les innovations réglementaires, c’est bien joli, mais ça coûte cher quand il faut les appliquer. Cependant, avec la participation de 71 pays une nouvelle Convention est adoptée avec des délais plus rapides d’application des amendements. Cette version de SOLAS est celle qui est en vigueur aujourd’hui et elle est régulièrement modifiée, toujours au gré des catastrophes, courant après l’évolution du marché et les déficiences des navires. Ainsi, la répétition des accidents causés par le feu sur les navires à passagers comme celui du Yarmouth Castle 1965, 90 morts suscite des amendements pour prévenir les incendies cloisonnement thermique, utilisation restreinte de matériaux combustibles, dispositifs de détection, moyens de lutte…. C’est à cette époque que l’emploi de l’amiante sur les navires est encouragé. En 1983, le chapitre dédié aux engins et dispositifs de sauvetage est remanié en vue de renforcer leur disponibilité, les conditions de sécurité d’abandon du navire, la survie, le repérage et le repêchage des survivants. En 1988, le naufrage de l’Herald of Free Enterprise 1987, 193 morts induit des amendements spécifiques aux navires transbordeurs de passagers et de véhicules plus connus sous l’appellation car ferry et accélère également l’adoption de dispositions visant à améliorer encore la stabilité de tous les navires à passagers après avarie. En avril 1992, suite à l’incendie du Scandinavian Star 158 morts en 1990 les dispositifs de prévention et de lutte contre les incendies sont renforcés et les navires à passagers doivent être notamment équipés de systèmes de détection de fumée, d’alarme, de dispositifs d’extinction dans les locaux d’habitation et de service, les escaliers et les coursives et d’un éclairage d’urgence. L’introduction de ces nouvelles mesures se fait progressivement jusqu’en 2000. Tous les navires à passagers existants sont concernés alors que dans le passé les nouvelles règles SOLAS ne s’appliquaient généralement qu’aux navires neufs. En 1994, SOLAS intègre un nouveau chapitre afin de rendre obligatoire le Code international de gestion de la sécurité Code ISM – International Safety Management qui exige des procédures d’intervention pour faire face aux situations d’urgence à bord, et l’implication à terre d’une cellule d’urgence co-responsable de la gestion de crise. En 1996, les dispositions relatives au risque incendie sur les navires à passagers sont une nouvelle fois modifiées. Depuis leur révision en 1992, les incendies sur l’Achille Lauro 1994, 2 morts et 8 blessés et du Regent Star 1995, 2 blessés servent de piqûre de rappel. Le recueil international de règles relatives aux engins de sauvetage recueil LSA Life Saving Appliances est alors créé. Les caractéristiques techniques des engins de sauvetage, bouées, brassières, combinaisons d’immersion, fusées de détresse et fumigènes y sont regroupées. Par exemple, tout radeau de sauvetage doit être construit de façon à pouvoir résister aux intempéries pendant 30 jours à flot quel que soit l’état de la mer, son intérieur doit être d’une couleur qui ne gêne pas les occupants et il doit être équipé d’un jeu d’engins de pêche. Toutes les embarcations de sauvetage doivent avoir une solidité suffisante pour pouvoir être mises à l’eau lorsque le navire en difficulté fait route à une vitesse de 5 noeuds en eau calme ; cette disposition a été introduite pour tenir compte de l’impossibilité de stopper rapidement des navires de plus en plus gros. Le recueil LSA limite à 150 personnes la capacité des embarcations de sauvetage. En 1997, après la catastrophe du transbordeur Estonia 1994, 852 morts, les navires à passagers transportant 400 personnes ou plus doivent se conformer aux prescriptions imposées initialement aux seuls navires transbordeurs en vue d’éviter un chavirement malgré l’envahissement par l’eau des compartiments principaux. En 2000, le Recueil international de règles applicables aux systèmes de protection contre l’incendie est adopté Recueil FSS – Fire Safety Systems. Des inquiétudes s’expriment à l’OMI face au gigantisme et à la démesure des navires de croisière, face aussi à la multiplication des avaries, des incidents, des départs de feux et autres anomalies constatées ; l’OMI lance un réexamen des mesures de sécurité applicables à ce type de navires. En 2004, la formation et les exercices d’urgence, l’entretien et l’inspection des engins de sauvetage sont revus. En 2005, les mesures visant à assurer la stabilité des navires à passagers sont de nouveau modifiées. En 2006, les travaux lancés en 2000 sur la sécurité des navires à passagers aboutissent à une nouvelle série d’amendements qui consacrent la stratégie du retour au port en sécurité». Le navire de croisière en lui même est considéré comme la meilleure embarcation de sauvetage ; quand bien même il serait victime d’un incendie ou d’une voie d’eau, il doit pouvoir rester opérationnel et avoir la capacité de rejoindre un port. Le mythe du paquebot insubmersible refait surface. Il vient une nouvelle fois de sombrer avec le Costa Concordia. Dans le cas d’un incendie, si le navire ne peut gagner la terre, les systèmes essentiels à la lutte contre le feu et à la faisabilité de l’évacuation doivent rester disponibles pendant 3 heures, le temps de procéder à l’évacuation de façon ordonnée. Ces dispositions sont applicables aux navires à passagers construits depuis le 1er juillet 2010 et de plus de 120 m de long. Des syndicats de navigants estiment que le commandant du navire n’a pas assez de garantie sur le comportement du navire pour décider en âme et conscience de ne pas faire procéder à l’évacuation. Lourde responsabilité. D’autres experts pensent que la stratégie du retour au port a détourné l’attention du sujet principal, à savoir les difficultés de l’évacuation des milliers de passagers et des membres d’équipage. Les amendements de 2006 précisent tout de même le nombre de brassières pour les nourrissons et l’obligation de prévoir des accessoires pour attacher les brassières sur des personnes pesant jusqu’à 140 kg. L’évacuation des personnes en surcharge pondérale dans des coursives en panique est un sujet d’inquiétude, de même que celle des personnes âgées ou à mobilité réduite et des enfants. Suite à l’accident du Star Princess cf. chapitre sur les incendies, les dispositions anti-incendie sont une nouvelle fois amendées pour imposer un dispositif fixe de détection et d’alarme sur les balcons des cabines. En 2007, le Sea Diamond heurte un rocher près de l’île de Santorin en Grèce, deux personnes disparaissent dans le naufrage. En 2010, le recueil LSA des règles relatives aux engins de sauvetage est adapté; les radeaux gonflables et rigides doivent être conçus pour des passagers d’un poids moyen de 82,5 kg et non plus 75 kg. En 2012, le Costa Concordia heurte lui aussi un rocher cette fois-ci près de l’île de Giglio 32 morts. Le secrétaire général de l’OMI déclare Nous devons sérieusement prendre en considération les leçons de cet accident et si nécessaire à la lumière des conclusions de l’enquête revoir les règles de sécurité des grands navires à passagers. En cette année du centenaire du Titanic, les risques des activités maritimes se sont une nouvelle fois rappelés à nous ». Un point sur la sécurité des navires à passagers a été ajouté à l’ordre du jour du prochain Comité Sécurité Maritime de l’OMI qui se réunira en mai prochain. Loin des médias, dans les coursives de l’OMI, l’industrie de la croisière représentée par la Cruise Lines International Association CLIA et l’International Chamber of Shipping ICS a toujours voulu éviter l’introduction de nouvelles mesures de sécurité onéreuses. Dans ce domaine, les assureurs sont de meilleurs alliés pour les futurs croisiéristes. En prévision du naufrage du Costa Fascinosa ou d’un autre Gigantic, les compagnies d’assurance vont réévaluer les risques et les primes, ce qui pourrait plus sûrement que les tergiversations de l’OMI avoir un effet limitatif sur la taille et la population des navires de croisière. Le naufrage du Costa Concordia pourrait coûter 1 milliard de dollars à ses 28 assureurs. Ajusté de l’inflation, le naufrage du Titanic n’a coûté aux assureurs que 120 millions d’euros. Règles et exceptions Les dispositions générales de SOLAS ne s’appliquent pas au transport de troupes et elles prévoient des exemptions pour les navires affrétés pour le transport de pèlerins. Les navires à passagers sont généralement soumis aux règles SOLAS et recueils associés suivant leurs années de construction. Les plus vieux sont les plus vulnérables ; par chance ce ne sont pas les plus gros. Réaliste, l’OMI a prévu le cas de la reconversion de vieux navires de charge en navires de croisière et dans ce cas la date de transformation doit être prise en compte pour déterminer les règles applicables. Par abus de langage et d’interprétation, Costa affirme à ses clients que le Costa Allegra, porte-conteneur datant de 1969, récemment victime d’un incendie de machines dans l’Océan Indien, a été construit en 1992, date de sa reconversion. De plus, des dérogations aux règles SOLAS sont accordées au cas par cas, par exemple en ce qui concerne le nombre maximum de personnes pouvant prendre place dans les embarcations de sauvetage. Le rassemblement SOLAS impose dans les 24h qui suivent l’embarquement des passagers des exercices de rassemblement et la diffusion d’instructions sur l’utilisation des gilets de sauvetage et la conduite à tenir en cas d’urgence. Aux Etats-Unis, cette procédure est généralement appliquée avant le départ du navire et l’expérience du Concordia montre que cette précaution n’est pas superflue. Les équipages doivent être formés et entraînés aux situations de crise Convention STCW on Standards of Training, Certification and Watchkeeping for Seafarers. Le niveau de formation du capitaine, des officiers et des matelots diffère considérablement de celle de la majorité de l’équipage constitué de personnel hôtelier, de femmes de ménage, de coiffeurs, de serveurs, de moniteurs, d’animateurs, de danseurs, de vendeurs de pacotilles et de croupiers sans oublier les Forces Spéciales Anti-Vomissures très sollicitées pendant les deux premiers jours de mal de mer 1. Chacun reconnaît que cette formation est insuffisante et que la maîtrise pacifique des mouvements de foule ou du comportement erratique individuel dans ces circonstances exceptionnelles où chacun veut sauver sa peau ou celle de sa famille exigent au bout du compte des années d’étude et de pratique. La massification du secteur a eu aussi des conséquences sociales et le turnover des marins de l’industrie de la croisière est très élevé, entre 25 et 35% par an. Dans ces conditions il est difficile que tout l’équipage international soit familiarisé avec les procédures de lutte incendie ou d’évacuation et impossible qu’il se connaisse et qu’il se comprenne assez bien pour réagir en cas d’alerte avec la cohésion nécessaire. La fatigue et l’impossibilité de communiquer convenablement dans une langue commune sont deux facteurs humains qui influencent négativement la réaction lors de la gestion de crise. Les gens se disent bonjour en anglais et paniquent dans leur langue. L’évacuation La Commission d’enquête accidents maritimes anglais a publié une étude en 2001 recensant plus de 100 accidents ou décès durant des exercices avec les embarcations de sauvetage. En réponse aux préoccupations fréquemment formulées, SOLAS a été amendée en 2006 afin que la présence de marins à bord de certaines embarcations ne soit plus obligatoire pendant les exercices. Des navigants rappellent pourtant que seul un entraînement en conditions réelles permet une bonne préparation. De nouvelles dispositions pour remédier aux problèmes de conception et de maintenance des dispositifs de mises à l’eau des embarcations de sauvetage sur les navires en service avant mai 2011 rentreront en vigueur en 2014. La capacité maximale de transport des embarcations de sauvetage fixée à 150 personnes n’est pas toujours respectée, par exemple par la société Royal Caribbean Cruises, gestionnaire des deux plus gros navires de croisière au monde l’Oasis of the Seas et l’Allure of the Seas. Leurs embarcations de sauvetage sont dimensionnées pour accueillir 370 personnes chacune. Les sociétés de classification et les Etats du pavillon accordent des dérogations sur la base de simulations qui ne prennent pas en compte le processus d’évacuation dans son entier et en toutes circonstances. Les premiers naufragés de ces méga embarcations de sauvetage feront le test grandeur nature mais qu’ils se rassurent, elles sont équipées de toilettes, une grande avancée dans l’histoire du sauvetage en mer. Interrogées par des consommateurs potentiels sur la faisabilité d’évacuer ou personnes d’un navire en détresse, sur les risques de mouvements de foule ou sur le nombre dérogatoire de naufragés dans les embarcations de sauvetage, Royal Caribbean Cruises et Mediterranean Shipping Company ne répondent pas et envoient les fascicules disponibles à bord ou des liens vers des vidéos rassurantes où les simulations d’évacuation se passent toujours en plein jour, par temps calme et ambiance zen. SOLAS requiert que les embarcations de sauvetage puissent être mises à l’eau dans les 30 minutes qui suivent le signal d’abandon du navire, après que le rassemblement des passagers équipés de leurs gilets de sauvetage a eu lieu. L’étude réalisée par une société de classification montre qu’après une collision ou un échouage extrêmes, l’évacuation devra être terminée dans les 10 à 15 minutes pour atteindre un niveau maximum d’efficacité. En cas d’incendie, 60 minutes sont disponibles selon la même étude. Dans la pratique c’est difficile, voire impossible dans certains cas par exemple le navire a de la gîte, il fait nuit, le quart des passagers a plus de 75 ans et il y a beaucoup d’enfants à bord. Certains officiers et experts estiment que l’évacuation des Gigantic par mer forte est simplement irréalisable et que l’industrie de la croisière sombre dans la démesure, au détriment de la sécurité des passagers et des équipages. Enfin, si dans leur malheur les naufragés ont tous la chance de prendre place dans des embarcations ou engins de sauvetage, il faut quelqu’un pour aller les chercher. Les compagnies qui proposent des croisières en zone éloignée, jusqu’en Arctique, se préoccupent peu des moyens de sauvetage extérieurs. IV – Ce qui vous attend Feu, feu, feu. L’incendie est le risque majeur à bord des navires de croisière. Entre 1998 et 2011, au moins 6 départs de feu et incendies se sont déclarés à bord des navires de croisière transportant plus de invités » et membres d’équipage. Les causes sont multiples et relèvent éventuellement de la responsabilité des équipages et des passagers. C’est souvent dans le compartiment machines que le feu prend sa source, plus spécialement dans le secteur crucial des générateurs d’électricité. A titre d’exemple, l’incendie du Carnival Ecstasy a ravagé toute la partie arrière du navire. La compagnie a dit que le départ de feu provenait de la laverie collective de l’équipage. Des travaux de soudure y étaient en cours. Les fumées et les flammes ont envahi les ponts 1, 2, 3 et 4, le pont des manœuvres au port. Des palettes de cordages en polypropylène se sont alors embrasées, redoublant la violence du sinistre. L’incendie a eu lieu en vue de Miami. La motorisation du navire s’est arrêtée. Simultanément, le commandant disait ne pas avoir besoin d’assistance extérieure. Le port de Miami a cependant dépêché des remorqueurs et des navires anti-incendie. L’extinction totale du feu et le remorquage ont duré plus de neuf heures. Soixante passagers et membres d’équipage ont été intoxiqués et hospitalisés. La version officielle selon laquelle des négligences dans le pressing de l’équipage étaient à la base de l’incendie est contredite par le témoignage d’un mécanicien. Selon lui, le feu a pris dans le compartiment machines. A la différence des Etablissements Recevant du Public comme les centres commerciaux ou à la différence des avions, il n’est pas en tout lieu interdit de fumer dans les navires de croisière accueillant des milliers de personnes. Un mégot lancé d’un pont supérieur échoue sur la terrasse d’une cabine au lieu de s’éteindre dans les eaux côtières de la Jamaïque. Le feu couve dans des transats et autres matériaux combustibles et enflamme une de ces cloisons en polycarbonate qui sépare les terrasses des invités ». L’incendie se propage sur trois ponts superposés et ravage une centaine de cabines. Des passagers tentent de s’échapper par les couloirs. Tout était noir et suffocant, on était comme dans un four, sans savoir où aller » dira plus tard une rescapée. Son mari n’a pas eu de chance. Il meurt asphyxié. Princess Cruises trouve judicieux dans son communiqué de presse d’évoquer un arrêt cardiaque. Le Carnival Splendor, après un incendie de machines a dérivé dans l’Océan Pacifique en 2010 pendant 24 heures au large du Mexique avant d’être repris par des remorqueurs et conduit à San Diego. L’aventure a duré cinq jours pour les passagers et membres d’équipage privés du confort élémentaire et de communication et ravitaillés en sandwichs par hélicoptères. Un mois après, les US Coast Guard diffusaient à l’intention de tous les professionnels – chantiers navals, sociétés de classification, assureurs, armateurs, représentants du personnel de bord, agences de voyage – une notice d’alerte révélant que le système automatique d’extinction par dioxyde de carbone n’avait pas fonctionné par la faute de malfaçons, de la corrosion, de procédures d’utilisation fallacieuses et d’un entraînement déficient du personnel affecté à la lutte anti-incendie. Cette défaillance, qui a empêché la mise en sécurité totale et définitive de la salle des machines a soulevé des inquiétudes dans le monde maritime. Le principe selon lequel le navire de croisière géant constitue en lui-même la chaloupe de sauvetage idéale » a été en cette occasion récente battu en brèche. Un autre incendie dont un Gigantic de la Royal Caribbean, un acteur majeur du marché, a été indirectement la victime démontre l’absence de coordination entre le navire et le port d’accueil et le manque unanime de considération envers les passagers et les membres d’équipage. A Gibraltar, les paquebots faisaient escale à quelques mètres d’un stockage de déchets d’hydrocarbures pompés dans les cales et les soutes des navires de commerce. Aucun architecte n’aurait eu la cruauté ou l’autorisation de construire dans ces conditions de danger encadrées par la directive européenne Seveso le moindre petit immeuble. Par contre, l’industrie de la croisière en coopération avec la Chambre de Commerce locale a eu l’heureuse idée, faute de mieux, d’introduire dans ce contexte industriel des villes flottantes de 300 mètres de long, 60 mètres de haut à la cime et habitants – plus de 150 escales par an. Fin mai 2011, alors que des travaux de soudure étaient en cours sur le toit d’une citerne d’hydrocarbures, une explosion et une boule de feu ont troublé la sérénité et la rentabilité de l’escale. Le navire a été soufflé par l’onde de l’explosion. Douze passagers ont été blessés. Il y a eu des mouvements de panique à bord. Au premier abord, les gens ont cru à un attentat. L’accident a eu lieu vers 15h30. Le départ du navire était prévu pour 16h00. Il était donc en instance de départ ; seule cette circonstance fortuite a permis à l’Independence of the Seas de se dégager rapidement. Les incendies à bord sont donc prévisibles et redoutés. Certaines causes cependant sont improbables les lampes clignotantes des gilets de sauvetage ont provoqué deux départs de feu dans une cabine passagers et dans une embarcation de sauvetage. Plus fort encore, une embarcation de sauvetage a pris feu à cause d’un court circuit du dispositif d’éclairage. Dans les trois cas, la responsabilité du fabricant chinois est suspectée. Choc, choc, choc La collision est aussi un risque majeur pour tous les navires de commerce. Mais pour les navires de croisière, il expose victimes potentielles à une obligation d’évacuation, à des fractures et d’autres traumatismes corporels, sinon à la mort. Il y a les collisions navire-navire. Le choc prémonitoire d’une grande catastrophe s’est produit vers 2h du matin en août 1999 dans le détroit de la Manche. L’événement est gravé dans la tête des experts comme l’accident qui a failli être le Big One ». A la suite d’une erreur d’attention et de navigation, le Norwegian Dream est entré en collision avec un autre géant, un autre champion de la mondialisation l’Ever Decent, un porte-conteneurs en rotation entre l’Asie et l’Europe et coupant cette nuit là le rail de la Manche pour se rendre à Zeebrugge. Les deux navires se sont heurtés de plein fouet. C’est le paquebot qui a éperonné le porte-conteneurs dans le secteur des marchandises dangereuses. Les services de secours ont mis cinq jours avant d’éteindre l’incendie. Le bulbe d’étrave du Norwegian Dream a déchiré l’Ever Decent au milieu de la cale n°3, sous la ligne de flottaison. Vingt quatre personnes, passagers et membres d’équipage ont été blessés sur le Norwegian Dream. Quand j’ai entendu le Bang, j’ai tout de suite pensé au Titanic. Tout valsait autour de nous » témoigne Arielle, 16 ans, originaire de New York. Une autre passagère originaire de Los Angeles, victime d’un tremblement de terre confirme ça nous a juste fait penser à un 7,5 sur l’échelle de Richter ». Au nécessaire jeu du What if » [que ce serait-il passé si] les experts plus de dix ans après se posent trois questions majeures – que serait-il advenu si la collision avait été inversée, l’étrave renforcée du porte-conteneurs éperonnant au niveau des ponts cabines le Norwegian Dream ? – que serait-il advenu si les deux navires, après la collision, ne s’étaient pas séparés l’un de l’autre et si l’incendie sur le porte-conteneurs s’était propagé sur le navire de croisière ? – comment dans des conditions d’urgence les résidents à bord du Norwegian Dream auraient-ils pu être évacués ? En 2007, pour la Saint Valentin, les invités ont eu la croisière abrégée. Juste avant l’embarquement, le navire est heurté par un convoi de barges sur le Mississippi. Il gîte. La compagnie procède quand même à l’embarquement. Les bars et buffets sont ouverts. L’accès aux cabines est différé. Certains des passagers s’inquiètent. Après que l’équipage a constaté une fissure de 10 mètres sur la coque et qu’en conséquence les travaux de réparation dureraient plusieurs semaines, tout le monde a été prié de redescendre. Une illustration de plus de la devise des compagnies de croisières depuis un siècle résumée par la presse américaine The show must go on, même si le bateau n’en peut plus ». Les collisions frappent aussi dans les ports. A la suite de l’accostage du Costa Europa perturbé par des vents violents dans le port de Charm el-Sheik en Egypte, trois marins d’origine indienne, du Honduras et du Brésil ont été tués dans leur cabine dans les ponts inférieurs, en pause dans des locaux aveugles où un bureaucrate normal serait réticent à installer une photocopieuse. Les autorités de tutelle italiennes ont refusé de transmettre à l’OMI le rapport d’enquête ; trois morts confidentielles. L’effet bascule passagers et membres d’équipage sont à bord du Crown Princess, tout neuf et construit en Italie. Temps calme au départ de la Floride. Destination New-York. Le navire s’est mis tout à coup et à deux reprises à gîter violemment sur tribord. Les piscines se vidangent. Des vagues de passagers, de tables, de fauteuils, de bouteilles, de sacs et d’objets personnels et décoratifs déferlent sur les cloisons de droite. Près de 300 passagers sont blessés plus ou moins gravement – fractures, coupures, plaies ouvertes. Les autorités du port de départ sont informées … par un passager à 15h50, 25 minutes après la panique. Les Coast Guard entrent en relation avec le navire vers 16h00. La compagnie informe les Coast Guard que le navire rentre par ses propres moyens à Port Canaveral d’où il est parti 2 heures avant. Les Coast Guard interdisent verbalement au navire de rentrer dans le port tant qu’ils n’auront pas procédé, par eux mêmes, à des vérifications sur la manoeuvrabilité du navire. A 18h36, le Crown Princess est à quai. L’accident, selon le rapport d’enquête, est dû à une mauvaise appropriation par le commandant et son staff du système de pilotage automatique produit par une société allemande. Plutôt que d’insister sur un manque de formation et d’apprentissage collectif, la compagnie a préféré mettre en avant la responsabilité exclusive et l’erreur humaine d’un officier en second immédiatement relevé de ses fonctions ». En 2010, un autre Gigantic en navigation en plein milieu du golfe du Mexique a dû effectuer une manœuvre d’urgence pour éviter un obstacle » qui n’avait pas été identifié par les radars et qui n’avait pas depuis la passerelle de navigation fait l’objet d’une détection visuelle. Par contre, quelques passagers disent l’avoir repéré et constaté que le navire fonçait droit dessus. Le golfe du Mexique est encombré de bouées et de repères flottants en tout genre signalant des épaves, des sites d’immersion d’explosifs ou de déchets industriels ou des futurs lieux d’ancrage de plateformes d’exploration de gaz ou de pétrole. Tous ces obstacles sont cartographiés. Au dernier moment, le Carnaval Ecstasy a viré de bord, entraînant une gîte violente sur bâbord. Une soixantaine de passagers ont été blessés. Echouages Les Gigantic s’aventurent là où ils ne doivent pas aller. Le Costa Concordia s’est éventré sur un rocher de l’île de Giglio le 13 janvier 2012. Trois jours auparavant, le MSC Poesia s’était vautré sur un récif en approche de Port Lucaya dans l’archipel des Bahamas. C’était une visite d’essai, une sorte d’avant-première destinée à valider des escales régulières sur l’île de Grand Bahamas. passagers rassemblés à l’occasion d’une croisière musicale animée par 20 DJs servaient de cobaye. A 7h00 du matin, un grand boum a réveillé tout le monde, faisant encore une fois valser verres, plats et poste de télévision et paniquer les passagers. Les tentatives de déséchouage par 4 gros remorqueurs ont fini par être couronnées de succès après 15h d’efforts, de secousses et de tremblements. L’arrivée des grands navires de croisière est un projet phare pour développer le tourisme. C’était un essai, nous espérons qu’il pourra malgré tout être concrétisé » déclarait sobrement à la suite de l’accident le président du port de Grand Bahamas. Il n’y avait pas de pilote local à bord et Mediterranean Shipping Company ne s’est pas expliqué sur les causes et les conséquences pour le navire et pour l’environnement de cet échouage. Navire de croisière ou navire hôpital Les épidémies de gastroentérites et autres contagions infectieuses sont relativement fréquentes à bord des Gigantic. Elles sont résistantes et récurrentes. Elles se propagent à des centaines de personnes dont les membres d’équipage, ce qui inévitablement réduit la capacité d’organisation et de réaction si un autre événement vient compromettre la sécurité et imposer une évacuation. Les gastroentérites se signalent par l’apparition soudaine de vomissements et/ou de diarrhées. Dans les pires cas, 80% des passagers peuvent être touchés. L alimentation, l’eau et les contacts physiques participent à la transmission de la maladie. Les épisodes sont persistants malgré la mise à disposition dans les endroits stratégiques de distributeurs de gel liquide et l’utilisation répétée de désinfectants de surface. Il peut être décidé par le service médical du navire de mettre en quarantaine des passagers malades jusqu’à 24h après la disparition des derniers symptômes. Selon des spécialistes indépendants de l’industrie de la croisière, un navire transportant des milliers de personnes est un incubateur idéal et il ne peut pas y avoir de protocole entièrement efficace pour prévenir la propagation des maladies infectieuses dans de tels environnements surpeuplés et confinés. C’est le même problème dans les camps de réfugiés. Les principales pathologies observées et déclarées sont la maladie du légionnaire, les gastroentérites transmises par des norovirus, les et les shigella flexneri 2a, la méningite, la peste porcine, le SRAS Syndrome Respiratoire Aigu Sévère et la salmonellose. La désinfection du navire n’est pas possible en mer. Elle se fait au port, les coussins et les couvertures sont incinérés ; ce que les passagers et membres d’équipage ont pu toucher, de la vaisselle aux jetons de casino, est aseptisé et un aérosol de chlore est injecté à tous les niveaux du navire. Le nettoyage approfondi dure une semaine. Il passe par la décontamination globale du système d’air conditionné. Les services médicaux des compagnies maritimes disent que les épidémies se déclarent à bord à cause de passagers contaminés avant leur embarquement. Les compagnies ne déclarent pas systématiquement ces évènements sanitaires aux autorités des ports d’escale. Elles souhaitent éviter les annulations et les lourdes charges financières dues à l’immobilisation du navire, à la mise en quarantaine des passagers, à leur transfert, à leur rapatriement et à leur remboursement. L’Espagne, l’Australie, Antigua, Sainte-Lucie et la Nouvelle-Calédonie ont interdit des escales ou le débarquement des passagers susceptibles de faciliter à bord et potentiellement dans le pays d’accueil la transmission du virus H1N1. Malgré des épisodes successifs mortels ou imposant une hospitalisation d’urgence, les personnes âgées particulièrement vulnérables ne sont pas préalablement informées et sont accueillies à bord par un avertissement en cabine résumant les précautions à prendre pour éviter autant que faire se peut de contracter les virus ; même protocole pour les enfants. L’amende susceptible d’être infligée à l’organisateur de la croisière par les autorités du port d’escale après une omission de déclaration d’épidémie n’est pas spécialement dissuasive. Le chiffre de USD est évoqué par les autorités sanitaires de Londres, Royaume-Uni. Les gastroentérites sont aussi très actives sur les navires de croisière aux Etats-Unis. Pendant le premier trimestre 2012, selon le Centers for Disease Control and Prevention, 7 épidémies de gastroentérites sur des navires de croisière en escale dans les ports américains ont été référencées. Les sources de pathologies infectieuses et dans une certaine mesure foudroyantes sont multiples l’eau fournie aux navires dans certains ports peut être contaminée, les protocoles de désinfection de l’eau sanitaire insuffisants, l’eau potable dans des circuits longs et complexes contaminée par les eaux usées. Pour le cas particulier de la légionellose, la prolifération des virus est favorisée par la stagnation de l’eau par les variations de température ambiante, par les conditions de stockage de l’eau et les variations de niveaux consécutives au roulis et au tangage des navires. Les légionnelles prospèrent aussi dans les piscines et les SPAs si l’eau est mal filtrée et les canalisations insuffisamment curées et désinfectées. Il y a deux mois, une serveuse âgée de 30 ans a été débarquée du MSC Armonia à Santos en même temps que dix autres passagers et membres d’équipage. Elle souffrait depuis quelques jours de troubles respiratoires aggravés et n’a pas, selon ses collègues, bénéficié de toute l’attention nécessaire de la part du médecin de bord. Cette jolie brésilienne est morte deux jours après son admission à l’hôpital. La cible A bord de ces villes flottantes rassemblant dans un lieu fermé des milliers de personnes venues pour l’occasion, les vols, les agressions verbales et sexuelles, l’alcoolisme et les filouteries ne sont pas par miracle suspendus en haut de la passerelle d’accès au Gigantic. Il n’y a pas de trêve à bord, ni d’ailleurs dans les ports d’escale. De plus, les Gigantic sont des cibles idéales sur le plan sociologique, symbolique, moral et numérique pour les projets terroristes. En 2010, aux Etats-Unis, une agence gouvernementale US Government Accountability Office, GAO a réclamé le renforcement des mesures générales de sécurité sur les navires de croisière et la transmission systématique préalable de toutes les identités des passagers aux services douaniers. Selon le rapport une attaque réussie sur un grand navire de croisière dans les eaux américaines ou à leur proximité aboutirait à la fermeture d’un port américain, dissuaderait les passagers potentiels et nuirait gravement à l’économie américaine » ; le GAO constate que même si les services de renseignements n’ont pas de preuves récentes sur la mise en œuvre de tels projets, il n’en demeure pas moins que ces mêmes services ont identifié des groupes capables de se lancer dans de telles initiatives. Le cas du Scandinavian Star est resté dans les annales. La responsabilité d’un pyromane danois mort des suites de l’incendie est officiellement engagée dans le rapport officiel d’enquête. Sans avoir l’ampleur des scénarios terroristes, les gestes individuels ou concertés de malveillance peuvent avoir dans n’importe quel immeuble collectif et surtout dans un lieu isolé et confiné comme un navire de croisière des conséquences dramatiques. V – Comment allez-vous polluer ? Un navire de croisière avec à son bord passagers et membres d’équipage produit en une semaine environ litres d’eaux noires provenant des toilettes, 4 millions de litres d’eaux grises provenant des douches, éviers et laveries, litres d’eaux de cale chargées d’hydrocarbures, plus de 800 litres de déchets dangereux liquides, 40 tonnes de déchets solides non dangereux et 1 à 2 tonnes de déchets solides dangereux. Les eaux usées En septembre 2005, trois membres d’équipage du Monarch of the Seas sont morts et 19 autres ont été intoxiqués par une bouffée de méthane. Ils travaillaient sur une section de tuyauterie connectée au système d’eaux usées. Imperturbable, le porte-parole de Royal Caribbean déclarait le jour même qu’il comptait bien que la croisière vers le Mexique se déroule comme prévu. Après cet accident, le Monarch of the Seas aurait rejeté en mer des tonnes de sédiments contaminés avant de procéder en cale sèche à de nouvelles opérations de maintenance. Les eaux usées ou eaux noires sont chargées d’excréments, d’urine et d’un cortège de bactéries, coliformes fécaux, germes pathogènes et virus et de résidus médicamenteux surtout quand il y a des épidémies de gastroentérites à bord. Les toilettes sont généralement connectées à des équipements de traitement. Les eaux plus ou moins épurées sont ensuite rejetées en mer. L’azote et le phosphore favorisent la prolifération de planctons et d’algues toxiques. Les contrôles sont rares sauf en Alaska USA où en 2009, 72% des navires contrôlés rejetaient des eaux non conformes aux limites autorisées, les Gigantic de Princess Cruises en tête. Depuis, la tendance est à rejeter les eaux polluées au large de la Colombie Britannique Canada mais en 2010 sous la pression de l’industrie de la croisière qui menaçait de réduire le nombre d’escales, les règles sur les rejets des eaux usées dans les eaux de l’Alaska ont été assouplies. Le business fait la loi en Alaska comme en Méditerranée. Les eaux grises proviennent majoritairement des éviers, lavabos, bains, douches, laveries et des cuisines. Elles sont généralement déversées directement en mer et rarement envoyées dans le circuit de traitement des eaux noires. Elles sont chargées de résidus de produits corporels savon, huile solaire.., de détergents mais encore de bactéries, de métaux lourds, de phtalates et de produits chlorés. Ces micropolluants chimiques et bactériologiques dégradent l’état sanitaire des organismes marins. Les eaux de cale sont une mixture d’eau, d’hydrocarbures, de lubrifiants, de dégraissant, de détergents et autres fluides s’échappant par exemple des engins de motorisation. Elles doivent être stockées avant déchargement dans une installation à terre ou bien être traitées sur le navire avant rejet en mer. L’absence ou la déficience du traitement de ce mélange complexe est la source la plus commune de pollution marine par l’industrie de la croisière. La violation habituelle des règles environnementales consiste à faire des fausses déclarations sur le registre des hydrocarbures afin de dissimuler des rejets en mer. Les parcours des Gigantic sont répétitifs et leurs rejets s’accumulent autour de leurs voies de passage habituelles. Perchloréthylène du nettoyage à sec, déchets pharmaceutiques, batteries et piles usées, peintures et aérosols forment les principaux flux de déchets dangereux à bord. En 1999, alors que les navires étaient moins Gigantic qu’aujourd’hui, Royal Caribbean Cruises estimait qu’en une semaine, sur chacun de ses navires étaient produits 850 litres de déchets de peinture, 930 kg de produits chimiques, 36 kg de déchets médicaux, 263 kg de batteries usées et 120 kg de tubes fluorescents. Le stockage de ces déchets dangereux constitue une source importante de fumées toxiques en cas d’incendie ou s’ils sont incinérés à bord. Déchets d’emballages plastiques, bouteilles, canettes, papiers, verre, cartons, résidus alimentaires, les déchets non immergeables sont stockés à bord ou incinérés. En juin 2011, une décharge sauvage a été découverte à Hawaii. Elle contenait des ordures ménagères en provenance du Pride of America. les navires de croisière produisent 25% des déchets générés par les navires de commerce alors qu’ils ne représentent qu’un pourcentage infime de la flotte mondiale. La pollution atmosphérique Les incinérateurs embarqués de déchets traitent des boues d’hydrocarbures, des boues issues du traitement des eaux noires, des médicaments périmés et des déchets solides d’emballages en plastique ou en carton et des déchets alimentaires. Un Gigantic brûle jusqu’à 2,5 tonnes par jour de boues d’hydrocarbures. A la différence des incinérateurs terrestres, il n’y a pas de normes pour les émissions des incinérateurs à bord des navires. Les cendres d’incinération sont généralement rejetées en mer. Un Gigantic de passagers émet chaque jour autant de pollution atmosphérique que voitures. Les navires de croisière d’aujourd’hui sont des circuits automobiles en même temps que des centrales thermiques. Ils brûlent du gasoil 12 t/h pour les plus gros, du gaz et du fuel lourd à haute teneur en soufre. Les compagnies américaines ont longtemps contesté devant les tribunaux et auprès des parlementaires la décision de l’Etat de Californie d’interdire l’utilisation de fuel à haute teneur en soufre à moins de 24 milles nautiques du littoral. Malgré ses efforts de lobbying, la CLIA Cruise Line International Association devra se plier le 1er août 2012 à une nouvelle réglementation imposée par l’Organisation Maritime Internationale dans le cadre des ECA Emission Control Area. En effet, dans la limite de 200 milles nautiques au large du Canada et des Etats-Unis, il sera interdit d’utiliser du fuel contenant plus de 1% de soufre. Il est notable que de telles contraintes visant à améliorer la qualité de l’air et de l’environnement marin ainsi qu’à protéger la santé des riverains ne seront pas en vigueur avant plusieurs années en Méditerranée, dans le Golfe de Gascogne, en Asie ou encore dans l’Atlantique Sud. Les dragages Pour que les Gigantic accèdent au cœur des ports pittoresques et des villes historiques sans risque d’échouage, les autorités locales en coopération avec les compagnies maritimes doivent élargir et approfondir les approches nautiques et les chenaux d’accès. Les dragages se font au détriment d’un environnement marin fertile pour les pêcheurs et propice au maintien de la biodiversité marine. Un conflit oppose à ce sujet les protecteurs de l’environnement et du patrimoine de Key West en Caroline du Sud et les promoteurs du commerce local – Key West reçoit chaque année passagers, une invasion au regard des résidents permanents. L’atteinte au paysage Voir Venise et mourir » ou Mourir plutôt que de voir un HLM dans Venise » ? Classée au patrimoine mondial de l’humanité, Venise voit débarquer dans sa lagune des Gigantic qui font de l’ombre aux palais. La Convention européenne du paysage note dans son préambule que le paysage participe de manière importante à l’intérêt général, sur les plans culturel, écologique, environnemental et social, et qu’il constitue une ressource favorable à l’activité économique, dont une protection, une gestion et un aménagement appropriés peuvent contribuer à la création d’emplois ». Mais alors que font-ils là ? Voir également sur le communiqué du 19 janvier 2012. VI- Le Titanic et les Gigantic vus par Joseph Conrad, marin et écrivain. Extraits de Quelques réflexions sur la perte du Titanic » 1912 et de Quelques aspects de l’admirable enquête sur la perte du Titanic » 1912. Les traductions françaises proviennent du livre Le naufrage du Titanic et autres écrits sur la mer » publié en janvier 2009 par Arléa. Ainsi le fameux système de fermeture situé sur le pont, et présenté comme un instrument d’une grande fiabilité, avec son harnachement de sonnettes d’alarme, de lampes de couleur et autres coquetteries, n’était-il rien d’autre, dans le cas de ce navire, qu’une panoplie de farces et attrapes techniques ». Le Titanic n’était qu’en partie cloisonné. Juste assez pour noyer de pauvres diables comme des rats dans une cave ». Mais mourir noyé prisonnier sous les ponts est une mort des plus affreuses. Il est à craindre que des hommes du Titanic soient morts de cette façon. Encompartimentés, si l’on peut dire. Songez seulement à ce que cela signifie ! Rien ne peut approcher l’horreur d’une telle fin, sauf celle d’être enterré vivant dans une cave, au fond d’une mine ou dans son caveau de famille ». Les responsables de ces gros navires n’ont été animés que par des considérations de profit – le profit qu’on peut tirer en se pliant aux exigences absurdes d’une vulgaire demande de luxe, le luxe de l’hôtellerie embarquée ». Ne vendez pas tant de billets, ô vertueux dignitaires. Après tout, les hommes et les femmes à moins qu’on les considère d’un point de vue purement commercial ne sont pas tout à fait comparables au bétail que le commerce maritime occidental avait coutume, il y a vingt ans de cela, de jeter par-dessus bord en cas d’urgence et de laisser nager en rond jusqu’à ce qu’il se noie ». N’ayons pas une vision romantique du soi-disant progrès. Une entreprise qui vend du voyage est un commerce, même si, à la manière dont parlent et se comportent ses représentants, on pourrait voir en eux des bienfaiteurs de l’humanité, mystérieusement engagés dans quelque noble et extraordinaire entreprise ». Un capitaine doit être capable de tenir son navire et toute chose à bord dans le creux de sa main. Mais cette stupide foi moderne dans le matériel et les palaces flottants l’interdit désormais. Un homme peut faire de son mieux, mais il ne peut accomplir une tâche qui, par cupidité, ou plus probablement par simple bêtise, a été conçue pour excéder ses forces ». Sources Association Française des Capitaines de Navires – AFCAN – BBC News – Centers for Disease Control and Prevention. – Copeland, Claudia. 2008. Cruise Ship Pollution Background, Laws and Regulations, and Key Issues. CRS Report for Congress. Updated February 6, 2008. Cruise Industry News – Cruise Critic – Cruise Junkie – Cruise Law News – Cruise Lines International Association – CLIA- Cruise Ship Fires and Explosions – Fortunes de Mer. Droit et Assurances Maritimes – Harper’s Magazine – International Cruise Victims Association International Maritime Organization / Organisation Maritime Internationale. Conventions SOLAS, STCW, Resolutions MSC, IMO news, Focus on IMO, International Transport Workers’ Federation ITF – Klein, Ross A. for Friends of the Earth. 2009. Getting a Grip on Cruise Ship Pollution. Nautilus UK – Le Marin – Le Soir – Lloyds List – Lozowicka 2006. Problems Associated with Evacuation from Ship in Case of an Emergency Situation. International Journal of Automation and Computing 2006 165-168. Marine Accident Investigation Branch MAIB – UK – Mediterranean Shipping Company – Mer et Marine – National Transportation Safety Board -US- Nautical Institute The – Safety At Sea UK – The Telegraph – USA Today – Coast Guard- Environmental Protection Agency. December 29, 2008. Cruise Ship Discharge Assessment Report. Varsami A, Popescu C. 2010. Safety Onboard Passenger Ships from the Crew Member’s Training Point of View. Maritime Transport & Navigation Journal, Vol 2 2010, N°2. Vanem E., Skjong R. 2006. Designing for Safety in Passenger Ships Utilizing Advanced Evacuation Analyses – A Risk Based Approach. Safety Science 44 2006 111-135. Vanem E., Skjong R. Collision and Grounding of Passenger Ships – Risk Assessment and Emergency Evacuations. DNV. Vassalos D., Jasionowski A., Guarin L., 2007. Design For Damage Survivability Of Passenger Ships. Design and Operation of Passenger Ships, London, UK. Royal Caribbean International – The Times – 1 Citées dans l’excellente nouvelle de David Foster Wallace Shipping Out, On the nearly lethal comforts of a luxury cruise » parue en 2006 dans Harpers Magazine. Rédaction Jacky Bonnemains et Charlotte Nithart. Gérard Cornier pour les chapitres I & II Documentation, photos, illustrations Christine Bossard, Jacky Bonnemains, Charlotte Nithart, Zachary Johnson, Elodie Crépeau et Nathalie Geismar Illustration originale Le naufrage du Titanic de Willy Stöwer Responsable de la publication Jacky Bonnemains Robin des Bois avril 2012 Association de protection de l’Homme et de l’environnement Depuis 1985 14, rue de l’Atlas 75019 Paris – France Tel + 33 0 1 48 04 09 36 Fax + 33 0 1 48 04 56 41 contact Imprimer cet article Pourtous les passagers âgés de 2 ans et plus, présentation d'un résultat de test RT-PCR négatif, effectué 48h avant le départ. Excursions à terre : nous vous recommandons vivement de participer aux excursions organisées par l'armateur pour descendre à terre. Les passagers débarquant de manière indépendante devront suivre scrupuleusement les Les navires de Cunard Queen Mary 2 La signature des plus belles croisières Prochains départs Cabines Ponts Vie à Bord Construit en France, aux Chantiers de l’Atlantique à St-Nazaire, Queen Mary 2 est synonyme de grandeur et magnificence. Le plus célèbre navire de la compagnie iconique Cunard, liner incontesté avec ses mythiques transatlantiques qui relient le vieux continent aux Etats-Unis, sera le vaisseau de votre plus beau voyage en mer. Bien que moderne, Queen Mary 2 garde l’empreinte du style Cunard. Matériaux haut de gamme et luxe discret vous émerveilleront par leurs beautés. Descendant d’un passé glamour et chic, Queen Mary 2 se veut tel un écrin de raffinement et d’excellence. Vivez un voyage hors-du-commun et indéniablement hors-du-temps à bord de Queen Mary 2. Une expérience unique vous attend, dans un univers où excellence est le maitre-mot êtes-vous prêts ? Prochains départs Découvrez les croisières à bord du Queen Mary 2 Cunard Line Transatlantique, de Southampton à New York 9 jours 15 septembre 2022 à partir de 1 377 € Cunard Line Transatlantique Nouvelle-Angleterre et Canada, de Southampton à New York 23 jours 15 septembre 2022 à partir de 5 130 € Cunard Line Grand Voyage Transatlantique Nouvelle-Angleterre et Canada, à partir de Southampton 30 jours 15 septembre 2022 à partir de 4 410 € Cunard Line Grand Voyage Transatlantique Nouvelle-Angleterre et Canada, de Southampton à Hambourg 32 jours 15 septembre 2022 à partir de 6 750 € Cunard Line Transatlantique Le Havre - New York 8 jours 16 septembre 2022 à partir de 2 995 € 3 350 € Cunard Line Nouvelle Angleterre et Canada - M230 8 jours 23 septembre 2022 à partir de 1 215 € Cunard Line Nouvelle Angleterre et Canada - M230A 15 jours 23 septembre 2022 à partir de 2 250 € Cunard Line Transatlantique Nouvelle-Angleterre et Canada, de New York à Southampton 22 jours 23 septembre 2022 à partir de 2 970 € Cunard Line Transatlantique Nouvelle-Angleterre et Canada, de New York à Hambourg 24 jours 23 septembre 2022 à partir de 2 690 € 3 195 € Cunard Line Nouvelle-Angleterre et Canada, de Québec à New York 8 jours 30 septembre 2022 à partir de 1 125 € Cunard Line Transatlantique Nouvelle-Angleterre et Canada, de Québec à Southampton 15 jours 30 septembre 2022 à partir de 2 250 € Cunard Line Transatlantique Nouvelle-Angleterre et Canada, de Québec à Hambourg 17 jours 30 septembre 2022 à partir de 2 100 € 2 475 € Cabines Découvrez le luxe à l'état pur Cabines Britannia Balcon À tout moment de la journée, votre luxueuse cabine Britannia Balcon vous offre un havre de paix, de confort et d'élégance. Il vous sera impossible de ne pas apprécier le confort de votre cabine Britannia Balcon et des attentions qui vous seront réservées. En savoir plus Cabines Britannia Club Balcon Avec son accès privilégié au restaurant Britannia Club, les cabines Britannia Club Balcon feront monter en gamme votre expérience de croisière. En savoir plus Cabines Britannia Extérieures En cabine extérieure Britannia, profitez de tout le confort et du raffinement qui font le succès de la Cunard lors de votre croisière. Votre cabine, de 15 m², embellit votre séjour avec ses couleurs douces et matériaux nobles. Profitez d’une vue imprenable sur l’océan qui vous entoure et laissez la lumière naturelle du soleil vous réveiller au petit matin. Détendez-vous en observant la douce houle des vagues ou bien en savourant un somptueux petit-déjeuner dans votre lit king-size. Assurément, le début d’une belle journée à bord de Queen Mary catégories de cabine KB et KC sont des cabines individuelles. En savoir plus Cabines Britannia Intérieures Débutez votre expérience Britannia dans l’une de nos somptueuses cabines intérieures de 15 m². Du confort de la literie au chocolat placé sur votre oreiller chaque soir, les cabines intérieures de Queen Mary 2 offrent assurément le meilleur des hébergements en cabine intérieure. Savourez la liberté de vous détendre, de profiter de votre espace bureau, de votre coin salon et du room-service disponible 24h sur 24. Confort et raffinement seront les maitres mots de votre cabines de catégorie HB ont une fenêtre donnant sur l'Atrium du navire. En savoir plus Suites Princess Grill Elevez-vous à un niveau d’excellence en réservant votre suite Princess Grill. Savourez une cuisine exquise, profitez d’espaces spacieux et luxueux exclusivement réservés aux passagers voyageant, comme vous, en suite Princess Grill. Profitez du restaurant Princess Grill où une table vous sera assignée ou encore prélassez-vous le temps d’un instant sur votre propre balcon privatif. Les suites Princess Grill de Queen Mary 2 offrent un confort élégant et un service personnalisé, notamment avec les services d’un Concierge, pour répondre à chacune de vos envies. A l’intérieur, votre suite donne à votre séjour des airs de voyage de rêve. Digne des plus grands palaces, votre suite Princess Grill, d’environ 35 m², vous permettra de profiter au mieux de votre expérience en mer. En savoir plus Suites Queens Grill En tant que passager d’une suite Queens Grill, vous découvrirez le summum du luxe lors de votre croisière. En savoir plus Ponts Explorez les suites et cabines du Queen Mary 2 mais également les lieux de vie des différents ponts. Pour connaître l'emplacement exact des cabines et des lieux de vie, consultez les plans des ponts du Queen Mary 2. Vie à Bord Carinthia Lounge Un salon accueillant aux couleurs bleu, crème et doré pour prendre une boisson en écoutant de la musique ou pour lire un bon livre en profitant de la vue sur l’ journée, petit-déjeuner léger, déjeuner sont servis au Carinthia Lounge de Queen Mary 2 mais également des pâtisseries dans l’après-midi. Le soir, lorsque le soleil se couche, c'est un lieu raffiné où prendre un porto ou un cocktail accompagné d’amuse-bouche. Champagne Lounge Notre élégant bar à champagne est l'endroit idéal pour déguster un délicieux champagne de compagnie Cunard est fière de proposer à ses clients une carte complète de champagnes de la maison Laurent-Perrier. Alors pourquoi ne pas prendre une coupe de champagne avant d’aller dîner ou bien commander une bouteille à partager avec quelques amis ? Churchill's Pour les aficionados, le Churchill's Cigar Lounge propose une vaste sélection de cigares fins, de cognacs rares, d'armagnac et de calvados millésimés à savourer dans des fauteuils et canapés en cuir extrêmement confortables. Commodore Club Dans la journée, ce bar, situé sur le pont 9, vous offre une vue splendide sur l’horizon. Confortablement installé dans des fauteuils en cuir blanc, vous pourrez y prendre un café ou cappuccino ou lire en toute soir, ambiance piano-bar. Venez découvrir, parmi une belle carte de boissons et d’alcools, les cocktails inspirés par les Commodores de la compagnie et revivre les voyages de la Cunard Line à travers les époques. Golden Lion Pub Retrouvez au Golden Lion, l'atmosphère d'un réel pub britannique dans lequel il est agréable de s’arrêter pour prendre un verre. Une large sélection de boissons alcoolisées ou non, bières, en canettes ou pression, est proposée dont 3 spécialement brassées pour la compagnie pourrez également y déjeuner et découvrir ou redécouvrir au menu sans supplément, des plats traditionnels comme un Fish and Chip ou un Chicken Pie, et bien plus Golden Lion est également un lieu de rencontres et d'échanges plus particulièrement lors de la retransmission en direct de grands événements sportifs, de quiz, de compétitions amicales au jeu de fléchettes. Après dîner, pourquoi ne pas interpréter l'une de vos chansons préférées lors d'un Karaoké ? A toute heure de la journée, ce lieu convivial et décontracté offre une vue sur l'océan. Queens Grills Lounge Réservé exclusivement aux clients du Queens Grill et du Princess Grill, savourez le thé de l’après-midi dans le salon intime Grills, servi par des serveurs gantés de blanc, ou dégustez des boissons et des apéritifs avant le dîner. Restaurant Britannia Malgré une grande variété de menus gourmets préparés quotidiennement, un niveau culinaire d’exception est maintenu pour chacun des mets qui vous sera présenté au restaurant principal Britannia. Restaurant Britannia Club En voyageant dans une cabine Britannia Club, vous apprécierez le cadre intimiste et élégant du restaurant Britannia Club. Ce restaurant vous offrira des moments exquis de dégustations et voyages culinaires tout au long de votre croisière. Toile de fond intimiste d’une croisière d’exception, le Britannia Club Restaurant propose, tout au long de la journée, un large choix de repas et menus à la carte. Avec chaque jour de nouvelles propositions gastronomiques, le Britannia Club Restaurant deviendra vite votre lieu favori à bord. Assurément, une très belle expérience culinaire en mer ! Restaurant Princess Grill Menus originaux, cadre intimiste, service sur-mesure, le Princess Grill Restaurant vous ouvre ses portes ! Profitez de moments mémorables à table de ce mythique restaurant qui accueille les passagers des suites Princess Grill pour le petit-déjeuner, déjeuner et dîner. Vous apprécierez le style et l’élégance de ce haut lieu du glamour en mer. Pour chaque occasion, le Princess Grill Restaurant vous accueille et vous fait vivre des instants gastronomiques exquis. Inoubliables, chacun de vos repas pris dans ce restaurant le seront assurément. Soufflé au fromage de chèvre, Tartare de thon à nageoires jaunes, Carré d'agneau de Dartmoor, Terrine au chocolat et noix de pecan le champ des possibles est sans limite au Princess Grill Restaurant ! Queens Grill Du petit-déjeuner au dîner en passant par le déjeuner, préparez-vous à vivre vos plus belles expériences culinaires, attablé au Queens Grill. Les passagers des suites Queens Grills auront leur table réservée dans ce mythique restaurant de la Cunard, à l’ambiance intimiste et sophistiquée à souhait. Cet établissement propose une variété riche de sublimes plats. Elaborés par les chefs de Queen Mary 2, ces plats sauront, à coup sûr, éveiller chez vous gourmandise et curiosité. Elégantes, contemporaines et uniques, les compositions du Queens Grill séduisent par leurs saveurs et odeurs envoûtantes. Chaque jour, un menu inédit et exquis vous attend c’est le moment de goûter au summum de la sophistication culinaire et du service haut-de-gamme au Queens Grill ! The Steakhouse at the Verandah Avec son ambiance intime et sa décoration intérieure sophistiquée, le restaurant Steackhouse at the Verandah, avec sa somptueuse terrasse, vous accueille pour vivre des moments culinaires intenses. Inspirée des plats typiques des deux côtés de l’Atlantique, la cuisine du Steakhouse at the Verandah mêle les très réputés steakhouse à la new-yorkaise au homard du Maine en passant par le crabe de l’Alaska ou le bœuf écossais. Amoureux de la bonne viande, à bord de Queen Mary 2, le Steakhouse at the Verandah deviendra vite votre lieu de restauration favori !Avec supplément Kings Court Dans l’ambiance décontractée du Kings Court, savourez petit-déjeuner ou déjeuner proposés sous forme de somptueux buffets chauds et froids alors que l’après-midi, des collations légères y sont soir, il est une alternative aux restaurants principaux avec sa formule buffet. Un espace est également spécialement aménagé afin de vous offrir un véritable rendez-vous culinaire », où vous serez servi à table et qui vous permettra de venir déguster des cuisines italiennes, asiatiques, indiennes, mexicaines, …. Quelles que soient vos préférences, vous trouverez toujours votre bonheur au Kings Court !Le soir, avec supplément pour les restaurants alternatifs à thème Piscines A bord de Queen Mary 2, quelle que soit la température ambiante, offrez-vous un plongeon rafraîchissant dans l’une des piscines, que ce soit celle du Pavillion ou celle extérieure située pont 8. Pour les petits, the Minnows sera le lieu d’amusement par excellence tandis que pour les amoureux de farniente, la piscine du Spa se présentera rapidement comme un choix est aussi large que le plaisir sera grand. Sports Les amateurs de sport se sentiront comme chez eux sur nos navires, que ce soit en participant ou en étant spectateur. Spa et Espace Bien-Être Votre croisière à bord de Queen Mary 2 a des airs de séjours bien-être tant vous aurez, à bord, un large choix d’activités relaxantes et de détente. Au programme pilates, yoga, aérobic, vélo elliptique etc. Le Canyon Ranch Spa, un lieu exclusif en mer et disponible uniquement à bord de la flotte Cunard, vous propose également une large palette de soins relaxants allant des massages, au séances maquillage, en passant par des manucures/ pédicures et soins du visage. Pour les plus sportifs, votre navire dispose même de son propre centre de fitness ouvert dès 6h00. Casino Faites vos Jeux ! L’Empire Casino vous propose une douzaine de tables de jeux, plus de 50 machines à sous et des sessions de poker numérique. Quelles que soient vos envies, vous trouverez assurément le jeu fait pour vous. Simple curieux ? venez assister à des cours gratuits pour mieux comprendre les jeux du Casino et en découvrir quelques secrets… Spectacle et Théâtre A bord de votre navire, profitez chaque soir de spectacles exclusifs en mer, de comédies musicales So British » et autres divertissements créés par la troupe Cunard, la Cunard Royal Dancers & Singers » dans le très élégant et majestueux Royal Court Theatre. Bibliothèque Découvrez de nouveaux horizons culturels pendant vos vacances et plongez-vous dans la plus grande collection de livres proposés sur un navire. Play Zone Les navires de cette compagnie sont des destinations idéales pour des vacances en famille, avec beaucoup d’activités pour le plus grand bonheur des jeunes passagers. ConneXions Center Pourquoi ne pas profiter de votre croisière pour développer vos connaissances ? Voici ce que vous propose le centre Connexions, un lieu unique en mer qui vous offrira, chaque jour, une large palette d’activités inédites et diverses comme des cours d’informatique, des conseils pour vous faciliter la vie avec vos appareils électroniques, des conférences. Dans une des salles, des ordinateurs sont mis à votre disposition pour celles et ceux qui souhaitent rester connectés avec leurs proches ou surfer sur le web… Boutiques Avis aux shopping addicts Qui a dit que votre séjour à bord de Queen Mary 2 vous empêcherait de vous adonner à votre passion ? La Cunard vous propose une large sélection de boutiques haut-de-gamme pour assouvir vos envies. Maroquinerie, prêt-à-porter, joaillerie, parfumerie ou des vêtements logotés aux couleurs de la compagnie… profitez d’articles aussi exclusifs que glamour et de boutiques où vous serez toujours reçu comme un VIP. Room Service Le service de chambre de Queen Mary 2 n’a rien d’ordinaire. Profitez de délicieux plats fraîchement préparés et livrés directement dans votre cabine tout au long de la journée. Votre steward est là pour vous apporter une collation, un cocktail, ou toute autre envie, directement dans votre espace personnel. Qu'il s'agisse d'un petit-déjeuner au lit pour les paresseux, d'un goûter gourmand l'après-midi, d'un savoureux hamburger en soirée ou même de succomber à votre péché mignon en pleine nuit. Vous n’avez qu’une chose à faire demander. Découvrez les autres navires de Cunard Queen Elizabeth Majestueux, Queen Elizabeth, sistership de Queen Victoria vous offre des croisières exceptionnelles à destination des plus beaux rivages du monde. Mythique liner de la compagnie Cunard, Queen Elizabeth est le reflet d’un passé glorieux et fascinant à souhait où la haute société se réunissait pour profiter, le temps d’un voyage, des traditions intemporelles, du savoir-faire et du service de grande qualité en gants blanc de la Cunard. En savoir plus Queen Victoria Queen Victoria ne cesse de séduire par sa magnificence et son ambiance si évocatrice des grands liners du passé. Avec à son bord une majorité d’officiers britanniques et son atmosphère aux allures glamour, Queen Victoria assure de véritables voyages hors-du-commun et indéniablement hors-du-temps. En savoir plus Queen Anne Décoouvrez le Queen Anne, la toute nouvelle reine de la compagnie Cunard. Elle rejoint les trois iconiques navires de la compagnie pour former un luxueux quatuor avec le Queen Mary 2, le Queen Victoria et le Queen son bord, vous retrouverez les espaces signature de la flotte mais également de nouvelles expériences gastronomiques et de divertissement. Le Queen Anne est une parfaite alliance entre ce qui se faisait de mieux avant et aujourd'hui pour réinventer encore une fois l'expérience même de la croisière en mer. En savoir plus Croisières Queen Mary 2 • Questions / Réponses Combien de passagers peut accueillir le Queen Mary 2 ? Le navire Queen Mary 2 peut accueillir jusqu'à 2 691 passagers à son bord. Que faire à bord du Queen Mary 2 ? Les activités à bord du Queen Mary 2 sont légion ! Outre ses nombreux bars et salons, ses magnifiques espaces de restaurations, le navire compte de nombreux loisirs et divertissements avec une piscine, des espaces dédiés aux activités sportives, un espace bien-être avec spa, et bien sûr un casino et une salle de spectacle. Comment s'habiller à bord du Queen Mary 2 ? Le code vestimentaire à bord du Queen Mary 2 est décontracté de manière générale. Les jeans mais aussi les t-shirts sont acceptés sur les ponts mais également dans les lieux de vie. Il est demandé aux passagers de s'habiller de manière plus élégante pour la soirée avec robes pour madame et veste pour monsieur. Lors des soirées plus formelles, la robe de cocktail ou un tailleur est demandée aux dames quand le port d'un costume sombre ou d'un smoking sera attendu de ces messieurs. Contactez-Nous Nos experts en évasion se tiennent à votre entière disposition pour toute 45 75 95 00du lundi au vendredi de 9h30 à 18h30 Contactez-Nous Newsletter Découvrez nos actualités exclusives et nos offres, laissez-nous vous inspirer

QueenMary 2 . Construit en France, aux Chantiers de l’Atlantique à St-Nazaire, Queen Mary 2 est synonyme de grandeur et magnificence. Le plus célèbre navire de la compagnie iconique Cunard, liner incontesté avec ses mythiques transatlantiques qui relient le vieux continent aux Etats-Unis, sera le vaisseau de votre plus beau voyage en mer.

Le500e anniversaire du Havre permettra de faire ce voyage, à bord du Queen Mary 2, en 2017. Le Queen Mary 2 partira du Havre (Seine-Maritime), le 15 septembre 2017. (Photo : ©OTAH) Par
LeQueen Mary 2 arrive au port de Saint-Nazaire, le 24 juin 2017, pour participer à la régate The Bridge à travers l'Atlantique / AFP. Personne n'avait encore jamais vu ça ! Dimanche quatre
InfoSaint-Nazaire The Bridge Le « Queen Mary 2 » se rapproche de Saint-Nazaire - La star de la Saint-Nazaire

Jour1 • New York. 0000- 0000-Jour 2 Le Queen Mary 2 a été pensé pour que ses voyageurs puissent profiter au mieux de l'expérience de la croisière. Ce paquebot monumental, mise ne service en 2004 et fabriqué dans les chantiers de l'Atlantique à Saint Nazaire, a été rénové à plusieurs reprises, dernièrement en 2015. Avec ses 17 ponts, il a

Construiten France, aux Chantiers de l’Atlantique à St-Nazaire, Queen Mary 2 est synonyme de grandeur et magnificence. Le plus célèbre navire de la compagnie iconique Cunard , liner incontesté avec ses mythiques transatlantiques qui relient le vieux continent aux Etats-Unis , sera le vaisseau de votre plus beau voyage en mer. Bien que moderne, Queen Mary 2

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