LecomitĂ© des fĂȘtes de Vaulx-Vraucourt organise, samedi et dimanche, un apĂ©ritif, une fĂȘte foraine et une soirĂ©e – dĂ©jĂ  complĂšte. Un week-end festif ponctuĂ© lundi par une procession Ă 
L'USINE FORAINE Les fĂȘtes foraines sont devenues des usines Ă  abrutir. Finie la poĂ©sie des manĂšges d'antan ! Les hauts-parleurs dĂ©bitant insanitĂ©s musicales et martĂšlements de synthĂšse ont remplacĂ© tambourins et cymbales des machines Ă  divertir "made in Disneyland" peintes comme des enseignes de discothĂšques proposent leurs tourbillons hollywoodiens aux mangeurs de gaufres blasĂ©s. Partout de la fureur et des nĂ©ons pour mieux Ă©blouir avec du forains ont des tĂȘtes de mafieux affairĂ©s et les guichetiĂšres dans leur antre minable ont des allures de maquerelles fatiguĂ©es attendant le client, pions peu aimables qui distribuent Ă  la chaĂźne tickets et mauvaise humeur. Tarifs Ă©levĂ©s pour plaisirs insignifiants. Matraquage de cervelles et saccage de tympans ces forains reconvertis dans l'exploitation des machines Ă  sensations fortes la fĂȘte est un filon, ni plus ni moins qu'une pompe Ă  fric. Acteurs d'une arnaque planifiĂ©e Ă  l'Ă©chelle industrielle, les travailleurs de ce nouveau "secteur d'Ă©conomie en pleine expansion" sont plus racoleurs qu'artistes. Plumer le pigeon des grandes villes avec des engins clignotants pilotĂ©s par ordinateurs semble ĂȘtre la raison d'ĂȘtre de ces marchands de rĂȘves frelatĂ©s. Le talent des saltimbanques a depuis longtemps fait place aux machines sophistiquĂ©es crachant dĂ©cibels numĂ©riques et feux factices. La fĂȘte foraine s'est dĂ©voyĂ©e, uniformisĂ©e, ces exploitants-investisseurs aux airs crapuleux forains sur le papier, briseurs de rĂȘves sur le terrain le vrai roi de la fĂȘte ça n'est pas le gamin qui s'Ă©merveille il est dĂ©jĂ  trop abruti et ne s'Ă©merveille plus, gavĂ© qu'il est de produits dĂ©rivĂ©s en tous genres, mais le chiffre d'affaires.+++++++Le texte sur les forains aurait dĂ» s'arrĂȘter lĂ  mais un intervenant, par ses pertinentes rĂ©actions pro-fĂȘtes foraines a prolongĂ© le sujet. Mes rĂ©ponses 1 - Bonjour François-Xavier,Je connais assez les fĂȘtes foraines pour m'y ennuyer Ă  mourir et les railler avec luciditĂ©. La cause que je dĂ©fends n'est pas celle des syndicats de forains mais des "consommateurs" intelligents et avertis. Moi j'ose dire la rĂ©alitĂ© telle qu'elle est. Les forains comme les cultivateurs ont perdu leur Ăąme. Les vrais paysans n'existent plus, les forains non plus... Faut-il aimer la musique industrielle pour ĂȘtre moderne ? Faut-il renier la musique traditionnelle pour ĂȘtre dans l'air du temps ?C'est prĂ©cisĂ©ment parce que j'ai su garder une Ăąme d'enfant que je rĂ©agis de la sorte par rapport aux fĂȘtes foraines contemporaines. Les fĂȘtes foraines actuelles ne me font pas rĂȘver. Ce ne sont pas les machines sophistiquĂ©es qui font la magie des fĂȘtes, mais ce qui est du domaine de l' nos jours les forains achĂštent des machines et les exploitent. Le mĂ©tier de forain ne se rĂ©sume plus qu'en l'installation et la dĂ©sinstallation de ces machines. Les forains ne jonglent plus avec des balles, ils gĂšrent des machines. Ils sont devenus de vulgaires gestionnaires qui n'ont pas de temps Ă  perdre Ă  exercer quelque art traditionnel... RentabilitĂ© de rigueur !Ma force, c'est la sincĂ©ritĂ©, l'honnĂȘtetĂ©, la luciditĂ©. J'ose dire ce que je vois. Mon but n'est pas de dĂ©nigrer pour dĂ©nigrer, mais de dire les choses telles qu'elles sont. Je sais que ça n'arrange pas tout le monde. PrĂ©fĂšreriez-vous que je mente pour ne pas vous dĂ©plaire ? Oui les exploitants de machines ont des airs de mafieux, de maquereaux mĂȘme. Du moins ceux que je vois habituellement dans ma ville le Mans et ailleurs. Leur abord est si peu amĂšne, si peu aimable que j'estime inutile d'aller leur parler de mes Ă©tats d'Ăąme. Je sais que la conversation s'achĂšvera en peu de mots. Ces forains-la n'ont pas de temps Ă  perdre. Ils sont trop empressĂ©s de faire tourner leur chĂšre affaire. Merci pour les enfants !RaphaĂ«l Zacharie de Izarra=======2 - François-Xavier,Vous semblez ne m'avoir pas compris. Je reproche aux forains en gĂ©nĂ©ral non Ă  vous en particulier leurs airs crapuleux, leurs mines patibulaires, leur mauvaise humeur, leurs allures de repris de justice, leurs moeurs douteuses... On dirait vraiment que ces gens flirtent avec le monde de la mafia. Nul besoin d'ĂȘtre fin psychologue pour dĂ©tecter chez la plupart de ces gens une propension au vice, Ă  la malhonnĂȘtetĂ©. Une observation de surface suffit Ă  s'en convaincre. Les forains n'ont pas la flamme pure du mĂ©tier. Ce ne sont d'ailleurs plus des artistes comme ils le furent originellement. Il leur manque l'essentiel l'amour du public. C'est l'amour de l'argent et de l'argent seul qui les pas me faire croire que les forains sont des anges de douceur Ă©pris de respect ! Les forains ne me font pas rĂȘver, bien au contraire... On ne s'y prendrait pas mieux qu'eux pour tuer le rĂȘve, se dĂ©sillusionner parfaitement sur ce monde de joie factice !Les forains me font rĂ©ellement songer Ă  des ratĂ©s, Ă  des minables reconvertis dans "l'exploitation de machines Ă  sous" je caricature volontairement pour mieux me faire comprendre faute d'Ă©ducation, de choix, voire de moralitĂ©...Franchement antipathiques, ils ont le sourire rare derriĂšre leur "vitre de parloir de prison". Avec leurs aspects de bagarreurs, leurs faces de camionneurs, leurs expressions sinistres, comment voulez-vous qu'ils passent pour d'aimables saltimbanques ? CĂŽtoyer le public c'est un mĂ©tier, il faut avoir ça dans le sang, c'est faire rĂȘver les gens avec des manĂšges il faut avoir l'amour sincĂšre du public et les forains n'ont vraiment pas l'air d'aimer leur public ! N'ayant pas du tout le sens social, ils se rattrapent sur le sens du gain crapuleux. Quand je vois la multiplication des carrĂ©s Ă  peluches oĂč le rĂŽle du forain se rĂ©sume Ă  surveiller d'un oeil de cerbĂšre ses machines et Ă  se lever de temps en temps de son siĂšge pour encaisser la monnaie, lĂ  j'ai vraiment l'impression d'avoir affaire Ă  un maquereau exploitant ses poules... Vous ĂȘtes-vous dĂ©jĂ  demandĂ© ce que le public pouvait penser de vous Ă  vous voir ainsi avec vos airs inquiĂ©tants sous les lumiĂšres crues des nĂ©ons Ă  racoler le pigeon sous des mines faussement amĂšnes ? Si je fais le rapprochement entre les forains et les proxĂ©nĂštes, les mafieux, la pĂšgre, ce n'est pas par sotte et stĂ©rile mĂ©chancetĂ©, c'est rĂ©ellement parce que bien souvent ces mondes se ressemblent vraiment Ă  travers leurs reprĂ©sentants. Je ne dis pas que TOUS les forains sont ainsi, je ne prĂ©tends pas non plus que les forains sont nĂ©cessairement des crapules en puissance, je dis qu'ils en ont presque tous les signes les fĂȘtes foraines et leur vacarme abrutissant, leurs vitrines attrape-gogos, leurs exploitants peu engageants me semblent sordides elles me font irrĂ©mĂ©diablement songer aux trottoirs mal famĂ©s de Pigalle oĂč vient s'Ă©chouer la ne suis pas contre la fĂȘte foraine, bien au contraire j'aime la fĂȘte foraine. Mais la vraie fĂȘte foraine dans la grande tradition des saltimbanques, des authentiques artistes et jongleurs et non pas ces grosses crapuleries Ă  base de machines Ă  fric tenues par des rustres n'ayant aucun sens artistique ni apparemment nulle connaissance des ressorts de la psychologie humaine qui leur permettrait de conquĂ©rir le public grĂące Ă  de rĂ©elles sĂ©ductions poĂ©tiques au lieu de ces grosses machines exploitĂ©es sans Ă©tat d' rĂȘver c'est un mĂ©tier, un sacerdoce et les forains n'ont dĂ©finitivement pas la tĂȘte de l' Zacharie de Izarra=======3 - François-Xavier,Je peux parfaitement comprendre votre rĂ©action qui est humaine il n'est jamais agrĂ©able de se faire critiquer de la sorte par un membre extĂ©rieur Ă  la n'empĂȘche pas que ce que je vois en surface des forains est prĂ©cisĂ©ment ce qu'ils me montrent allures douteuses, mauvaise humeur, mĂ©pris pour le public. Les apparences ne sont pas nĂ©cessairement paysan typique se reconnaĂźt Ă  ses allures, Ă  sa tĂȘte. Un marin-pĂȘcheur qui a bourlinguĂ© sur les ocĂ©ans a la face burinĂ© de son mĂ©tier. De mĂȘme un cadre commercial se reconnaĂźt Ă  ses maniĂšres policĂ©es, Ă  ses expressions physiques. La vertu en gĂ©nĂ©ral se lit sur les fronts. Le vice Ă©galement. Bien Ă©videmment cela n'est pas systĂ©matique et il arrive que les apparences soient trompeuses, c'est vrai. Mais en rĂšgle gĂ©nĂ©rale les apparences reflĂštent avec justesse les une fois je ne parle pas de vous en particulier, je ne vous connais pas. Je parle de ce que je connais, de ce que je vois, de ce que je sens. Devant un de ces exploitants de manĂšges citĂ©s en termes peu flatteurs termes reflĂ©tant la stricte rĂ©alitĂ©, comment voulez-vous que je rĂ©agisse ? Pourquoi voudriez-vous que j'invente, que j'extrapole, que je mente ici ? Mon but n'est pas de mĂ©dire pour mĂ©dire mais de dĂ©noncer ce qui mĂ©rite d'ĂȘtre dĂ©noncĂ©. Lorsque j'entre dans une fĂȘte foraine j'ai rĂ©ellement l'impression d'ĂȘtre pris pour un gogo, d'ĂȘtre mĂ©prisĂ© par les forains en gĂ©nĂ©ral. Quel intĂ©rĂȘt aurais-je Ă  dĂ©nigrer avec tant de virulence les forains si mon opinion n'Ă©tait pas fondĂ©e Ă  partir de faits, d'observations, de ressenti ?Un dĂ©tail trĂšs rĂ©vĂ©lateur tout de mĂȘme Ă  la diffĂ©rence des forains les marchands de gaufres, de nougats, de bonbons officiant dans les fĂȘtes foraines ne m'inspirent pas du tout les mĂȘmes sentiments dĂ©sagrĂ©ables... Leur sens vĂ©ritable de l'accueil, leur professionnalisme relationnel, leurs sourires, leur mines honnĂȘtes tranchent radicalement avec l'abord suspect des pu le noter dans toutes les fĂȘtes foraines sans exception. Cela serait un simple hasard selon vous ? D'ailleurs je ne suis pas le seul Ă  considĂ©rer les forains comme de dĂ©sagrĂ©ables opportunistes exploitant leurs semblables avec leurs manĂšges clinquants, sans aucune poĂ©sie ni rĂ©el souci d'enchanter le public... Renseignez-vous, soyez sagace et je pense que vous prendrez conscience du problĂšme. Evidemment la majoritĂ© reste silencieuse mais je suis persuadĂ© qu'elle n'en pense pas moins. En somme vous me reprochez surtout d'oser dire ce que je ressens vis-Ă -vis des forains et de leurs "exploitations commerciales". Mais si les forains Ă©taient plus sensibles aux attentes vĂ©ritables du public, s'ils avaient le vrai sens de l'accueil, s'ils avaient le sens de la fĂȘte sans arriĂšre-pensĂ©e de pigeonner le client, s'ils avaient le sens artistique au lieu de ce pragmatisme brutal, de cette trivialitĂ© tueuse de rĂȘves, je n'aurais pas tous ces prĂ©jugĂ©s sur sĂ»r il est lĂ©gitime que les forains gagnent correctement leur vie. Le problĂšme n'est pas sur les prix pratiquĂ©s ni mĂȘme sur la qualitĂ© des manĂšges bien que la chose soit discutable mais lĂ  c'est encore un autre dĂ©bat mais sur l'Ă©tat d'esprit forain. Encore une fois je regrette que mon opinion vous chagrine car vous n'ĂȘtes certainement pas comme ces forains que je dĂ©nonce, mais je ne fais que relever des choses vues, ressenties, vĂ©cues en toute bonne Zacharie de Izarra=======4 - François-Xavier,J'ai argumentĂ© en long et en large, vous n'avez rĂ©pondu que par de simples dĂ©nĂ©gations Ă  mes arguments construits. Un enfant n'aurait pas fait effet, je suis dĂ©sabusĂ© par les marchands de vent que sont les forains contemporains. Suis-je obligĂ© d'apprĂ©cier systĂ©matiquement la soupe que l'on me sert ? Dieu merci je suis encore libre de critiquer ceux qui veulent me vendre au prix fort leurs mauvaise humeur et plaisirs frelatĂ©s ! Je regrette, mais je ne me satisfais pas des artifices forains falsifiĂ©s je ne suis dĂ©finitivement pas un pigeon de texte n'est pas nausĂ©eux, il est simplement SINCERE. C'est juste que ma sincĂ©ritĂ© vous contrarie. Auriez-vous prĂ©fĂ©rĂ© que je sois hypocrite, menteur, flatteur, fabulateur ?Imaginez que je fisse l'Ă©loge de la fĂȘte foraine... Totalement partial, je suis persuadĂ© que vous auriez encensĂ© ce texte. Ce qui prouve bien que l'on ne peut ĂȘtre Ă  la fois juge et partie, Ă  moins bien entendu d'ĂȘtre intellectuellement trĂšs honnĂȘte. Ce dĂ©bat avec vous est nĂ©cessairement nul puisque vous dĂ©fendez vos intĂ©rĂȘts sans argumenter, juste pour dĂ©fendre votre mĂ©tier. La dĂ©marche est certes comprĂ©hensible humainement, mais parfaitement faussĂ©e intellectuellement. Cela dit quand vous insinuez que vous n'ĂȘtes pas comme ces forains que j'ai citĂ©s, il n'y a pas de raison pour que je ne vous croie pas. Cela n'empĂȘche pas qu'en dehors de vous ces forains dĂ©criĂ©s existent, que vous fassiez semblant de l'ignorer ou que vous l'ignoriez refusez d'admettre la justesse de mes observations, Ă  savoir que chez les forains il y a des gens tels que je les ai dĂ©crits. Ne pas vouloir l'admettre est stupide et malhonnĂȘte. Un mĂ©decin qui refuserait d'admettre que dans sa corporation il y a des charlatans serait immĂ©diatement taxĂ© de mauvaise foi. Ou d'aveuglement. Ou de bĂȘtise. Quoi qu'il en soit il ne serait pas crĂ©dible. Tout le monde sait que parmi les mĂ©decins il y a des gens malhonnĂȘtes, des charlatans, des pour ne pas vous froisser vous aimeriez que je change radicalement mon discours, que je vous dise que les forains sont tous aimables, tous accueillants, qu'ils font rĂȘver le public...Comment appeler cela si ce n'est de la censure professionnelle ?D'autant que je ne vous ai jamais attaquĂ© personnellement. J'ai dit "les forains en gĂ©nĂ©ral" parmi ceux que je cĂŽtoie. Je n'ai pas mis tous les forains dans le mĂȘme Zacharie de Izarra=======5 - Je "n'attaque" personne comme vous dites, j'use simplement de ma libertĂ© d'expression et je ne vous empĂȘche pas d'en faire autant Ă  mon sujet si cela vous j'avais envie de rĂ©diger un article sincĂšre sur mes expĂ©riences des fĂȘtes foraines, ce que j'ai ne suis pas lĂ  pour mentir, inventer, fabuler mais pour encenser ou dĂ©noncer les choses de ce monde. Ou simplement les constater. Je persiste et signe mes expĂ©riences Ă  propos des fĂȘtes foraines ont toutes Ă©tĂ© Ă©difiantes et m'ont ouvert les yeux sur cet univers de fric, de faussetĂ©, de quoi perdre toutes ses illusions sur le monde prĂ©tendument idĂ©al des forains...Continuer de faire semblant de n'avoir rien vu serait irresponsable de ma part. Et trĂšs malhonnĂȘte. La mentalitĂ© foraine, du moins celle que j'ai approchĂ©e, ressemble Ă  celle de la pĂšgre. D'ailleurs je me demande s'il n'y a pas des ponts entre le "milieu" et le monde forain comme c'est le cas avec le encore permis d'exprimer ses opinions dans ce pays, et peu importe qu'elles soient justes ou fausses ?Si je me trompe, et vous avez parfaitement le droit de le penser, alors venez argumenter pour dĂ©fendre votre cause au lieu de nier sottement. Votre attitude stĂ©rile consistant Ă  nier me porterait mĂȘme Ă  croire que c'est la preuve par la non argumentation de la partie adverse de la justesse de mes vues. Il ne suffit pas d'affirmer de belles choses, de brandir un Ă©tendard d'idĂ©aliste, encore faut-il que les faits rejoignent le que j'ai inventĂ© les cerbĂšres surveillant leurs carrĂ©s Ă  peluches d'un air crapuleux, faisant la monnaie aux clients avec dans le regard une certaine malveillance comme s'il s'agissait de mĂ©prisables visiteurs Ă  plumer ? Ai-je imaginĂ© les exploitants de manĂšges aux mines sinistres distribuant des tickets avec des airs blasĂ©s propres Ă  dĂ©moraliser un rĂ©giment de joyeux collĂ©giens ? Ai-je rĂȘvĂ© ces regards peu aimables, ces visages antipathiques, ces tĂȘtes pas engageantes, enfin ces forains assimilables Ă  des repris de justice en quĂȘte de mauvais coup ? Attention je n'ai jamais dit que les forains Ă©taient de potentielles crapules, j'ai dit qu'ils me faisaient songer Ă  des crapules. C'est aussi ajoutĂ© qu'il n'Ă©tait pas impossible qu'ils les cĂŽtoient. Mais de cela je n'en ai aucune preuve, juste l'intuition, qui peut s'avĂ©rer inexacte comme toute intuition. Certes mon propos est dur, je ne le nie pas. Il est dur mais il est le reflet exact de ma pensĂ©e. AprĂšs, je peux me tromper. Mais c'est encore Ă  Zacharie de Izarra=======Mot final en forme de remerciement Ă  l'adresse de mon dĂ©tracteur nommĂ© François-Xavier qui a su me tenir tĂȘte sur le sujet des forains Soyez remerciĂ© de m'asticoter de la sorte ainsi le dĂ©bat critique me permet de dĂ©velopper mes textes, de les enrichir d'arguments nouveaux, de les approfondir. C'est aussi par la dispute fĂ©conde que naissent mes textes, vous l'aurez remarquĂ©. ======= L'affaire du faux Rimbaud documents complets 1 - APRES VERIFICATIONS ET CONFIRMATION, L'INEDIT DE RIMBAUD ETAIT BIEN UN FAUX !Portrait complet de l'imposteur premier article suspect mais assez intriguant reproduit ci-aprĂšs Ă©tait apparu sur le NET Ă  l'annonce de la dĂ©couverte d'un texte inĂ©dit de Rimbaud L'auteur d'un des coups montĂ©s les plus audacieux de ces derniĂšres dĂ©cennies s'est manifestĂ© sous le nom d'emprunt "Jean Daube Rit" presque anagramme douteux du pseudonyme adoptĂ© par le jeune Rimbaud lui-mĂȘme "Jean Baudry". De source indiscutable, l'imposture a Ă©tĂ© prouvĂ©e auprĂšs d'un certain journaliste parisien collaborant Ă  la rĂ©daction d'une cĂ©lĂšbre revue littĂ©raire et qui a prĂ©fĂ©rĂ© -on le comprend- garder l'anonymat. Le faux a Ă©tĂ© effectuĂ© grĂące Ă  la recomposition frauduleuse d'archives anciennes Ă  l'aide de vieilles feuilles vierges authentiques celles-lĂ  ajoutĂ©es Ă  la revue en question qui aurait Ă©tĂ© ensuite "retrouvĂ©e" chez un bouquiniste de Charleville-MĂ©ziĂšres. Affaire Ă  suivre...PiĂ©gĂ© comme les autres, Nabe hier soir dans l'Ă©mission de TaddĂ©i sur France 3 le 19 mai 2008 a pour la premiĂšre fois lu ce faux Ă  l'adresse de millions de crĂ©dules !Cet article publiĂ© sur plusieurs sites officiels Ă©tait demeurĂ© anonyme. Puis dans un second temps le falsificateur -ou prĂ©tendu tel- s'est dĂ©voilĂ© dans les termes suivants Ă  travers un autre article, dĂ»ment signĂ© cette fois VoilĂ  je suis l'auteur de cette imposture qui est en train de prendre des proportions Ă©normes. J'en frĂ©mis d'horreur. Et d'aise. Je n'en suis pas Ă  mon coup d'essai il est vrai j'avais dĂ©jĂ  fabriquĂ© des faux documents littĂ©raires Ă  propos de Maupassant et de Hugo, pour ne parler que des plaisanteries un peu consistantes publiĂ©es sur support papier "authentique", donc... Bien entendu mes potacheries n'avaient jamais marchĂ©, du moins pas au point de dĂ©ranger les cercles officiels. Jusqu'Ă  ce que je m'essaye Ă  un "faux Rimbaud". Cette fois la supercherie a Ă©tĂ© prise au sĂ©rieux, trop. Beaucoup trop, Ă  hauteur inconsidĂ©rĂ©e de la folie furieuse des mĂ©dias souvent prompts Ă  s'emballer Ă  la moindre alarme littĂ©raire !Les seuls responsables sont les "spĂ©cialistes" crĂ©dules relayĂ©s par les journalistes pressĂ©s de vendre de l'information et non l'auteur de cette malicieuse falsification. Je ne me considĂšre pas comme un faussaire au sens judiciaire du terme mais comme un aimable gredin qui a ouvert sa cage Ă  plumes que le vent mĂ©diatique a emportĂ© plus haut que prĂ©vu. La blague sera de toute façon utile elle permettra de remettre les pendules Ă  l'heure chez les prĂ©tendus spĂ©cialistes de la partie strictement littĂ©raire la rĂ©daction du texte "Ă  la Rimbaud" fut l'Ă©tape la plus facile et la plus plaisante de l'entreprise. Un peu plus complexe -mais Ă  la portĂ©e de tout bon faussaire un peu habile- fut de confectionner un faux matĂ©riel sur vieux papier. Le faire entrer ensuite dans un circuit classique afin de lui donner la "patine onirique" nĂ©cessaire Ă  sa crĂ©dibilitĂ© grenier de particulier, bouquiniste, antiquaires Ă  travers un protocole plausible ne demande pas une grande imagination, au contraire ! DĂ©couvert par un cinĂ©aste sur les traces de Rimbaud comme le hasard fait bien les choses, n'est-ce pas ? le document fut fatalement rĂ©cupĂ©rĂ© "dans les rĂšgles de l'art". La presse n'avait plus qu'Ă  prendre le voilĂ  comment un gentil farceur se retrouve avec une mĂ©chante affaire sur les bras !RaphaĂ«l Zacharie de Escalier de la Grande Poterne72000 Le Mans FRANCETĂ©lĂ©phone 02 43 80 42 98Freebox 08 70 35 86 222 - IZARRA FAUX NOM, VRAI FAUSSAIRE ?L'auteur est un habituĂ© des coups montĂ©s littĂ©raires, il semblerait qu'avec des moyens chimiques, techniques mais surtout informatiques il soit parvenu Ă  tromper la vigilance des plus rusĂ©s ! A partir de vieilles archives vierges authentiques il aurait fabriquĂ© ce faux. Les naĂŻfs s'y seraient laissĂ© que les circonstances de cette trouvaille devraient inciter Ă  la plus extrĂȘme prudence... Comme par hasard un cinĂ©aste justement en train de faire un documentaire sur Rimbaud entre dans une bouquinerie une librairie de quelle ville donc se demandera le pĂ©quin ? Mais oui bien-sĂ»r de Charleville-MĂ©ziĂšres voyons ! et lĂ , hop ! comme par enchantement il trouve le fameux trĂ©sor littĂ©raire qu'on recherchait depuis 1945 ! Bref, un mauvais scĂ©nario de Indiana Jones qui semble passer comme une lettre Ă  la poste ! Sans parler des dĂ©tails tellement "beaux et Ă©vidents" qu'il sont invraisemblables quand y rĂ©flĂ©chit bien. Un romancier qui aurait Ă©crit cette histoire aurait Ă©tĂ© taxĂ© d'Ă©crivain sans imagination. La vĂ©ritĂ© est que, comme l'avoue avec complaisance l'auteur de cet Ă©trange message, le faux aprĂšs avoir circulĂ© un certain temps dans un circuit "traditionnel" pour accrĂ©diter son authenticitĂ© aurait finalement Ă©tĂ© dirigĂ© vers cette boutique de Charleville dans l'attente de sa "dĂ©couverte".D'ailleurs trouver un tel document lĂ  oĂč prĂ©cisĂ©ment dans l'imaginaire collectif on est censĂ© le trouver, c'est plus fort que fort ! Et c'est pour cela que c'est aussi un peu faible quand on commence Ă  se poser quelques questions... Des faux littĂ©raires ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© fabriquĂ©s, cela ne serait pas la premiĂšre fois rĂ©cemment il y eut les faux carnets d'Hitler pour ne citer qu'un cas cĂ©lĂšbre. Pour ce qui est des parties manquantes du document, les dĂ©tĂ©riorations "naturelles" ont Ă©tĂ© machiavĂ©liquement confectionnĂ©es Ă  des endroits stratĂ©giques du texte il fallait que cela fasse vrai. Mais pas trop non plus quand mĂȘme car on se doute bien que l'auteur de la farce n'aurait pas masquĂ©, mĂȘme en partie, la signature "Jean Baudry" ! C'Ă©tait la seule chose importante, la signature. Il fallait mĂȘme que ça fasse plus vrai que vrai. C'est rĂ©ussi...SignĂ© un complice impliquĂ© qui n'aura pas l'inconscience, lui, d'en dire plus sur son identitĂ©...Article attribuĂ© Ă  un anonyme complice ou plus vraisemblablement Ă  RaphaĂ«l Zacharie de Izarra lui-mĂȘme se faisant passer pour un anonyme...3 - PIEGE POUR SOTS ADMIRATEURS D'AUTEURS CONNUSCertains spĂ©cialistes et profanes ne se ridiculisent-ils pas superbement en admirant avec des airs bĂ©ats des Ă©crits signĂ©s "Jean Baudry" ?Ce canular, si c'en est un selon les sceptiques, a un but dĂ©noncer l'imposture d'une certaine littĂ©rature. Imposture orchestrĂ©e par des Ă©diteurs opportunistes aux dĂ©pens d'esprits faibles se croyant Ă©pris de belles lettres dans le dessein que l'on devine fabriquer des mythes rentables. Plus grave elle est relayĂ©e de maniĂšre insidieuse par l'Éducation Nationale Ă  travers ses manuels scolaires Ă©tatiques, sans aucune place pour la rĂ©flexion critique, et ce dans l'intention inique et faussement dĂ©mocratique de fabriquer de futurs bacheliers au rabais. Tout lecteur, averti ou non, sera influencĂ© par la signature des textes qu'on lui soumettra officiellement sous noble reliure. Une nouvelle preuve Ă©clatante avec l'affaire de l'inĂ©dit de Rimbaud ? Aux esprits sagaces de trancher. Les imbĂ©ciles qui se seront trompĂ©s, eux, mĂ©riteront le blĂąme littĂ©raire. Surtout si ce sont des simple signature -certes illustre mais une signature n'est pas une oeuvre- apparaissant au bas d'un texte mĂ©diocre pseudonyme authentifiĂ©, agréé par les cercles littĂ©raires officiels nĂ©cessairement infaillibles... suffit pour que des lettrĂ©s tombent en pĂąmoison. Avec n'importe quel texte, pourvu qu'il soit sur un support "authentique" et signĂ© d'une plume illustre, il est possible de faire passer un potache -ou pour ĂȘtre plus prĂ©cis un IZARRA- pour un ! Cette divine ponctuation ! Ha ! Quel esprit ce Baudry ! Avez-vous vu madame cette pĂ©nĂ©tration dans l'ironie ! Ho ! Le nez de Bismarck ! Oh la la ! La moustache du teuton qui sert de virgule dans cette phrase-ci, quel gĂ©nie ce Baudry, ne trouvez-vous pas ?Le test est concluant lorsque l'on signe du nom d'un bel auteur connu n'importe quel mauvais texte Ă©crit en cinq minutes, pourvu que le lectorat soit dĂ©jĂ  bien conditionnĂ© par cette imposture que je dĂ©nonce, il applaudit. A l'inverse, lorsque l'on signe avec des noms d'inconnus des textes authentiques pris dans la PlĂ©iade, ce mĂȘme lectorat raille, peu conditionnĂ© qu'il est pour s'extasier devant des Ă©crits d'auteurs non appris Ă  l'Ă©cole, donc parfaitement inconnus...Pour rĂ©sumer, prenez des textes classiques peu connus du grand public, signez-les "Marcel Dupond", soumettez-les Ă  des prĂ©tendus beaux esprits et Ă©coutez les commentaires pleins d'Ăąneries qu'ils ne manqueront pas de sortir...Dans le cas concret qui nous prĂ©occupe, parce qu'un texte classique est signĂ© du nom de votre "ennemi" Izarra pour bien nommer celui qui vous ridiculise, cela suffit pour que vous perdiez subitement tout jugement esthĂ©tique vous devenez curieusement incapables d'apprĂ©cier le texte en lui-mĂȘme...Je suis heureux de prouver une nouvelle fois de maniĂšre concrĂšte et non thĂ©orique que la sottise ambiante est Ă  nos portes. La supercherie grandira certains esprits qui auront su rester critiques et ridiculisera les autres. Il est tout de mĂȘme dĂ©cevant de constater que mes contemporains sont d'incorrigibles naĂŻfs, et en mĂȘme temps je suis trĂšs satisfait que ma thĂšse sur l'imposture de la littĂ©rature tienne Ă  ce point la le document soit un faux ou un vrai, le fait est anecdotique. Je suis lĂ  pour une affaire plus essentielle Ă©branler certaines certitudes Zacharie de Izarra4 - Ma principale utilitĂ© Ă©prouver la sagacitĂ© des prĂ©tendus beaux esprits de toutes espĂšces. Et des spĂ©cialistes de la question rimbaldienne. Je suis le trublion des Lettres, c'est de bonne guerre. Et finalement trĂšs sain. Les impostures ont toujours existĂ© dans l'histoire de la littĂ©rature et certains imposteurs furent aussi de grands auteurs plus facĂ©tieux que d'autres. Je fais Ă©ternuer messieurs les grands professeurs de littĂ©rature, enrager les sots convaincus. Rien que des choses fort salutaires !RaphaĂ«l Zacharie de Izarra5 - Je souhaite demeurer le maĂźtre du jeu le plus longtemps possible. Ce n'est pas Ă  moi de prouver l'authenticitĂ© de ce texte mais aux spĂ©cialistes de la question littĂ©raire. C'est Ă  eux d'assĂ©ner vĂ©ritĂ©s immortelles et Ă©crasantes, de rĂ©pandre affirmations lumineuses et sereines -bref de convaincre l'incrĂ©dule- et non Ă  moi d'abrĂ©ger les doutes. Mon rĂŽle consiste Ă  faire accoucher la vĂ©ritĂ© littĂ©raire aux prĂ©tendus spĂ©cialistes de Rimbaud, non Ă  servir sur un plateau le sujet cuit de leurs actuels tourments. Seul celui qui a les bonnes cartes en main aura le dernier mot. Celui-lĂ  peut se permettre toutes les licences et fantaisies. Chacune de mes provocations Ă  l'adresse de mes dĂ©tracteurs doit ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme une salutaire incitation Ă  percer le mystĂšre de ce texte par des moyens strictement artistiques, littĂ©raires, intellectuels et non vulgairement matĂ©riels. On devrait au contraire me rendre grĂąces d'inviter les admirateurs de Rimbaud Ă  la critique honnĂȘte au lieu de me condamner de la sorte !En attendant je laisse Ă  mes dĂ©tracteurs le temps de se ridiculiser dans toutes les directions. Ou de faire triompher la vĂ©ritĂ©, s'ils la Zacharie de Izarra6 - Je n'ai pas abattu toutes mes cartes. Une mystification consistante se fait nĂ©cessairement sur le long terme. Donc, pas de prĂ©cipitation ! D'ailleurs je ne sais pas encore s'il sera finalement indispensable de donner des preuves la rĂ©gĂ©nĂ©rescence des esprits corrompus par le snobisme rimbaldien se fera peut-ĂȘtre sans ce concours matĂ©riel que rĂ©clament les admirateurs et fins connaisseurs de Rimbaud... Le miracle de l'Intelligence peut fort bien s'opĂ©rer indĂ©pendamment de toute preuve tangible. Quoi qu'il en soit, ces Ă©ventuelles preuves matĂ©rielles pourront toujours ĂȘtre mises en doute car il y aura toujours des saint Thomas pour douter de l'Ă©vidence, aussi ces preuves palpables sont-elles vaines. La seule vĂ©ritable preuve -irrĂ©futable- que ce document est un vrai, ou un faux, c'est de le confronter audacieusement aux jolies sensibilitĂ©s pĂ©nĂ©trĂ©es de vĂ©ritĂ©s rimbaldiennes promptes Ă  tomber en pĂąmoison Ă  la moindre prose signĂ©e "Rimbaud".RaphaĂ«l Zacharie de Izarra7 - REPONSE A JEAN-JACQUES LEFREREMonsieur l'Ă©minent spĂ©cialiste de Rimbaud Jean-Jacques LefrĂšre me taxe d'hurluberlu dans le "Figaro LittĂ©raire". C'est de bonne guerre. Il dĂ©fend sa cause, n'est-ce pas lĂ©gitime ? J'assume totalement les volĂ©es de bois vert que l'on me destine. Je m'expose au feu, il est naturel que j'en endure les effets. En outre le qualificatif "hurluberlu" est plutĂŽt aimable. Bien entendu, pas question de m'attaquer aux personnes dans cette affaire. Le dĂ©bat doit porter sur l'objet du dĂ©lit littĂ©raire, non sur les protagonistes. Chacun a le choix de ses armes la vĂ©ritĂ© pour moi, la mauvaise foi pour les va de soi que je respecte tous mes dĂ©tracteurs, quels qu'ils soient. Avec fĂ©rocitĂ© certes je continuerai Ă  dĂ©fendre ma version, mais dans les rĂšgles strictes de la ou vaincu, dĂ©chu ou grandi, je saluerai avec la mĂȘme flamme mes chevaleresque imprĂšgnera toujours mon glaive Zacharie de Izarra8 - REPONSE AUX JOURNALISTESLes journalistes ne cessent de me rĂ©clamer des preuves palpables accrĂ©ditant la version "littĂ©rairement impopulaire" selon laquelle l'inĂ©dit de Rimbaud serait un faux. Mais quel genre de certitudes matĂ©rielles ? Les journalistes sont-ils des experts en vrais et faux documents ? Si des experts -des vrais- en analyse de feuillets on pu se laisser berner par un faux document, les pauvres journalistes y verront-ils plus clair du haut de leur courte plume ?D'ailleurs le document en question n'est plus en ma possession puisqu'il est actuellement entre les mains expertes des "experts", prĂ©cisĂ©ment...L'unique preuve concrĂšte que ce document est un faux -ou un vrai- est Ă  chercher... dans le document lui-mĂȘme !Et pas si des techniciens du papier ancien et des spĂ©cialistes de Rimbaud incompĂ©tents se font berner par ledit document et sont incapables de persuader dĂ©finitivement et les journalistes et le grand public de leur unique, exclusive, Ă©troite, obtuse vĂ©ritĂ© d'experts et d'exĂ©gĂštes, alors le doute qui nĂ©cessairement se renforce devient de plus en plus expert devrait d'un docte mot, d'un seul, parvenir Ă  imposer son incontestable vĂ©ritĂ© d'expert au profane dĂ©sarmĂ©... Sinon il est tout sauf un si les tenants de la vĂ©ritĂ© tangible sont absolument certains de l'authenticitĂ© de ce prĂ©tendu trĂ©sor rimbaldien, pourquoi cette soudaine prudence dans les mĂ©dias ? A cause certainement de la prĂ©cĂ©dente affaire des faux carnets d'Hitler...Les savants pĂ©tris de certitudes rimbaldiennes ne devraient mĂȘme pas se donner la peine de rĂ©pondre Ă  "l'hurluberlu" du Mans qui ose se dresser contre un mythe... RĂ©pondre, c'est alimenter la qu'ils se taisent !Et pendant ce temps, qu'on me laisse chanter ma version. Elle a au moins l'avantage d'Ă©largir la vue des brebis pensantes qui prĂ©fĂšrent -saine attitude- prendre le risque d'Ă©couter un son diffĂ©rent au lieu de bĂȘler sottement avec le reste du Zacharie de Izarra9 - Certaines personnes indĂ©licates m’accusent de vouloir me faire de la publicitĂ© pour mon blog, ce qui bien Ă©videmment ne me ressemble pas Ă  un esthĂšte de mon consĂ©quent dans un second temps du dĂ©bat j'ai choisi de ne plus indiquer le lien de mon blog afin d'Ă©viter de provoquer les croassements de certains volatiles...Pour en revenir au sujet, je rĂ©pĂšte que la vĂ©ritable imposture n'est pas dans le support matĂ©riel lui-mĂȘme, qui est un faux, mais dans les tĂȘtes. Je dĂ©nonce la corruption des esprits esprits visiblement affaiblis dĂšs qu'il s'agit d'admirer bĂ©atement les "merveilleux Ă©crits" de Rimbaud enclins Ă  prendre comme parole d'Ă©vangile tout baratin d'expert doctement Ă©mis. La masse bĂȘlante et profane, la pauvre, l'ignare, en est rĂ©duite Ă  chanter sous la baguette du chef-d'orchestre-grand-schtroumf-expert dĂ©tenteur de la "vĂ©ritĂ© littĂ©raire"Je rĂ©pĂšte encore que les preuves matĂ©rielles que ce faux est bien un faux se trouvent dans le document lui-mĂȘme et pas ailleurs. Or ce document n'est plus entre mes mains puisqu'il a Ă©tĂ© "lĂąchĂ©" dans le "circuit fatal" qui l’a portĂ© Ă  la outre je ne suis guĂšre pressĂ© d'apporter les preuves que l'on me demande. Ou de les nier. Je n'agis pas dans la prĂ©cipitation, ce serait bien vulgaire pour un esthĂšte de ma qualitĂ©... Je ne cours pas plus aprĂšs les mĂ©dias. J'ai tout mon temps, les arguments qu'il faut, ma vĂ©ritĂ© Ă  moi. J'abattrai mes cartes quand je le jugerai nĂ©cessaire. Je ne suis pas Ă  la botte des journalistes. Et puis surtout...Surtout ne nous prenons pas trop au sĂ©rieux dans cette serait bien triste si ces messieurs les exĂ©gĂštes ne s'amusaient pas autant que moi ! Rimbaud et tout le tintouin, les haleurs et les poches trouĂ©es, tout cela c'est bien joli mais la poĂ©sie devrait-elle donc rester purement intellectuelle, essentiellement livresque, simplement thĂ©orique ?J'offre aux exĂ©gĂštes une leçon de littĂ©rature grandeur nature, un cour vivant de sagesse rimbaldienne d'abord savoir rire des choses les plus "importantissimes", comme par exemple cette affaire mondaine et finalement assez futile Ă  propos du faux texte de et par-dessus tout je leur apprends Ă  ne pas oublier l'essentiel lĂącher le lest acadĂ©mique et avec courage, fiĂšvre, hauteur, entrer dans l'arĂšne pour vivre la poĂ©sie, la vivre. La vivre et non l'intellectualiser sans cesse et ainsi la rapetisser jusqu'Ă  la rendre ridicule, mesquine, que je leur propose finalement, c'est de vivre la grande aventure Zacharie de Izarra10 - LA SCIENCE AU SECOURS DES LETTRES !J'ai appris que le document en question devra ĂȘtre analysĂ© afin de dĂ©terminer avec certitude si c'est un faux ou au vrai...J'ai dĂ©jĂ  rĂ©pondu aux questions de mes dĂ©tracteurs Ă  maintes reprises et ma rĂ©ponse ne varie pas la preuve de ce que j'avance est au fond des Ă©prouvettes des chimistes actuellement affairĂ©s autour de la "gĂ©niale trouvaille".Tout de mĂȘme... Chercher la paternitĂ© d'un texte littĂ©raire Ă  l'aide d'un scalpel de technicien, d'un double-dĂ©cimĂštres de matheux et de gants de chirurgien, quelle tristesse ! A quelle lamentable pitrerie les exĂ©gĂštes de Rimbaud se livrent-ils ? Pour en arriver lĂ , faut-il qu'ils soient bien ignorants de la littĂ©rature !Incapables de trancher une bonne fois pour toutes grĂące Ă  leur seul jugement esthĂ©tique, ils en sont rĂ©duits Ă  recourir Ă  des analyses scientifiques pour dĂ©terminer si ce texte est d'origine rimbaldienne ou izarrienne !Rimbalesquement Zacharie de Izarra11 - LA PLUME RIMBALDIENNE CAUTION IMMUNITAIRE...Rimbaud aujourd'hui serait un vulgaire dĂ©linquant de la banlieue de Charleville-MĂ©ziĂšres, rappeur, slameur, poĂšte douĂ© et prĂ©coce il est vrai, mais encore sodomite dĂ©gĂ©nĂ©rĂ©, personnage douteux, droguĂ©, buveur, paresseux qui aurait d'abord Ă©tĂ© une petite crapule avant de devenir gros trafiquant de drogue entre la France et le Maroc... VoilĂ  ce qui me semble le mieux correspondre si on transpose avec rĂ©alisme la "lĂ©gende Rimbaud" dans notre Ă©poque. Ma vue est honnĂȘte, pleine de justesse nulle illusion romantique ne dĂ©forme mon de lustrer les semelles sales d'un versificateur certes hors du commun quant Ă  la qualitĂ© de la plume lorsqu'il ne dĂ©lire pas avec des poĂšmes "charabiatisants" mais qui pour autant ne mĂ©rite pas que l'on en fasse ce mythe nourrit d'artifices plus grotesques les uns que les peut-on admirer un trafiquant d'armes sans Ă©tat d'Ăąme qui prĂŽne les Ă©garements d'une vie dissolue, les dĂ©lices de la perdition, l'enrichissement crapuleux ?PrĂŽner les hauteurs poĂ©tiques, jouer au troubadour Ă©thĂ©rĂ©, au rĂȘveur enivrĂ© d'Ă©clairs radieux, de fulgurances idĂ©ales, voilĂ  pour la thĂ©orie chez Rimbaud. Le passage Ă  la pratique est beaucoup plus dĂ©cevant...Quelle incohĂ©rence ! Quelle noirceur d'Ăąme ! Évidemment le trafic d'armes, les sordides amours, la fuite en Afrique en quĂȘte d'histoires glauques, chez un type comme Rimbaud ça passe pour ĂȘtre d'une grande classe ! Aux yeux de ses sinistres laudateurs cela s'appelle l'aventure, cela s'appelle la noblesse, cela s'appelle le mĂ©pris pour le monde bourgeois. Quelle complaisance !Ainsi la rime justifierait le crime...Ha ! Comme c'est facile d'embellir une biographie quand on a la vue bornĂ©e par des fadaises poĂ©tiques, quand on est Ă©bloui par de flatteurs apparats !Bref, le sexe, l'argent sale, la descente progressive dans les bas-fonds de l'Ăąme, l'hypocrisie, Rimbaud n'Ă©chappe pas aux rĂšgles du genre crapuleux. Il avait vraiment tout ce qu'il faut pour que des esprits faibles d'un siĂšcle dĂ©gĂ©nĂ©rĂ© lui fabriquent une lĂ©gende Zacharie de Izarra12 - LES VERTUS PEDAGOGIQUES DU FAUX TEXTE DE RIMBAUDL'enjeu de cette affaire dĂ©passe l'anecdote de savoir si ce document est un faux ou un vrai. La vraie question est que vaut la vĂ©ritĂ© d'un docte pitre face Ă  un Izarra farceur qui fait le choix de penser plutĂŽt que de braire ?Certains qui ont des chapeaux pointus prĂ©tendent que le rĂ©chauffement climatique est dĂ» Ă  l'activitĂ© humaine, d'autres qui portent des lunettes performantes mais qui ont la vue intĂ©rieure lamentablement brĂšve assĂšnent aux masses bĂȘlantes toutes des vĂ©ritĂ©s tordues, comiques, je prĂ©tends que "Le Bateau Ivre" et "Une saison en Enfer" sont des oeuvres purement facĂ©tieuses pondues par le plaisantin de Charleville, sans doute dans le but de rire des faux esthĂštes et snobs Ă©rudits de son Ă©poque. Ce qui ne signifie pas que par ailleurs Rimbaud faisait de la bonne poĂ©sie, l'aciditĂ© de la farce ne s'opposant nullement au feu de la vĂ©ritĂ© izarrienne, qui a la suprĂȘme particularitĂ© d'ĂȘtre joyeusement fantaisiste, pleine d'une rassurante, pĂ©dagogique, libĂ©ratrice souplesse -et qui est hautement rimbaldienne dans le fond- vaut bien celle, figĂ©e, Ă©troite, austĂšre, voire franchement bĂȘte et mĂ©chante des exĂ©gĂštes s'accrochant dĂ©sespĂ©rĂ©ment, acadĂ©miquement, mesquinement Ă  leurs Zacharie de IzarraPRECISION FINALE POUR LES MAUVAISES LANGUES Enfin pour rĂ©pondre avec hauteur et concision Ă  ces vils dĂ©tracteurs m'accusant de vouloir me faire de la publicitĂ© Ă  bon compte pour mon blog, qu'ils sachent que seule la qualitĂ© de mes textes doit sĂ©duire sans l'aide d'une vulgaire publicitĂ© basĂ©e sur le scandale. Je n'ai nul besoin de faire la promotion de mon blog Ă©tant donnĂ© qu'il a toujours Ă©tĂ© trĂšs visitĂ© et ne pratique par consĂ©quent pas ce genre de racolage Zacharie de Izarra "LE MONDE" PUBLIE UN ARTICLE SUR MOI ! Paris est venu au Mans. Ce qui Ă©quivaut, en terme professionnel, Ă  un scoop. Du moins dans le cercle restreint des journalistes littĂ©raires, appelĂ©s aussi dans notre jargon mondains du livre ». Depuis lĂ -haut, c'est un Ă©vĂ©nement, une prouesse. Rappel d’une Ă©popĂ©e locale qui avait fait deux ou trois vagues dans nos salons quelques heures Ă  peine aprĂšs la rĂ©vĂ©lation au grand public d’un inĂ©dit de Rimbaud Le rĂȘve de Bismarck retrouvĂ© chez un bouquiniste de Charleville-MĂ©ziĂšres, un Ă©nergumĂšne manceau revendiqua non sans fracas la paternitĂ© du document qui serait donc
 Un faux ! Info ou intox ?A la rĂ©daction les collĂšgues ont bien ri. Il y avait de quoi, avec ma mission d’ envoyĂ© spĂ©cial en province »  La dĂ©cision rĂ©sonnait dĂ©sagrĂ©ablement comme le coup de sifflet de JĂ©richo» de l’officier de police plein d’avenir du Quai des OrfĂšvres rĂ©trogradĂ© du jour au lendemain Ă  la circulation de la Place Clichy. Et j’ai effectivement Ă©tĂ© envoyĂ© au Mans afin de tenter d’éclaircir ce mystĂšre d’arriĂšre pays. Merci le TGV. Bref, de retour avec mon papier, ils ne riaient plus du tout Ă  la rĂ©daction. PROLIFIQUERaphaĂ«l Zacharie de Izarra est un auteur prolifique aussi. Avec plein d’ simple hurluberlu en mal de notoriĂ©tĂ© comme l’affirmait, un peu Ă©nervĂ©, le plus grand spĂ©cialiste de Rimbaud Jean-Jacques LefrĂšre dans les pages du Figaro LittĂ©raire » ? Pas si sĂ»r
 DĂšs qu’on approche le phĂ©nomĂšne, les certitudes toutes faites s’éloignent. Il y a fort Ă  parier qu’au contact de ce fou follet, plus d’un routard de la presse reverrait son jugement. Un poids-plume de l’auto Ă©dition il se rĂ©pand sur Internet capable d’ébranler des maisons Izarra a du souffle, il faut lui reconnaĂźtre ce prĂ©cieux machiavĂ©lique diraient certains
 Angelot d’une dĂ©sarmante naĂŻvetĂ© pour d’autres. Prince cynique ou entitĂ© ailĂ©e, peu importe le plaisantin ne manque pas d’atouts. S’il est vrai que le diable a plus d’un tour dans son sac, les anges n’en ont pas moins de la plume. Celui qui veut dĂ©fier les exĂ©gĂštes de la littĂ©rature, pardon de la LittĂ©rature comme il le prĂ©cise, est bien outillĂ©. Ce maĂźtre du verbe joue de son art oratoire jusqu’à l’éniĂšme degrĂ©, lĂ  oĂč commencent les premiers frissons. clown Ă  particule » s’avĂšre ĂȘtre un morceau de choix pour tigres de rĂ©dactions, un cas d’école comme on en rencontre rarement dans une carriĂšre de reporter. Un pigiste averti y regarderait Ă  deux ça Ă  l’apparence de l’ersatz, de loin ça n’a l’air de rien, de Paris on croit que c’est du toc
 Et quand on vient chez lui au Mans pour une interview de prĂšs, pour de vrai, alors l’Izarra c’est de l’or en barre ! Foi de est prĂȘt. De mon cĂŽtĂ©, je fourbis mes armes. Ambiance rĂšglement de compte Ă  l’oral. L’interview commence mais c’est lui qui tient la je l’interroge au sujet de cette affaire grotesque du vrai-faux-Rimbaud » il ne se dĂ©monte pas. Ses yeux s’éclairent. Le masque de la sincĂ©ritĂ© l’habille tout de blanc. Et il a des arguments le renard ! RĂ©pondant point par point aux objections Ă©manant de ses dĂ©tracteurs, il se dĂ©fend. Avec foi, panache, consistance. De telle façon qu’à mi-parcours de l’interview il est dĂ©jĂ  permis de douter de la version officielle. Question de choix. En l’écoutant, intarissable, virtuose, charmeur, parfois excessif, toujours percutant, on se sent plus lĂ©ger, libre de balancer entre vĂ©ritĂ© mĂ©diatique et doute izarrien », qualificatif dont il abuse avec jubilation. C’est le cadeau qu’il nous fait penser par soi-mĂȘme. RaphaĂ«l Zacharie de Izarra est persuasif, il a l’art de soulever des questions que nul n’oserait arguments ? Contestables, soyons honnĂȘtes. Contestables et pourtant
 Pas tant que cela. Et c’est Ă©trange, et c’est puissant, et c’est passionnant. C’est oui ou c’est non, c’est vrai ou c’est faux. Entre les deux, une infinitĂ© de nuances. Toutes a sa place dans la polĂ©mique et il tient tĂȘte. Il a pris le rĂŽle du bouffon, qui n’est pas le plus facile. Rappelons que le pitre officiel du royaume assĂ©nait des vĂ©ritĂ©s cinglantes au roi. Izarra se paye la tĂȘte du roi et c’est bien le seul il n’y a qu’un bouffon dans tout le royaume pour user de ce droit. Les autres se taisent. Lui, il la ramĂšne. Il fabrique du faux pour mieux dĂ©noncer une autre imposture celle d’une certaine littĂ©rature » le dĂ©tail son discours ressemble un peu Ă  cette histoire de fous oĂč l’un soutient que la bouteille est Ă  moitiĂ© pleine pendant que l’autre s’évertue Ă  dĂ©montrer qu’elle est Ă  demi vide. L’un a tort, les deux ont raison et personne ne peut trancher. Ensuite c’est une question de crĂ©dibilitĂ© vestimentaire. La vĂ©ritĂ© » du porteur de cravate sera toujours un peu plus vraie » que celle de l’adepte de la chemise Ă  carreaux. Izarra ne porte ni cravate ni chemise Ă  carreaux, il arbore un front vaillant dĂ©nuĂ© d’artifice, affrontant nu les cohortes de BĂȘtise parĂ©es de flatteurs, mensongers atours ».MĂȘme pour un reporter qui a de la bouteille, il serait trop facile de prendre Ă  la lĂ©gĂšre l’édifice de papier de monsieur Izarra. Pour l’heure tout est thĂ©orie, dĂ©monstration intellectuelle, preuve par la dialectique et conviction intime. Le sieur Izarra est redoutable quand il s’agit de semer le doute. Et ça prend. A faire trembler les bases du plus orthodoxe des convaincus. Ca prend tellement bien que, sĂ©duit par le brillant discours, dĂ©jĂ  convaincu mais pas tout Ă  fait prĂȘt Ă  mettre la main au feu tout de mĂȘme, on ne demande plus qu’à c’est ce qu’il nous promet depuis le dĂ©but de cette affaire dĂ©cidĂ©ment rocambolesque
 Mais il n’est pas pressĂ© d’apporter de la matiĂšre Ă  son moulin Ă  paroles. Izarra brille tant qu’il reste dans ses hauteurs » abstraites, position stratĂ©gique bien commode dans laquelle il a tendance Ă  s’éterniser
 Sur la terre ferme son pied est plus a le temps pour lui, rĂ©pĂšte-t-il. Je n’agis pas dans la prĂ©cipitation, mon dessein est de plus grande envergure que de nourrir ces poussins de journalistes. Patience ! Au lieu de petit grain sans lendemain vous aurez la grosse pĂątĂ©e pour l’hiver» confie-t-il, un brin vrai qu’il cause bien le contradicteur et qu’on serait prĂȘt Ă  se convertir Ă  sa vĂ©ritĂ© », Ă  deux doigts du gouffre sĂ©parant l’hĂ©rĂ©sie mĂ©diatique du ciel izarrien »  A condition de donner corps au discours. Bluffant pour ceux qui l’approchent, l’écoutent, le sentent », simple zozo pour les autres qui n’ont pas eu le privilĂšge d’un tĂȘte-Ă -tĂȘte, le personnage a de quoi faire premiĂšre fois il avait mĂȘme fait trĂšs peur l’AFP lui reproche un sĂ©isme d’ampleur nationale provoquĂ© par ses simples assertions. Pas si zozo qu’il en a l’air le Zaza » !DU TEMPSRaphaĂ«l Zacharie de Izarra nous demande du temps, encore du temps pour prouver qu’il est l’auteur de cette farce. Mais oĂč est la vraie farce ? Dans le document lui-mĂȘme qui serait un authentique faux » ou dans le formidable pouvoir de persuasion d’un mythomane de premier ordre ?Sa dĂ©marche, se justifie-t-il, est une oeuvre de long terme, dense, complexe, nĂ©cessairement lente ». A la lumiĂšre de ses propos pour le moins convaincants, irritants, intrigants, presque fascinants, on lui laissera le bĂ©nĂ©fice du doute. Mais pas trop longtemps. Pas trop longtemps monsieur Izarra Ă  la rĂ©daction ils ne rient plus, mais alors plus du MondeCOMMENT J'AI FAIT LE FAUX "INEDIT DE RIMBAUD" Le rĂȘve de BismarckA propos de l'affaire de l'inĂ©dit de RIMBAUD, certains "spĂ©cialistes" pensent que je suis incapable de faire un faux sur le plan la question avec mes dĂ©tracteurs Ă©tait lĂ , sur le plan strictement technique. J'avais dĂ©jĂ  expliquĂ© ma mĂ©thode et mon mode opĂ©ratoire. Tactique, technique bien sĂ»r mais surtout stratĂ©gie. Avec ma patience, mon rĂ©seau de complices, il n'a pas Ă©tĂ© insurmontable de monter ce fameux coup au sujet de RIMBAUD. Je ne travaille pas, j'ai tout le temps pour Ă©laborer des impostures de ce genre. J'ai beaucoup de pouvoir de persuasion, un vrai sens de la psychologie, des relations dans divers domaines comme dans l'infographie et la sĂ©rigraphie, ce qui m'a Ă©tĂ© d'une aide prĂ©cieuse. J'ai Ă©galement des contacts avec des Ă©tudiants en chimie de l'UniversitĂ© du Mans qui me conseillent et m'aident les Ă©tudiants ayant le sens de la potacherie plus dĂ©veloppĂ© que leurs professeurs. Si vous saviez tout ce qu'on peut faire quand on a de l'audace...Ce que vous avez vu c'est le cĂŽtĂ© Ă©clatant de l'affaire. Mais pour qu'une imposture de cette envergure sorte, il faut s'y prendre avec mĂ©thode et ambition. Plusieurs sont tombĂ©es Ă  l'eau et cela nul ne le sait. Il n'y avait pas que RIMBAUD qui Ă©tait sur la "liste d'attente". J'ai fait des faux concernant plusieurs auteurs, sachant pertinemment que sur une quinzaine de fusĂ©es mĂ©diatiques une seule parviendrait Ă  dĂ©coller, voire deux peut-ĂȘtre. Ce qui permet de rĂ©ussir une telle imposture, c'est la multiplication des "rampes de lancements". Les autres impostures que j'ai entreprises n'ont pas Ă©tĂ© jusqu'Ă  leur terme mais peu importe le but n'Ă©tait pas que les 15 coups rĂ©ussissent, le but Ă©tait de multiplier les "mises Ă  feu" pour que l'une des 15 impostures au moins dĂ©part je ne savais pas laquelle des 15 impostures allaient aboutir, bien entendu. J'ignorais quel texte issu des huit auteurs cĂ©lĂšbres choisis j'ai lancĂ© une quinzaine de textes izarriens signĂ©s de huit auteurs cĂ©lĂšbres diffĂ©rents allait ĂȘtre "exhumĂ© de l'oubli"... Au dĂ©part je ne savais pas quels "inĂ©dits" allaient ĂȘtre "dĂ©couverts" dans un des endroits fixes ou rĂ©seaux de circulations stratĂ©giques oĂč je les avais placĂ©s bibliothĂšques, bouquinistes et mĂȘme dans un endroit que je ne peux rĂ©vĂ©ler ici. L'important Ă©tait qu'au moins un de ces textes sorte de "l'oubli".En ce qui concerne le support, j'ajoute que chez n'importe quel bon bouquiniste mĂȘme de province, pour peu que vous payiez le prix vous pouvez obtenir des feuilles vierges de diffĂ©rents formats et plus ou moins jaunies datant du XIX, voire du XVIIIĂšme siĂšcle entre 100 et 200 euros la dizaine ou vingtaine de feuilles. Chez le bouquiniste au Mans, l'Athanor, je les ai eu pour un peu plus de cent "spĂ©cialistes" du vieux document sont des Ăąnes. BernĂ©s avec une centaine d'euros !Bref, tout cela mes dĂ©tracteurs ne le savent pas et c'est ce qui fait ma force on croit impossible qu'une telle entreprise rĂ©ussisse car on pense en terme de coup unique. Comme si j'avais lancĂ© cette affaire de maniĂšre unique et ponctuelle, hasardeuse, presque irrĂ©flĂ©chie...Or le nombre "d'inĂ©dits" mis dans des circuits privĂ©s et publics est supĂ©rieur Ă  ce qu'on imagine. Et la laborieuse, minutieuse mise oeuvre de ces affaires, parfois simultanĂ©ment, parfois successivement pour finalement n'en faire triompher qu'une seule -voire deux-, n'est qu'une simple, banale affaire de temps et d'obstination. D'ailleurs on n'imagine rien de tout cela. On pense d'emblĂ©e, sans mĂȘme se poser plus de question, que celui qu'on qualifie de "prĂ©tendu faussaire" -moi donc- aurait lancĂ© sa petite pierre comme cela, de façon unique et alĂ©atoire... Et donc cela semble improbable. Sauf que quand on a le temps, la motivation, l'audace, TOUT DEVIENT POSSIBLE. Ce qui paraĂźt irrĂ©alisable est parfaitement rĂ©alisable et mĂȘme dans les faits la rĂ©alisation de ce genre de chose est souvent plus facile qu'en thĂ©orie. Je le sais par expĂ©rience personnelle...Aucun spĂ©cialiste ne croit possible une telle entreprise. Certes, mais c'est parce que ces grands Ă©rudits pleins de certitudes techniques et littĂ©raires pensent en termes JEAN TEULÉ est restĂ© prudent et Ă  mis en doute l'inĂ©dit de Zacharie de IZARRA ======= Editeur de pigeons A travers ces 28 commentaires postĂ©s sur un forum littĂ©raire j'ai abordĂ© l'Ă©pineuse question de l'Ă©dition Ă  compte d'auteur. Je rĂ©ponds Ă  JM, victime consentante de l'Ă©dition Ă  compte d'auteur, Ă  son Ă©diteur GB qui entre temps est intervenu ainsi qu'Ă  quelques Zacharie de IZARRA+++++++1 - LE PROBLÈME DE L'ÉDITION À COMPTE D'AUTEURJe vais vous dire ce que j'ai sur le coeur au sujet de JM, victime de l'arnaque de GB, un de ces nombreux Ă©diteurs qui publient des livres aux frais de leurs auteurs... Ce sont les profiteurs de la sottise humaine comme GB, "Ă©diteur" officiel de JM GB que je cherche Ă  contacter pour lui dire ce que je pense de ses bienfaisances hautement tarifĂ©es qui sont Ă  blĂąmer et non pas moi qui dĂ©nonce ce genre de crapules !Honteux !Ce sale type tire profit sans aucun scrupule de la naĂŻvetĂ© de JM pour lui faire payer l'Ă©dition de ses bluettes dignes d'un Ă©lĂšve de CE 1 !Certes JM est contente de payer pour avoir l'illusion d'ĂȘtre une poĂ©tesse, elle y trouve son compte je ne le nie pas. Est-ce une raison suffisante pour exploiter financiĂšrement sa crĂ©dulitĂ© de dinde sans dĂ©fense ?Jamais je n'oserais exploiter de la sorte l'ignorance et la faiblesse de gens comme JM pour leur soutirer de l'argent, comme le fait cet odieux personnage qu'est GB ! Les vrais ignobles, ce sont les gens comme eux !RaphaĂ«l Zacharie de IZARRA2 - JM, OUVREZ LES YEUX !Évidemment votre Ă©diteur-humaniste si aimable GB trouve "merveilleux" tous vos poĂšmes, je n'en doute pas un seul instant. Il est chaleureux avec vous, attentif... De cela j'en suis Ă©galement persuadĂ©. Pensez ! C'est tout bĂ©nĂ©fice pour lui...Son intĂ©rĂȘt est de trouver ce que vous Ă©crivez superbe. Il attend mĂȘme avec impatience votre prochaine publication normal il prend son pourcentage en bĂ©nĂ©fices. BĂ©nĂ©fices tirĂ©s non pas des ventes de vos oeuvres mais de leur "droits d'inscription" chez lui ou du moins assimilĂ©s comme GB, Ă©diteur si gentil, ne vous critiquera JM. Au contraire il sera toujours Ă  vos petits soins. Il dĂ©fendra bec et ongles vos si "jolis" poĂšmes... L'exploitation de la crĂ©dulitĂ©, c'est son fond de commerce. Le plus fort c'est qu'il parvient Ă  vous arnaquer en vous facturant vos sourires de bĂ©atitude. Il vous plume et vous ĂȘtes ravie de l'ĂȘtre ! GB est un escroc de salon. Bien vĂȘtu, toujours aimable, il berne les pigeons de votre sait pertinemment que vos oeuvres c'est de la guimauve insipide, illisible, risible. Son filon c'est l'illusion. Alors je vous rassure, GB sera toujours chaleureusement prĂ©sent pour dĂ©fendre votre cause, autrement dit SA cause le vous souhaite de demeurer sur votre petit nuage rose JM car apparemment c'est encore lĂ  que vous semblez la plus heureuse. Vous ne semblez pas avoir envie d'ouvrir les yeux sur GB alors restez dans vos doux rĂȘves, au moins vous contribuez Ă  enrichir un homme heureux. Et puis aprĂšs tout l'argent est fait pour circuler, alors continuez Ă  publier vos merveilleux poĂšmes chez GB moyennant finances !RaphaĂ«l Zacharie de IZARRA3 - LÉGAL MAIS MALHONNÊTECertes GB ne fait rien d'illĂ©gal mais ce n'est pas parce que son entreprise de promotion des pigeons est lĂ©gale que ce personnage est honnĂȘte pour vrai que chacun a le droit de se payer du vent au prix fort, mais Ă  condition d'avoir toute sa luciditĂ©. AprĂšs tout chacun est libre de se faire plumer avec son propre consentement, et avec le sourire en plus ! Mais dans le cas de JM, poĂ©tesse-guimauveuse sans dĂ©fense psychologique, c'est de la pure exploitation financiĂšre de personne fragile car JM est victime de sa propre naĂŻvetĂ©. Et GB exploite sa naĂŻvetĂ© sans aucun scrupule !JM n'a pas assez de discernement pour prendre conscience de l'arnaque morale que constitue l'entreprise de faire, c'est de la non-assistance Ă  personne vulnĂ©rable exploitĂ©e Ă©hontĂ©ment par un requin. JM doit ĂȘtre avertie de deux choses - Ses Ă©crits sont sans aucune valeur littĂ©raire et aucun Ă©diteur sĂ©rieux n'accepterait d'Ă©diter ces niaiseries - Elle est incapable de se rendre compte que GB n'est pas un vrai Ă©diteur soucieux de littĂ©rature de qualitĂ© mais un pur commerçantGB incarne la misĂšre de l'Ă©dition, le pire qui puisse se faire dans ce domaine. Il "aide" les pires Ă©crivassiers qui soient, moyennant finances chez Gallimard il y a des mises au pilon d' faire croire que ses guimauves vont se vendre, mĂȘme se lire gratuitement est lui faire un Ă©norme mensonge. Certes ses amies mĂ©mĂšres lui achĂšteront quelques ouvrages qu'elles trouveront "merveilleux".Ce ne seront que des achats affectifs primaires. Avez-vous dĂ©jĂ  vu une mĂšre critiquer le collier de nouilles que lui offre son enfant pour la FĂȘte des MĂšres ? Bien sĂ»r le collier de nouilles est une horreur et pourtant la mĂšre fait mine de s'Ă©merveiller devant cette misĂ©rable crĂ©ation de sa progĂ©niture toute engluĂ©e dans son insupportable puĂ©rilitĂ©. En ce qui concerne les oeuvres de JM, c'est dans le mĂȘme ordre d'idĂ©e quelle mĂ©mĂšre parmi ses lectrices serait assez cruelle -et assez lucide car j'imagine que le lectorat de JM est essentiellement constituĂ© de gens sĂ©niles- pour assurer que ses vers sont de la confiture de framboise Ă  dĂ©gueuler de la premiĂšre Ă  la derniĂšre gorgĂ©e ?Nul ne conçoit bien Ă©videment qu'une mĂ©mĂ© sĂ©nile vienne critiquer les Ă©crits de JM...C'est sur ce registre que joue GB le cercle privĂ© des flatteurs-nĂ©s, uniques lecteurs et uniques "critiques" des oeuvres de dĂ©monstration que je viens de faire Ă  propos de l'entreprise malhonnĂȘte de GB est d'ailleurs inutile puisque ce que je dis est Ă©vident pour le commun des pas pour JM, hĂ©las !RaphaĂ«l Zacharie de IZARRA4 - ÉDITEUR DE GOGOSGB est un escroc de l'Ă©dition, je persiste et signe. Il abuse de la faiblesse psychologique de JM pour s'enrichir Ă©hontĂ©ment. Il a certes la loi avec lui mais pas la fait partie de ces requins sans scrupule de l'Ă©dition, la honte du mĂ©tier. Je le mets au mĂȘme rang que les escrocs de la "PensĂ©e Universelle".RaphaĂ«l Zacharie de IZARRA5 - RÉPONSE À JMBien sĂ»r que votre "bienfaiteur" va trouver plein de qualitĂ©s Ă  votre naĂŻve personne et Ă  vos ineptes Ă©crits ! Il ne va pas tuer la poule aux oeuf d'or comme ça... Pas si a tout intĂ©rĂȘt Ă  ĂȘtre votre "bienfaiteur" puisqu'il prend sa part de bĂ©nĂ©fices. Vous pensez rĂ©ellement qu'il va critiquer vos Ă©crits au prix oĂč il vous vend ses "services" ?Il a tout Ă  gagner Ă  "donner leur chance" aux perdants de votre espĂšce... Son fond de commerce c'est la crĂ©dulitĂ© des imbĂ©ciles !Il est exactement comme les directeurs de casinos lui seul est sĂ»r de gagner dans cette affaire !Aucun Ă©diteur digne de ce nom de demande de l'argent Ă  un auteur, c'est une rĂšgle d'or qui vaut pour toutes les entreprises de ce genre ! Ce sont les Ă©diteurs qui devraient payer les auteurs en les remerciant et non l'inverse ! C'est une HONTE de voir que ces arnaqueurs sĂ©vissent encore de nos jours ! Ce que les gens peuvent ĂȘtre imbĂ©ciles pour se faire avoir de la sorte ! L'arnaque que pratique GB est aussi vieille que le pensez vraiment que c'est une chance de se faire Ă©diter au prix fort chez ce vendeur de vent ? Il incarne l'image mĂȘme de la calamitĂ© Ă©ditoriale ! Vous faire connaĂźtre ? Mais on se fout de votre gueule ! Vous vous faites une cĂ©lĂ©britĂ© de pauvre cloche en passant par les "services" de ce malfaiteur en col blanc !Jamais un Ă©diteur sĂ©rieux ne demandera la moindre contribution financiĂšre pour publier un auteur ! GB le sait bien et il profite du filon constituĂ© par ces cohortes d'auteurs crĂ©dules, plumes sans talent qui croient encore au PĂšre NoĂ«l et qui comme vous ne seront jamais Ă©ditĂ©s dans des maisons d'Ă©dition traditionnelles qui elles sont honnĂȘtes, pour leur proposer ses services dĂ»ment tarifĂ©s !Vous ĂȘtes la victime consentante de cet arnaqueur mais aprĂšs tout puisque vous insistez pour ĂȘtre plumĂ©e en beautĂ© cela vous regarde et c'est tant pis pour vous. Ou tant mieux, si cela vous rend plus heureuse... GB peut augmenter ses tarifs Ă  ce compte-lĂ  il est certain que les pigeons pris dans ses filets le suivront pendant encore des annĂ©es...RaphaĂ«l Zacharie de IZARRA6 - RÉPONSE À GB qui m'envoie un texte de loi traitant de l'injure et la diffamation publiqueJe n'ai pas lu votre pavĂ© indigeste mais j'en devine les iniques rigueurs la loi devrait protĂ©ger les gens honnĂȘtes comme moi, les ĂȘtres vulnĂ©rables comme JM et non les escrocs de votre genre qui abusent de la crĂ©dulitĂ© des imbĂ©ciles pour les plumer. En toute lĂ©galitĂ©, ! La loi des hommes n'est pas systĂ©matiquement calquĂ©e sur la morale et parfois la loi des hommes dĂ©fend et protĂšge les minables de votre il existe quand mĂȘme des procĂ©dures pour contrer les profiteurs et parasites qui comme vous s'enrichissent sur la faiblesse psychologique de leurs concitoyens. Vous ĂȘtes la face noire de l' devriez vous cacher de honte au lieu de faire appel Ă  la loi pour tenter de vous dĂ©fendre. JM n'a AUCUNE chance de rĂ©colter la moindre palme pour l'ensemble de son "oeuvre" et vous le savez aussi bien que moi. Lui faire miroiter de telles chimĂšres tarifĂ©es Ă  70 euros annuels est de l'abus de personne vulnĂ©rable pur et simple. Et cela est passible de poursuites judiciaires en Zacharie de IZARRA7 - RÉPONSE À GBQuand on pratique l'escroquerie Ă©ditoriale, et en plus avec l'assentiment de la loi, on doit en assumer les risques malfaiteurs de votre espĂšce doivent recevoir le salaire qui leur est dĂ» et ce, Ă  hauteur de leur je ne manquerai pas de continuer de dĂ©noncer publiquement haut et fort et nommĂ©ment vos pratiques certes parfaitement lĂ©gales mais moralement me contrefous de la loi des hommes Ă  partir du moment oĂč elle est inique. Seule la loi morale guide mes actes et inspire mes Ă©crits et c'est ce qui fait d'ailleurs ma force. Pour moi vous ĂȘtes un pornocrate de l'Ă©dition. Vous faites payer Ă  des auteurs sans talent leur imbĂ©cillitĂ© et cela est moralement Zacharie de IZARRA8 - RÉPONSE À UN DÉTRACTEURDans ce cas du site de GB l'escroquerie Ă  proprement parler n'est pas sur le plan lĂ©gal mais sur le plan sais pertinemment que cet Ă©diteur n'arnaque pas les gens au sens strictement lĂ©gal du terme puisque ceux-si savent pertinemment qu'ils payent pour ĂȘtre publiĂ©s et que nul ne les force Ă  payer leur Ă©diteur. L'arnaque est beaucoup plus subtile. Les auteurs sont certes parfaitement libres de choisir un Ă©diteur qui leur facturera ou non leurs publications...L'arnaque, insidieuse, est dans le fait que ces auteurs dĂ©nuĂ©s de talent voire parfaitement ineptes n'ont pas d'autre choix que de passer par la filiĂšre des "charognards de l'Ă©dition".ChassĂ©s des maisons d'Ă©ditions traditionnelles, ils se tournent vers... Leur sauveur. Qui au passage leur facturera ses dĂ©faut de publication officielle rĂ©munĂ©rĂ©e, ces auteurs que personne ne lira jamais se contentent de publication officieuse. A leurs est lĂ  l' ces Ă©diteurs Ă  des falsificateurs. Ils vendent de faux espoirs, du vent en jouant Ă  fond sur la dĂ©magogie. C'est moralement malhonnĂȘte, mĂȘme si sur le plan lĂ©gal ils ne franchissent pas les le cas de JM c'est carrĂ©ment Ă©coeurant. Cette personne n'a pas les moyens intellectuels de se dĂ©fendre contre un tel "Ă©diteur". N'importe quel Ă©diteur de sous-prĂ©fecture dirait Ă  JM que ses poĂšmes ne valent rien sur le plan Zacharie de IZARRA9 - JE MODÈRE MON PROPOS MAIS RESTE FERMEAprĂšs rĂ©flexion et examen des Ă©crits de certains d'entre vous, je modĂšre mon propos au sujet de n'y a certes pas arnaque au sens lĂ©gal du terme ni mĂȘme entre la personne de l'Ă©diteur et la personne de l'auteur Ă  proprement existe bel et bien cela dit elle est dans la structure de l'entreprise Ă©ditoriale consistant Ă  faire payer Ă  un auteur son prĂ©tendu mode Ă©ditorial facturĂ© Ă  l'auteur qui est complice lui aussi de cette escroquerie morale non par vĂ©nalitĂ© mais par pure bĂȘtise, par vanitĂ© ne correspond en aucun cas Ă  l'Ă©tique de la profession. Je le rĂ©pĂšte aucun Ă©diteur digne de ce nom ne facturera Ă  un auteur ses Ă©crits !L'Ă©diteur escroque l'auteur non directement de personne Ă  personne mais indirectement, par contrat implicite la victime consentante et son "sauveur", il y a la structure rassurante d'une entreprise aux apparences honorables mais intĂ©rieurement pourrie. Les termes du contrat suspect sont dĂ©finis non par GB lui-mĂȘme mais par un systĂšme vieux comme le monde l'exploitation de la vanitĂ© dont GB se sert, et c'est derriĂšre cet Ă©cran que se protĂšge l'Ă©diteur douteux...Étant donnĂ© qu'il est en effet fort possible que je me trompe sur la personne de GB, ne connaissant ni les secrets de sa pensĂ©e ni de son coeur, je vais ĂŽter son nom ainsi que le nom de son site dans mes prochains commentaires que je publierai sur souhaite empĂȘcher les gens vulnĂ©rables comme JM de se faire plumer par ce genre d'Ă©diteurs tout en prĂ©fĂ©rant demeurer Ă©quitable envers une personne que je ne connais finalement pas, il est Zacharie de IZARRA10 - RÉPONSE A UN DÉTRACTEURLes poĂšmes niaiseux de JM ne me dĂ©rangent nullement. Il m'arrive mĂȘme d'en lire un ou deux pour rire car en fait ils sont trĂšs drĂŽles. Les Ă©crits de JM sont la caricature de la poĂ©sie. Liquoreux Ă  souhait, parfaitement insipides et la dĂ©marche consistant Ă  lui faire payer ses bluettes qui m'ennuie vraiment. Cela s'appelle de l'abus de faiblesse. Lui faire croire que ses poĂšmes ont une quelconque valeur littĂ©raire et quelque chance de postĂ©ritĂ© au-delĂ  du cercle privĂ© de son auteur tient de la pure escroquerie !J'apprĂ©cie beaucoup JM, indĂ©pendamment de ses Ă©crits. Je sais que c'est une femme qui a souffert dans sa vie et je respecte la souffrance de ce genre de victimes de l'existence comme l'est JM. C'est justement parce que JM a souffert et qu'elle est vulnĂ©rable que je me scandalise de voir que des gens peu scrupuleux exploitent sa plus elle me fait rire avec ses poĂšmes invariablement "guimauveux". Et mĂȘme derriĂšre ses poĂšmes sans aucune valeur littĂ©raire, Ă  travers les thĂšmes rĂ©currents qu'elle traite je discerne sa souffrance. Il faudrait ĂȘtre parfaitement insensible pour ne pas voir sa souffrance derriĂšre les apparences comiques de ses vers de Ă©crit car pour elle c'est une thĂ©rapie. Je trouve honteux de lui facturer ses Ă©crits sans intĂ©rĂȘt autre que pour elle-mĂȘme alors qu'elle peut parfaitement les publier gratuitement sur INTERNET et ainsi ĂȘtre potentiellement lue par beaucoup plus de personnes qu'Ă  travers ses ouvrages papiers facturĂ©s par son Ă©diteur !RaphaĂ«l Zacharie de IZARRA11 - L'AVANTAGE D'ÊTRE PUBLIÉ CHEZ GB...Se faire publier chez GB est quand mĂȘme une bonne garantie pour un auteur jaloux de ses meilleure protection des oeuvres les faire publier chez la PensĂ©e Universelle ou chez l'assurance de ne jamais avoir de problĂšme de plagiat. Chez ce genre d'Ă©diteur le Copyright est auteur sĂ©rieux aurait l'idĂ©e de s'inspirer des Ă©crits parus chez la PensĂ©e Universelle ou chez GB ?Moi si j'Ă©tais un voleur de textes, je piocherais directement chez "Gallimard" ou chez "LE SEUIL"...L'idĂ©e ne me viendrait vraiment pas d'aller rĂ©cupĂ©rer des auteurs anonymes dans les poubelles de la "PensĂ©e Universelle"...RaphaĂ«l Zacharie de IZARRA12 - POUR JMLa dĂ©marche consistant Ă  faire payer Ă  un auteur ses mauvais Ă©crits est fonciĂšrement malhonnĂȘte, mĂȘme si l'auteur accepte ce principe odieux qui le dit parfois "Cocu mais content !"C'est votre cas Zacharie de IZARRA13 - QUESTIONS POUR JMCe n'est pas vous salir que de dire que vos poĂšmes sont nuls sur le plan qui vous salit, c'est celui qui vous fait croire le contraire juste pour pouvoir toucher son "salaire" indu... Ce n'est pas lui qui vous aide dans la vie, c'est vous qui l'aidez Ă  se faire du fric croyez avoir besoin de cet Ă©diteur alors que c'est lui qui a besoin non de vos poĂšmes mais de votre... avez-vous vendu d'ouvrages ? Êtes-vous rentrĂ©e dans vos frais ? VoilĂ  des questions bien embarrassantes, n'est-ce pas ?Et Ă  part moi qui critique vos "merveilleux" poĂšmes ? Certainement pas votre Ă©diteur !RaphaĂ«l Zacharie de IZARRA14 - POUR GBL'escroquerie n'est pas prĂ©cisĂ©ment personnelle mais plutĂŽt structurelle vous adoptez un systĂšme douteux pour gagner de l'argent en exploitant une faille humaine la bĂȘtise de vos ĂȘtes moralement un arnaqueur qui a la loi avec alors un profiteur de l'imbĂ©cillitĂ© de ses exploiteur de la sottise de gens sans dĂ©fense intellectuelle, profiteur de la faiblesse de certaines personnes ou arnaqueur, la justice tranchera sur le terme exact, si vous voulez bien prendre le risque de lui demander son avis sur la question...RaphaĂ«l Zacharie de IZARRA15 - POUR JMSi vous prĂ©tendez que l'argent ne vous intĂ©resse pas et que ce que vous souhaitez c'est ĂȘtre lue, pourquoi faire appel Ă  un Ă©diteur-papier qui vous fait payer un service au rĂ©sultat ultra confidentiel trĂšs peu de lecteurs alors que vous pouvez ĂȘtre lue du moins potentiellement car le lectorat adepte de niaiseries est assez limitĂ© mĂȘme sur INTERNET par des milliers de gens dans le monde francophone sans que vous dĂ©boursiez un seul centime ? Sachez tout de mĂȘme que ceux qui "apprĂ©cient" vos textes publiĂ©s gratuitement en ligne, autrement dit ceux qui lisent vos textes ne les admirent pas au point d'aller en acheter des versions papier...N'allez pas croire qu'ils seraient prĂȘts Ă  payer pour en lire davantage sur support papier. Si ces lecteurs lisent vos poĂšmes, c'est disons Ă  5 pour 100 pour leur "qualitĂ©" intrinsĂšque et Ă  95 pour 100 parce qu'ils sont accessibles mĂȘme qu'il y a des soupes aux navets que l'on avale non parce qu'elles sont spĂ©cialement savoureuses mais parce qu'elles nous sont tombĂ©es sous la cuiller Ă  moindre frais, il y a des mets littĂ©raires que l'on accepte d'ingĂ©rer non parce qu'ils sont bons mais parce qu'ils flattent notre paresse cherchez-vous ? Être lue ou vendre des livres ? Si vous souhaitez ĂȘtre lue, alors publiez sur INTERNET sans passer par l'Ă©dition papier, chĂšre, fastidieuse, lente et trĂšs peu efficace en terme de si vous cherchez Ă  vendre, c'est Ă  dire Ă  faire du profit avec vos poĂšmes, alors arrĂȘtez tout immĂ©diatement car vous courez Ă  la catastrophe Zacharie de IZARRA16 - RÉPONSE À GBComment appelez-vous la dĂ©marche consistant Ă  faire payer aux auteurs la publication de leurs Ă©crits ? Moi j'appelle cela de l'arnaque pure et simple, mĂȘme si les auteurs acceptent le principe et viennent d'eux-mĂȘmes se jeter dans la gueule du que vous pratiquez est aux antipodes de l'Ă©thique de la savez pertinemment que les auteurs Ă  qui vous faites payer la publication sur papier de leurs ouvrages ne seront ni pris au sĂ©rieux ni lus en se faisant publier chez vous Ă  part leur cercle restreint d'amis trĂšs proches, disons une quinzaine de personnes en Ă©tant optimiste.Vous ne pouvez ignorer, vous qui vous prĂ©tendez Ă©diteur, que les Ă©crits de JM sont d'une parfaite nullitĂ© et par consĂ©quent Zacharie de IZARRA17 - POUR GBJ'ajoute que si vous deviez dire la vĂ©ritĂ© Ă  tous ces auteurs qui librement font le choix de se faire publier Ă  compte d'auteur par vos soins, vous n'auriez aucun client ! Sachant au fond de vous-mĂȘme qu'aucun de ces auteurs n'amortira ses frais ou alors exceptionnellement et Ă  hauteur de quelques dizaines d'euros, guĂšre plus je suppose que vous vous gardez bien de freiner leur sotte ardeur Ă  se faire publier chez vous...En cela vous pratiquez ce qu'on appelle le mensonge professionnel. On peut d'ailleurs l'assimiler Ă  la publicitĂ© mensongĂšre. Vous encouragez, du moins ne dĂ©couragez pas les auteurs suicidaires qui frappent Ă  votre porte. C'est cela qui est condamnable, ils sont parfaitement libres de se faire Ă©diter chez vous comme ils sont libres d'aller dĂ©penser leur argent au casino ou dans le tabagisme. Sauf que dans les casinos il y a des affiches qui avertissent les joueurs sur les dangers potentiels qui les guettent. Sur les paquets de cigarettes il y a Ă©galement des avertissement trĂšs clairs sur les risques de cancers auxquels s'exposent les vous, avertissez-vous vos "victimes consentantes de l'illusion Ă©ditoriale" sur les dĂ©ceptions auxquelles elles s'exposent ? Leur annoncez-vous au dĂ©part que leur dĂ©marche Ă©gocentrique Ă  toutes les chances d'Ă©chouer en termes de rentabilitĂ© financiĂšre et de reconnaissance littĂ©raire ?Permettez-moi de douter sĂ©rieusement sur le fait que vous prenez de telles prĂ©cautions morales avec vos auteurs...RaphaĂ«l Zacharie de IZARRA18 - RÉPONSE À LA POÉTESSE JMFaites comme vous voulez. Moi j'ai fait mon devoir consistant Ă  mettre en garde le faible qui se met de lui-mĂȘme dans la gueule du vous ai prĂ©venue, maintenant vous ĂȘtes libre. On ne peut empĂȘcher un Ăąne de dites que GB est votre ami... Bien Ă©videmment qu'il est votre ami ! De cela je n'en doute pas un instant... Vous avez dĂ©jĂ  vu un flatteur voler dans les plumes de ses protĂ©gĂ©s ? GB a tout intĂ©rĂȘt Ă  trouver vos Ă©crits dignes d'ĂȘtres publiĂ©s sur des livres-papier, il a tout intĂ©rĂȘt Ă  ĂȘtre toujours bien gentil avec vous et Ă  se faire aimer puisque c'est vous qui le payez et non l'inverse !Dormez bien et surtout ne vous rĂ©veillez jamais de votre lĂ©thargie intellectuelle car la chute risque d'ĂȘtre trop dure pour vous. GB a reçu une bonne raclĂ©e verbale et il l'a bien cela serve de leçon aux auteurs crĂ©dules !RaphaĂ«l Zacharie de IZARRA19 - RÉPONSE À UN DÉTRACTEURJe n'ai jamais dĂ©couragĂ© JM d'Ă©crire, je l'ai simplement mise en garde contre les exploiteurs de sa lui ai Ă©galement dit en toute honnĂȘtetĂ© ce que je pensais de ses poĂšmes. Je les trouve nuls, comme tous les membres du FORUM LITTÉRAIRE d'ailleurs. Nuls mais amusants nĂ©anmoins, si on les lit Ă  partir du deuxiĂšme des Ă©crits ce n'est pas vouloir empĂȘcher son auteur de les JM continue d'Ă©crire de "merveilleux" poĂšmes Ă  la sauce guimauve si cela la rend heureuse ! Pourquoi lui contesterais-je ce droit ? Qu'elle ne conteste pas de son cĂŽtĂ© mon droit de critiquer les Ă©crits que je veux, comme je veux et sur la liste, le forum ou le site que je fait ce qu'elle veut. Elle a le droit de me critiquer, de me railler, de m'encenser. De mon cĂŽtĂ© j'exerce mon droit inaliĂ©nable de critiquer ses textes et mĂȘme de m'en moquer ouvertement. Critiquer un auteur, se moquer de ses Ă©crits n'est pas l' n'ai jamais injuriĂ© ni JM ni qui que ce Zacharie de IZARRA20 - RÉPONSE À UN ADEPTE DES PRATIQUES ÉDITORIALES DE GBGB fait tout non pour la promotion de la poĂ©sie mais pour celle de son compte en rĂ©serve de gogos rimailleurs prĂȘts Ă  dĂ©bourser un certain nombre d'euros pour se faire Ă©diter Ă  compte d'auteur Ă©tant vaste de nos jours oĂč l'Ă©crit a gagnĂ© en prestige, il a fait de cette rĂ©serve de naĂŻfs son filon privilĂ©giĂ© en bon vendeur de vent qu'il ce sens il a tout intĂ©rĂȘt Ă  passer pour un bienfaiteur. Je comprends parfaitement que vous rĂ©agissiez ainsi, il n'est jamais agrĂ©able de voir son idole se faire dĂ©boulonner aussi radicalement par une personne Ă©trangĂšre Ă  la "secte des rimailleurs qui se font Ă©diter Ă  compte d'auteur".DĂ©fendre la littĂ©rature ce n'est pas promouvoir ses pires inepties mais la sĂ©lectionner avec rigueur. GB tire l'Ă©crit vers le bas et c'est tout bĂ©nĂ©fice pour lui puisqu'il donne leur chance aux perdants de la cause littĂ©raire... GB ratisse large en rĂ©cupĂ©rant tous les damnĂ©s des maisons d'Ă©dition traditionnelles -et honnĂȘtes- qui refusent, on les comprend, tous les JM en mal d' principe de l'Ă©dition Ă  compte d'auteur est une arnaque, mĂȘme si l'auteur est pleinement consentant. Vous me direz que le principe des machines-Ă -sous en est une Ă©galement... Certes. Sauf que quand vous entrez dans un casino vous ĂȘtes clairement prĂ©venu que vous risquez de vous faire plumer en toute lĂ©galitĂ© et vous pouvez mĂȘme vous faire protĂ©ger de votre vice en vous faisant GB en bon Ă©diteur de gogos qu'il est laisse croire Ă  ses clients Ă  des merveilles qui jamais ne se rĂ©aliseront. S'il disait la vĂ©ritĂ© aux auteurs, pas un ne ferait la dĂ©marche de se faire Ă©diter Ă  compte d'auteur. En effet, qui a envie de se retrouver avec des cartons d'ouvrages invendus sur les bras ?DĂ©fendre la littĂ©rature, je le rĂ©pĂšte, ne consiste pas Ă  Ă©diter des perdants mais au contraire Ă  leur dire la vĂ©ritĂ©. GB est un opportuniste, pas un dĂ©fenseur de la littĂ©rature. TrĂšs rĂ©vĂ©lateur pour prendre contact avec lui il faut passer par un que ce dĂ©tail en dit long sur les motivations du personnage...Mais bref, je vous laisse continuer de croire Ă  vos chimĂšres puisque vous y tenez tant. Dormez bien sur vos certitudes de Zacharie de IZARRA21 - QUELLE IMPORTANCE ?Personnellement je me garderai bien d'aller payer pour me faire Ă©diter ! Mes textes sont accessibles GRATUITEMENT sur puis ĂȘtre lu ou non aprĂšs tout est-ce vraiment si important ? Faut-il se prendre maladivement au sĂ©rieux pour ne pas rire de cette vanitĂ© !Je me moque volontiers de tous ces auteurs qui Ă©crivent avec gravitĂ©, rimaillant avec des airs de paon comme si leur plumage -imaginaire- en dĂ©pendait... Je me moque d'ailleurs de moi-mĂȘme dans certains de mes textes ! Tout cela n'est la plupart du temps que vanitĂ©, inconsistance, de prendre au sĂ©rieux ce qui ne l'est pas ! Écrire n'est une douleur ou une entreprise sacrĂ©e que pour les dindons. Ce caractĂšre sacrĂ© de l'Ă©criture n'est entretenu que par ceux qui ont tout intĂ©rĂȘt Ă  faire rĂȘver les pigeons les Ă©diteurs genre oĂč ça commence Ă  devenir vraiment sĂ©rieux c'est quand des naĂŻfs se font arnaquer financiĂšrement parlant, et c'est ce que je dĂ©nonce. Le reste... Chacun est libre de croire en son talent, qu'il soit imaginaire ou Zacharie de IZARRA22 - LE COMPTE D'AUTEUR EST RÉVÉLATEUR D'UN MALAISE DANS LA LITTÉRATUREDans 98 pour 100 des cas un auteur se faisant Ă©diter Ă  son compte est un mauvais Ă©diteurs traditionnels refusent les mauvais auteurs et lĂ  encore dans la mĂȘme proportion, dans 98 pour 100 des cas ils refusent de mauvais cela n'est pas systĂ©matique et on peut toujours discuter de la validitĂ© de la remarque. Bien entendu un auteur de gĂ©nie peut parfaitement ĂȘtre Ă©ditĂ© chez la "PensĂ©e Universelle". Affirmer que se faire Ă©diter Ă  compte d'auteur, cela n'est pas un raisonnement. C'est juste une remarque. Mais une remarque pleine de justesse dans 98 pour 100 des cas. En effet, il y a de trĂšs fortes chances de tomber sur de la mauvaise littĂ©rature en achetant un ouvrage Ă©ditĂ© Ă  compte d' faire Ă©diter Ă  compte d'auteur est un signe de mauvaise qualitĂ© littĂ©raire. Certes des chanteurs populaires se font Ă©diter chez des Ă©diteurs traditionnels, hĂ© bien justement ils font partie des 2 pour 100 de mauvais auteurs qui se font publier chez des Ă©diteurs traditionnels... Il reste donc 98 pour 100 de bons auteurs se faisant publier Ă  compte d' Zacharie de IZARRA23 - RÉPONSE A UN DÉTRACTEURÊtre lu en payant ses lecteurs c'est trĂšs discutable, je suis bien obligĂ© de vous le dire. MĂȘme si chacun est libre de faire comme il l'entend dans ce lu sans rien payer et mĂȘme recevoir en retour flatteries, railleries, insultes, Ă©loges, coups de fils anonymes vengeurs ou encenseurs de la part de lecteurs rĂ©voltĂ©s ou enchantĂ©s par ses textes et c'est mon cas, voilĂ  qui est beaucoup mieux ! Mais me direz-vous, en ce cas ce n'est qu'une affaire de point de vue personnel... Certains prĂ©fĂšrent payer pour ĂȘtre lus et ainsi recevoir de la part de leurs lecteurs de polis et systĂ©matiques Ă©loges de circonstances, d'autre font le choix de recevoir des Ă©loges sincĂšres en ne payant pas pour ĂȘtre lu, ce qui est exactement mon prendre au sĂ©rieux dans son entreprise littĂ©raire au point d'aller se jeter dans la gueule du loup de l'Ă©diteur Ă  l'affĂ»t du gogo, c'est assez Zacharie de IZARRA24 - MALENTENDU FRANCO-QUÉBECOISPour ĂȘtre honnĂȘte dans cette affaire concernant GB, je dois ajouter ceci Depuis dĂ©jĂ  longtemps j'ai constatĂ© qu'un ocĂ©an d'incomprĂ©hension mutuelle, un gouffre de sensibilitĂ© nous sĂ©parait des "lettrĂ©s" et artistes du QuĂ©bĂ©cois subissant depuis toujours l'influence dĂ©lĂ©tĂšre de leur voisins Yankees sont des gens parfaitement hermĂ©tiques aux raffinement des ĂȘtres civilisĂ©s que nous sommes nous français. Ce sont de gros patauds, de fiers lourdauds Ă  la sensibilitĂ© un peuple obĂšse du suffit d'Ă©couter leurs chanteurs Ă  voix, de voir leurs spectacles grossiers et populaires rien que de la soupe Ă©paisse pour teutons, de la grosse espagnolade pour touristes danois !Linda Lemay, exception culturelle du Canada, interprĂšte talentueuse de texte pleins de sensibilitĂ©, vĂ©ritable Brassens du QuĂ©bec, passe pour une nullitĂ© dans son pays ! C'est dire l'ampleur du dĂ©sastre culturel de ce pays de consĂ©quent chez ce peuple de gens grossiers le moindre mirliton passe nĂ©cessairement pour un poĂšte... Chez eux tout Ă©tant grossier, primaire, sans raffinement, depuis la culture jusqu'Ă  la cuisine en passant bien entendu par le cinĂ©ma, un peu comme chez les Allemands en fait, dĂšs qu'un rimailleur pond un poĂšme narrant ses Ă©tats d'Ăąmes de grand enfant il fait exception, attirant Ă  lui de sincĂšres mais naĂŻfs admirateurs, qui sont Ă©galement ses concitoyens. La qualitĂ© moyenne de la poĂ©sie des sites de poĂštes adultes du QuĂ©bec correspond Ă  celle de nos adolescents français. Allez vĂ©rifier, vous serez Ă©difiĂ©s !De lĂ  vient le grand malentendu entre poĂštes du QuĂ©bec et auteurs français. Tout est dans la diffĂ©rence de niveaux, de sensibilitĂ©s, tout simplement. Les quĂ©bĂ©cois Ă©tant de grands enfants Ă  la sensibilitĂ© grossiĂšre, il est naturel qu'il y ait cette "incomprĂ©hension poĂ©tique" entre eux et nous. C'est comme si on tentait d'Ă©tablir des liens culturels entre des italiens, peuple raffinĂ©, avec des Australiens blancs, peuple de gens assez grossiers trĂšs proches des Canadiens par la suffit de visiter les sites de poĂ©sie amateurs, de se frotter au peuple canadien, d'avoir un aperçu de leurs spectacles. L'intuition n'est pas une vaine chose vous savez...Les italiens sont des gens raffinĂ©s et les Allemands d'Ă©pais buveurs de biĂšre, ce ne sont pas que des clichĂ©s, c'est une rĂ©alitĂ©. Les Canadiens sont des gens moins fins, moins Ă©lĂ©gants, moins sensibles, moins Ă©duquĂ©s d'un point de vue culturel que nous français. Certes mon affirmation est purement empirique, intuitive mais juste je niveau calamiteux de la poĂ©sie au QuĂ©bec expliquerait ce Zacharie de IZARRA25 - RÉPONSE A UN DÉTRACTEURLes pornocrates en gĂ©nĂ©ral, les souilleurs de beautĂ©, les maquereaux, les exploiteurs de la bĂȘtise, les escrocs, les vendeurs d'illusions, charlatans sans scrupules, menteurs professionnels, publicitaires vulgaires tous ces gens me sommes dans une sociĂ©tĂ© de fric et ici-bas les requins sont rois. Pour eux tout est bon pour s'enrichir mĂȘme et surtout les moyens les plus douteux...Un vrai professionnel de l'Ă©dition ne demande pas d'argent aux auteurs ! C'est une rĂšgle de base, tellement Ă©vidente qu'elle ne devrait mĂȘme pas ĂȘtre vrai professionnel de l'Ă©dition dirait Ă  JM que ses poĂšmes sont d'une totale nullitĂ©, suis lĂ  pour mettre en garde les naĂŻfs de votre espĂšce qui payent un Ă©diteur pour se retrouver ensuite avec des cartons d'ouvrages invendus sur les bras et qui finiront soit au grenier soit Ă  la poubelle. GB est comme tous les Ă©diteurs qui font payer aux auteurs leurs ouvrages il ratisse large, accepte tous les manuscrits. La preuve, mĂȘme les Ă©crits de JM -nullitĂ© parmi toutes les nullitĂ©s littĂ©raires- ont Ă©tĂ© acceptĂ©s ! Si ce n'est pas la preuve de la malhonnĂȘtetĂ© professionnelle de GB, ou alors de l'incompĂ©tence crasse, qu'est-ce que c'est ?Ha ! oui mais bien sĂ»r c'est de la philanthropie... FacturĂ©e 50 ou 70 euros et contents de l'ĂȘtre, voilĂ  comment on appelle ces gogos qui dĂ©fendent leur dĂ©jĂ  vu un flatteur dire la vĂ©ritĂ© Ă  ceux qui l'Ă©coutent et surtout qui payent pour entendre ses violons ? Vous croyez vraiment que GB va dire Ă  un Ă©crivailleur qui vient le voir que ses Ă©crits sont nullissimes ? Son intĂ©rĂȘt Ă  lui c'est d'avoir un maximum de clients. Chez lui la poĂ©sie ne rime pas avec sĂ©lection mais avec le contraire du travail d'un Ă©diteur honnĂȘte et compĂ©tent !Mais je le rĂ©pĂšte, libre Ă  chacun de se faire cocufier en beautĂ© par son Ă©diteur. Libre Ă©galement Ă  moi de dĂ©noncer ce genre de pratique et leurs Zacharie de IZARRA26 - JE SUIS CERTES NARCISSIQUE MAIS SINCÈREL'argent ne me manque pas, je ne vis pas au-dessus de mes moyens comme la plupart de ceux qui se plaignent de n'en avoir jamais textes sont accessibles Ă  tous gratuitement et c'est mon intĂ©rĂȘt qu'ils soient lisibles gratuitement. Ma motivation n'est pas l'argent mais l'ego, le narcissisme. Mais pas seulement. Il y aussi le sincĂšre dĂ©sir chez moi de promotion de la BeautĂ©, de la PoĂ©sie, de l'esprit de gratuitĂ©, de fraternitĂ©, de dĂ©fense de la vĂ©ritĂ©. Et de la libertĂ© d'expression. DĂ©noncer le mensonge, la bĂȘtise, les noirceurs de ce monde, cela fait aussi partie de ma dĂ©marche lorsque je pose le problĂšme de l'argent dans cette affaire de l'Ă©dition Ă  compte d'auteur, j'en parle surtout du point de vue de l'Ă©diteur, pas de celui des auteurs. Les auteurs font ce qu'ils veulent de leur argent. Moi je dĂ©nonce les charlatans qui prĂ©tendent trouver bons des poĂšmes comme ceux de JM et les publient de tout coeur, chaleureusement.. moyennant c'est de la malhonnĂȘtetĂ© Ă©ditoriale pure et simple. Au mieux, de l'incompĂ©tence professionnelle j'Ă©tais Ă©diteur HONNÊTE publiant des ouvrages aux frais des auteurs, voilĂ  ce que je dirais Ă  un auteur comme JM "Vos poĂšmes sont nuls, invendables, risibles, ridicules, mais puisque vous y tenez tellement, je vais vous les imprimer. Mais je vous prĂ©viens, jamais vous ne rentrerez dans vos frais ! Ce sera une pure perte pour vous d'un point de vue financier et tous bĂ©nĂ©fices pour moi car je vous le rĂ©pĂšte, vos poĂšmes c'est zĂ©ro d'un point de vue littĂ©raire."RaphaĂ«l Zacharie de IZARRA27 - DÉFENDRE LA LITTÉRATURE ET NON LA SACRIFIERJe me prends pour un authentique dĂ©fenseur de la littĂ©rature. Moi je ne suis pas un charlatan qui va inciter des gens comme JM Ă  publier Ă  leurs frais sur des livres-papier leurs poĂšmes littĂ©rature, la vraie, ce n'est pas une "activitĂ© rigolote" ou "sympa" Ă  la portĂ©e du premier mirliton venu, contrairement Ă  ce qu'aimeraient laisser croire certains Ă©diteurs-profiteurs...La littĂ©rature c'est une chose rare, difficile, Ăąpre qui requiert travail, inspiration, technique, maĂźtrise, expĂ©rience. Et mĂȘme dans ce cas, la littĂ©rature n'est pas une chose vraiment sĂ©rieuse. Elle n'est sĂ©rieuse que pour ceux qui ont des intĂ©rĂȘts financiers dans l' tout auteur digne de ce nom la littĂ©rature, la vraie, n'est pas une chose trĂšs sĂ©rieuse. Et c'est cela qui fait la qualitĂ© de la littĂ©rature, la confondez libertĂ© d'Ă©dition et exploitation du gogo... Votre maniĂšre de concevoir la chose revient Ă  dire que par exemple la pornographie tient plus de la libertĂ© d'Ă©dition que de l'exploitation par des mafias de la misĂšre de certaines femmes en dĂ©tresse Ă  frais d'auteurs des niaiseries qui ne seront jamais lues tient plus de l'arnaque Ă©ditoriale que de l'exercice de la libertĂ© d'expression des auteurs...RaphaĂ«l Zacharie de IZARRA28 - ÉDITEUR DES RATÉS DE LA LITTÉRATUREEn tant que dĂ©fenseur des Lettres mon rĂŽle n'est pas de faire du fric ni d'encourager la bĂȘtise, l'Ă©chec, les vils compromis littĂ©raires mais de les dĂ©noncer. Ce que je fais prĂ©cisĂ©ment en ce qui concerne cette histoire d'Ă©dition Ă  compte d' n'ai rien Ă  gagner financiĂšrement parlant dans cette affaire, GB si. Sa parole est nĂ©cessairement muselĂ©e, prostituĂ©e Ă  la cause Ă  laquelle il est enchaĂźnĂ©e le pognon. Il ne peut par consĂ©quent dire ce qu'il pense, contrairement Ă  affirme que les poĂšmes de JM sont bons, c'est soit un menteur soit un immense incompĂ©tent. Je penche pour la premiĂšre si les Ă©crits de tous ces auteurs Ă©taient aussi bons que GB leur laisse croire, pourquoi ne sont-ils pas Ă©ditĂ©s Ă  compte d'Ă©diteurs dans les grandes maisons d'Ă©ditions ? Étrange, non ?GB est un arnaqueur dans le sens oĂč il s'est mis Ă  publier tous les perdants de la littĂ©rature Il s'est engouffrĂ© dans le filon des ratĂ©s littĂ©raires. Exactement comme les charognards du marchĂ© de l'emploi ou de l'habitat qui rĂ©cupĂšrent les exclus n'ayant pas eu accĂšs au "pactole social" et qui n'ont plus d'autre choix que de se tourner vers eux pour leur louer au prix fort des appartements insalubres ou pour les employer dans des chantiers au noir pour des salaires de dĂ©marche est exactement la mĂȘme, avec les courbettes et autres civilitĂ©s de salon en plus pour mieux faire passer la Zacharie de IZARRA======= 40 TEXTES SUR LA LAIDEUR CRUAUTES DE LA SAINT-VALENTIN Contre la sclĂ©rose des esprits, je propose aimablement ces quarante textes immodestes, cruels, rarement tendres parfois, mais toujours issus d'une plume soucieuse de froid esthĂ©tisme, d'Ăąpre vĂ©ritĂ©. Ceci afin de rompre agrĂ©ablement avec les miĂšvres, inconsistantes, insipides cĂ©lĂ©brations nuptiales habituellement en vigueur chez mes frileux contemporains. Les traditionnelles dragĂ©es de mariages ont Ă©tĂ© ici avantageusement remplacĂ©es par de savoureux bonbons au poivre. +++++++1 - Les vieilles filles J'aime les vieilles filles. Et lorsqu'elles sont laides, c'est encore mieux. Les vieilles filles laides, acariĂątre, bigotes ont les charmes baroques et amers des biĂšres irlandaises. Ces amantes sauvages sont des crabes difficiles Ă  consommer il faut savoir se frayer un chemin Ăąpre et divin entre leurs pinces osseuses. Quand les vieilles filles sourient, elles grimacent. Quand elles prient, elles blasphĂšment. Quand elles aiment, elles maudissent. Leurs plaisirs sont une soupe vengeresse qui les maintient en vie. Elles raffolent de leur potage de fiel et d'Ă©pines. TantĂŽt glacĂ©, tantĂŽt brĂ»lant, elles avalent d'un trait leur bol de passions fermentĂ©es. Les vieilles filles sont perverses. C'est leur jardin secret Ă  elles, bien que nul n'ignore leurs vices. Les vieilles filles sont des amantes recherchĂ©es les esthĂštes savent apprĂ©cier ces sorciĂšres d'alcĂŽve. Comme des champignons vĂ©nĂ©neux, elles anesthĂ©sient les cƓurs, enchantent les pensĂ©es, remuent les Ăąmes, troublent les sangs. Leur poison est un rĂ©gal pour le sybarite. L'hypocrisie, c'est leur vertu. La mĂ©disance leur tient lieu de bĂ©nĂ©diction. La mĂ©chancetĂ© est leur coquetterie. Le mensonge, c'est leur parole donnĂ©e. Elles ne rateraient pour rien au monde une messe, leur cher curĂ© Ă©tant leur pire ennemi. Le Diable n'est jamais loin d'elles, qui prend les traits de leur jolie voisine de palier, du simple passant ou de l'authentique Vertu celle qui les effraie tant. Elles Ă©pient le monde derriĂšre leurs petits carreaux impeccablement lustrĂ©s. Elles adorent les enfants, se dĂ©lectant Ă  l'idĂ©e d'Ă©touffer leurs rires. Mais surtout, elles ne rĂ©sistent pas Ă  leur pĂ©chĂ© mignon faire la conversation avec les belles femmes. Vengeance subtile que de s'afficher en flatteuses compagnies tout en se sachant fielleuses, sĂšches, austĂšres... C'est qu'elles portent le chignon comme une couronne lĂ  Ă©clate leur orgueil de frustrĂ©es. Oui, j'aime les vieilles filles laides et mĂ©chantes. A l'opposĂ© des belles femmes heureuses et Ă©panouies, les vieilles filles laides et mĂ©chantes portent en elles des rĂȘves dĂ©sespĂ©rĂ©s, et leurs cauchemars ressemblent Ă  des cris de chouette dans la nuit. TrĂ©sors dĂ©risoires et magnifiques, Ă  la mesure de leur infinie dĂ©tresse. Contrairement aux femmes belles et heureuses, elles ont bien plus de raisons de m'aimer et de me haĂŻr, de m'adorer et de me maudire, de lire et de relire ces mots en forme d'hommage, inlassablement, dĂ©sespĂ©rĂ©ment, infiniment. 2 - Leçon de choses L'une Ă©tait laide, sotte, mĂ©chante. L'autre Ă©tait belle, espiĂšgle, aimable. Cependant la premiĂšre Ă©tait trĂšs chaste et fort pieuse, la seconde frivole et passablement impie. Par jeu je tins ce pieux discours Ă  la dĂ©vote aux traits ingrats - Mademoiselle, votre laideur est le garant de votre vertu. Vos mƓurs austĂšres plaisent Ă  Monsieur le curĂ© qui vous voit Ă  vĂȘpres chaque jour. Votre vie de misĂšre fait plaisir Ă  voir, au moins vu du presbytĂšre. Votre laideur est maudite mais votre vertu est estimable. La dĂ©cence est chose encore assez rare chez les jeunes filles pour qu'elle vaille quelque prix aux yeux des honnĂȘtes gens. Acceptez donc aujourd'hui qu'un galant achĂšte votre hymen au prix fort. La chaste me rĂ©pondit - Certes, je suis laide. Cependant je suis une fille pieuse et honnĂȘte, amie des araignĂ©es d'Ă©glise et des soutanes. En ce bas monde seules la solitude et la poussiĂšre me sont chĂšres. Sachez que mon hymen est consacrĂ© au silence, mon cƓur au dĂ©mon de l'ennui et mon Ăąme aux cloches de l'Ă©glise. A l'entendre ainsi parler, elle Ă©tait effectivement bien sotte. A la jolie libertine je m'adressai en ces termes - Mademoiselle, votre charme est le garant de votre bonheur. Vos mƓurs joyeuses plaisent Ă  Dieu qui se rĂ©jouit d'avoir fait une si belle oeuvre. Votre lĂ©gĂšretĂ© ensoleille les cƓurs ternes qui vous approchent. Votre beautĂ© est bĂ©nie, ainsi que votre Ăąme. La vĂ©nustĂ© est chose trop prĂ©cieuse pour qu'on omette de lui rendre hommage. Acceptez donc aujourd'hui qu'un galant achĂšte votre hymen au prix fort. Sur quoi l'aimable crĂ©ature me rĂ©pondit - Parce que je me voue sans compter aux causes de l'amour, je vous accorde sans compter l'accĂšs aux merveilles que vous convoitez. Je suis l'amie des joyeuses gens, de la danse et du vent dans les herbes folles. Ma beautĂ© est consacrĂ©e Ă  la BeautĂ©, mon cƓur Ă  la joie et mon Ăąme Ă  qui la mĂ©ritera. AprĂšs l'avoir dĂ»ment corrigĂ©e et humiliĂ©e je laissai tomber la laide, bigote et imbĂ©cile demoiselle au bĂ©nĂ©fice de la belle, Ă©panouie et spirituelle amante. MoralitĂ© chĂątiez, raillez puis fuyez les laiderons sans esprit ni envergure ! 3 - Abstinences et chĂątiments Sa vertu consistait en des puĂ©rilitĂ©s de vieille fille. Elle frĂ©quentait avec assiduitĂ© les lieux austĂšres, sombres, humides caveaux, chapelles dĂ©crĂ©pites, presbytĂšres aux relents d'hospice. Elle consultait des livres poussiĂ©reux sans intĂ©rĂȘt, s'abĂźmait dans la lecture frĂ©nĂ©tique de vieux missels, assistait Ă  toutes les messes. Son honnĂȘtetĂ© Ă©tait lĂ©gendaire. Elle ne sortait jamais le soir, ne portait que des vĂȘtements de deuil, se dĂ©tournait naturellement des hommes tant elle avait pris l'habitude de les mĂ©priser depuis ses premiĂšres rĂšgles. Si bien qu'Ă  quarante ans elle Ă©tait devenue laide et acariĂątre. Un jour cependant, prise d'une sorte de fureur utĂ©rine sans prĂ©cĂ©dent propre aux femelles de son espĂšce, elle alla exhiber sa nuditĂ© sur une plage oĂč nul ne la connaissait, loin de son village natal. Elle se dĂ©lectait Ă  l'idĂ©e d'Ă©veiller de mĂąles ardeurs au-delĂ  de son clocher. Elle fit l'effet d'un repoussoir elle Ă©tait sĂšche, osseuse, sans forme. Elle n'avait que de la peau et des Ă©pines. C'Ă©tait une rose sans pĂ©tale, une longue tige couverte de piquants, une femme flĂ©trie et anguleuse. Son corps sans appas provoquait le dĂ©goĂ»t, la pitiĂ©, voire les quolibets. De cette crĂ©ature accoutumĂ©e Ă  l'abstinence, aux concerts des cloches d'Ă©glises, au silence des cimetiĂšres et aux murmures des confessionnaux, on ne voyait que les cĂŽtes qui ressortaient, la peau trop pĂąle, l'allure Ă©triquĂ©e. Cette femme Ă©tait un squelette, un corps dĂ©charnĂ©. MĂȘme le Diable n'aurait pas voulu d'une si piĂštre compagne d'alcĂŽve. Elle exposait ridiculement sa poitrine plate aux regards, se dĂ©hanchait maladroitement sur le sable, s'Ă©battait stĂ©rilement dans les flots comme si elle voulait rivaliser avec les beautĂ©s charnelles qui l'entouraient... Le spectre dansait, tandis que les VĂ©nus doraient au soleil. Elle retourna dans son village plus fielleuse que jamais, maudissant les hommes parce qu'ils n'avaient pas daignĂ© poser leurs regards concupiscents sur ce qu'elle pensait ĂȘtre un "trĂ©sor prĂ©servĂ©". Elle se consola en se plongeant de plus belle dans la lecture de ses missels, en usant entre ses doigts de momie ses sempiternels chapelets, en multipliant ses promenades morbides au bord des tombes. Ce qui la rendit encore plus laide, plus honnĂȘte, plus vertueuse, plus infrĂ©quentable. Son existence fut un grand dĂ©sert. La chastetĂ©, la solitude, l'ennui furent ses compagnons de route, les seuls qu'elle admĂźt. Elle mourut dans le plus parfait anonymat sans que son irrĂ©ductible vertu ait reçu la moindre rĂ©compense. On l'inhuma en modestes pompes. Elle fut vite oubliĂ©e. Ainsi en est-il du destin des vieilles filles laides et acariĂątres. Sur sa tombe nul n'alla jamais se recueillir. Sauf moi je suis allĂ© la visiter un jour. J'ai Ă©prouvĂ© le dĂ©sir de laisser sur sa sĂ©pulture la trace Ă©phĂ©mĂšre de mon passage. Je me suis penchĂ© sur le marbre mĂ©diocre, lentement, solennellement. Pour y dĂ©poser un crachat. 4 - La ronce et la plume Je ne vous oublie pas, laide chartraine. Vous demeurez chĂšre Ă  mon coeur, vous qui avez si bien su me faire aimer les faces de gargouilles. Et les larmes des poupĂ©es de chiffon. J’aime vos yeux, beaux comme des Ă©tangs. Vos lĂšvres closes sont comme la rose sous le givre sanguines, glacĂ©es. Amante onirique, vous le visage sans beautĂ©, vous le front de misĂšre, votre couronne d’épines m’agrĂ©e. Vous plaisez Ă  mon coeur, adorable victime. Si frĂȘle, si pĂąle
 Je cĂ©lĂšbre vos grĂąces arides. Vous ĂȘtes un cantique, une arĂšne, un tombeau. Cristal et austĂ©ritĂ© se mĂȘlent en vous. Je vous prĂ©fĂšre aux fatales crĂ©atures Ă  l’Ɠil cerclĂ© de noir votre sĂšcheresse vous confĂšre une authentique beautĂ©. Vous portez un deuil radieux. Votre mĂ©lancolie met du feu dans vos prunelles. Belle vous ĂȘtes, vous la contadine, vous la misĂ©rable, vous l’éplorĂ©e. Que ne vous ai-je proposĂ© un amour pervers et beau jadis, sous le ciel chartrain ? AffligĂ© je suis, moi l’esthĂšte, moi le cruel, moi la plume. 5 - Une froide beautĂ© Mademoiselle, Ce soir la Lune est grise, je n'ai plus de chandelle et je trempe ma plume dans la nuit. Mademoiselle, vous ĂȘtes ma morte aimĂ©e et votre beautĂ© blĂȘme flatte mon Ăąme esthĂšte. Ma tĂȘte est vide, mon cƓur Ă©prouvĂ©, mon corps las, cependant c'est pour vous que sont ces mots, tĂ©moignage de ma dĂ©tresse de sybarite. Ou de l'effet de votre charme cadavĂ©rique. J'aimais vos yeux de noyĂ©e, vos joues d'affamĂ©e, vos lĂšvres de vestale, vos questions de femme. J'aimais la pierre gothique de votre coeur chartrain. Enfin j'admirais cette statue inquiĂšte qui me faisait face, mĂ©diocre et superbe, modeste et admirable, humble et luxueuse. Comme une poupĂ©e de chiffon aux allures de reine, aux haillons de soie. Votre pauvretĂ© Ă©tait belle Ă  regarder, et moi je vous contemplais comme une poterie funĂ©raire. Votre visage Ă©tait tout un musĂ©e. Vous Ă©tiez une statuette antique, une stĂšle mortuaire, une figure Ă©trusque. FunĂšbre et digne. Vous ressembliez indistinctement Ă  une terre cuite ou Ă  une piĂšce d'argent. Le deuil de vos cheveux blonds, de vos yeux clairs, de votre front impĂ©nĂ©trable produisait un effet sĂ©pulcral, poĂ©tique et pĂ©trifiant, exhumant de vos traits un charme de pietĂ  qui me rĂ©chauffait le coeur. Votre face de momie Ă©tait vraiment adorable. 6 - La beautĂ© d'une gargouille Mademoiselle, Ainsi comme vous me l'avouez, il est flatteur pour vous d’ĂȘtre ma muse et vous voulez que je rende un juste et mĂ©ritĂ© hommage Ă  votre beautĂ© absente, Ă  la pauvretĂ© de votre Ă©clat, Ă  la tristesse de votre face plus humaine qu’angĂ©lique
 Eh bien soit ! Point de vaines sĂ©ductions stylistiques, pas d’artifices malvenus ni de mensongers violons au bout de ma plume pour vous honorer. Pour vous plaire, je vais donc mettre un peu de ces rĂ©alistes arabesques autour de mes propos. Si vous ĂȘtes laide, alors votre laideur est toute gothique. Telle une cathĂ©drale ornĂ©e de gargouilles, votre sĂ©duction est dans les grimaces de votre fĂ©minitĂ©. Et c’est lĂ  que vous m'ĂȘtes aimable avec ce voile d’ombre et de pierre sur le front. Le bleu de Chartres est dans vos pupilles, et je crois voir dans votre regard cĂ©rulescent cette Vierge affligĂ©e dĂ©jĂ  aperçue dans quelque vitrail. Votre mystĂšre est austĂšre, certes. Mais c’est prĂ©cisĂ©ment cette humilitĂ© qui fait chanter les poĂštes. Vous n'ĂȘtes pas vraiment belle Mademoiselle, mais c'est en cela que vous brillez. 7 - Le vice mal vĂȘtu La vieille fille dont je vais conter l'histoire et que l'on surnommait "Mademoiselle la Diablesse" Ă©tait non seulement fort laide mais encore trĂšs mĂ©chante, sotte, cruelle. Voire ignoble. Elle n'aimait absolument personne, frustrĂ©e de n'ĂȘtre point nĂ©e du flanc de VĂ©nus. Elle battait son chien Ă  heures fixes, mĂ©disait sur ses voisins, crachait dans la sĂ©bile des mendiants, maudissait son curĂ©, insultait mĂȘme le Bon Dieu le dimanche Ă  l'Ă©glise. Parce qu'en plus d'ĂȘtre parfaitement impie dans ses actes, elle Ă©tait particuliĂšrement assidue aux messes. Fausse dĂ©votion destinĂ©e au dieu Hypocrisie... Rien ne l'amusait tant que d'aiguiser son coeur de silex. Elle Ă©tait insensible Ă  la souffrance des enfants qu'elle dĂ©testait, mais Ă©prouvait une Ă©trange pitiĂ© pour les asticots que les pĂȘcheurs utilisaient comme appĂąts. Elle se rĂ©jouissait du malheur de ses semblables, seule consolation Ă  sa misĂšre. Bref, c'Ă©tait un monstre de vieille fille. Notons que sa laideur ne l'empĂȘchait nullement d'Ă©prouver les nĂ©cessitĂ©s de la chair qu'une abstinence prolongĂ©e et forcĂ©e rendait plus vives encore. Mais tout chez elle Ă©tait dĂ©cidĂ©ment corrompu ses dĂ©sirs charnels n'Ă©taient que perversitĂ©s, honte, bassesses... Ses fĂ©minins vertiges consistaient en la perspective de saillies brutales et abjectes, exemptes de toute tendresse. Elle se mit en tĂȘte d'attirer de mĂąles dĂ©bauchĂ©s avec les seuls artifices Ă  sa portĂ©e la cosmĂ©tique bon marchĂ©. Elle se farda outrageusement. Loin de masquer sa laideur, ce maquillage eut pour effet de la dĂ©cupler. Elle se crut dĂ©sirable et acheva de se dĂ©grader en s'affublant de noires dentelles et de verts souliers. Ainsi parĂ©e, son dessein premier fut de faire des avances au bedeau du village qui outre de n'avoir pas son pareil pour faire sonner l'airain, avait surtout la rĂ©putation de manier avec art un certain battant... Elle frĂ©missait Ă  l'idĂ©e d'ajouter un son fĂȘlĂ© au concert de cet expert en cloches. Avec sa tĂȘte affreuse, ses membres osseux, ses cĂŽtes apparentes, son corps anguleux, elle ressemblait Ă  une longue araignĂ©e attendant sa proie. DĂšs qu'elle vit l'oiseau sortir de son clocher, elle exerça sur lui ses viles sĂ©ductions. Mais le brave bedeau qui n'avait de goĂ»t ni pour la chair triste ni pour les crĂ©atures contrefaites, encore moins pour les Ă©pouvantails harnachĂ©s de broderies, rĂ©pondit Ă  ses avances par une paire de gifles magistrales, agrĂ©mentĂ©es d'un crachat bien ajustĂ© entre ses pommettes ingrates. La gueuse s'en fut, plus fielleuse que jamais, jurant par tous les diables que la prochaine fois elle dissimulerait ses intentions libidineuses derriĂšre le masque permanent et authentique de sa naturelle laideur plutĂŽt que sous celui d'une mensongĂšre beautĂ©. 8 - La morale amoureuse J'aimais les rires stridents de la mĂ©chante fille, et fuyais les sourires onctueux de l'aimable couturiĂšre. Il faut dire que la pimbĂȘche Ă©tait belle comme une catin, alors que la chiffonniĂšre Ă©tait d'une repoussante banalitĂ©. La premiĂšre Ă©tait une vraie pie jacassiĂšre, la seconde une carpe parfaitement dĂ©vote. La chipie avait un coeur venimeux qui Ă©tait loin de me dĂ©plaire, alors que l'ouvriĂšre Ă©tait d'une honnĂȘtetĂ© dĂ©goĂ»tante un vrai tue l'amour. Je n'avais de cesse d'admirer la blonde vipĂšre qui s'Ă©battait joyeusement sous le soleil. Et je maudissais tout haut la terne fileuse chaque fois que je la voyais sortir de son antre. La mĂ©chante fille s'amusait parfois Ă  lui cracher au visage. Ce spectacle me rĂ©jouissait c'Ă©tait la beautĂ© piĂ©tinant la laideur. Le triomphe de la joie sur la tristesse. Le plus comique de l'histoire, c'est que la gueuse avait des vues sur moi. Je lui fis comprendre non sans cruautĂ© que c'Ă©tait son ennemie, la blonde mijaurĂ©e, que je prĂ©fĂ©rais. Je lui expliquai que ses rires aigus, ses Ă©clats de voix fielleux, son front haineux, ses dentelles recherchĂ©es, sa toilette osĂ©e, sa gorge aĂ©rĂ©e, sa cuisse dĂ©voilĂ©e Ă©taient choses adorables Ă  mes yeux et que je ne voyais rien d'aussi aimable chez celle qui pensait me sĂ©duire avec ses chapelets et ses doigts dessĂ©chĂ©s de laborieuse... Je lui dĂ©montrai la vanitĂ© de la moralitĂ©, de la modestie, de la dĂ©cence, lui prouvai la supĂ©rioritĂ© des rires perçants des blondes impertinentes sur les sombres sourires des vierges de son espĂšce. Je lui expliquai tout cela en prĂ©sence de la scĂ©lĂ©rate beautĂ© qui n'en perdit pas une miette. Pour finir je lui crachai au visage au moment oĂč je sentis poindre ses premiĂšres larmes. Je n'eus mĂȘme pas Ă  inviter la jolie hyĂšne Ă  m'imiter elle me devança et ses crachats recouvrirent les miens sur le visage en pleur de l'offensĂ©e. C'Ă©tait odieux et dĂ©lectable, ignoble et exquis, infĂąme et jouissif. Amants et esthĂštes, mes frĂšres, rĂ©compensons sans compter le vice et la beautĂ©, chĂątions sĂ©vĂšrement la laideur et la vertu. 9 - L’infortune de la laideur, les avantages de la fortune - Mademoiselle, vous allez ĂȘtre bien Ă©tonnĂ©e vous ĂȘtes laide, cependant je convoite avec feux votre modeste hymen. En vertu de cette loi mondaine qui sur l’échiquier de l’amour fait passer au second plan le visage contrefait de l’amante lorsque cette derniĂšre Ă  l’avantage de possĂ©der une jolie dot, je brĂ»le en votre nom. DĂ©plaisants sont vos traits pour le premier venu. Ravissants je les trouve Monsieur votre pĂšre en m’accordant votre main me lĂšgue sa fortune. - RĂ©jouissez-vous car vous auriez pu naĂźtre laide et pauvre. Le sort a voulu que vous naissiez laide et riche. - Vos mille Ă©cus vous confĂšrent mille grĂąces. Ce que la beautĂ© seule peut s’acheter passagĂšrement sans le secours d’un hĂ©ritage, la laideur couverte d’or peut se l’approprier durablement. Quand une femme a l’heur de possĂ©der soit la beautĂ© soit la fortune, elle doit en user sans entrave ni honte Ă  dessein de jouir au mieux de l’existence. - Ce que la naissance accorde aux ĂȘtres, beautĂ© ou argent, les ĂȘtres doivent en user sans scrupule. Armes lĂ©gitimes de la vie de salon... Soyez certaine qu’en maintes occasions, ici et ailleurs, aujourd’hui et de tout temps, Ă  l’insu des bonnes consciences et sous couvert de vertu, la beautĂ© a toujours exercĂ© ses droits autant que la richesse. Qu’une femme laide comme vous use de ses biens pour s’acheter un durable hymĂ©nĂ©e est aussi judicieux et pas plus dĂ©shonorant qu’une femme usant de sa beautĂ© Ă  des fins personnelles, qu’elle soit en quĂȘte d'Ă©mois charnels furtifs ou de romanesques enchantements de l’ñme. - Vous n’avez pas la beautĂ© mais vous avez l’or. D’autres ont la beautĂ© mais point l’or. La justice est de ce monde Mademoiselle, en vertu de la loi universelle des Ă©quilibres mes ardeurs contre vos Ă©cus, et tout s’arrange, tout s’harmonise, bref tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. - Monsieur, pour cynique qu’il soit votre discours est cependant plaisant et aimable. Vous disposez avec outrance, dĂ©sinvolture et grande libertĂ© des mots autant que des cƓurs, et vos arguments Ă©hontĂ©s me montent Ă  la tĂȘte. Je suis d’autant plus sensible Ă  vos raisons que je suis effectivement bien laide, et fort riche. J’ai tout Ă  gagner Ă  partager la fortune de mon pĂšre avec un compagnon aussi conciliant. Je vous accorde le droit d’accĂ©der Ă  ma dot en Ă©change de votre fidĂ©litĂ© Ă  cet hymen si peu accoutumĂ© aux courtisans. Flattez-le bien Monsieur, et vous n’aurez point Ă  le regretter puisque j’acquiesce de tout cƓur Ă  vos avances ma dot contre votre flamme. 10 - Le plaisir des bigotes Plus que toutes autres femmes, les bigotes abstinentes aiment se donner du plaisir. Enhardies par la honte, excitĂ©es par l'effroi des feux infernaux, elles s'adonnent sans retenue Ă  d'inavouables passions charnelles. Entre les bigotes et la vertu, c'est une grande, une brĂ»lante, une pitoyable histoire la haine. Les bigotes dĂ©caties portent des masques de toute beautĂ©, des dessous honnĂȘtes, chastes, s'enroulent des chapelets rutilants autour de leurs doigts gracieux. Elles sont laides dans leurs Ă©glises, laides dans leurs maisons. Les curĂ©s peuplent leur imaginaire Ă©rotique, et les vierges en plĂątre des Ă©glises sont leurs derniers garde-fou. Quant aux vierges en plastique ramenĂ©es de Lourdes, ce sont leurs petits diablotins. Indulgentes envers le pĂ©chĂ©, le Mal, les concessions et la licence la plus Ă©hontĂ©e, elles ne supportent pas la pleine lumiĂšre. Chez elles la pĂ©nombre est propice aux confessions des pires pĂ©chĂ©s. Leur sexualitĂ© portĂ©e en sacrifice est leur passion, un calvaire dĂ©licieux. Digne d'une procession, pensent-elles... Ce sont des vestales Ă  la flamme absente, au coeur dĂ©charnĂ©, Ă  la voix suraiguĂ« qui les fait chanter si bien Ă  la messe. Leur hypocrisie jacassiĂšre est une sorte de chef-d’Ɠuvre balzacien. On pourra trouver dĂ©lectable leur satanĂ© chignon, dĂ©sirables leurs courbes diaboliques, charmants leurs crucifix comme des petits amants d'acier... Leur Ăąme cependant brille comme une Ă©clipse de soleil. Leur toilette est provinciale, leur coeur sec, leur chair maudite. Et leurs mƓurs sont dissolues, ne nous leurrons pas. Bref, ces misĂ©rables qui hantent les Ă©glises sont les pires dĂ©pravĂ©es de notre sociĂ©tĂ©. 11 - La plume et le laideron Elle Ă©tait laide, veule, riche, aimable, cruelle et rusĂ©e. Un jour je la frappais de bois vert, le lendemain je goĂ»tais l'absinthe en sa compagnie. J'aimais sa laideur, sa lĂąchetĂ© qui me la rendaient Ă  la fois proche et dĂ©testable, franche et insidieuse. Toutefois, soucieux de prĂ©server ma rĂ©putation de collectionneur de papillons, j'Ă©vitais de m'afficher en public avec ce cafard. Femelle elle Ă©tait, sans finesse ni artifices. Laideron Ă  l'Ă©tat brut. Riche, elle pouvait thĂ©oriquement se permettre maintes dentelles et autres fanfreluches. Avaricieuse, elle s'interdisait cependant ces dĂ©penses futiles... En outre elle avait conscience que l'excĂšs d'apparats n'embellirait pas davantage ses traits ingrats ni ne redresserait son dos difforme, et que cela risquerait au contraire de la ridiculiser. Je la dĂ©testais le lundi, l'adorais le mardi, la reniais le mercredi, la suppliais le jeudi, l'ignorais le vendredi, lui crachais au visage le samedi, allais Ă  la messe avec elle le dimanche, Ă  bonne distance de ses omoplates tordues. Question de pudeur. Un jour au sortir de la messe je tentai de la soudoyer, Ă  l'abri des regards l'agrĂ©ment de ma plume contre l'argent de la quĂȘte prĂ©cisons qu'elle Ă©tait responsable de la corbeille sacerdotale.... N'Ă©tant point insensible Ă  l'honneur littĂ©raire, elle cĂ©da. C'est la raison pour laquelle sous l'effet de mon art je fis de ce laideron corrompu l'hĂ©roĂŻne de cette histoire. 12 - La belle ambiguĂ« Ses cheveux clairs cascadent le long de ses Ă©paules et font autour de son visage une parure solaire. Son teint est frais, sa joue plate, son front lisse. Sur ses lĂšvres, un sourire de femme cosmĂ©tique de luxe et dentition Ă©clatante. De la dentelle habille son Ă©paule, de la soie couvre son sein, des diamants pendent Ă  son cou. Elle est jeune, fine, blonde. Mais fort laide. 13 - Le sort et la fortune L'aristocrate Ă©tait mariĂ© Ă  une sorciĂšre. Il Ă©tait jeune, beau, galant. Elle Ă©tait vieille, laide, mĂ©chante. C'Ă©tait un mariage de raison l'or avait prĂ©sidĂ© Ă  leur hymĂ©nĂ©e. Une fortune pour tout dire. Elle passait ses journĂ©es Ă  maudire ses semblables, Ă  cuisiner des recettes horribles dans son chaudron, Ă  Ă©triper des poulets. Lui, lisait des vers, rĂȘvait dans les chemins, dĂ©florait des pucelles. L'Ă©pouse si joliment dotĂ©e valait bien quelque sacrifice, se disait le hobereau. Aussi le soir s'acquittait-il consciencieusement de son devoir conjugal, bien qu'il fermĂąt les yeux pour ne point voir la grimace de l'amante qui lui tenait lieu de visage. Il l'aimait cependant beaucoup durant l'acte il songeait aux tintements argentins des Ă©cus, ce qui lui donnait des ardeurs nouvelles. Des mots d'amour sortaient de sa bouche il parlait pourcentages, taux d'intĂ©rĂȘt, rentes... La chambre nuptiale rĂ©sonnait de chiffres tendrement soupirĂ©s. Dans le noir les rĂȘves bancaires du hobereau confĂ©raient beautĂ© Ă  l'Ă©pousĂ©e. Alors l'aristocrate rouvrait les yeux, les plongeait dans ceux de sa femme et y trouvait des diamants qu'il convertissait aussitĂŽt en Ă©cus, mentalement. Ainsi les jours du jeune homme furent heureux, lui qui porta le doux fardeau de l'or. Ceux de sa femme furent affreux elle perdit un poumon lors d'une maladie hĂ©rĂ©ditaire. Puis un cancer la rongea par le bas. Elle s'en sortit aprĂšs d'atroces douleurs. N'importe ! Le sort lui fut autrement fatal elle chuta d'un cheval lancĂ© au galop, lui-mĂȘme renversĂ© par un bourgeois ivre qui traversait la route avec son gros Ăąne. La tĂȘte de la rescapĂ©e du cancer cogna contre le coin d'une statue antique qui traĂźnait sur le bord du trottoir. Son crĂąne ne rĂ©sista pas au choc contre l'objet d'art. Elle mourut aprĂšs 33 jours d'agonie. 14 - Laide et dĂ©bauchĂ©e J'aimais la regarder passer sous ma fenĂȘtre sa laideur Ă©tait un vrai spectacle. J'avais sur elle le regard fĂ©roce et cynique du collectionneur blasĂ©. La beautĂ© ayant fini par me rendre indiffĂ©rent, il me fallait un autre passe-temps pour satisfaire mes sens Ă©moussĂ©s. Je ne manquais jamais une occasion de faire battre mon coeur carnassier sur le dos de cette bossue dĂ©pravĂ©e. PrĂ©cisons que cette gueuse Ă©tait incroyablement stupide et fonciĂšrement mĂ©chante, ce qui me dĂ©douanait complaisamment. Les rires cruels que je lui destinais, moi seul pouvait les savourer. Oisif insolent et dandy rompu aux vices mondains, j'avais besoin d'exotisme, de piment pour mon Ăąme en quĂȘte de nouvelles ivresses. DiscrĂštement je la regardais passer sous ma fenĂȘtre avec sa bosse sur le dos. A travers les rideaux de soie qui me prĂ©servaient de la vulgaritĂ© du dehors, elle paraissait comme un suaire affreuse et morbide. MaquillĂ©e de maniĂšre outrageuse, une cigarette bon marchĂ© entre les lĂšvres, elle Ă©tait plus laide que jamais. Sa toilette d'un goĂ»t douteux trahissait des moeurs Ă©hontĂ©es. Je l'entendais maudire les hommes, les femmes et les chiens errants. Elle insultait, crachait, aboyait. EntourĂ© des lambris recherchĂ©s de ma demeure, la contemplation de sa laideur me comblait de satisfaction. Cette femelle dĂ©chue rĂ©unissait en elle toutes les infirmitĂ©s humaines c'Ă©tait un chef-d’Ɠuvre de dĂ©solation, comme un champ de bataille aprĂšs le combat. La dĂ©faite, l'ombre et l'abĂźme peuvent ĂȘtre choses Ă©mouvantes, belles Ă  mettre en scĂšne sous forme de musique, de mots, d'images... L'Ă©vocation de la mort n'est-elle pas exquise lorsque l'artiste en fait un requiem ? La misĂšre n'inspire-t-elle point les peintres ? Le "Radeau de la MĂ©duse" peint par GĂ©ricault finirait de convaincre mes dĂ©tracteurs, si j'en avais encore. De mĂȘme la tristesse inspire l'archet du violoniste mieux que ne saurait le faire la plus sincĂšre allĂ©gresse. Bref, j'avais trouvĂ© lĂ  la muse hideuse nĂ©cessaire Ă  mon inspiration d'esthĂšte. Et je chantais, chantais, chantais Ă  n'en plus finir sa laideur, ses vices et sa sottise... Et mon chant de sybarite prenait la forme de railleries, de quolibets, de sarcasmes, de traits d'esprit fins, joyeux, redoutables... Et infiniment divertissants. 15 - La beautĂ© dĂ©chue Autrefois c'Ă©tait une crĂ©ature. Jeune, grande, blonde, belle, radieuse. C'Ă©tait il y a trĂšs longtemps. Elle se remĂ©more le temps bĂ©ni de sa jeunesse oĂč le Ciel venait lui baiser les pieds. Elle se revoit au temps oĂč elle Ă©tait cette femme une princesse, un astre, un cygne... Elle a un sourire dĂ©sabusĂ© en se regardant dans le miroir, pleurant sa beautĂ© perdue, maudissant son reflet. Des rides profondes marquent sa face. Son visage est une grimace hideuse. Son sourire une plaie. Sa silhouette un spectre. La fleur est fanĂ©e. Son Ă©clat l'a quittĂ©e depuis plus de cinquante ans. Ce qui Ă©quivaut Ă  un siĂšcle pour une femme qui fut si belle. Aujourd'hui elle a quatre-vingt dix ans et elle est laide malgrĂ© son maquillage. C'est son miroir qui le lui crie, le lui rĂ©pĂšte Ă  chaque seconde. Elle est vieille et laide, c'est une Ă©vidence. Nul besoin de se farder pour en ĂȘtre convaincu. L'astre Ă©blouissant qui a fait les beaux jours de l'amour est mort. L'Ă©toile qui a brillĂ© si fort s'est Ă©teinte. Le soleil qui fut jadis splendide s'est dĂ©finitivement couchĂ©. Il ne rĂ©apparaĂźtra plus. Dans un geste hĂ©roĂŻque et pathĂ©tique, dĂ©risoire et beau, la vieille femme fixant Ă©perdument son visage dans la glace lĂšve son verre avec un air plein de dĂ©fi... Ses doigts osseux Ă©treignent avec rage la coupe exhalant des parfums de ciguĂ«. Elle lĂšve son verre Ă  sa mort prochaine. 16 - Quand le chardon se fane Elle Ă©tait aimable, vertueuse, fort intelligente, cultivĂ©e, douĂ©e pour les Arts, les sciences, et mĂȘme pour la cuisine, mais affligĂ©e d'une rare laideur. Nul ne la courtisait, Ă  part ses prĂ©cepteurs et son curĂ© car, rappelons-le, c'Ă©tait une femme Ă©prise de connaissances et de religion. De plus ces commerces Ă©taient assez chastes, on le conçoit. Il ne lui restait que le bedeau pour satisfaire ses aspirations amoureuses. Lui-mĂȘme, bien qu'il fĂ»t l'idiot incontestĂ© du village, n'en Ă©tait pas moins agrĂ©gĂ© de philosophie, pĂ©dant Ă  l'envi, hĂ©rĂ©tique faute de mieux et fonciĂšrement mauvais. Mais surtout, aussi contrefait qu'elle Ă©tait repoussante. Elle lui offrit son coeur. Il le refusa, prĂ©fĂ©rant prendre son hymen. AprĂšs moult hĂ©sitations elle finit par accepter de se faire dĂ©florer les voies vaginales par l'agrĂ©gĂ© moyennant la conversion de ce dernier Ă  la cause pie. Le marchĂ© ne dĂ©plut point au paillard. AprĂšs un mariage sans faste ni dĂ©pens, elle devint acariĂątre, sotte et fielleuse, dĂ©laissant Arts et sciences, et mĂȘme religion. Au bedeau mariĂ©e, de ses livres sĂ©parĂ©e, de son amabilitĂ© dĂ©barrassĂ©e, mais toujours aussi laide elle Ă©tait. 17 - Lyre des mots Du jour au lendemain, je m'Ă©pris de la fille du maire. Non qu'elle fĂ»t particuliĂšrement jolie, vertueuse, spirituelle ou aimable... Bien au contraire. Elle Ă©tait Ă  l'extrĂȘme opposĂ© de telles qualitĂ©s. Elle Ă©tait surtout une source inĂ©puisable d'explorations littĂ©raires pour moi. Une muse maudite en quelque sorte. Elle savait m'inspirer les plus beaux textes. A ses cĂŽtĂ©s, ma plume s'Ă©veillait comme par enchantement, plongeant avec une insatiable frĂ©nĂ©sie dans quelque abĂźme fĂ©cond de son ĂȘtre. Je devenais papillon aux ailes vĂ©nĂ©neuses, puisant chez cette crĂ©ature trouble mon suc quotidien. Je m'abreuvais de sa fange, et lui restituais une exquise pourriture. Elle lisait avec dĂ©lectation et sotte gravitĂ© mes textes, flattĂ©e de se savoir l'Ă©gĂ©rie d'un si estimable peintre des Ăąmes. Sous ma plume odieuse, j'accentuais ses dĂ©fauts, lui faisais endosser les pires forfaits, la grimais de mille façons infĂąmes. Elle Ă©tait ravie c'Ă©tait la premiĂšre fois qu'on lui parlait d'amour. Je finis par l'aimer avec une sincĂšre cruautĂ© sa laideur, sa stupiditĂ©, sa mĂ©chancetĂ©, ses vices m'Ă©taient trop chers pour que j'acceptasse de voir un jour fleurir ce chardon. Il fallait que j'entretienne la friche, sous peine de stĂ©rilitĂ© littĂ©raire. En faisant de la fille du maire la plus grosse cloche de la contrĂ©e, mes mots pour la raconter n'avaient jamais aussi bien sonnĂ©. 18 - Le vice et la laideur Marguerite Ă©tait une jeune femme prĂ©tendument sage, aimable, sĂ©rieuse. Et fort laide. Marguerite se croyait belle parce qu'elle se vĂȘtait de soie cousue d'or. Laide mais luxueusement accoutrĂ©e, elle s'admirait sincĂšrement dans le miroir, s'imaginant un avenir radieux. Marguerite Ă©tait riche. Elle avait accumulĂ© tant d'artifices qu'elle en avait fini par oublier, peut-ĂȘtre pire encore, par ignorer en toute bonne foi son authentique et dĂ©finitive laideur. Ce qui lui permettait d'exercer sans pudeur ses charmes hideux sur la gent ecclĂ©siastique. Marguerite avait en effet un fĂącheux penchant pour la soutane. Non contente d'ĂȘtre laide, Marguerite se permettait le luxe d'ĂȘtre une femme dĂ©naturĂ©e. A force de vils harcĂšlements, de chantages et menaces divers, allant mĂȘme jusqu'Ă  soudoyer l'Ă©vĂȘque en personne ce que lui permettait sans grande difficultĂ© sa fortune mal acquise elle parvint Ă  se faire dĂ©chirer l'hymen par Monsieur l'abbĂ© de la CoutenciĂšre, prĂȘtre Ă©minent et respectable d'une paroisse intĂ©griste de la petite province... Le scandale fut Ă©norme, si bien que Marguerite dut s'exiler loin de son Ă©vĂȘchĂ© natal. Son vice semble n'avoir pas de limite puisque, installĂ©e dans une autre petite ville de province, elle travaille bĂ©nĂ©volement dans un hospice qui accueille de vieux prĂȘtres grabataires. 19 - Belle et macabre crucifiĂ©e Mademoiselle, Un fantĂŽme me poursuit. Votre visage de verre et de larmes me hante. La Lune est sur mes pas. Je vous aime Mademoiselle avec un silex dans le coeur, une Ă©pine sur le front, une chandelle dans l’Ɠil. Je ne songe qu'aux statues dĂ©crĂ©pies qui vous ressemblent, ne vois que votre ombre qui m'est lumiĂšre, n'aspire qu'Ă  rejoindre l'astre mort oĂč vous m'attendrez peut-ĂȘtre. Votre beautĂ© funĂšbre enchante mon coeur lugubre et esthĂšte. Votre regard grand ouvert est un cercueil de cristal. Votre sourire est un linceul oĂč toute joie s'est Ă©teinte. Votre visage entier est une tombe adorable. Vous ĂȘtes une esthĂ©tique ensevelie, une exquise gisante, un irrĂ©sistible cadavre. Vous ĂȘtes belle comme une stĂšle mortuaire. Blonde comme l'astre blafard, sublime et pathĂ©tique ainsi qu'une mare reflĂ©tant le firmament, dĂ©risoire et superbe telle la vase oĂč viennent s'abreuver les Ă©toiles, avec votre regard Ă©thĂ©rĂ© de spectre, vos doigts de fĂ©e et votre charme cadavĂ©reux, vous rivalisez de misĂšre et de grandeur, de dĂ©tresse et de gloire, de grĂące et de dĂ©solation avec les monstres de pierre perchĂ©s sur les flancs des cathĂ©drales. J'aime votre beautĂ© de paille, votre Ăąme de feu, votre charme de cendres. J'aime vos yeux de corbeau, vos lĂšvres de glace, vos cheveux sous la pluie, votre coeur dans les tĂ©nĂšbres. Le gel vous drape de blanc, le vent vous cingle la face et le chant des oiseaux est votre baume. Vous ĂȘtes un bel, un troublant, un Ă©mouvant Ă©pouvantail. 20 - Laide et luxurieuse Je connus une authentique vieille fille. Laide, acariĂątre, avaricieuse, hypocrite, pieuse comme une pierre ponce. Un vrai rabat-joie, un cafard portant chignon, un coeur et un hymen rigides. Bref, une femme comme une figue sĂ©chĂ©e. Et bien entendu, vicieuse Ă  faire tressaillir le Diable, en bon laideron qu'elle Ă©tait. Je la dĂ©florai. Autant par dĂ©fi Ă  ses moeurs que par amusement d'esthĂšte. Durant l'acte la puritaine se comporta en putain. C'est ainsi qu'aprĂšs le procĂšs charnel, l'apĂŽtre de la fausse vertu devint enfin femme. Mais seulement sur le plan clinique, car le silex qui lui tenait lieu de coeur Ă©tait toujours aussi aiguisĂ©. Se dĂ©solant de la perte de sa chĂšre virginitĂ©, elle se rĂ©pandait en fiel, semant sa haine stupide sur le monde et les amants qui le peuplent, tout en maudissant la faiblesse de ses sens, allant mĂȘme jusqu'Ă  insulter sans remord ce Ciel qu'elle chĂ©rissait tant en temps ordinaire ! Cependant elle se dĂ©lectait secrĂštement Ă  l'Ă©vocation du sceptre profanateur qui avait si dĂ©licieusement explorĂ© ses terres vierges... En se logeant dans son temple fĂ©minin, le mĂąle poignard avait dĂ©finitivement atteint son Ăąme de damnĂ©e. L'Ă©cume du plaisir lui avait laissĂ© un goĂ»t immodĂ©rĂ© dans le coeur. Elle Ă©tait dĂ©jĂ  laide, sĂšche, sotte et mĂ©chante. Au contact de la chair virile elle Ă©tait devenue perverse, insatiable, avide de stupre. En l'espace d'une heure, elle changea radicalement. Ses habituels chapelets ne meublaient plus son coeur aride. Il lui fallait Ă  tout prix boire Ă  la coupe du mĂąle. L'ivresse des sens Ă©tait devenue sa seule quĂȘte elle avait une Ă©ternitĂ© d'abstinences Ă  rattraper. C'est ainsi que la bigote devint la plus fameuse catin de toute la contrĂ©e, la pire traĂźnĂ©e de la paroisse. Mais seulement en rĂ©putation et non dans les faits car nul amant ne voulait perdre haleine entre des bras aussi osseux, contre des flancs aussi atrophiĂ©s, en face de traits aussi ingrats. Si bien que je fus son seul et unique amant une heure durant. Elle mourut inassouvie et fielleuse, seule et laide. 21 - Laide et apprĂ©ciĂ©e Depuis le temps que je vous promĂšne de salon en salon, je peux vous avouer que votre face de chĂšvre m'agrĂ©e singuliĂšrement. En vĂ©ritĂ© vous ĂȘtes le plus beau laideron de toute la contrĂ©e. Et si vous humiliez les garçons que vous approchez, lesquels vous fuient invariablement, vous n'ĂȘtes pas pour me faire plus honneur, soyez-en persuadĂ©e. C'est que je suis comme les autres je vous trouve laide moi aussi. Mais votre laideur a cela de nĂ©cessaire Ă  ma gloire, c'est qu'elle fait converger tous les regards vers moi. Je m'affiche tel jour en public en votre piĂštre compagnie et aussitĂŽt je me mets Ă  dos les rieurs pour les mieux contredire le lendemain. C'est que je remporte tous les suffrages lorsque je vous remplace par une plus flatteuse conquĂȘte ! Et les rieurs de la veille d'applaudir le joli tour de passe-passe... Un jour je sors avec la poupĂ©e de chiffon, le lendemain avec la poupĂ©e de porcelaine. On me raille lorsque j'ai le torchon Ă  mon bras, on se rallie chaudement Ă  ma cause quand la serviette est pendue au cou. En votre compagnie, que d'heureuses je fais ! Je brille et fais briller Ă  bon compte, mettant en valeur des femmes qui sans votre voisinage se seraient senties bien mĂ©diocres. Votre prĂ©sence accentue les contrastes. Tout votre art est lĂ . Une vierge commune devient princesse Ă  vos cĂŽtĂ©s. Elle se sent belle comparĂ©e Ă  vos traits caprins, Ă  votre silhouette bovine, Ă  vos charmes de camĂ©lidĂ©. Son hymen en devient plus accessible, considĂ©rant elle-mĂȘme sa dĂ©chirure non plus comme une infamie mais ainsi qu'un authentique honneur. Vous ĂȘtes un chef-d’Ɠuvre de laideur. Votre tĂȘte terne fait devenir soleil la simple provinciale. Votre disgrĂące fait rayonner la commune lessiveuse. Votre naissance de misĂšre donne aussitĂŽt du prix Ă  l'ordinaire courtisĂ©e. Bref, votre difformitĂ© fait plaisir Ă  voir. Sortez toujours plus de l'ombre. Continuez Ă  me servir de faire-valoir, Ă  ĂȘtre celle qui fait jaser. Soyez fiĂšre de m'accompagner. Ne maudissez pas votre sort surtout votre laideur est pour les autres un cadeau. 22 - Laide et mĂ©chante Mademoiselle DulcinĂ©e Ă©tait une jeune fille fort laide, paysanne de son Ă©tat qui vivait seule dans sa ferme. Et comme si cela ne suffisait pas, son coeur Ă©tait rongĂ© par les vers de la haine. La mĂ©disance Ă©tait son pain quotidien, le fiel son vin du matin, l'amertume sa soupe du soir. Son Ăąme venimeuse se nourrissait de la boue et des crapauds qui s'y vautrent. Nul ne l'aimait. Pas mĂȘme ses cochons qu'elle martyrisait pour son plaisir odieux. Un jour un galant de passage, qui devait avoir des goĂ»ts douteux quant aux femmes, fit irruption dans la vie misĂ©rable de DulcinĂ©e. Peut-ĂȘtre un esthĂšte dĂ©gĂ©nĂ©rĂ©, Ă  moins que ce ne fĂ»t un pauvre diable ivre mort... Bref, ils passĂšrent la nuit ensemble dans le fumier de l'Ă©table. Ce qui Ă©tait d'ailleurs lĂ  bien le genre de DulcinĂ©e. Le laideron perdit donc sa virginitĂ© entre l'Ăąne et le bƓuf. L'on aurait put s'attendre Ă  ce que cette initiation aux Ă©mois de l'Ăąme et de la chair adoucisse les moeurs de l'infĂąme... Il n'en fut rien. Curieusement, ni les tendresses de l'amour ni les vertus sĂ©minales n'opĂ©rĂšrent de miracle dans l'Ă©table. Au contraire, aprĂšs cette nuit passĂ©e dans les bras de son amant DulcinĂ©e Ă©tait devenue encore plus mĂ©chante qu'Ă  l'accoutumĂ©e. AprĂšs cela, allez donc comprendre les vieilles filles laides et mĂ©chantes ! 23 - La dĂ©faite de la laideur Il Ă©tait une fois deux sƓurs, CunĂ©gonde et Julie. CunĂ©gonde Ă©tait la fille la plus laide du canton, tandis que sa sƓur Julie Ă©tait belle comme le jour. Monsieur de la Tricouille, qui Ă©tait le garçon le plus charmant de la contrĂ©e, convoitait la main de la belle Julie. Les choses Ă©taient dĂ©cidĂ©ment bien faites car Julie aimait secrĂštement le jeune hobereau. PrĂ©cisons que le jeune Monsieur de la Tricouille Ă©tait montĂ© comme un Ăąne. CunĂ©gonde savait pertinemment que sa sƓur Ă©tait l'objet des feux du jeune homme, cependant elle avait elle aussi des vues sur le bel arrogant, bien que sa cause fĂ»t dĂ©sespĂ©rĂ©e. Elle savait Ă©galement par ouĂŻe dire que Monsieur de la Tricouille Ă©tait montĂ© comme un Ăąne. D'ailleurs tout le canton le savait. Un jour CunĂ©gonde interrogea sa sƓur, la belle Julie - Ma sƓur, vous qui ĂȘtes belle Ă  faire pĂąlir l'astre du jour, vous l'Ă©lue d'entre toutes les grĂąces, savez-vous que j'espĂšre goĂ»ter Ă  la trique de Monsieur de la Tricouille, bien que je sache que son coeur ne m'est hĂ©las ! pas destinĂ© ? Pour une fois, il ne sera pas dit qu'en amour la beautĂ© remportera les suffrages. Le combat injuste et inĂ©gal qu'elle mĂšne depuis toujours pour dĂ©fendre sa cause a assez durĂ©. A travers moi, la laideur doit prendre sa revanche. Moi aussi j'ai besoin de me faire agrandir le fond de la culasse par le chibre d'Ăąne de Monsieur de la Tricouille. - CunĂ©gonde ma pauvre soeur, vous ĂȘtes vraiment bien trop laide pour que Monsieur de la Tricouille daigne vous foutre sa grosse triquapute dans le fond des tripes. Il a du goĂ»t ce joli, et je gage qu'il vous rira au nez sans autre forme de procĂšs dĂšs que vous lui dĂ©voilerez vos desseins. - Julie, vous ĂȘtes bien belle et c'est vrai que tous les garçons du pays brĂ»lent de vous perforer l'hymen avec leur braquemart, cependant serez-vous Ă  mĂȘme de recevoir l'Ă©norme triquaille de Monsieur de la Tricouille soit dans la culasse soit dans la tripaille ? Je vous rappelle que ce sacrĂ© foutu couillu est le garçon le mieux montĂ© de toute la contrĂ©e. Quand on a affaire Ă  un Ăąne comme Monsieur de la Tricouille, apprenez que la beautĂ© seule ne peut suffire Ă  le contenter ma soeur. Encore faut-il avoir le coeur disposĂ© ainsi que les trous Ă  baisaille adĂ©quats. - Et vous estimez peut-ĂȘtre que je n'ai point ce qu'il faut de ce cĂŽtĂ©-lĂ , CunĂ©gonde ma soeur ? - Parfaitement, belle Julie. Je vous juge incapable de recevoir dignement la grosse triquaille de Monsieur de la Tricouille dans le fond de la tripe, encore moins dans le trou Ă  purin Ă©tant donnĂ© que vous avez le cul bien trop serrĂ© ma jolie. Bref, vous ĂȘtes bien trop prude pour vous faire arranger les trous Ă  baisaille par Monsieur de la Tricouille, le beau couillu dotĂ© d'un braquemart du diable. - CunĂ©gonde, vous ĂȘtes non seulement laide, mais encore fort vile. - Julie ma soeur vous ĂȘtes certes belle, mais infoutue de vous faire arranger les tripes par Monsieur votre aimĂ©, alors que moi je le puis. - Et qu'en savez-vous ma soeur ? - J'en sais que Monsieur de la Tricouille qui est montĂ© comme un Ăąne en a plus dans la frocaille que vous n'en avez dans les jupons. Monsieur de la Tricouille me baisera moi plutĂŽt que vous. Foi de CunĂ©gonde ! La morale de cette histoire est sauve puisque CunĂ©gonde ne fut jamais baisĂ©e par Monsieur de la Tricouille qui prĂ©fĂ©ra encore offenser la beautĂ© et l'innocence avec son Ă©norme chibre d'Ăąne plutĂŽt que de rendre hommage Ă  la laideur. 24 - Le laideron et le gant blanc Elle Ă©tait laide et perverse, pauvre et vicieuse, propre sur elle et mĂ©ticuleuse. Elle n'aimait personne et Ă©tait cruelle envers les animaux. Surtout envers ses cochons qu'elle engraissait avec rage et vanitĂ©. Du matin au soir elle Ă©piait ses voisins, sans cesse en quĂȘte de ragots Ă  colporter dans le village. Ou de mĂ©disances Ă  semer dans les cƓurs... Un jour elle tomba amoureuse d'un aristocrate tout de blanc gantĂ©, au teint blafard, Ă  la mine hautaine et qui parlait avec l'Ă©lĂ©gance des gens nĂ©s dans l'opulence et la religion. Mais le hobereau qui ne manquait pas de cruautĂ© lui non plus, l'ignorait parfaitement et s'amusait mĂȘme de ce chiffon humain tentant de faire la poupĂ©e. C'Ă©tait pitoyable et ridicule, pathĂ©tique et vain. Enfin, le spectacle Ă©tait particuliĂšrement savoureux pour l'oisif blanc-gantĂ©. Elle Ă©tait si Ă©prise de ce beau sang dĂ©sƓuvrĂ© et arrogant qu'elle lui dĂ©clara un jour sa flamme en pleine face, droit dans les yeux. Le jeune et beau seigneur offensĂ© par tant d'insolence lui rĂ©pondit par une gifle assĂ©nĂ©e du bout de son gant blanc. La gueuse s'en retourna Ă  ses cochons, piteuse, le coeur plein de fiel, jurant qu'on ne la reprendrait plus Ă  succomber aux charmes des gens de chĂąteau. Au moins aura-t-elle appris que dans ce monde on ne mĂ©lange pas les torchons avec les serviettes. 25 - Lettre d'amour Ă  une jeune et laide bigote Mademoiselle, Permettez qu'un prĂ©tendant digne de votre chaste hymen se manifeste enfin. J'aime singuliĂšrement vos grĂąces d'oiseau dĂ©pourvu d'ailes, vos airs d'ange dĂ©chu, votre vol de papillon sans mystĂšre. Vous ĂȘtes un joli caillou, une sorte de diamant obscur au prix indĂ©fini. Votre front dĂ©nuĂ© de lauriers vaut votre regard sans fard. Vous ĂȘtes d'ailleurs si vraie que l'artifice serait une offense Ă  votre nature. Votre authenticitĂ© inĂ©dite a les charmes bruts de l'amertume. Vous ĂȘtes belle comme un rĂȘve dont on ne se rappelle plus. 26 - Les misĂšres de la laideur Mademoiselle, Votre hymen intact ayant traversĂ© les ans avec gloire et trompettes, vous n'en ĂȘtes pas plus honnĂȘte pour autant. Le vice masquĂ© vous plaĂźt. La fange, pourvu qu'elle se voile de chastes atours, vous agrĂ©e. Vous ĂȘtes laide. Laide et corrompue. MĂ©chante et perverse. Les Ăąmes naĂŻves vous aiment et les cƓurs puĂ©rils vous encensent sans compter pour les dignes apparences que vous arborez. Moi je vois non seulement les traits de votre visage ingrat, mais encore la noirceur de votre Ăąme aigrie. Si vous Ă©tiez belle, vous seriez une sainte. Mais vous ĂȘtes laide, et vous ĂȘtes un dĂ©mon. Les bigotes vous prennent pour un modĂšle de vertu. Le bon prĂȘtre auprĂšs de qui vous faites si bonne figure, dupĂ© par votre piĂ©tĂ© mensongĂšre, vous croit pleine de valeur. Comme si votre absence de joliesse confĂ©rait quelque beautĂ© Ă  votre Ăąme... A la beautĂ© va la vertu, Ă  la laideur va le vice. Vous ĂȘtes nĂ©e laide, vous mourrez damnĂ©e. Vous avez beaucoup reçu en disgrĂące, il vous est donc beaucoup demandĂ© en Ă©change. Mais vous ĂȘtes faible, et vous prĂ©fĂ©rez la facilitĂ©. Votre malheur Ă©tait pourtant prometteur. Vous l'avez gĂąchĂ©. Vous n'avez pas su contrer le vice. Le combattre vous aurait grandi. Mais vous l'avez adoptĂ©. Vous ĂȘtes laide en dehors, laide en dedans. 27 - ProcĂšs de la laideur Les femmes laides ne valent rien. Ce sont de ridicules amantes, de dĂ©sagrĂ©ables compagnes, de risibles faire-valoir. Les femmes laides ont cet inconvĂ©nient majeur par rapport aux belles femmes, c'est prĂ©cisĂ©ment qu'elles sont laides. D'oĂč la supĂ©rioritĂ© de la beautĂ© sur la laideur chez la femme. Si les femmes laides sont dĂ©laissĂ©es, c'est qu'elles le mĂ©ritent pour la bonne raison que leur laideur est un naturel repoussoir. Ce qui fait la valeur de la beautĂ©, c'est qu'elle rĂ©pond Ă  des lois injustes qui Ă©chappent Ă  notre volontĂ© Ă©galitaire, Ă  notre souci de nivellement, Ă  la standardisation de notre sociĂ©tĂ©. Cela fonctionne exactement comme la grĂące elle peut tomber du ciel sur n'importe quelle tĂȘte. La beautĂ© d'une femme ne dĂ©pend nullement de son bon vouloir mais des coups de dĂ©s du Ciel. Ou si on prĂ©fĂšre, de la Nature. Et c'est trĂšs bien ainsi. Que les ennemis de l'injustice naturelle fassent donc le procĂšs de la Nature et qu'ils rendent d'un coup de baguette magique la justice selon les rĂ©fĂ©rences humaines... Toutes les femmes seraient belles, hĂ©las ! Et la beautĂ© perdrait du mĂȘme coup tout ce qui fait son charme. Ce serait la dictature de la monotonie. Vivent les femmes laides et tant pis pour elles ! GrĂące Ă  leur laideur l'on mesure la valeur inestimable de la beautĂ©. 28 - Hommage Ă  la laideur Je sais que vous n'ĂȘtes pas celle dont on dit qu'elle est jolie. Votre visage, si dur et si doux Ă  la fois, ce visage-lĂ , si triste et si plein d'Ă©clat, n'a point la beautĂ© facile de ces pucelles de dix-huit ans fraĂźches et gaies qui font si souvent se retourner dans la rue les hommes mariĂ©s et qui leur font oublier un instant la pesanteur d'un trop long et trop fade hymĂ©nĂ©e. Vous, vous n'inspirez que vide et ennui Ă  ces cƓurs frivoles. Vous n'ĂȘtes pas belle, certes. Vous ne faites rĂȘver personne. Je vous aime moi, pourtant... Vous ne serez jamais celle qui fera pĂąlir les blondes de la terre, jamais celle dont on chantera les grĂąces au son de la viole, au clair de Lune, mais vous serez pour toujours ma pauvre chandelle. Vierge parmi les vierges, jeune parmi les jeunes, vous ĂȘtes la derniĂšre toutefois. Morte en ce monde, vous ĂȘtes ma lumiĂšre. 29 - Lettre d'amour pour une femme laide Mademoiselle, Cette lettre vous Ă©tonnera. Elle vous choquera peut-ĂȘtre, vous irritera possiblement, vous ĂŽtera sans doute le sommeil. Ce que je souhaite surtout, c'est qu'elle vous fasse pleurer. Soit Ă  cause de son inutile cruautĂ©, soit Ă  cause de la joie qu'elle saura inspirer Ă  votre coeur dĂ©laissĂ©. Ce qui revient au mĂȘme, le prix de vos larmes n'Ă©tant pas diffĂ©rent pour la flĂšche de l'aveugle Cupidon ou pour l'Ă©prouvette du distinguĂ©, calculateur, aimable corrupteur que je suis. Que vos larmes soient amĂšres ou bien douces, aucune importance, pourvu que l'Amour en soit la cause. La façon d'extraire vos larmes futures importe peu. Le rĂ©sultat seul compte, non les moyens dĂ©ployĂ©s pour l'obtenir. Finalement cette lettre vous agrĂ©era Ă©tant laide vous ne devez pas avoir l'habitude de recevoir des lettres d'amour. Votre laideur est loin de me dĂ©plaire. SincĂšre soupirant, je n'hĂ©site pas pour vous mieux sĂ©duire Ă  faire fi des moindres lĂąchetĂ©s, hypocrisies, vilenies et mensonges si coutumiers aux vils et ordinaires sĂ©ducteurs. Je ne suis certes point de cette espĂšce commune. Ma quĂȘte est plus digne je flatte votre laideur non dans le but d'entretenir ma mĂąle vigueur ce qui serait un simple, banal, peu glorieux exercice amoureux de routine, mais dans le but de gagner votre coeur, votre hymen, votre main envisagĂ©s comme de vĂ©ritables trophĂ©es. Je veux faire de ces conquĂȘtes si peu enviĂ©es une espĂšce d'exploit dont je me glorifierai. La laideur des femmes en ce monde Ă©tant une chose fort peu cotĂ©e chez les esthĂštes, pour ma gloire, et accessoirement pour la vĂŽtre, je dĂ©sire ĂȘtre un don Juan maudit. Je veux briller parmi les astres citadins grĂące Ă  la terne Ă©toile que vous ĂȘtes. Soyez ma curiositĂ© mondaine, mon nouvel objet de snobisme, mon sujet de scandale, mon triomphe de salon, mon faire-valoir paradoxal soyez Ă  moi. Je ne vous trouve vraiment pas belle. Mes mots ne sont nullement mensongers puisque belle vous ne l'ĂȘtes assurĂ©ment, irrĂ©mĂ©diablement pas. Je ne vous aime certes pas pour votre beautĂ©, celle-ci vous faisant dĂ©finitivement dĂ©faut. Je vous aime bien plutĂŽt pour votre laideur, qui elle est rĂ©elle, authentique, Ă©vidente. Presque insolente. Cette permanente laideur est votre durable parure, votre fard naturel, votre habit de sortie, votre indĂ©lĂ©bile grimage qui vous interdit tout espoir d'ĂȘtre aimĂ©e. VoilĂ  prĂ©cisĂ©ment un motif de vous aimer. Je veux ĂȘtre votre Ă©trange accident, la bizarrerie qui fera mentir le sort, l'anomalie terrestre qui rendra perplexe le Ciel. En pur esthĂšte, je dĂ©sire vous contempler dans votre pure laideur. Pleurez maintenant, de peine ou de joie, mais de grĂące versez vos larmes en mon nom puisque vous vous savez enfin aimĂ©e. Non pour votre beautĂ© absente, mais pour votre laideur omniprĂ©sente. 30 - Éloge et dĂ©fense de la laideur Voici, fidĂšlement rapportĂ©s par mon imagination, quelques propos Ă©changĂ©s entre une femme laide et son amant. - Je me sais laide, et cette laideur est une offense Ă  l'amour. Vous ne pouvez m'aimer. Votre regard doux sur moi me rend honteuse. Votre tendresse a quelque chose de malsain. Il n'est pas sĂ©ant de se faire l'amant de la laideur. Vous choquez la morale, l'honnĂȘtetĂ©, le ciel et tous ses anges. Vous me faites rougir, et j'ai envie de pleurer. Je suis laide, je le sais, vous le savez, et c'est un crime de m'aimer ainsi que vous le faites. Le monde est plein de filles jolies qui ne demandent qu'Ă  ĂȘtre chantĂ©es, louĂ©es, honorĂ©es selon les lois ordinaires de l'amour, ne perdez donc pas votre temps et votre jeunesse avec celles qui, comme moi, ne mĂ©ritent de recevoir aucune fleur de la Terre. Je suis laide, laide, laide, et je vous vous interdis de m'aimer ! Cet amour que vous m'avouez m'est une douleur, une peine, non un bien. Ne m'aimez pas, laissez-moi en paix, seule avec ma laideur comme avant, seule comme je l'ai toujours Ă©tĂ©. VoilĂ  mon sort, ma juste condition, la volontĂ© du ciel et des hommes. Ne troublez pas l'ordre naturel des choses. Vous faites mal, lors mĂȘme que vous croyez bien faire. - Vous ĂȘtes laide et je vous aime. En esthĂšte j'admire vos traits ingrats. Mon coeur a choisi pour battre, enfin, le paysage austĂšre de votre physionomie. LassĂ© des molles merveilles qui ont fini par Ă©mousser sa sensibilitĂ©, il a Ă©lu votre tĂȘte dĂ©chue qui pleure aujourd'hui de se savoir aimĂ©e. Il s'est soudainement Ă©mu pour votre front sans Ă©clat qui n'est qu'un dĂ©sert de pierres, de roc, de cailloux. Et ce dĂ©sert a sĂ©chĂ© votre regard, durci vos lĂšvres, tari vos sourires votre face est un mets bien amer, mais c'est pour moi un miel nouveau. Je goĂ»te comme un Christ au vin Ăąpre de la misĂšre, et une Ă©trange ivresse me gagne. Votre dĂ©tresse est une croix qu'il m'est doux de porter. Votre disgrĂące a aussi la saveur de la brume, la duretĂ© des glaces, la sĂ©vĂ©ritĂ© du gel. Votre visage est pareil Ă  une montagne rude et magnifique, froide et chaste, lointaine et silencieuse je le contemple et je m'Ă©lĂšve. - Vous ĂȘtes fou. Ma pauvre couronne ne mĂ©rite pas d'ĂȘtre si bien servie. Je ne suis que la reine des servantes, la princesse de la poussiĂšre, l'aimĂ©e des cailloux. Mon pouvoir ne s'Ă©tend point au-delĂ  des ronces et des orties qui m'entourent. Je me sais si laide que je n'accepte de compliments que de la part des pierres. Elles sont muettes et leur Ă©loquence me va toujours droit au cƓur. Je sais qu'elles disent vrai. Tandis que vous, vous me dites des choses que je ne puis croire. Vous mentez. Allez plutĂŽt rejoindre vos jolies donzelles, au moins elles vous croiront quand vous leur chanterez leurs grĂąces si sĂ»res. Vous ne mentirez pas lorsque vous leur tiendrez galant discours. Je suis laide, oubliez-moi. - Vous ĂȘtes laide, et vos traits rendent votre coeur humble, fragile, sensible. Vous le briser est chose si aisĂ©e qu'il me faut prendre mille prĂ©cautions pour le manier, de crainte de le blesser sans le vouloir. Vos sƓurs plus jolies sont armĂ©es de cuirasses, et je n'ai pas besoin de tant de maniĂšres pour les convaincre de servir la cause amoureuse vite conquises, elles ne laissent pas le temps au cƓur de s'Ă©pancher comme il le faudrait. Sur quelques accords de musique, sur quelques pas de danse l'affaire est entendue. Et la chose est si commune Ă  leurs yeux, que l'hymĂ©nĂ©e qui s'ensuit est vidĂ© d'Ă©moi. Pour ces filles jolies l'amour est une chose bien banale. On les sĂ©duit sans maniĂšre, sans dentelle ni beaux discours. On les aime avec des piĂštres sentiments qui s'Ă©vanouissent dĂšs l'aube. Ce ne sont que des Ă©toiles filantes. Elles ont l'Ă©clat de la beautĂ©, mais de racines point. Leur beautĂ© leur confĂšre une futilitĂ© toute particuliĂšre. Et s'il est vrai que les attraits ostensibles d'une vierge facile sont toujours flatteurs pour l'heureux amant qui les conquiert, il est Ă©galement vrai que les fleurs les plus belles paraissent aussi les plus superficielles. Sachez donc que la vanitĂ© sied mieux Ă  la beautĂ© plutĂŽt qu'Ă  la modestie. - Ainsi je trouve grĂące Ă  vos yeux aujourd'hui, parce que je n'ai pas l'heur d'ĂȘtre de cette race des beautĂ©s radieuses que vantent tellement les hommes de votre espĂšce, ordinairement. Je veux bien croire Ă  la ferveur de votre priĂšre, au singulier Ă©moi de votre cƓur, puisque vous voulez tant que j'en sois convaincue. Je ne sais pourtant si votre galante dĂ©votion est une insulte ou un rĂ©el Ă©loge. A moins que cela ne soit que pure folie, mon ami. - Croyez plutĂŽt en la sincĂ©ritĂ©, l'honnĂȘtetĂ©, l'humilitĂ© de mon cƓur aimant. Et oubliez donc au nom de cet amour -si particulier j'en conviens- les rigueurs de la simple raison. Je vous aime ainsi que vous ĂȘtes, parce que vous ĂȘtes ainsi. 31 - Une folie d'amour La pucelle est laide de visage. Le soldat ne semble pas trĂšs regardant sur l'Ă©clat de ses conquĂȘtes sous le soleil de juin toutes les filles ont de la poitrine et les robes lĂ©gĂšres sont des invites pour tout ce qui porte moustaches et baĂŻonnette. Les fruits ont mĂ»ri Ă  temps, le loup rĂŽde, la laide Suzon est loin d'ĂȘtre gourde. EugĂšne, aprĂšs l'horreur des tranchĂ©es a l’Ɠil indulgent pour tout ce qui ressemble Ă  une femme. En permission depuis peu, se perdre dans la voluptĂ©, chercher la douceur fĂ©minine lui est un devoir, un acte de rĂ©bellion contre les obus, la terreur, la mitraille, lĂ -bas... BientĂŽt l'humble Suzon tombe dans les bras du poilu. Demain il sera peut-ĂȘtre mort. AprĂšs la boucherie des combats, le feu de la chair. L'Ă©treinte est bestiale, profonde, belle et dĂ©sespĂ©rĂ©e. Les amants se roulent dans la paille, ivres de vin blanc et d'amour. Les cƓurs se rĂ©vĂšlent, les corps exultent, les tĂȘtes tournent, on se fait des serments fous... Les bruits de la guerre sont loin. Le corps apaisĂ©, Suzon se sent belle. Son soldat est son "premier". EugĂšne lisse ses moustaches en caressant le menton de la coquine, l'humeur mĂ©lancolique, le geste attentionnĂ©, l'air tendre et gaillard. Mais l'amour, le vrai, l'inattendu, le fou, l'aveugle, le dĂ©concertant, a surpris la Suzon. Elle l'herbe sauvage, lui le soldat brisĂ©. Demain dĂ©jĂ , il lui faudra retourner au combat. Que faire ? Il n'y a rien Ă  faire. Les tranchĂ©es ont dĂ©jĂ  broyĂ© l'Ăąme d'EugĂšne. Sous ses jolies moustaches, c'est une Ă©pave. Demain il exposera son corps au fer et au feu "pour la France". Demain il sera mort, c'est dĂ©cidĂ© ! Cette Ă©treinte Ă©tait son dernier hommage rendu Ă  la vie, sa derniĂšre volontĂ© avant d'en finir. Demain il se laissera ensevelir par la boue de Verdun en hurlant son dĂ©sespoir. EugĂšne n'aime pas la guerre, n'aime pas le drapeau, n'aime pas cet enfer patriotique qui l'a dĂ©jĂ  tuĂ© en dedans. Ils se sont quittĂ©s sur un dernier baiser, elle l'herbe sauvage, lui le soldat brisĂ©... Quatre-vingt annĂ©es se sont Ă©coulĂ©es depuis. A presque cent ans la Suzon est encore plus laide qu'Ă  vingt ans grabataire, ridĂ©e, effrayante, complĂštement dĂ©mente. Elle ne s'est jamais mariĂ©e. Dans l'hospice qu'elle hante depuis si longtemps, plus personne ne l'entend quand de sa bouche Ă©dentĂ©e elle murmure entre des sanglots de moribonde, le regard affligĂ©, la main tremblante, la voix inaudible - "EugĂšne, il s'appelait EugĂšne et j'l'aimais c't'homme-lĂ ... L'tranchĂ©e l'a pris mon EugĂšne... Il m'a aimĂ©e avant d'partir et moi j'l'aimais aussi, d'tout mon coeur... D'tout mon coeur mon EugĂšne..." 32 - L'amant des laides Je suis le refuge des esseulĂ©es, le souffle des vies en deuil, le feu des Ăąmes refroidies, l'asile des dĂ©laissĂ©es, l'espoir des affligĂ©es. J'apporte la flamme qui d'habitude n'Ă©choit jamais aux humbles. J'Ă©lis les non-Ă©lues, j'aime les mal-aimĂ©es. Je suis le chantre des Ă©ternelles Ă©conduites, des recluses, des cloĂźtrĂ©es, des timides, des Ă©garĂ©es, des invisibles, enfin de toutes ces misĂ©rables enfants de la solitude, de ces crĂ©atures inĂ©ligibles au trĂŽne de la beautĂ©. Je suis l'Ă©toile fidĂšle, l'Ă©pĂ©e loyale, la priĂšre inextinguible. Je rĂšgne dans le coeur des dĂ©sespĂ©rĂ©es de l'amour. Je suis l'Amant des laides, agenouillĂ© Ă  leur chevet de douleur. 33 - L’Ɠuvre du temps Elle avait un nom unique Rosemonde-AimĂ©e. L'image de mon premier amour me revenait en mĂ©moire, tandis que je flĂąnais sur le port. L'air doux du printemps, l'Ă©cume, la brise m'amenaient naturellement au souvenir de Rosemonde-AimĂ©e, la seule Ă©toile de ma vie. Rosemonde-AimĂ©e, joyau pur de ma jeunesse, ange descendu sur Terre, Amour virginal... On s'Ă©tait jurĂ© mille sornettes sur la plage. Serments ingĂ©nus de l'Ăąge pubĂšre... Nous nous perdĂźmes de vue, elle m'oublia, se maria sans doute. Trente annĂ©es s'Ă©taient Ă©coulĂ©es. Je ne l'avais plus jamais revue. Dieu seul sait ce qu'elle est devenue aujourd'hui. Je me remĂ©morais avec tendresse nos Ă©treintes sous les Ă©toiles. Chastes, exaltĂ©es. Rosemonde-AimĂ©e avait toujours reprĂ©sentĂ© pour moi l'Amante. C'Ă©tait une gazelle, une crĂ©ature linĂ©ale, Ă©thĂ©rĂ©enne, Ă©vanescente. La grĂące incarnĂ©e. Elle avait une voix comme le chant de la mer, des flots d'or pour toute chevelure, de l'azur dans le regard. Une Ă©cume sur les lĂšvres aussi promesse d'un baiser qu'elle ne me donna jamais. Des cris stridents me sortirent de ma rĂȘverie une espĂšce de monstre femelle s'agitait Ă  quelques mĂštres de moi. Enorme, rougeaude, hideuse. La vendeuse de poisson penchĂ©e sur ses cageots extirpait les viscĂšres de sa marchandise tout en hurlant sur son mari ivre qui tentait maladroitement de justifier son Ă©tat. NĂ©gation parfaite de l'Amour, la femme m'inspirait dĂ©goĂ»t, pitiĂ©. Le spectacle Ă©tait pittoresque, affligeant, grotesque. L'hystĂ©rique agonisait d'injures son mari penaud, minuscule Ă  cĂŽtĂ© d'elle. Elle avait une cigarette jaune aux lĂšvres, des mains d'ogresse, une poitrine titanesque. Une vraie caricature "cunĂ©gondesque". Le tue l'amour par excellence. Comment cette femme avait-elle pu inspirer de l'amour Ă  cet homme, me demandais-je ? Elle fut donc jeune et attirante elle aussi ? En voyant ce mastodonte, j'avais peine Ă  m'imaginer la chose ! Comment en Ă©tait-elle arrivĂ©e Ă  ce degrĂ© de dĂ©chĂ©ance ? Quelle dĂ©gradation s'Ă©talait devant moi ! AprĂšs m'avoir amusĂ© trente secondes, la vue de cette vendeuse de poissons me fit ardemment dĂ©sirer me replonger dans ma quiĂšte rĂȘverie... Le souvenir de Rosemonde-AimĂ©e agissait comme un antidote face Ă  ce spectacle, un baume contre l'horreur de cette scĂšne. Je poursuivis mon chemin le long du port, faisant semblant d'ignorer la mĂ©gĂšre lorsque je passai Ă  sa hauteur. Je hĂątai le pas. DerriĂšre moi j'entendais de loin en loin les Ă©clats de voix du phĂ©nomĂšne. Soudain, je blĂȘmis. Son mari, aprĂšs avoir lĂąchĂ© quelques jurons, nomma l'acariĂątre Ă©pouse. Cette femme, Ă©tait-ce possible que... Il la nomma distinctement, et c'Ă©tait inconcevable Ă  entendre. A chaque fois que je repense Ă  ce nom prononcĂ© par l'ivrogne s'adressant Ă  sa femme, un frisson terrible m'envahit. Je l'entends encore - Ben mouĂ© je vais te dire ! Tu vaudras jamais l'vin que j'dĂ©glutis tous les jours pour mieux oublier ta face de beuglante, tu m'entends la Rosemonde-AimĂ©e ? 34 - Rose-Alberte et ses lapins Ce qui m'agrĂ©ait le plus chez elle, ça n'Ă©tait point sa laideur pourtant remarquable, ni sa profonde sottise, pas mĂȘme son extrĂȘme gentillesse, mais sa cruautĂ©. Aimable avec les humains, Rose-Alberte dĂ©ployait un Ă©tonnant potentiel de tyrannie en prĂ©sence et Ă  l'endroit de ses lapins. Les enfants pourtant l'adoraient, et elle ne manquait jamais une occasion pour les gĂąter. Mais c'Ă©tait diffĂ©rent avec les lagomorphes. Elle les affamait plusieurs jours durant pour s'amuser Ă  les voir dĂ©vorer les Ă©pluchures les plus immondes. Elle crachait toujours dans leur eau et y ajoutait parfois du vinaigre Ă  la bĂȘtise la plus primaire s'ajoutait une haine imbĂ©cile. Elle invitait souvent les enfants Ă  partager ses cruautĂ©s, ce qui les ravissait. Rose-Alberte n'avait pas d'amant, aussi se vengeait-elle comme elle pouvait. La nuit on entendait des plaintes dans le clapier. A quelle expĂ©rience odieuse se livrait la sorciĂšre ? Au matin on trouvait des boĂźtes de mĂ©dicaments pĂ©rimĂ©s au pied des clapiers, des ampoules vides dans la paille, et les lapins vous regardaient avec des yeux globuleux... Je commençais Ă  apprĂ©cier cette ortie humaine qui savait si bien se faire aimer de ses semblables tout en inspirant la terreur chez les lĂ©poridĂ©s. J'Ă©tais curieux de voir comment la scĂ©lĂ©rate se comporterait sous les avances d'un benĂȘt. Ou d'un satyre. Je lui fis une cour Ă  l'eau de rose mais, comme je m'y attendis, elle fut insensible Ă  mes arguments. Aussi optai-je pour des hommages plus crapuleux. LĂ , la "belle" s'Ă©veilla. Tout son mauvais fond ressortit elle me proposa d'aller sur-le-champ prĂ©parer avec elle des civets de lapin. Le charme Ă©tait rompu. Rose-Alberte qui n'avait guĂšre que sa laideur pour unique atout venait de perdre sa derniĂšre chance, se montrant dĂ©cidĂ©ment trop stupide ! Avec ses inepties, elle m'inspira soudain une vive rĂ©pulsion. Je prĂ©fĂ©rai laisser lĂ  le laideron avec le secret dessein d'aller libĂ©rer ses oreillards otages, car nul jusqu'alors n'avait eu l'idĂ©e saugrenue de me proposer de dĂ©guster des recettes de lapins droguĂ©s. 35 - Berthe a manquĂ© sa chance Le baron s'ennuyait avec ses sempiternelles conquĂȘtes, toutes crĂ©atures de choix. BlasĂ© de ces mornes vĂ©nustĂ©s, il dĂ©cida de sĂ©duire un laideron la repoussante Berthe constitua sa plus odieuse idylle. Elle le charmait avec ses maladresses, sa physionomie simiesque, ses allures grotesques, ses disgrĂąces divertissantes, sa sottise congĂ©nitale, son hymen sans intĂ©rĂȘt. Elle devint sa favorite. Le baron aimait s'afficher au chĂąteau en si haĂŻssable compagnie. Berthe Ă©tait son bouffon. Jusqu'au jour oĂč une fĂ©e aimable transforma le petit canard en cygne. Berthe pris son envol, quitta le baron pour aller pondre un oeuf dans un nid autrement plus douillet. L'oiseau Ă©lu fut Monsieur le curĂ© tout de noir vĂȘtu. Un pieux bossu qui aima avec charitĂ© la belle Berthe, ex laideron. Entre temps l’Ɠuf avait Ă©clos. En sorti un baronnet Ă  clochettes. On accusa le curĂ© d'avoir engrossĂ© la belle, anciennement laide. Il nia mollement, adopta le morveux Ă  sonnettes et vĂ©cu longtemps avec l'argent des quĂȘtes, la Berthe -qui avait Ă©tĂ© si peu plaisante jadis- , sa bosse et le bĂątard Ă  grelots qui fut finalement appelĂ© "Gaspard". Ce dernier devint bouffon officiel du roi vers l'Ăąge de 47 ans. La morale de cette histoire, c'est que les fĂ©es aimables devraient s'occuper du suivi de leurs protĂ©gĂ©s qui ne savent pas toujours tirer les meilleurs profits de leurs coups de baguettes. 36 - Deux amoureux Elle lui sourit. Il lui rĂ©pondit par un regard Ă©tonnĂ©. A son tour il lui sourit avec une contenance de circonstance le port altier, la tĂȘte lĂ©gĂšrement de cĂŽtĂ©, le regard sĂ»r. Geste maladroit mais sincĂšre. C'Ă©tait la premiĂšre fois qu'ils se rencontraient. Le hasard venait de les rĂ©unir dans un jardin public, par un aprĂšs-midi de printemps. RĂ©servĂ©s, ils se tenaient l'un Ă  cĂŽtĂ© de l'autre Ă  distance formelle c'Ă©taient des honnĂȘtes gens. Une brise souleva mollement les longs cheveux de la femme. Une mĂšche vint s'enfouir dans le creux de ses seins Ă  demi dĂ©voilĂ©s. Du coin de l’Ɠil, l'homme esquissa un lĂ©ger signe d'intĂ©rĂȘt. La gorge Ă©tait profonde, le dĂ©colletĂ© osĂ©. Se sentant dĂ©sirĂ©e, la belle appuya son sourire. Le vent chassa la mĂšche indiscrĂšte qui alla s'enrouler dans le vide. Et tantĂŽt ses longs cheveux flottaient devant son visage, tantĂŽt son front se dĂ©gageait avec grĂące au grĂ© de la brise... La scĂšne Ă©tait impromptue, charmante. Leurs regards se croisaient, se dĂ©croisaient, se cherchaient, se trouvaient. Le jeu se prolongea assez longtemps. Ils n'avaient pas prononcĂ© le moindre mot. C'Ă©tait adorable et puĂ©ril, tendre et Ă©mouvant. Ces deux-lĂ  se plaisaient, c'Ă©tait Ă©vident. Les tourtereaux s'Ă©taient rapprochĂ©s l'un de l'autre. Alors l'homme prit la main de son Ă©lue. Tacitement elle passa son bras sous le bras du galant. Il n'y avait pas d'hĂ©sitation dans leur Ă©treinte, les deux amants s'Ă©taient reconnus comme des semblables. Enfin ils s'en furent, tendrement enlacĂ©s parmi les roseraies, confusĂ©ment Ă©mus, l'allure lente mais sĂ»re, Ă  petits pas vers un avenir plein de promesses... Deux silhouettes attendrissantes dans le parc qu'accompagnait le chant des oiseaux. La femme dĂ©plaçait avec difficultĂ© ses cent-quarante kilos. Lui, claudiquait nerveusement avec sa bosse sur le dos. 37 - Une idylle Elle Ă©tait jeune, grande, blonde, fine. Belle. En fait non, elle n'Ă©tait pas belle. Elle Ă©tait laide. Elle n'Ă©tait pas fine, mais sĂšche. Pas grande, mais osseuse. Pas blonde, mais artificielle. Ceci dit, elle Ă©tait jeune, bien qu'elle fĂ»t dĂ©jĂ  vieille dans sa tĂȘte c'Ă©tait une authentique vieille fille. Un vrai Ă©pouvantail. Personne ne la courtisait. Sauf la pluie, le vent et le chiendent. Elle n'avait vraiment rien pour elle parce qu'en plus d'ĂȘtre laide, elle Ă©tait pauvre, orpheline, sans avenir. NĂ©e sous une bien triste Ă©toile. Sa vie n'Ă©tait que dĂ©ceptions, tristesse, amertume. Cette pauvre femme avait cependant un jardin secret comme tout un chacun. L'on aurait pu s'attendre de sa part Ă  quelque beau rĂȘve consolateur... En fait elle Ă©tait perverse, vicieuse, scĂ©lĂ©rate. Elle ne cultivait que vengeance, haine, mĂ©disances, maudissant autant son infortune que ses voisins. Un jour elle fut condamnĂ©e par un tribunal pour l'envoi de lettres anonymes calomnieuses. Lors du procĂšs, elle trouva vite le parfait Ă©cho de sa perversitĂ© en la personne du greffier. C'est pourquoi elle fut enfin aimĂ©e, la plus aimĂ©e des femmes. Par le prĂ©posĂ© au greffe. 38 - Le vice masquĂ© Miss Gulch, J'aime vos airs d'hypocrite, votre col Ă©triquĂ©, votre maintien ridicule, votre voix stridente de vieille fille abstinente. Votre mĂ©chancetĂ© est un vrai théùtre. Je ris de vos malheurs. Votre hymen irrĂ©mĂ©diablement clos fait la joie des railleurs. Il est le frisson dĂ©licieux des enfants qui vous croient sorciĂšre. Il est la rumeur tapageuse des soirs d'hiver... Votre voile intact Miss Gulch est un hymne Ă  la littĂ©rature. J'aime vos mƓurs dĂ©suĂštes, votre missel poussiĂ©reux, votre morale irrĂ©prochable. Votre personnage est d'autant plus savoureux que je devine vos dĂ©sirs inavouables. Je sais ce que dissimulent vos artifices. Je connais la valeur de votre moralitĂ©. Je n'imagine que trop les secrets de votre cƓur frustrĂ©... Vous ĂȘtes une vraie bigote ainsi que je les aime derriĂšre votre livre de messe vous frĂ©missez d'aise en songeant Ă  ces lurons musculeux entr'aperçus Ă  l'entrĂ©e de l'Ă©glise, hache Ă  la main, l’Ɠil canaille. Vous rosissez parfois devant votre jeune curĂ© que vous trouvez tellement effĂ©minĂ©... Vous n'osez pas toujours regarder le corps de votre cher Christ Ă©tendu sur la croix sa nuditĂ© offense votre chapeau si chaste. A moins qu'elle n'en fasse sortir de drĂŽles d'idĂ©es... Vieille chouette dĂ©catie, caqueteuse au plumage terne, glaneuse de mauvaises nouvelles, vous ne rĂȘvez en rĂ©alitĂ© que d'Ă©treintes impies, de corps Ă  corps endiablĂ©s, d'Ă©bats charnels Ă©hontĂ©s. Vous aimeriez tant goĂ»ter Ă  cette ivresse amoureuse que vous honnissez si furieusement, tout haut... Mais vous ĂȘtes laide Miss Gulch, laide et dĂ©jĂ  trop vieille. Continuez plutĂŽt Ă  Ă©gayer nos conversations au coin du feu, continuez Ă  chanter sous la lune vos cantiques avec cette voix suraiguĂ« qui fait frĂ©mir les enfants, fuir les amants. Et leur fait aimer encore plus les jolies femmes. 39 - Un beau spĂ©cimen Mademoiselle, Vous avez les grĂąces douteuses des lĂ©tales amantes. Votre visage est celui d’une vipĂšre, avec des mĂšches de feu, du poison dans l’Ɠil et des lĂšvres de roc. Votre Ă©clat cruel et macabre enchante mon cƓur malade. Je suis l’esthĂšte des causes dĂ©sespĂ©rĂ©es, vous ĂȘtes mon Ă©gĂ©rie. J’aime votre regard de sorciĂšre, vos mains de fillette, votre air de menteuse. J’aime vos prunelles de silex, votre vertu de catin, votre voix de flĂ»te. Vous ĂȘtes la plus prĂ©cieuse ivraie de mon harem. Votre corps de diablesse m’effraie, votre visage de dĂ©sincarnĂ©e me plaĂźt. Votre charme verdĂątre fait honneur aux fantĂŽmes des cimetiĂšres, rend jalouse la Lune, assoiffe les dieux sanguinaires. Vous ĂȘtes belle Ă  regarder, comme un noir scorpion sur le sable. Votre face osseuse, votre allure Ă©thĂ©rĂ©e, votre joue pĂąle me font songer Ă  une inhumĂ©e. La dentelle vous pare comme un linceul, les soupirs sont vos sourires, et vos sourires ressemblent Ă  un tombeau. Je vous aime en vĂ©ritable collectionneur avec du formol dans le coeur, un prĂ©cis de grammaire Ă  la main, de la poussiĂšre dans le sang. Permettez que, tout de blanc gantĂ©, un lorgnon Ă  l’Ɠil, je vous contemple derriĂšre une vitre, tel un insecte vĂ©nĂ©neux que crĂšve une Ă©pingle. 40 - La beautĂ© d'une affligĂ©e Vos traits mĂ©lancoliques, nĂ©buleuse enfant, Ă©voquent le chant triste de l’automne ils m’inspirent une profonde, authentique langueur. Vos yeux d’azur ont la grĂące des vĂ©nus de glace, et votre regard de statue est plus austĂšre que le marbre. Votre beautĂ© est de pierre, et votre charme a l’extrĂȘme rudesse du roc. Vous ĂȘtes un silex et sur ce silex j’élĂšverai mes plus doux sentiments. Votre visage est une poignĂ©e de sable. Votre front une grave, Ăąpre, puritaine façade hellĂšne des lois sĂ©vĂšres y sont gravĂ©es. Vos lĂšvres sont une indĂ©lĂ©bile tache de sang et les mots qui en sortent sont des ronces qui Ă©corchent les cƓurs Votre chevelure est un foin ardent qui se consume bien vite c’est que ses mĂšches trop sĂšches et trop strictes n’alimentent pas longtemps les rĂȘves. Cependant dans ce dĂ©sert aride vos pupilles sont comme deux saphirs. Mais sachez que les vĂ©ritables perles de ce trĂ©sor maudit, ce sont vos larmes. Elles seules brillent. C’est votre tristesse qui vous confĂšre beautĂ©, Ă©motion, prestige et vous donne finalement un prix infini. Elle seule compte. Votre souffrance exclusivement agrĂ©e aux dieux. Je suis un de ces dieux cruels et esthĂštes qui vous contemplent d’en haut. Je fais partie de l’Olympe des beaux esprits aimant misĂšre et douleur pourvu qu’elles soient esthĂ©tiques, acadĂ©miques, remarquables. Comme lorsque le pissenlit se pare de l’épine pour donner une grimace belle Ă  regarder, ainsi que les gargouilles et les calvaires. Mademoiselle, vous ĂȘtes une vivante piĂšce de musĂ©e, une durable oeuvre d’art animĂ©e, le trophĂ©e favori de mon Ăąme collectionneuse. Je vous aime, chandelle de DE RAPHAEL ZACHARIE DE IZARRA ======= La provinceJe vous prĂ©sente Ă  travers ces quarante-deux textes une riche brochette de hĂ©ros provinciaux aux traits psychologiques bien marquĂ©s. Issus d'un milieu Ă©triquĂ©, ces personnages pittoresques sont touchants et haĂŻssables, humains et monstrueux, exquis et rĂ©pugnants. +++++++ 1 - Vieille tanteChez elle ça puait l'honnĂȘtetĂ© vierge en plastique trĂŽnant sur le poste de tĂ©lĂ©vision, chien bĂątard sagement couchĂ© dans son panier, horloge-baromĂštre aux armes criardes du Mont-Saint-Michel, portrait jauni d'une aĂŻeule au regard sĂ©vĂšre et stupide... Inculte, superstitieuse, aimable avec tous par opportunisme, croyante par habitude, cette vieille tante attardĂ©e mĂ©ritait, Ă  soixante-dix-neuf ans, une bonne raclĂ©e littĂ©raire, un concert de trompettes dans l'espĂšce de caveau lui tenant lieu d'habitation, un grand coup de masse dans sa un rĂ©veil en fanfare Ă  l'orĂ©e de sa commencer je crachai au visage de la dĂ©funte encadrĂ©e. Grand Ă©moi chez la casaniĂšre. Pour faire hurler de plus belle la vieille pantouflarde, je me mis Ă  lui parler avec la dĂ©sinvolture des gens qui se savent supĂ©rieurs - "InfĂąme dĂ©crĂ©pite, que croyez-vous que vous valez Ă  mes yeux avec une si minuscule existence ? Qu'attendiez-vous donc d'un bel esprit comme moi avec vos allures d'Ă©ternelle retraitĂ©e ? Que je me range Ă  votre cause inepte ? Esprit rabougri ! Gibier d'hospice ! Âme insignifiante !"Scandale dans la chaumiĂšre. Je m'emparai de la Vierge en plastique - "Vieille chouette, Ă  voir cette horreur couverte de poussiĂšre ça fait bien vingt ans que vous avez Ă©tĂ© vous agenouiller Ă  Lourdes en Ăąnonnant des priĂšres pour l'Ăąme de l'autre hulotte dĂ©catie accrochĂ©e au mur, n'est-ce pas ? Et qu'avez-vous fait pour sa mĂ©moire ? Vous avez achetĂ© Ă  grand frais cet ignoble moulage d'usine. Vous n'avez pas honte ? Femme sans goĂ»t, avez-vous au moins ouvert un seul livre dans votre vie de limace, Ă  part les almanachs locaux ?"Je jetai contre le portrait de l'ancĂȘtre l'objet du dĂ©lit. Fracas du verre sale recouvrant le cadre qui en bougeant laissa Ă©chapper quelques araignĂ©es tapies derriĂšre depuis des lustres, effroi de la propriĂ©taire, rire sardonique de l'auteur de ces lignes... - "Maintenant que vous savez ce que je pense de vous, vous pouvez rendre l'Ăąme ma tante, si vous en avez encore une. Votre grand Ăąge ne vous mettant pas Ă  l'abri d'hĂ©riter d'un si petit esprit, il serait inconcevable que vous ne me rendiez pas grĂąces pour ce grand dĂ©poussiĂ©rage intĂ©rieur que je viens de vous accorder."Je quittai l'ingrate qui ne daigna pas m'adresser le moindre remerciement. Elle mourut trois jours - Dimanche de mortDans la demeure qui ronronne, le couple de retraitĂ©s est Ă  ses molles occupations. La femme coud en silence, l'autre Ă©pluche des comptes domestiques. Les heures dominicales passent, mortelles. L'hĂŽtesse a une tĂȘte de pot-au-feu. D'ailleurs tout sent le pot-au-feu dans cette maison les murs, les photos de mariage sur la tĂ©lĂ©vision, la nappe Ă  carreaux, les rideaux, la vie qui s'y dĂ©roule... De la naissance Ă  la mort, ça transpire le pot-au-feu chez eux. De gĂ©nĂ©rations en gĂ©nĂ©rations, ça s'enlise sous ce toit...Lui, a une tĂȘte de rien du tout. Ou plutĂŽt une tĂȘte de boeuf, avec un air de lĂ©gume. La pluie ruisselle sur les petits carreaux. On entend le tic-tac morne d'une horloge-Mont-Saint-Michel du plus horrible effet. Souvenir inestimable de leur voyage de noces dans le dĂ©partement voisin. Un exil de deux jours qui les marquera pour le restant de leur existence. C'Ă©tait il y a trente ans. - Tu te souviens de notre voyage de noces au Mont-Saint-Michel, tu te rends compte dis, hein Germaine ? Ha ! On n'avait pas peur Ă  c't'Ăąge-lĂ  qu'on avait, hein ? On Ă©tait fou ! C'est pas avec mon arthrite que je remettrais-ça ! Pis ça coĂ»te... C'est quand mĂȘme pas quand on est Ă  la retraite qu'on va refaire des voyages comme ça. As-tu remis du charbon dans la cuisiniĂšre ? Quand mĂȘme, le Mont-Saint-Michel, c'Ă©tait quelque chose ! - Vi bĂ© c'est pas moi non pus qui r'f'rais un voyage pareil... Mmm ? Moui alors... Le temps y passe pas vite aujourd'hui, hein ? Y fait-y un sale temps dehors, tu t'rends compte un peu ? Ha ben ça alors... Hein tu trouves pas, dis Bernard ?- Ah ben ça oui t'as raison Germaine... Y fait un sale temps dehors... Hééé oui... Demain c'est lundi, affligeants d'un couple vivant depuis toujours sur le mode de la dĂ©crĂ©pitude amoureuse. Vers la fin de l'aprĂšs-midi l'homme lĂšve le nez de ses petits comptes, rajuste ses lunettes et de sa voix ridicule dit Ă  sa femme - Ha ben ça va ĂȘtre l'heure de manger dis, tu crois pas ? Demain on est lundi, ça fera dĂ©jĂ  une journĂ©e de passĂ©e pour aujourd'hui. Hééé oui... C'est toujours ça de Âme indigente qui considĂšre la mort comme une stricte formalitĂ© administrative dont il faut s'affranchir le plus scrupuleusement possible... Et l'autre de rĂ©ponde, aussi insignifiante que son boeuf de mari - Héé oui, demain on est lundi. Ca pùùsse...Le couple vĂ©cut centenaire. Soixante-quinze ans Ă  se raconter le temps qu'il fait ou qu'il ne fait pas, Ă  parler de l'heure qui passe, Ă  se ressasser leur voyage de noces au Mont-Saint-Michel qui d'annĂ©e en annĂ©e prit des allures de lĂ©gende dans leur crĂąne de plus en plus rĂ©trĂ©ci une expĂ©dition Ă©prouvante, l'odyssĂ©e de leur jeunesse. On les inhuma sous une pluie morne qui rappelait le tic-tac de leur horloge-souvenir. Les funĂ©railles furent ennuyeuses Ă  mourir ils avaient choisi pour leurs obsĂšques l'option la plus Ă©conomique, le temps le plus maussade, le jour le plus - Un dimanche en provinceC'Ă©tait un vieux garçon issu d'une petite ville perdue au fin fond de la Sarthe. Un authentique rescapĂ© du monde moderne. Chez lui ça puait le chien, les placards pleins de poussiĂšre et les vieux habits. Odeurs de vieillot et de renfermĂ©. Une ambiance mortelle Ă©manait de sa la salle de sĂ©jour, en rĂ©alitĂ© lieu de dĂ©barras Ă©ternellement sombre, encombrĂ© de boĂźtes en cartons, de reliques ineptes, de bibelots imbĂ©ciles, l'ennui rĂ©gnait du matin au soir. Partout, des portraits jaunis du pape Ă  tous les Ăąges de son rĂšgne et diverses tĂȘtes de pontifes saint-sulpiciens... Quelques photos de la mĂšre aussi -sĂ©vĂšre- une dĂ©vote trĂ©passĂ©e depuis plus de vingt ans, et surtout des calendriers antĂ©diluviens accumulĂ©s au fil des dĂ©cennies. Sur les murs, un papier peint Ă  la tĂ©lĂ©vision, dernier outrage au goĂ»t, tĂ©moignage de l'imbĂ©cillitĂ© la plus crasse, vestige d'une existence toute vouĂ©e aux petitesses, une superbe vierge en blanche, barrĂ©e de bleu, couverte d'une fine couche noirĂątre, elle trĂŽnait toute l'Ăąme de la maison Ă©tait lĂ . GĂątĂ©e par le temps, pieusement immobile depuis vingt, trente ans, l'horreur bicolore avait Ă©trennĂ© plusieurs modĂšles de rĂ©cepteurs de tĂ©lĂ©vision. Et lui de l'admirer benoĂźtement... Vieille cervelle apathique !Je me retrouvais avec joie entre les quatre murs ternes de ce demi taudis en compagnie de son hĂŽte, aussi terne que sa bicoque. J'aimais observer ce cas pathĂ©tique, ayant toujours raffolĂ© "d'exotisme de proximitĂ©". - Vous prendrez bien un petit cafĂ©, hein ? Vous prendrez bien un petit cafĂ©... Oui... Ha ben oui... C'est bon un cafĂ©, surtout de ce temps lĂ ... Hein ? Ha ben oui alors... Puis, s'adressant Ă  son chien - Ben oui Sultan, je sais ben que tu veux un su-sucre... Ben oui Sultan ! Gentil hein... Il est-y pas beau mon chien-chien, hein ?Il fallait le voir flatter son chien comme un vieux sĂ©nile qu'il Ă©tait ! Et moi, mondain nĂ© loin de son monde, je le plaignais sans rien montrer, feignant l'attendrissement devant la complicitĂ© qui unissait les deux vieux compagnons... Se rendait-il compte qu'il se donnait en spectacle, pitoyable avec ses petites joies du dimanche ? Le chien, un bĂątard insignifiant et hargneux, me semblait aussi abruti que le maĂźtre. Deux crĂ©atures indigentes, l'une Ă  quatre pattes, l'autre Ă  mobylette. MisĂšre de la condition provinciale...A chaque fois que je prenais congĂ© du vieux couple, satisfait mais prĂ©cautionneux, j'avais soin de me laver les mains, aussi dĂ©goĂ»tĂ© par le chien que par le - Le pot-au-feuC'est jour de pot-au-feu chez les Mouvier. Les dimanches chez eux sont pesants, interminables, mortels. L'abbĂ© Borel est invitĂ©. Il y a son petit vin blanc tout prĂȘt qui l'attend prĂšs de son assiette, avec l'Ă©tiquette dĂ©lavĂ©e. Bouteille bon marchĂ©... Chez les Mouvier, on affectionne la mĂ©diocritĂ©. Signe ultime d'honnĂȘtetĂ©, de sobriĂ©tĂ©, d'immobilisme. Le vieux couple est austĂšre, pĂąle, et il sent fort la cire. En fait les deux tĂȘtes de navet dĂ©gagent une vraie odeur de cercueil. A les voir, on devine que leur existence ne fut qu'une longue stagnation au bord du fleuve. Eux, sont toujours demeurĂ©s loin de toute agitation. Leur plus grande fiertĂ© d'Ă©ternels retraitĂ©s ! DĂ©jĂ  morts avant d'avoir vu le soleil, connu l'Amour, goĂ»tĂ© Ă  la Vie...En attendant l'abbĂ©, le pot-au-feu mijote sur la cuisiniĂšre. Les portes et fenĂȘtres sont bien fermĂ©es, le feu est vaillamment entretenu, l'horloge bien rĂ©glĂ©e. On craint le vent, le froid, l'imprĂ©vu dans cette maison. L'horloge justement, elle rassure les hĂŽtes au possible. SatanĂ© cadran... Le seul occupant encore vivant dans cette demeure. Avec ses tic-tac mornes Ă©voquant un monde surannĂ©, mort, enseveli, il est bien plus palpitant que ses propriĂ©taires au coeur frappe mollement, entre sans cĂ©rĂ©monie, salue avec tiĂ©deur, amenant avec lui un parfum de formol qui se marie Ă  merveille aux vapeurs de boeuf et de carottes, ce qui ajoute au tableau une atmosphĂšre de morositĂ© profonde, trĂšs apprĂ©ciĂ©e des deux sĂ©dentaires. La conversation est particuliĂšrement pauvre. D'un ennui que tous trois, confusĂ©ment, recherchent. L'ennui, cette poutre essentielle qui maintient le toit au-dessus de leur tĂȘte, l'indispensable base oĂč prennent racines leurs aspirations tranquilles... Tout tourne autour du pot-au-feu, des oignons, de la cloche de l'Ă©glise, des dimanches Ă  venir qui, l'espĂšrent-ils, ressembleront Ă  celui-ci... Le tout arrosĂ© d'une bonne dose de propos mĂ©tĂ©orologiques. AttablĂ©s autour du pot-au-feu comme pour faire le point sur leurs jours sans saveur, les mangeurs se sentent en sĂ©curitĂ© dans leurs Ă©changes insipides mĂȘlĂ©s de bruits de mastications. Avec les sifflements de la bouilloire pour pluie de fond et le carillon pour meubler l'indigence des paroles. Le cĂ©rĂ©monial du pot-au-feu-carottes occupera leur aprĂšs-midi jusqu'Ă  l'heure du thĂ©. Un dimanche d'enterrĂ©s particuliĂšrement - Les ravages de la fermeLa grand-mĂšre regarde tristement par la fenĂȘtre crasseuse, la tĂȘte vide. Elle reste lĂ , muette, placide, stupide. Dehors, tombe une pluie maussade. Le grand-pĂšre impotent Ă©tendu dans son fauteuil a les yeux fixĂ©s sur un plafond infiniment terne. Il attend. La piĂšce est sombre, l'ambiance mortelle. La mĂšre est en train de nettoyer des seaux de zinc qui recueilleront le lait des vaches que sa fille Marie-Sophie ira traire Ă  la main, tantĂŽt. Dans cette salle qui fait aussi cuisine on n'entend que le bruit du chiffon qui astique les seaux. Le pĂšre est assis sur le banc. Il songe avec anxiĂ©tĂ© Ă  ses cultures qui prennent l'eau depuis trois jours il pleut sans discontinuer. Ca sent le pot-au-feu dans la piĂšce. L'abbĂ© doit venir manger chez cette famille de paysans honnĂȘtes, travailleurs, est sinistre l'abbĂ© avec sa sempiternelle soutane, ses priĂšres mornes, son air de dĂ©jĂ  mort. Ses conversations surtout sont dĂ©primantes toujours Ă  parler des enfers, des hĂ©rĂ©tiques, des cultures du pĂšre ou des vertus de la continence. Jamais un rire n'est sorti de sa bouche qui semble ne savoir que maudire. Il sent la poussiĂšre, la superstition et le vieux regarde elle aussi par la fenĂȘtre, l'air songeur. C'est une jeune fille qui aurait pu ĂȘtre jolie si les annĂ©es passĂ©es Ă  la ferme n'avaient corrompu ses traits, si les longues soirĂ©es passĂ©es en famille dans la pĂ©nombre Ă  parler de tout et de rien et se terminant dans le silence Ă  attendre que le temps passe n'avaient ĂŽtĂ© de son regard d'adolescente la joie de vivre. Les visites rĂ©pĂ©tĂ©es de l'abbĂ© ont d'ailleurs fini par attĂ©nuer considĂ©rablement en elle la derniĂšre Ă©tincelle de ce feu infus. Avec son fichu sur la tĂȘte, son tablier autour de la taille, sa louche Ă  la main, Marie-Sophie Ă  l'air d'une petite vieille dans cette ferme de mangeurs de pots-au-feu et de moribonds. Elle regarde la pluie tomber dans les bruits de nettoyage de seaux Ă  lait. Elle a le coeur gros. Dans cette ferme isolĂ©e, elle n'a pas vingt ans qu'elle est dĂ©jĂ  morte. Depuis toujours elle vit avec ses parents, de vrais tombeaux ambulants. Et avec ses grands parents. Des Ă©ternels enterrĂ©s, eux. Nulle joie sous ce toit toujours gris. Inculture, obscurantisme, bigoteries sont les seuls horizons promis Ă  Marie-Sophie. Chez ces parents ignares, insensibles, sclĂ©rosĂ©s, jamais l'idĂ©e que leur fille puisse un jour vivre ailleurs, faire autre chose que traire les vaches, manier la fourche ou s'Ă©chiner Ă  ramasser des patates dans les champs n'a effleurĂ© leur cervelle durcie. Ou le grand-pĂšre ronfle dans son fauteuil sale Ă  force de fixer le plafond, il est allĂ© le rejoindre au pays des songes, son plafond. La grand-mĂšre radote des "Quel temps de chien y fait, c'est-y pas malheuleux de voil ça !" en roulant des "R" Ă  faire sombrer dans un abĂźme de grisaille une armĂ©e de lurons. Le pĂšre pense toujours Ă  ses chĂšres cultures, absent. La mĂšre est absorbĂ©e dans sa tĂąche de quincailliĂšre, en train de frotter ses vieux seaux en on frappe Ă  la porte. L'Ă©table humaine sort de sa torpeur. Une silhouette apparaĂźt, austĂšre. C'est l'invitĂ©, tout de tristesse vĂȘtu, son missel Ă  la main. Il hume avec un air taciturne le pot-au-feu qui mijote sur la cuisiniĂšre. Marie-Sophie ne quitte pas du regard la fenĂȘtre. Elle ne vient pas comme Ă  son habitude saluer l'abbĂ©, lui dĂ©signer le banc respectueusement. Elle reste lĂ  Ă  mĂ©diter devant la fenĂȘtre, le regard rĂȘve d' -L'abreuvoirC'Ă©tait un gars comme elle les aimait. Un peu marin, un peu canaille, avec une odeur de foin dans les cheveux. Vivant Ă  la bohĂšme, il se louait de ferme en ferme, de temps en temps. Il n'avait pas son pareil pour convaincre les plus rĂ©tives toutes succombaient Ă  son charme. Il sĂ©duisait les filles de ses patrons, lorsqu'elles Ă©taient Ă  son goĂ»t, laissant derriĂšre lui soupirs et langueurs. Et un parfum de mystĂšre la fille du fermier, avait des vues sur le nouveau commis. Le soir-mĂȘme elle lui offrit son hymen. Il ne le refusa point. Il demanda cependant un dĂ©dommagement la dĂ©vergondĂ©e Ă©tait laide. Elle lui accorda six sous. Il les refusa en lui crachant au visage. Il voulait l'abreuvoir Ă  vaches du pĂšre. Celui qui trĂŽnait au milieu de la cour de ferme, splendide, avec des cales larges et des rebords Ă©lĂ©gants. Gertrude prit peur, pleura, supplia l'infĂąme de ne pas exiger d'elle pareil sacrifice... Rien n'y fit, l'amant rĂ©clamait son abreuvoir en Ă©change de ses services malhonnĂȘtes. Elle dut cĂ©der. L'autre s'Ă©clipsa dans la nuit, tirant pĂ©niblement derriĂšre lui son butin indu. Le lendemain Gertrude dut expliquer au pĂšre les circonstances de la disparition de l'abreuvoir. Le scandale fut Ă©norme. On la maria promptement au garde-champĂȘtre qui racheta un abreuvoir neuf au fermier. Trente ans aprĂšs le garde-champĂȘtre mit la main sur le dissolu qui n'avait en fait jamais quittĂ© le canton. Les faits Ă©tant prescrits par la loi depuis vingt ans, il fut aussitĂŽt relĂąchĂ©. Il mourut quatre ans plus tard dans les tranchĂ©es de Verdun, en 1917. Aujourd'hui on peut lire son nom sur le Monument aux Morts du village voisin oĂč s'est passĂ©e cette triste histoire Alphonse - Vieille chouette !Tu en auras allumĂ© des feux dans ta cheminĂ©e les soirs d'hiver, vieille sorciĂšre va ! Sale fagoteuse, quand tu seras crevĂ©e, fais-moi confiance tu auras l'occasion d'en allumer d'autres, des feux. Pis des bien chauds enfer. Avec tes satanĂ©s fagots, va donc au Diable ! Pus personne ne peut pus te voir dans la campagne. Quand le pĂšre Lagloire aura fini de faucher son blĂ©, bĂ© tiens, je suis sĂ»r qu'il viendra te couper ta tĂȘte d'oiseau de malheur ! J'le connais le gaillard, y t'aime pas pus que moi... Pis avec tes habits d'Ă©pouvantail tu fais peur Ă  la Lune. MĂȘme les chiens dans la nuit, y font des cauchemars quand tu passes. Va donc aller traĂźner ailleurs tes sales fagots ! T'as pas encore crevĂ©, dis la vieille ? Mais que ce qu'il attend le Diable pour te foutre sa fourche au travers de la gorge ? T'as bien cent ans comme t'es lĂ , hein la vieille ? Faudra bien que t'y passes un jour ou l'autre, alors pourquoi pas demain, hein ? Et crois-moi je serai bien content quand ça arrivera. T'entends la vieille ? Tu vas-t-y crever, nom de Dieu ? 8 - Les fagotsLa vieille ployait sous le poids des fagots. Mais elle Ă©tait robuste, dure Ă  la tĂąche, Ăąpre au gain. Sous la Lune je distinguais sa silhouette brisĂ©e, d'apparence si frĂȘle. Avec son bois sec sur le dos, ses doigts crochus, son corps osseux, elle me faisait songer Ă  un arbre vieille chouette en rĂ©alitĂ©. Je lui adressai le bonsoir en la croisant Ă  l'orĂ©e de la forĂȘt. Promptement elle m'envoya au Diable en me menaçant avec son bĂąton, l'oeil mĂ©chant, un silex dans la voix la vieille avait un caractĂšre de chat sauvage. Depuis le temps que je la connaissais, j'avais toujours Ă©tĂ© sĂ©duit par cette sorciĂšre qui vivait Ă  l'Ă©cart du village. Solitaire et rebelle, intrĂ©pide et coriace, cette vagabonde de la nuit Ă©tait un la regardais souvent ramasser du bois, humble trĂ©sor de son foyer, et m'attardais ainsi jusque tard dans la nuit sur ce fantĂŽme anguleux, sur cette ombre aux allures de fable. TantĂŽt je la comparais Ă  un Ă©pouvantail en route vers les paysages morts et silencieux de la Lune, tantĂŽt je me la figurais hĂŽte des clochers, chevaucheuse des vents ou spectre des cimetiĂšres. Je voyais en cette glaneuse de bois un ĂȘtre fabuleux. Elle rentrait tard dans sa chaumiĂšre sans confort, rapportant ses pauvres fagots. Peu aprĂšs sa fenĂȘtre s'Ă©clairait au coeur de la sa maigre fortune sur le dos, son feu de misĂšre, ses haillons d'un autre Ăąge, la vieille me faisait rĂȘver sous les - Vieille rosseC'Ă©tait une espĂšce de sorciĂšre sans Ăąge. Bossue, laide, vĂȘtue de haillons. Une voix rauque, des traits anguleux, une canne terrible Ă  la main. Jamais un sourire, toujours de la haine pour ses semblables. D'ailleurs ses sourires devaient la faire ressembler Ă  une tĂȘte de mort ricanante, tant elle Ă©tait hideuse, difforme, gĂątĂ©e par les l'avais toujours connue vieille. A ma naissance elle avait dĂ©jĂ  soixante-dix ans. Lorsque j'atteignis mes dix ans, j'osai contre l'octogĂ©naire m'essayer Ă  ma premiĂšre bastonnade sorte de rite initiatique qui me valut une grande considĂ©ration de la part de mes pairs en culottes courtes avec qui j'avais engagĂ© quelque innocent pari. Ce jour-lĂ  j'hĂ©ritai d'un lot de quatre-vingts billes, la plupart d'agate, d'autres opalines, et mĂȘme dorĂ©es pour certaines. Au jour de mes vingt ans je gagnai l'admiration d'un harem de sottes jouvencelles en assĂ©nant quatre-vingt-dix coups de balai sur les os de la sorciĂšre. Avant d'atteindre mes trente ans je lui avais dĂ©jĂ  brisĂ© plusieurs bagatelles sur le dos, dans l'hilaritĂ© un peu brouillonne de mes vertes annĂ©es. Pour ses cent ans je la rossai plus doctement Ă  l'endroit de sa bosse cent coups de bois vert sur l'Ă©chine pour mieux lui faire sentir l'effet d'un siĂšcle en elle Ă©coulĂ©. C'Ă©tait une vieille souche qui devenait de plus en plus rĂ©sistante avec les annĂ©es. L'Ăąge de la maturitĂ© me confĂ©rait sagesse, mĂ©tier, respect en frappant avec fermetĂ© mais sans haine je m'achetais une Ă©ternelle renommĂ©e auprĂšs des ennemis de la vieille. Alors que j'avais dĂ©passĂ© la trentaine, la vieille Ă©tait toujours vivante, plus fielleuse que jamais. En la croisant je lui crachais habituellement au visage, lorsque je ne lui faisais pas de croche-pied. Elle me rĂ©pondait le plus souvent en me menaçant avec sa canne ou en me jetant des sorts d'un autre Ăąge... ArrivĂ© vers la quarantaine, je ne savais plus quoi inventer pour tourmenter la gueuse, alors qu'elle Ă©tait dĂ©jĂ  plus que dĂ©cidĂ© d'en finir une bonne fois pour toutes avec ce jeu qui s'Ă©ternisait depuis presque quarante ans, je me promis de faire la paix avec jour de sa - Avarice sordideLe vieillard craignait que l'on brĂ»lĂąt 98 chandelles pour fĂȘter sa quatre-vingt-dix-huitiĂšme annĂ©e. Avaricieux Ă  s'en rendre malade, mĂȘme la dĂ©pense des autres faite Ă  son attention lui tournait les sa vie il avait Ă©conomisĂ©. Sur tout. CĂ©libataire par Ă©conomie, prĂ©fĂ©rant attraper la crĂšve pour Ă©pargner un fagot, affamĂ© un jour sur deux pour gagner une livre de pain, il se consolait dans la solitude de son foyer glacial mais paisible, se chauffait avec des flambĂ©es imaginaires, se nourrissait de repas sautĂ©s. En revanche il buvait de l'eau jusqu'Ă  satiĂ©tĂ©. Tous les jours de l' jour il mit sa vie en pĂ©ril pour ne point dĂ©penser deux francs Ă  Rouen il prĂ©fĂ©ra traverser la Seine Ă  la nage plutĂŽt que de se payer le bac. A deux doigts de la noyade, il rĂ©ussit cependant Ă  joindre l'autre rive sans payer. Il avait plus de cinquante ans et Ă  l'Ă©poque le prix de la traversĂ©e en bateau lui avait paru exorbitant. La rage de l'Ă©conomie l'avait poussĂ© Ă  l' jeune, il dĂ©cida de visiter Paris. Il gravit les trois Ă©tages de la Tour Eiffel Ă  pied. Il fit la charitĂ© Ă  un mendiant en lui dĂ©signant une fontaine. Du Louvre, il admira sans rien dĂ©bourser les murs extĂ©rieurs avec leurs sculptures haut-perchĂ©es. Au Jardin des Plantes il opta pour l'observation des pigeons du parc, n'osant franchir la frontiĂšre qui sĂ©pare la partie du parc public accordĂ©e aux simples promeneurs de la partie payante rĂ©servĂ©e aux visiteurs munis de tickets. Il mangea sans maniĂšre, repus des mets divers et inĂ©gaux extirpĂ©s des poubelles de la capitale. Vu que ça ne lui coĂ»tait rien il Ă©couta de bon coeur les chanteurs de rues. Il leur donna des airs d'encouragements en compensation et estima que c'Ă©tait dĂ©jĂ  bien trop pour des paresseux pareils ! Le soir il sortit aux Champs ElysĂ©es en compagnie de sa sinistre mais sobre solitude. Il ne trouva que des gens richement vĂȘtus et en fut Ă©bloui. Lorsque trop las il entreprit de s'asseoir gratuitement sur les marches de quelque Ă©tablissement huppĂ© pour observer tous ces nantis qui passaient, on le prit pour un indigent. Il ne refusa point les piĂšces qu'on lui retour dans son taudis de campagne il enferma dans une boĂźte en fer ses piĂšces indĂ»ment rĂ©coltĂ©es avant de la cacher sous le plancher, et Ă  l'heure actuelle il les possĂšde toujours, Ă©tincelantes dans leur boĂźte rouillĂ©e. La passion de l'Ă©conomie l'ayant empĂȘchĂ© toute sa vie d'aller dĂ©penser cet argent si joliment gagnĂ© dans la prestigieuse avenue, ses piĂšces Ă©taient devenues Ă©videmment caduques depuis 1960, date de l'arrivĂ©e des nouveaux francs !Pour ĂȘtre honnĂȘte prĂ©cisons que vers soixante ans, Ă©crasĂ© par la solitude, il pensa tout de mĂȘme Ă  se marier... Dans sa folie d'avare il s'Ă©tait Ă©pris d'une vagabonde mĂ©nopausĂ©e, vaguement chiffonniĂšre, femme douteuse vĂȘtue de sacs de la tĂȘte aux pieds. Les conditions Ă©taient telles que la belle refusa. Il excluait en effet de nourrir chaque jour de la semaine l'Ă©pousĂ©e. Seulement les dimanches et les jours de fĂȘte, soit un jour par semaine plus les jours fĂ©riĂ©s. Et encore avait-il Ă©tabli un barĂšme inique et complexe qui lui donnait le droit de compter comme un seul jour fĂ©riĂ© certains jours chĂŽmĂ©s qui se suivaient, estimant que ces jours fĂ©riĂ©s qui se doublaient s'annulaient pour n'en faire finalement qu'un... Trois jours fĂ©riĂ©s qui se suivaient revenaient selon lui Ă  un jour ouvrable, donc pas de nourriture Ă  devoir Ă  l'aimĂ©e... Il exigeait en outre que sa femme lui fĂ»t fidĂšle dans des besognes viles et harassantes, qu'elle ne gaspillĂąt aucun bois, mĂȘme par grand froid... Et il en Ă©tait ainsi pour tous les aspects de la vie quotidienne il tirait Ă  l'extrĂȘme la corde humaine, ne se souciant que des Ă©conomies faites sur le dos d'autrui. Si bien qu'en Ă©pousant l'affreux bonhomme la malheureuse chiffonniĂšre eĂ»t Ă©tĂ© bien vite morte de faim, de froid, de jour de ses quatre-vingt-dix-huit ans il eut le soulagement de constater que le gĂąteau qu'on lui avait prĂ©parĂ© ne comportait que neuf bougies - Le quincaillierVĂȘtu de sa longue blouse de travail couleur grisaille, il s'affairait au milieu de ses marchandises avec l'air pĂ©nĂ©trĂ© de ceux qui sont investis de hautes missions. Une vie passĂ©e Ă  exaucer des souhait mĂ©nagers, Ă  dĂ©battre avec les fournisseurs et les clients de sujets pointus relatifs Ă  des produits dĂ©tergents, Ă  des chignoles, Ă  des mĂ©canismes subtils de balais-brosses... Parfois il entrait dans des discussions savantes et inspirĂ©es avec ses clients pour savoir quel Ă©vier, quels jeux de vis ou genres de casseroles correspondaient le mieux Ă  leur recherche. La satisfaction de ses clients lui donnait le sentiment d'ĂȘtre utile. Voire indispensable. Il avait trop conscience de passer pour un notable dans la petite ville. Aussi remplissait-il sa mission avec une authentique ferveur. Dans sa boutique, une odeur de saintetĂ©. Rien que des exhalaisons Ăącres de chastetĂ© provinciale. Un siĂšcle et demi de trĂ©sors domestiques entreposĂ©s en ces lieux avait rendu l'atmosphĂšre irrespirable tout dans la quincaillerie puait la province Ă©triquĂ©e ! Les murs restituaient avec insistance des parfums ensevelis depuis une Ă©ternitĂ© et passĂ©s de mode. Odeurs obsolĂštes Ă  jamais perdues, oubliĂ©es par le reste du monde et qui donnent cette nausĂ©e dĂ©lectable que l'on appelle peut-ĂȘtre la mĂ©lancolie...VĂ©tustes et cossus, les rayons croulant sous les marchandises inspiraient un ennui mortel. L'ambiance dĂ©suĂšte et austĂšre de la boutique s'accordait Ă  merveille avec la tĂȘte du quincaillier qui se prenait trĂšs au sĂ©rieux dans son quincaillerie Ă©tait une vieille affaire fondĂ©e par d'illustres aĂŻeux qui, en plein XIXĂšme siĂšcle, s'Ă©taient fait un nom dans la ville. PĂšres d'une future dynastie de quincailliers vouĂ©e Ă  la lĂ©gende familiale, leurs portraits jaunis trĂŽnaient au-dessus de la caisse, lieu symbolique de toutes les rĂ©ussites provinciales. Endroit vĂ©nĂ©rable de la quincaillerie, zone rouge de l'antre sĂ©culaire, sujet tabou, depuis plus de cent cinquante ans la caisse inspirait un respect innĂ© de pĂšre en fils... Cette maison honnĂȘte frĂ©quentĂ©e par de vieilles rombiĂšres en panne de robinetterie ou de dames "bien comme il faut" en manque de produits dĂ©tartrants lui confĂ©rait une honorabilitĂ© qui avait fait son renom depuis plus de cent cinquante ans. Ici on ne vendait que des choses utiles, pragmatiques, fonctionnelles. Point de fanfreluches ni de bagatelles, rien que des accessoires indispensables au bon entretien de la plomberie des honnĂȘtes gens, essentiels Ă  la bonne marche du quotidien des bons citoyens, nĂ©cessaires au soutien du moral des troupes immergĂ©es dans le rĂ©el...Pauvre type ne rĂȘvant pas plus loin que ses articles de zinc et d'Ă©tain et qui pour rien au monde n'aurait voulu changer sa place de gardien des biens mĂ©nagers, le fier quincaillier faisait pitiĂ© Ă  voir dans sa destinĂ©e aussi Ă©troite, aussi minable que sa longue blouse de travail couleur - Un bon rustreJ'ai un chapeau sur la tĂȘte, une pipe dans la poche, de la chique dans la bouche et de l'or dans un coffre. Mais je vous dirai pas oĂč. Croyez-moi, ma canne est plus dure que vos caboches d'assistĂ©s, tous autant que vous ĂȘtes ! Je ne crains ni les cornus, ni les statues, ni les moustachus. D'ailleurs je suis moi-mĂȘme barbu avec de la moustache. C'est pas demain que l'on me verra mettre de la cire d'abeille sur ma selle de vĂ©lo comme font les jeunots qui tiennent pas dessus ! Je roule Ă  la sueur, vis Ă  l'ancienne, dors au rouge. L'eau est rĂ©servĂ©e pour arroser pendant l'Ă©tĂ©. Je vais Ă  l'ombre au fond des bois quand le soleil tape trop fort. Pas besoin de bouton Ă©lectrique dans la nature je suis chez fais mon jardin, mon pain, mon beurre. Jamais malade. Je n'aime pas rentrer dans les villes, c'est antihygiĂ©nique. Et puis les citadins n'aiment guĂšre mes senteurs. Je sens la terre, les bois, le jardin de la campagne. Un peu la sueur aussi. Je travaille sans me presser, c'est meilleur pour le moral. Les patates ont le temps, pourquoi j'irai faire la course aux plantations ? Il n'y a que du naturel dans la terre que je retourne. Il faut respecter le sillon. A la ville on mange sous des plastiques. Moi je me nourris sans enfants aujourd'hui sont tous des bons Ă  rien. Ils sont habillĂ©s avec du chimique sur le dos, engraissĂ©s au sucre blanc, gonflĂ©s au blĂ© industriel. De mon temps ils allaient au vent avec des bures contre le froid. Ils faisaient pas les difficiles pour la soupe. Ils Ă©taient pas chĂ©tifs avec des casques pour aller Ă  pas la tĂ©lĂ©vision, mais plein d'Ă©toiles Ă  regarder, une cheminĂ©e pour rĂȘver dans les flammes, un chat qu'il faut caresser tous les me prend pour un attardĂ© Ă  la ville. Demain matin ils partiront tous dans leurs usines manger des sucres blancs dans des plastiques pour revenir le soir voir ce qu'il y a dans leur poste de tĂ©lĂ©vision. Demain matin j'aurai quatre-vingt-treize ans. Toujours vaillant. Jamais vu le docteur. J'irai faire mes fagots. 13 - 14 juilletLa troupe des patriotes est rĂ©unie, tout de tricolore parĂ©e. Il y a le vĂ©tĂ©ran, la poitrine couverte d'honneurs, ventru, rougeaud, dĂ©jĂ  transpirant de pastis. Avec son air d'Ă©ternel abruti, il est raide comme une stĂšle devant le drapeau qui flotte sur le Monument aux morts. Il y a la belle GisĂšle, la putain de Monsieur le curĂ©. PrĂȘte Ă  pousser l'hymne patriotique pour se faire remarquer des villageois... Belle est un grand mot la cinquantaine dĂ©catie, Ă©dentĂ©e, claudicante, apprĂȘtĂ©e comme une jument de trait, elle fit rĂȘver plus d'un bĂ©ret. Parce qu'elle est blonde, on dit qu'elle est belle dans le coin. CritĂšres locaux...Il y a Monsieur le curĂ©, Ă©videmment. Noire soutane et missel sous le bras, l'air de rien fadasse, lisse, insignifiant. Un fĂ©tu de paille, un poltron, voire un ancien collabo disent certains... Passons plutĂŽt Ă  son voisin, le pĂšre Hector, le maire du village. Une cuve Ă  biĂšre que mĂȘme une barrique n'effraie pas ! La rĂ©putation pas usurpĂ©e d'ĂȘtre un sacrĂ© foutu couillu de chaud lapin aussi... Élu dĂšs le premier tour avec 45 voix sur 60. La grande affaire de sa vie. L'homme respectĂ© du village. Autour de ces quatre piliers, les notables commis agricoles, bedeau, Ă©picier et son Ă©piciĂšre, la secrĂ©taire du maire, quelques moustachus du Monument aux morts l'hymne national retentit. Les tambours municipaux rĂ©sonnent, terribles. Quelques rosiĂšres endimanchĂ©es tressaillent, trop Ă©motives. D'autres, plus canailles, se pĂąment. De sa voix chevrotante la GisĂšle entonne le chant, rapidement dĂ©synchronisĂ©e avec l'orchestre. Une larme coule sur la joue du vĂ©tĂ©ran. Simple sueur d'ivrogne... L'hymne achevĂ©, un grand silence pĂšse sur la place, vite relayĂ© par un concert d'aboiements. Les chiens du village excitĂ©s par les tambours apportent une note vachĂšre Ă  la discours du maire est trĂšs applaudi, bien que truffĂ© de fautes grammaticales. "Drapeaux" fut hĂ©roĂŻquement accordĂ© avec "martial", non sans trĂ©molos patriotiques dans la voix du journĂ©e des cĂ©lĂ©brations du 14 juillet terminĂ©e, tard dans la nuit chacun s'en retourne chez soi ou ailleurs cuver son dĂ» rĂ©publicain. La putain du curĂ©, au presbytĂšre. Le vĂ©tĂ©ran, dans le fossĂ©, ivre-mort. Les autres, dans leurs Ă©tables, les bistrots alentours ou plus sobrement, nulle maire, dans son - La GisĂšleGisĂšle, dite "la belle GisĂšle", la quinquagĂ©naire dĂ©catie qui sert de "dame de salon" Ă  Monsieur le curĂ©, avec toute la rĂ©alitĂ© crapuleuse que sous-entendent ces termes Ă©dulcorĂ©s, GisĂšle disions-nous, se dirige vers l'Ă©glise, la tĂȘte droite, l'oeil canaille, l'Ă©paule de travers, la jambe lourde, l'air pas fin du c'est fĂȘte, le grand jour dimanche de PĂąques ! Une des meilleures recettes pour le clocher... GisĂšle le sait, c'est elle qui tient la quĂȘte. Dans le village personne n'est dupe de ses coups tordus avec le dĂ©tournement d'une partie de l'argent pie, elle s'achĂšte au grand jour Ă©charpes aux coloris vifs et souliers vernis. Il y a mĂȘme du fil dorĂ© sur les bagatelles qu'elle ! Elle fait bien le bonheur du camelot, allez ! Il faut la voir parader au marchĂ© du jeudi sur la place du village... FiĂšre, froide, hautaine avec son sac Ă  main achetĂ© Ă  PentecĂŽte, juste aprĂšs la quĂȘte. C'est qu'elle ne perd jamais de temps la GisĂšle... Elle en fait jaser plus d'une, c'est sĂ»r !Et avec ça elle fait tourner la tĂȘte Ă  plus d'un commis. C'est qu'elle commence Ă  avoir des airs de "belle de la ville" la GisĂšle, avec ses toilettes de luxe... Pensez donc, du fil dorĂ© sur ses Ă©charpes ! On n'a guĂšre l'habitude de voir dĂ©ambuler d'aussi jolies chouettes au village. Il paraĂźt que le bedeau, le brave Émile, depuis que la GisĂšle s'habille comme une princesse, il sonne les cloches de travers. L'amour l'a rendu encore plus benĂȘt qu'il n' faut dire que le camelot qui fournit la GisĂšle s'est fait une jolie rĂ©putation depuis qu'il a vendu un chapeau Ă  plume Ă  la femme de l'ancien maire. On aurait dit une authentique bourgeoise de sous-prĂ©fecture ! C'Ă©tait il y a quinze ans. L'Ă©vĂ©nement avait Ă©mu le village Ă  l'Ă©poque... Le curĂ© en avait mĂȘme parlĂ© dans son sermon du dimanche. On avait frisĂ© le la renommĂ©e du colporteur ayant dĂ©passĂ© les limites de la paroisse, sa clientĂšle est devenue choisie. Citadine, prĂ©tendent les mauvaises langues... Il est vrai que seuls les notables osent franchir le pas la femme du patron vacher du hameau voisin, les filles de l'Ă©picier, et mĂȘme le premier adjoint au maire en personne. Mais revenons Ă  GisĂšle sur le chemin de l'Ă©glise. Depuis qu'elle tient la quĂȘte, c'est une autre femme. Avec ses allures de mondaine, elle impressionne mĂȘme Fernand le PrĂ©sident de l'Amicale des Chasseurs de la Commune, qui n'est pas homme Ă  se laisser Ă©mouvoir Ă  force de rouerie combinĂ©e Ă  l'assiduitĂ© aux messes, la GisĂšle est devenue une personnalitĂ© incontournable dans le village. Toujours vĂȘtue d'effets de chez le camelot, elle en impose la GisĂšle ! Mal enrichie mais respectĂ©e. L'habit faisant finalement le moine, quoi qu'on dise...15 - Un coeur increvableLa vieille femme dont je vais relater l'histoire Ă©tait Ă  la fois si bonne et si mĂ©chante qu'elle prĂ©fĂ©rait donner son repas Ă  un chien galeux plutĂŽt qu'Ă  un enfant affamĂ©. Physiquement elle Ă©tait d'une extrĂȘme laideur. IntĂ©rieurement aussi. Et pourtant... Tant de beautĂ© potentielle sous ce visage hideux ! Une flamme brĂ»lait en son Ăąme, l'Ă©clairant et la noircissant en mĂȘme temps. Suie et lumiĂšre se rĂ©pandaient en elle, issues d'un mĂȘme yeux Ă©taient d'azur et de purin. Dans son coeur, roses et orties formaient bouquet. CollĂ© sous sa semelle, de l'excrĂ©ment parsemĂ© d'Ă©toiles. Entre ses mains, miracle infernal, l'eau claire se mĂȘlait de sang. Ses mots Ă©taient de cristal, ses intentions de velours, ses actes de marbre elle se sacrifiait sans compter pour sauver chiens errants et corneilles fatiguĂ©es devant des petits mendiants dĂ©concertĂ©s et envieux. Elle regardait avec apitoiement les petits humains misĂ©reux en lĂąchant de la viande grasse et du pain frais Ă  ses chiots. Ou alors, avec un geste ample, ostensible, théùtral sensĂ© traduire l'authentique gĂ©nĂ©rositĂ©, elle tendait une main vide Ă  ses semblables vĂȘtus de haillons en regardant avec pitiĂ© une portĂ©e de canidĂ©s... Les enfants repartaient les mains vides, les yeux pleins d'une merveilleuse illusion de pain, tandis que les chiots restaient chez la vieille, le ventre rempli de son pot-au-feu du midi, bouillon et carottes jour les gens du village enterrĂšrent avec soulagement et mĂ©disances une centenaire la dĂ©funte Ă©tait si laide, si mĂ©chante avec les enfants, si odieusement aimable envers les cochons, les chiens et les corneilles que tous ce jour-lĂ  furent heureux le jour de ses obsĂšques... Cependant ils n'Ă©taient pas parfaitement heureux de voir le visage honni Ă©tendu prĂšs de la tombe. La centenaire haĂŻe gisait bien lĂ , pĂąle, sans plus d'Ăąme, inoffensive, dĂ©finitivement partie dans l'autre monde. Pourquoi tant d'aigreur subsistait malgrĂ© tout chez les villageois ? La morte enfin avait bien les traits de notre hĂ©roĂŻne. Alors pourquoi ?C'Ă©tait sa Ă©tait toujours vivante et menait le cortĂšge, plus vaillante que - Les fruits de la discordeElle Ă©tait d'une parfaite probitĂ©. Au moins dans les apparences. Belle comme un poirier endimanchĂ©, pieuse comme une Ăąme damnĂ©e, sotte comme une employĂ©e de mairie qu'elle Ă©tait, aimable comme un pot de miel, on pouvait dire en la voyant que c'Ă©tait un vrai trĂ©sor de la province, une grosse pierre bien ancrĂ©e dans la France profonde. Ajoutons qu'elle ne ratait jamais une messe en bonne cĂ©libataire qui se la montagne de savon au lait avait un versant moins lisse. La nuit Madame la servante du Bon Dieu devenait grande prĂȘtresse de la dĂ©bauche. Elle pouvait dĂ©niaiser de force le fils du maire puis aller aussitĂŽt porter plainte au Commissariat de la ville voisine pour outrages aux bonnes moeurs de la part du Maire lui-mĂȘme. Affabulatrice, dĂ©pravĂ©e, calomnieuse et insatiable, cette vieille catin Ă©tait tout cela Ă  la fois. On l'aimait bien nĂ©anmoins dans le village. Connue pour ses vices cachĂ©s autant que pour son sourire dĂ©goulinant de confiture, on la traitait Ă  la fois comme la sainte protectrice des fraises en bocaux et comme une putain de seconde Monsieur le curĂ© lui rendait visite dans sa chaumiĂšre. Pour conclure de douteuses affaires affirmaient les mauvaises langues... Monsieur le curĂ© Ă©tait de toute façon un impuissant notoire. En fait il venait lui revendre Ă  vils prix des vieux mobiliers d'Ă©glise qu'elle se chargeait d'Ă©couler au prix fort dans des rĂ©seaux n'aimais pas cette femme presque belle et franchement corrompue. Elle me le rendit bien puisqu'un jour je reçus d'elle un Ă©norme colis par la poste. Rempli de pots de - La vieille crogneJe suis une crogne, une sale vieille crogne de putain de charogne de saloperie d'ordure. Plus crogne que moi, y a pas. J'ai quatre-vingt-huit ans, presque toutes mes dents et une canne plus dure que la tĂȘte du Diable. J'ai vĂ©cu deux maris, trois chiens, un glaĂŻeul. Tous des crucifix rougis au feu dans les trous de serrures des maisons des pauvres gens. Avec ma canne je cogne les riches, je cogne les chats, je cogne les agents de la marĂ©chaussĂ©e. Pis j'ouvre le courrier de mes voisins pour cracher dedans. Je suis une vieille crogne je vote communiss' et je brĂ»le l'argent des ouvriers. Seulement les billets, parce que les piĂšces rĂ©sistent au suis une vieille crogne et je vous envoie Ă  tous ma canne au travers de la gorge ! J'ai besoin de personne, vous pouvez tous allez crever lĂ  oĂč que vous ĂȘtes ! Je vous enterrerai bien avant que le DĂ©luge me tombe sur la tĂȘte... J'en ai enterrĂ© de plus solides que vous. J'ouvre Ă  personne dans ma maison, pas mĂȘme au Bon Dieu. Sous mon toit je suis chez moi et y a pas intĂ©rĂȘt Ă  ce qu'on vienne me chercher des noisettes ! Je suis pas crogne pour rien. Je vous materais tous autant que vous ĂȘtes, bande de petits ricouillards !Je peux vous dire que vous allez entendre parler de moi. Ma canne elle en a rĂąpĂ© des chemins. Ca fait des lunes que je la traĂźne. MĂȘme elle je peux pas la voir, la Lune. Alors c'est pour dire que si jamais je vous vois... Ben y a pas intĂ©rĂȘt Ă  ce que je vous vieille crogne, je suis une vieille crogne que je vous dis !18 - La belle BertheAvec son giron de fermiĂšre endurcie, immense, redoutable, avec sa cuisse comme un chĂȘne et son cou de boucher, Berthe ressemblait plus Ă  une masse bovine en action qu'Ă  une frĂȘle femme. Elle buvait comme un Prussien, crachait comme un tonnelier, chiquait plus que de raison, mangeait comme quatre, tenait la charrue mieux qu'un colosse, jurait comme un dĂ©mon. Et frappait mĂȘme les hommes comme un vrai couillu qu'elle deux besognes de force elle Ă©mettait parfois des plaisanteries de salles de garde. Elle avait des dĂ©licatesses de charretier, des finesses d'engraisseuse de cochons, des moeurs de boucanier. Bref cette reprĂ©sentante du beau sexe Ă©tait un authentique tue l' pas pour tout le monde. Alphonse Torchecul, commis agricole Ă  la musculature aussi Ă©paisse que les capacitĂ©s de rĂ©flexion Ă©taient rĂ©duites avait des vues sĂ©rieuses sur la belle Berthe. Il ne savait pas parler aux femmes. Qu'Ă  cela ne tĂźnt, il dĂ©cida de parler en homme Ă  Berthe avec ses humbles mots Ă  lui - Berthe, j'ai Ă  te parler. Tu vas faire la vache et je m'en va faire le taureau. T'Ă©carteras tes cuisses, comme ça y aura plein de jus Ă  te foutre dans ta matrice de coche pour qu'aprĂšs tu beugles comme un veau Ă  nous pondre dans les saintes douleurs un salopard de pĂ©quenaud qui sortira de ta culasse neuf mois pus tard !C'Ă©tait clair, Alphonse semblait sincĂšrement amoureux de la belle fut Ă©mue par la dĂ©claration d'amour du commis agricole. Elle lui rĂ©pondit en rosissant - L'Alphonse, ramĂšne donc ta tripe de boeuf que je la foute dans ma grosse boyauterie. Tu vas me la secouer dans les tripes, je veux parler des tripes vachĂšres, pas des tripes Ă  purin, et pis je te la ferai bien dĂ©gorger jusque dans le fond de mes putains de rognons de fumelle... Pis aprĂšs y'aura un paquet de viande qui m'poussera dans la panse. On l'appelera Nesto'. Qu'ĂȘ qu'ten dis l'Alphonse ? Nesto', c'est-y pas un beau nom ça pour un futur laboureur qui te ressemblera ?- Nestor, je dis pas. Pour un beau nom c'est un beau nom. Y'a rien Ă  dire la Berthe. Mais si c'est une fumelle ? Comment que tu l'appelleras ?- On n'aura qu'Ă  l'appeler Nestorine. Ca mange pas de pain de l'appeler Nestorine. Pis elle travaillera comme un gars avec un nom pareil ! On peut pas dire, le nom ça y fait. C'est pas moi qui appellerait le fruit de mes entrailles Charles-Edouard, acrĂ© nom de diou ! Ca non alors ! Pasque ça c'est un nom de vrai fainĂ©ant ça ! Allez ! Viens donc me rentrer dedans l'Alphonse, pasqu'y faut dĂ©jĂ  commencer par la fabriquer cette andouille Ă  naĂźtre dans neuf mois ! Les deux amoureux Ă©changeaient innocemment de la sorte et se disaient encore plein d'autres choses aussi charmantes. C'Ă©tait touchant de les voir parler ainsi de leur avenir. Ils conçurent entre le tas de fumier et l'Ă©table Ă  vaches. Les meuglements, caquĂštement et grognements des hĂŽtes de la ferme accompagnĂšrent leurs roucoulades comme le plus doux des mois plus tard la petite Nestorine vint au fut pour elle le dĂ©but d'un enfer sans tache. 19 - Une jeune fille Ă  la fermeA vingt ans, Nestorine connaissait mieux le langage des porcs que le Grevisse. Elle Ă©tait le parfait reflet de ses gĂ©niteurs, mais en plus jeune. Elle se mouchait dans ses doigts, se soulageait dans la rĂ©serve Ă  purin, se rinçait le gosier dans la gouttiĂšre. C'Ă©tait un monstre femelle de cent-vingt kilogrammes absolument inaccessible. Une sorte de mastodonte intouchable, un phĂ©nomĂšne en jupon. Bref, un beau brin de jeune fille selon les critĂšres de beautĂ© en vigueur dans la parents Ă©taient trĂšs fiers d'elle dĂšs ses seize ans elle portait dĂ©jĂ  sans effort apparent des sacs de cent kilos, mĂątait des boucs hargneux en quelques Ă©treintes nerveuses et puissantes, retournait d'une seule traite de larges carrĂ©s de terre Ă  la force du mollet, cognait les gaillards les plus vigoureux du pays, abattait des verrats d'un seul coup de maillet, s'enfournait Ă  la suite des chapelets de saucisses-maison, Ă©ructait plus fort qu'une ogresse, avalait sans rechigner son verre d'absinthe Nestorine n'Ă©tait pas du tout heureuse. A vingt ans elle avait mĂ»ri. SecrĂštement elle aspirait Ă  une existence plus virile, moins effĂ©minĂ©e. Sans jamais oser l'avouer Ă  ses parents de crainte de les contrarier, elle dĂ©sirait se confronter aux dangers de la vraie vie, loin du cocon rassurant de la ferme familiale. Elle avait l'ardent dĂ©sir de connaĂźtre les Ă©lĂ©ments, les hommes et les bĂȘtes de maniĂšre moins attĂ©nuĂ©e, plus authentique. Elle voulait un contact rĂ©el, vrai, direct avec le monde et ses habitants. Elle sentait bien que sous ce toit oĂč elle Ă©tait nĂ©e elle vivait protĂ©gĂ©e comme une poupĂ©e dans un jardin beaucoup trop rose pour avait besoin de recevoir de grands coups de poing de la vie, besoin de sentir les flammes vivifiantes de l'aventure, besoin de savourer l'amertume incomparable de la biĂšre de contrebande, besoin de voir un autre sang que celui de ses verrats qu'elle abattait avec un plaisir de plus en plus Ă©moussĂ©, besoin de fracasser d'autre crĂąnes, de terrasser d'autres adversaires plus consistants que ses boucs habituels, besoin de cogner d'autres tĂȘtes que celles qu'elle connaissait dĂ©jĂ ... Bref, elle voulait sortir de sa trop jolie cage dorĂ©e, prendre son envol de jeune aurait voulu donner libre cours Ă  toute son Ă©nergie, montrer au monde la mesure de sa vitalitĂ© plutĂŽt que de demeurer ainsi dans sa ferme. Elle s'y ennuyait comme un poupin devenu adulte Ă  qui l'on n'aurait pas remplacĂ© la dĂźnette de l'Ăąge elle dut rester toute sa vie Ă  la ferme Ă  Ă©gorger du bĂ©tail, engraisser des porcs, mener la charrue, abattre des chĂȘnes, terrasser des cornus, arracher des souches, frapper de peureux colosses, chiquer l'humble tabac paternel, boire de la bibine de mauviette Ă  quarante degrĂ©s, se faire saillir par des bons Ă  rien de laboureurs, de dockers ou de boxeurs qui ne tiennent mĂȘme pas debout aprĂšs un litre de tord-boyaux... Cette existence fadasse de midinette ne lui convenait vraiment pas et la rendit malheureuse toute sa vie durant, elle qui ne rĂȘvait que de mĂąles activitĂ©s, de dĂ©fis martiaux, d'ouvrages magistraux et de grosse - Emoi au villageLes rosiĂšres trĂ©pignent devant la salle des fĂȘtes. DĂ©jĂ  en Ă©tat d'Ă©briĂ©tĂ© avancĂ©, le garde-champĂȘtre supervise tant bien que mal l'organisation. De zĂ©lĂ©s administrĂ©s s'improvisent auxiliaires municipaux, le bĂ©ret bien vissĂ©, fiers comme le coq penchĂ© du clocher. Les anciens respectĂ©s parce qu'ils ont connu le CafĂ©-Tabac d'avant la guerre jouent de la casquette le mĂ©got humide collĂ© Ă  la lĂšvre infĂ©rieure, le rire gras comme les frites-saucisses qu'on sert sur les trĂ©teaux, l'haleine fraĂźche comme le rosĂ©, la bedaine hĂ©roĂŻque. Le bedeau, incorrigible vieux garçon qui ne connaĂźtra dĂ©cidĂ©ment ni les subtilitĂ©s de l'amour ni l'usage du savon lorgne l'assistance femelle, l'oeil Ă©grillard, un ballon de rouge d'une main, le drapeau tricolore de l'autre. Ils sont tous lĂ  le maire avec son Ă©charpe rĂ©publicaine qui impressionne tant la vieille Taupine, que certains prĂ©tendent de Hambourg mais qui en rĂ©alitĂ© est nĂ©e au village, qui plus est ennemie farouche des Boches... Il y a le curĂ© bien sĂ»r, la soutane imprĂ©gnĂ©e de naphtaline, le missel Ă  la ceinture, prĂȘt Ă  dĂ©gainer au moindre appel du Ciel. Bon vivant, bon buveur, bon prĂȘcheur, mauvais exemple, il aime ses ouailles impies, dĂ©teste les pĂ©cheurs vĂ©niels. Allez comprendre ! Le premier adjoint quant Ă  lui ne manquerait pour rien au monde les festivitĂ©s il rayonne, auguste, le regard dur, la chique molle, enivrĂ© depuis la veille Ă  l'idĂ©e de parader au milieu des administrĂ©s, pĂ©nĂ©trĂ© de son importance municipale. Il brigue le trĂŽne aux prochaines Ă©lections et a d'ailleurs promis d'arrĂȘter la chique le jour oĂč il sera commis Alphonse toujours lĂ  quand il y a distribution gratuite au buffet de la mairie, traĂźnant odeurs de foin et relents de gnĂŽle. AnalphabĂšte, Ă©pris de ses guĂȘtres, le souffle chaud, le chapeau crasseux, les manches rĂąpĂ©es, il n'est pas difficile l'Alphonse il ne demande qu'Ă  faire son trou au village. Et puis au cimetiĂšre aussi, il y tient chĂšrement. Un romantique l'Alphonse, le dernier des moitiĂ© des avinĂ©s ne sait pas ce qu'on fĂȘte Ă  la mairie. L'autre moitiĂ© a oubliĂ©, grisĂ©e par l'ambiance, emportĂ©e par le souffle puissant, divin de l'accordĂ©on. Peu importe le flacon la salle des fĂȘtes est pleine, le maire balbutie de joie - enfin d'ivresse -, le bedeau est aussi sonnĂ© que ses cloches, le pĂšre EugĂšne, bĂ©quilleux, danse sur ses trois pattes. L'Ă©motion est grande ce soir au - Berthe-la-patte-folleTu perds rien pour attendre la Berthe ! DĂ©jĂ  qu'avec ta patte folle tu ressembles Ă  une vieille capocharde en bois, quand je te tomberai dessus j'te cassera le dos en deux, moi ! T'entends dis ? Ha t'entends pas ? Pasqu'en plus t'es sourde... SacrĂ© foutue vieille, va ! Des chouettes comme toi j'en dĂ©plumerais bien tous les jours, face de ratiĂšre ! Je t'aurai bien un jour, espĂšce de vieille bĂ©casse Ă  la patte tordue ! Tu le sais que je t'aurai un jour la Berthe, tu le sais. Alors c'est pas la peine de faire des airs que c'est comme si ça arrivera pas... Pasque ça arrivera. Et ce jour lĂ  la Berthe, t'entends, ce jour-lĂ  t'en verras des pas mĂ»res. Pis des sacrĂ©es encore ! Vieille patte folle de sale oiseau que t'es, va donc crever ! Allez, cours-y Ă  la crevure avec ta patte de travers, tu perds rien pour attendre que je te dis !Ca te fait quel Ăąge maintenant, dis la Berthe ? BientĂŽt quatre-vingt-dix ans, c'est ça ? T'es pas folle non ? Ben si t'es folle, justement. Faire des histoires Ă  ton Ăąge... Hein, quand mĂȘme, tu te rends compte ? Tu l'auras quand mĂȘme voulu. Je va pas me gĂȘner pour t'avoir au dĂ©tours. C'est pas l'Ăąge qui fait, hein la Berthe ? T'es rien qu'une vieille patte folle qui perd pas pour attendre, pour autant que t'as quatre-vingt-dix balais... Et crois-moi, je va pas te rater !Non, ça je va pas te rater la Berthe, fais-moi confiance... C'est pas avec tes quatre-vingt-dix ans que tu vas m'empĂȘcher d'aller te remettre Ă  ta place que tu mĂ©rites. Pauv' sourde va ! T'es qu'une patte folle qu'entend pas, t'entends dis ? Une vieille peau de patte folle que je va bientĂŽt aller rĂ©gler son compte bien comme y faut. En attendant dors sur tes deux oreilles pasque de toute façon tu me verras pas venir le jour oĂč je viendrai, que tu soyes sourde ou pas. Tu m'entendras pas venir, mais je peux t'assurer que tu le sentiras passer... T'as toujours Ă©tĂ© une sale sourde Ă  la patte folle et je te dis que tu vas le regretter la vieille !Tu sais comme moi que la vengeance est un plat qui se mange froid, hein la vieille ? Bien froid !22 - La soupe est prĂȘte !D'un geste las, la maĂźtresse de maison pose la soupiĂšre fumante sur la table. Ca sent fort la soupe aux poireaux-pommes-de-terre. Son mari, une espĂšce de lĂ©gume insignifiant, regarde le rĂ©cipient sans broncher. Il attend le signal de sa femme pour y plonger la louche. Avec sa calvitie prononcĂ©e, son air d'Ă©picier de province et ses vieilles pantoufles usĂ©es, il est loin de faire pitiĂ©. Au contraire, il inspire mĂ©pris, dĂ©goĂ»t, railleries. Le filet de bave qui lui pend aux lĂšvres est la goutte de trop devant tant de dĂ©crĂ©pitude, qui rĂ©sisterait Ă  la furieuse envie de lui cracher au visage ? Cet ancien comptable a l'air de ce qu'il est un Ă©ternel sĂ©dentaire qui n'a jamais eu d'autres rĂȘves que de possĂ©der des canapĂ©s en cuir, de rutilantes boĂźtes Ă  outils vues dans les catalogues, un bon systĂšme d'adoucisseur d'eau, une vĂ©randa, une tondeuse Ă  gazon dernier cri facile Ă  entretenir, une assurance-vie... Aspirations de petit fonctionnaire Ă©triquĂ© que des milliers de soirs successifs Ă  patienter devant des soupiĂšres ont fini par abrutir parfaitement. - " Sers-toi donc Gaston, tant qu'la soupe elle est ben chaude !"Toujours la mĂȘme phrase, tous les soirs. Et lui de rĂ©pondre invariablement, des milliers de soirs de suite - " Ha ben ça fait-y pas du bien de manger de la bonne soupe, hein ?Parfois au milieu de la soupe le retraitĂ© se prend Ă  rĂȘver un peu plus que d'habitude - " Tu sais Germaine, un jour j'aimerais bien toi et moi acheter la cabane de jardin dont je t'ai parlĂ©e l'autre jour. Avec les p'tits nains tout autour, ça serait-y pas beau prĂšs de la vĂ©randa, hein ? J'en ai vu des beaux en passant devant chez Bricolage-Service... Y en a de vraiment chouettes alors ! "- Avec ses rĂȘves ineptes de minus et ses soupiĂšres pleines de promesses potagĂšres l'ex-comptable vĂ©cut heureux encore trĂšs longtemps auprĂšs de sa femme Ă  son image. Ils n'eurent aucun enfant. Mais des soupiĂšres Ă  vider, des milliers. 23 - Le destin de PatatinPatatin, fermier de son Ă©tat, aimait sa femme AdĂšle comme un gougnafier qu'il Ă©tait, laquelle le lui rendait bien mal elle, Ă©tait une grande romantique, une belle Ăąme, une parisienne Ă©lĂ©gante en quĂȘte de raffinements du coeur. Qu'Ă©tait-elle venu patauger dans la fange quotidienne de ce rustaud ? Tous au village se l'Ă©taient toujours demandĂ©... ÉlevĂ© chez les porcs, Patatin affectionnait leur compagnie, nĂ©gligeant sans complexe celle de ses semblables. Les porteuses de dentelles n'Ă©taient pour lui que des dĂ©pensiĂšres qu'il fallait corriger et, accessoirement, abreuver d'eau claire, nourrir d'avoine, atteler Ă  la ne frappait pas sa femme. Mais il ne l'habillait pas, ne la sortait pas, ni ne la cajolait. Il usait pour lui parler du mĂȘme langage qu'envers son bĂ©tail. Il la hĂ©lait comme une vache laitiĂšre lorsqu'il Ă©tait en rut, tapait du poing sur la table quand elle parlait poĂ©sie, la sifflait Ă  l'heure de manger. En outre, le dimanche matin au lieu de lui apporter au lit des croissants chauds et du cafĂ© autrichien, il lui faisait curer les Ă©tables, car le dimanche Ă©tait jour de fumier. L'affaire Ă©tait sĂ©rieuse pour Patatin. Pour rien au monde il n'aurait manquĂ© Ă  ce rituel dominical pendant que sa femme s'affairait Ă  remplir des brouettĂ©es de fumier de six heures Ă  midi, lui dĂ©gustait des pommes cuites arrosĂ©s de Calvados. Elle avait droit Ă  une pause qu'il calculait Ă  la seconde prĂšs, chronomĂštre en main, afin qu'entre deux Ă©tables elle pĂ»t satisfaire aux nĂ©cessitĂ©s naturelles. Lui, pendant ce temps saupoudrait les pommes dorant au four de cannelle corvĂ©e finie, extĂ©nuĂ©e, couverte de fumier, AdĂšle devait encore prĂ©parer le repas du midi pendant que Patatin allait inspecter les Ă©tables, racontant ses rĂȘves de la nuit Ă  ses vaches qui bousaient avec placiditĂ©. Ainsi en allait-il de la vie de Patatin. Mais, lassĂ© des maniĂšres mondaines de sa femme, il finit par demander le divorce. Il obtint gain de cause et reçu de son ex-Ă©pouse une pension alimentaire qui lui permit d'aller jouer toutes les semaines au casino et de gagner une grosse somme qu'il utilisa pour s'agrandir. Il acheta des terres, construisit d'autres Ă©tables, grossit son cheptel. Il devint important dans la rĂ©gion. Riche, respectĂ© de ses pairs, il Ă©pousa la fille de la chĂątelaine qu'il engrossa le jour-mĂȘme des noces. Le fruit de la saillie fut laid et contrefait. Et fort sot. N'importe ! Il devait hĂ©riter de la ferme, des Ă©tables, du bĂ©tail, des terres, de toutes les terres acquises par le fermier...Ce qui, dĂ©finitivement, gonflait d'orgueil fils n'hĂ©rita point il mourut Ă  l'Ăąge de douze ans, foudroyĂ© par une leucĂ©mie aiguĂ« qui laissa Patatin sans voix mais non sans ressources il se consola en engrossant une nouvelle fois sa seconde femme. Mais celle-ci mourut avant mĂȘme d'enfanter. D'une indigestion de en dĂ©but juillet. Patatin dut finir seul la rĂ©colte des cerises Ă  la hĂąte avant l'enterrement, ce qui l'irrita quelque peu, lui qui avait mis toute sa confiance dans sa femme. Pour finir, le jour des funĂ©railles de son Ă©pouse, ayant failli se rompre les os en glissant sur la dalle humide du caveau, il se jura de ne plus jamais prendre - Le pĂšre MesnierDans certains coins de la province profonde, on trouve depuis toujours des tribus d'Ăąmes arriĂ©rĂ©es. Le pĂšre Mesnier est un cas. Ce personnage singulier se distingue de ses concitoyens agrestes par ses frasques mondaines, ses moeurs parisiennes, ses dĂ©licatesses d'un autre monde. Mais aussi par ses outrances de philistin. Bien qu'il n'aie jamais quittĂ© son canton, on le prendrait pour un citadin. Ou pour un bourgeois en sabots. Ou pour un ours. Ou pour un papillon... Le pĂšre Mesnier est inclassable. Un drĂŽle de zĂšbre en phallocrate, congĂ©nitalement effĂ©minĂ©, fantasque et sage, raisonnable et pervers, le pĂšre Mesnier sait rallier quiconque Ă  sa cause, laquelle se rĂ©sume en deux mots l'ail et la Lune. Amoureux fou de l'astre noctambule et passionnĂ©ment versĂ© dans la culture des liliacĂ©es, il ne mange jamais d'ail, ne veille jamais sous les rayons de la planĂšte blonde. Le pĂšre Mesnier, personnalitĂ© pour le moins paradoxale...Les femmes sont un Ă©ternel sujet d'indiffĂ©rence pour notre hĂ©ros qui ne jure que par la PoĂ©sie ! Inculte, paresseux, gourmand, il n'a jamais ouvert aucun livre de sa vie. Ce qui ne l'empĂȘche pas de postuler rĂ©guliĂšrement pour une place Ă  l'AcadĂ©mie Française dĂ©s qu'un immortel meurt. Ni de jouer de la lyre dans les rues de son village tĂŽt le pĂšre Mesnier va Ă  la messe le mardi, mange des crĂȘpes banales le dimanche, imite assez bien le cri de la pie tous les jours de la semaine. Chez lui, il y a des tableaux de maĂźtres, des vaches, pas de cochons, des poules et des faĂŻences choisies. Il aime chrĂ©tiennement sa femme, chĂšrement les arbres, piteusement l'avoine, mais n'aime pas du tout le vin collectionne le vent, l'eau de pluie, les fleurs fanĂ©es et aussi les lettres de grands Ă©crivains avec qui il correspond assidĂ»ment depuis plus de trente vous le rencontrez un jour au dĂ©tour de son village quelque part au fin fond de la France, n'hĂ©sitez pas Ă  lui adresser la parole et mĂȘme Ă  lui parler fort, vu qu'il est un peu dur d'oreille, mais Ă©vitez surtout de converser avec ses voisins. Ce sont de vĂ©ritables anonymes, et de la pire espĂšce encore rien que de pauvres haricots - Un humble clocherJ'entrai dans la petite Ă©glise du village. L'assemblĂ©e de pieuses Ă©tait au complet. Il y avait la femme du maire et son chignon ridicule de fausse bourgeoise, la vieille fille mĂ©chante de la grand'rue, les quatre catins obĂšses parĂ©es de leurs dentelles du dimanche fleurant le formol, la femme du marchand de vins, fournisseur officiel de Monsieur le curĂ©, les demoiselles pubĂšres toutes Ă  peu prĂšs aussi sottes et laides les unes que les autres... Il y avait encore quelques paysannes en fichu, aussi avaricieuses que superstitieuses, les doigts crispĂ©s autour de leur chapelet usĂ©, Ă  moins qu'ils ne fussent hermĂ©tiquement clos jusqu'au passage de l'assistant du curĂ©, enserrant avec une ferveur toute Ă©conomique quelque inestimable piĂ©cette destinĂ©e Ă  la quĂȘte. Et au fond de l'Ă©glise, dĂ©jĂ  Ă  moitiĂ© ivre, le bedeau avec son air d'imbĂ©cile qui attendait benoĂźtement la fin de la messe pour sonner les cloches, sa plus chĂšre mission sur cette terre, semblait-t-il...Les fautes de goĂ»t se lisaient aisĂ©ment sur ces visages plus ou moins rougeauds, Ă  travers les toilettes dĂ©modĂ©es qui s'Ă©talaient non sans outrance, jusque dans les airs sottement compassĂ©s de ces ouailles "poullaillĂšres".La vieille fille chantait comme une chĂšvre, couvrant de sa voix sonore et sirupeuse les autres choristes. Avec des trĂ©molos exagĂ©rĂ©s dans la gorge, on eĂ»t dit qu'elle invoquait le dieu des caprins, comme si le salut de son Ăąme dĂ©pendait de la ferveur de ses bĂȘlements de femelle prĂ©tendument abstinente... Je savourais ce concert d'Ă©table, amusĂ© par ce chef-d'oeuvre de maladresses si chĂšrement encaustiquĂ©es, de crĂ©tinisme provincial si pur. Les moeurs arriĂ©rĂ©es et ridicules de ce village parfaitement sclĂ©rosĂ© semblaient avoir Ă©tĂ© miraculeusement prĂ©servĂ©es de toute corruption citadine. Le tableau Ă©tait pitoyable et pittoresque. Cette Ă©glise perdue Ă©tait un rĂ©gal, mais aussi un vĂ©ritable laboratoire pour les railleurs de mon espĂšce dont le sens critique commençait Ă  s'amoindrir soit par manque d'exercice, soit par lassitude, les provinciaux de notre Ă©poque ressemblant tous de plus en plus aux hĂŽtes prĂ©cieux de la capitale...Je ressortis de l'Ă©glise juste avant la fin de l'office, infiniment rassĂ©rĂ©nĂ© sur la prĂ©ciositĂ© de ma personne, le prix de mon extraction, la valeur de ma particule, ainsi que sur la sottise, l'insignifiance, l'ineptie de ceux que je raillais si mĂ©chamment. Et sur l'innocuitĂ© sĂ©culaire des cloches qui commençaient Ă  s'Ă©branler derriĂšre - Le tĂ©tin de la ViergeEmile Ă©tait le bedeau du village, et comme tous les bedeaux de village il Ă©tait passablement demeurĂ©, mal dĂ©grossi, voire un peu idiot, quoique fort aimable. Toujours prĂȘt Ă  rendre service, il se dĂ©vouait tant qu'il le pouvait pour aider, c'est-Ă -dire dans la mesure de ses moyens, lesquels Ă©taient assez limitĂ©s. Il Ă©tait surtout lĂ  pour sonner les cloches le dimanche Ă  l'Ă©glise. Et quand il oubliait de carillonner, ce qui pouvait arriver de temps Ă  autre, c'est lui qui se les faisait sonner, les cloches. C'Ă©tait d'ailleurs lĂ  toute l'affaire de Monsieur le curĂ© qui n'avait pas son pareil pour tonner contre son "fichu bedeau de bon Ă  rien" comme il disait...Bref, la vie au village s'Ă©coulait, banale et sans heurts pour le brave jour le curĂ© confia une tĂąche inhabituelle Ă  son bedeau il fallait Ă©pousseter les statues en plĂątre de l'Ă©glise. Emile se chargea donc de remplir la mission avec une imbĂ©cile ferveur, comme Ă  son habitude. ArmĂ© de son chiffon et Ă  l'aide d'un escabeau, il s'attaqua sans tarder aux statues naĂŻves qui ornaient les murs dĂ©crĂ©pis de l'Ă©glise. AprĂšs avoir astiquĂ© quelques saints, il posa bientĂŽt son escabeau devant la statue de la Sainte Vierge. Celle-ci avait le sein dĂ©nudĂ© et l'offrait Ă  l'Enfant JĂ©sus dans un geste tout sulpicien. Emile ne s'Ă©tait encore jamais approchĂ© d'aussi prĂšs de la Sainte Vierge en plĂątre de l'Ă©glise si haut perchĂ©e, pas plus que d'une femme de chair d'ailleurs. Et pour la premiĂšre fois de sa vie, un tĂ©ton de femme avait troublĂ© le bedeau, mĂȘme si celui-ci n'Ă©tait qu'un mĂ©diocre moulage. Il poursuivit cependant sa besogne en commençant par le haut de la une fois le visage de la Sainte Vierge dĂ»ment, longuement, religieusement nettoyĂ© comme pour retarder quelque honteuse Ă©chĂ©ance, le chiffon d'Emile arriva inĂ©vitablement Ă  hauteur du sein en question, ce tĂ©tin qu'il redoutait tant. Il hĂ©sitait devant le petit dĂŽme de plĂątre... Puis, gauchement il passa son chiffon sur le sein nu de la Vierge. A ce moment prĂ©cis un phĂ©nomĂšne inĂ©dit eut lieu dans la tĂȘte bornĂ©e et fruste du bedeau, un phĂ©nomĂšne qui Ă©tait pour lui un Ă©vĂ©nement d'une immense envergure il faisait cela comme on caresse pour la premiĂšre fois une femme, comme on Ă©treint avec Ă©motion cette source intarissable d'ivresses qu'est le flanc nourricier de l'aimĂ©e... Une tempĂȘte de passions se leva dans le coeur candide du rustaud. Il tremblait en caressant de son chiffon le sein de la Vierge en plĂątre. C'Ă©tait Ă  la fois touchant et pathĂ©tique, attendrissant et navrant, Ă©mouvant et pitoyable, insolite et criant de dĂ©tresse...Cette statue de plĂątre Ă©tait devenue l'exclusive source d'Ă©moi de son coeur puceau. De la femme, Emile ne connaissait pour ainsi dire que la Sainte Vierge de l'Ă©glise, sa seule rĂ©fĂ©rence. PiĂštre science amoureuse acquise Ă  bout de chiffon au cours d'une mission mĂ©nagĂšre...Dans les jours qui suivirent cette "expĂ©rience amoureuse", l'Ă©motion d'Emile pour la statue de plĂątre ne s'amoindrit pas, au contraire. Il allait voir chaque jour sa "fiancĂ©e" comme il disait, sa "vraie fiancĂ©e" qui l'aimait parce qu'elle ne le repoussait pas du haut de son perchoir et avec laquelle il entretenait un commerce aussi platonique que on le voit, le coeur humain est admirable, ou parfaitement indigent, qui a de temps Ă  autre ses hĂ©ros. Ou ses martyrs...Dix ans, vingt ans passĂšrent. Au village Emile le bedeau sonnait toujours les cloches de l'Ă©glise le dimanche. Un peu plus vieux, un peu moins vaillant Ă  la tĂąche mais toujours aussi Ă©pris de sa statue. Les gens du village qui ne savaient rien de cette singuliĂšre, affligeante, dĂ©solante histoire d'amour entre cet humain infirme et la statue, depuis vingt ans qu'ils entendaient Emile leur rĂ©pĂ©ter qu'il avait une fiancĂ©e, lui rĂ©pondaient parfois par quelques propos salaces avec des airs goguenards. Par exemple - Alors l'Emile, quand c'est-y que tu vas la foutre en cloque ta sacrĂ©e fumelle d'fiancĂ©e ?Et lui de rĂ©pondre invariablement, naĂŻvement, avec toute la puretĂ© de son Ăąme simple, de son esprit dĂ©bile, de son coeur ignorant la malice - C'est ma fiancĂ©e que je vous dis, je va pas la mettre enceinte, j'y suis point encore mariĂ© avec. C'est ma vraie fiancĂ©e que ça fait vingt ans que je l'aime. Elle aussi elle m'aime, mĂȘme si elle cause guĂšre. Moi je sais que c'est ma fiancĂ©e, ma vraie fiancĂ©e... Ma fiancĂ©e qu'est dans l'Ă©glise...27 - Hauteur de vueA Albert, petite ville de la Somme, est sise une basilique. Une Vierge dorĂ©e, entrĂ©e dans l'Histoire lors de la Grande Guerre, domine l'Ă©difice. Pour les albertains, braves gens du nord, la sĂ©culaire dorure est devenue j'y vois mille feux, une aurĂ©ole, une perle d'or au-dessus la citĂ©. J'aime Ă  lever les yeux au ciel, Ă  la rencontre de l'hĂŽte des regard embrasse ciel et cime, et face Ă  cet horizon vertigineux je chancelle avec dĂ©lices, isolĂ© du monde. La flĂšche mariale de la basilique me dĂ©signe des espaces intĂ©rieurs sans borne. EnivrĂ© d'or et d'azur, j'accĂšde Ă  des hauteurs de conscience la terre, et pars vers l'EmpyrĂ©e, saluant oiseaux, astres, dĂ©sincarnĂ©s. Des ailes m'emportent, des anges me parlent, des passants m'observent... Je redescends de mes sommets, le regard Ă  hauteur humaine pour adresser quelque parole Ă  mes frĂšres leur parle de la pluie, du beau temps. Ils sont contents. Je leur parle de l'Ă©tat du ciel, de l'Ă©tat de leurs finances, de l'Ă©tat de leur voiture. Mais surtout pas de la Vierge dorĂ©e. Ils me comprennent, acquiescent, me donnent je les laisse au pied de la basilique, songeurs, hilares ou bien placides. Dans leur tĂȘte, des rouages de mĂ©canique d'automobile, des inquiĂ©tudes mĂ©tĂ©orologiques, des espĂ©rances je poursuis mon vol, plein de pitiĂ© pour mes semblables albertains, l'Ăąme plus lĂ©gĂšre que jamais, le pas comme une aile, le coeur libĂ©rĂ© des derniĂšres pesanteurs - Vue d'esthĂštePar un dimanche triste, pluvieux, je suis entrĂ© dans l'Ă©glise d'un village perdu du fin fond de la campagne mayennaise afin d’assister Ă  la messe. L’église Ă©tait pleine de bonnes gens du pays casquettes rondes et tailleurs dĂ©modĂ©s de rigueur. Ca sentait la cire, la vieille province et le avec attention cette sociĂ©tĂ© de dĂ©vots endimanchĂ©s. Chose Ă©tonnante, parmi cette assistance grisonnante il y avait quelques jeunes filles Ă  la mise moderne, colorĂ©e. Elles n’avaient pas vingt ans. Certaines Ă©taient laides, d’autres charmantes. Je scrutais discrĂštement ces enfants de choeur en fleur. D’abord les rosiĂšres sans grĂące, puis les jolies oies blanches. Sur ces derniĂšres je m’attardais charitablement. Le contraste Ă©tait saisissant entre ces dos courbĂ©s, ces nuques ridĂ©es, ces faces rougeaudes d’hommes et de femmes de la terre mayennaise, et ces crĂ©atures juvĂ©niles aux mines dĂ©licates, aux galbes olympiens, aux gorges parisiennes. Je me perdais dans la contemplation de ces chairs esthĂ©tiques, de ces traits aĂ©riens, de ces toilettes recherchĂ©es...Les ouailles entonnĂšrent un chant, guidĂ©es par un orgue solennel. L’instrument en question, mi-orgue, mi-harmonium pour ĂȘtre honnĂȘte, semblait issu d’un XIXĂšme siĂšcle des plus rustiques. Les premiĂšres notes s’élevĂšrent... Le pire Ă©tait Ă  chant n’était point grossier. Surpris, je l’écoutai avec une sincĂšre attention. L’on aurait pu s’attendre Ă  quelque pesante, grasse, champĂȘtre interprĂ©tation... La chorale Ă©tait d’une Ă©tonnante qualitĂ©. Et le choix de l'oeuvre d'un goĂ»t sĂ»r. Tout Ă  l'Ă©coute du chant de messe, je ne quittais pas des yeux les gracieuses pucelles, leur prĂȘtant une attention grandissante au fur et Ă  mesure que s’élevait le choeur. En esthĂšte averti j’associais les Ă©mois, combinais les ravissements, mĂȘlais les ivresses j’étais enchantĂ© par la vue de ces demoiselles parĂ©es de la GrĂące, et dans le mĂȘme temps transportĂ© par l'hymne. Aux anges, corps et Ăąme. Mon regard obliquait parfois vers la voĂ»te aux peintures naĂŻves, puis revenait vers ces vestales mayennaise propres Ă  inspirer d’authentiques vocations parnassiennes. Cette fois le chant qui rĂ©sonnait sous la voĂ»te Ă  la fresque Ă©caillĂ©e Ă©tait de toute beautĂ©. C’était inattendu d’entendre ça dans cette Ă©glise du fin fond de la Mayenne, dĂ©concertant de s'apercevoir qu'un tel joyau pĂ»t naĂźtre de ces gorges agrestes, insolite de dĂ©couvrir tant d'art chez ces Ă©leveurs de bĂ©tail. Etonnant mais indĂ©niable le chant Ă©tait splendide. Moment de grĂące dans une semaine d’étables, de bistrots miteux et de cours de fermes aux odeurs de fumier. Pris sous le pieux sortilĂšge des choristes, j'accĂ©dais Ă  une autre dimension du monde, biblique. Tout Ă©tait magnifiĂ© Ă  travers le prisme de mon regard. Mon regard qui devenait insensiblement, progressivement comme le regard originel, le regard d’Adam et Eve d’avant le pĂ©chĂ©, ce regard vierge de prĂ©jugĂ©, innocent, libre, ignorant des mondanitĂ©s, du mal comme de la laideur...Sous l’effet de l’Art, l’esthĂšte que je suis voyait la beautĂ© partout oĂč son regard se posait. Et mon regard avait fini par se poser indistinctement sur les Ă©lues de la BeautĂ© comme sur les crĂ©atures franchement ingrates. Cependant, conquis par tant de causes diverses mais encore conditionnĂ© par d’acadĂ©miques prĂ©jugĂ©s culturels, je prĂ©fĂ©rais me concentrer sur les visages les plus flatteurs. Je contemplai ainsi quelque jeune et vierge soeur d’Aphrodite, irrĂ©sistiblement emportĂ© par l’aile d’Euterpe ou de je ne sais quel messager cĂ©leste missionnĂ© pour sauver mon Ăąme chant redoubla d’ Ă  ce moment prĂ©cis les faces bovines s'affinĂšrent, des traits linĂ©aux apparurent sur les visages et je voyais des poĂštes Ă  la place des paysans... Et je voyais des anges Ă  la place des jeunes filles, qu'elles fussent belles ou laides...J'ai craint que le charme ne se rompe aussitĂŽt le chant fini, aussi ai-je quittĂ© l'Ă©glise bien avant la fin de l' - Le silence est d'orAlphonse aimait la Berthe en secret. Depuis vingt ans qu'il avait Ă©tĂ© engagĂ© Ă  la ferme, il courtisait toujours aussi timidement la fille du patron. Il lui jetait des regards furtifs Ă  table, lui adressait de maniĂšre anodine des mots codĂ©s sensĂ©s ĂȘtre doux qu'elle recevait avec placiditĂ©. Vingt ans que ça durait ! La Berthe Ă©tait devenue Ă©norme, rougeaude, repoussante, mais Alphonse avait conservĂ© intact son Ă©moi originel. Il n'avait d'yeux que pour celle qui lui avait souri une fois, une seule fois, lors de son premier jour passĂ© Ă  la ferme. Pure courtoisie de la part de la fille de son employeur ou vĂ©ritable aveu d'amour, comment savoir ? Il y avait vingt ans dĂ©jĂ ... Quoi qu'il en fĂ»t, il avait pris ce sourire avec toute la tragique candeur de son coeur de rustre. Une timiditĂ© viscĂ©rale le tenait toutefois Ă  distance exagĂ©rĂ©e de l'ĂȘtre cher. Alphonse avait une Ăąme d'authentique vieux vingt ans la belle Ă©tait devenue un monstre. Mais le niais Ă©tait demeurĂ© niais. Heureux homme trompĂ© par le temps, façonnĂ© par des moeurs arcadiennes qui ne voyait ni le mal ni la laideur, berger au coeur pur qui ne faisait pas de diffĂ©rence entre la chevrette et la barrique Ă  fromages pourvu que les deux exhalassent le doux parfum de l'oubli... Alphonse s'Ă©tait sclĂ©rosĂ© dans ses habitudes amoureuses. A cinquante ans il espĂ©rait encore avoir des enfants de cette femelle encore vierge mais mĂ©nopausĂ©e qui apparemment n'avait vĂ©cu que pour faire tourner la ferme de ses vieux parents. Sa raison d'ĂȘtre Ă  elle semblait se rĂ©sumait Ă  cette continuait ses tendres allusions Ă  l'adresse de l'aimĂ©e qui en vingt ans n'y avait vu que du feu. Vingt ans Ă  lui faire une cour aussi discrĂšte qu'inexistante entre le sillon et l'Ă©table ! Vingt ans d'un espoir fou accrochĂ© Ă  la charrue, d'un fardeau d'amour traĂźnĂ© patiemment Ă  la force du poing... En effet, Alphonse Ă©tait restĂ© travailler dans cette ferme uniquement pour gagner la main de la Berthe qui lui avait souri le premier jour, alors qu'au dĂ©part il ne devait faire qu'une saison avant de rentrer chez ses parents embrasser une carriĂšre de marchand de annĂ©es encore s'Ă©taient Ă©coulĂ©es. Un jour de grande chaleur, dans un moment d'intimitĂ© impromptue Ă©vĂ©nement rarissime en trente ans de "vie commune" Ă  la ferme, alors qu'ils Ă©taient seuls aux champs, le coeur serrĂ©, n'y tenant plus, s'adressant au mastodonte Alphonse finit par lui avouer - "La Berthe, si je suis restĂ© Ă  la ferme depuis trente ans, c'est pour toi. Pour toi la Berthe ! T'entends dis ? C'est par amour pour toi. J'ai jamais osĂ© te le dire en trente ans mais aujourd'hui je crois que c'est le moment. Tu m'avais souri le premier jour, tu te rappelles ? Tu m'avais souris ce jour-lĂ  et depuis ça n'est jamais sorti de mon coeur. C'est pour ça que je suis restĂ©, pour hĂ©riter de ta main la Berthe. Tu te rappelles dis, quand tu m'avais souri ce jour-lĂ  ? Tu m'aimais donc la Berthe ? "- "Alphonse, lui rĂ©pondit Berthe, je t'ai aimĂ© dĂšs le premier jour c'est vrai. Mais comme tu n'as jamais semblĂ© faire attention Ă  moi j'ai pris pour de l'indiffĂ©rence ta froideur. Ca m'a tuĂ©e en dedans de moi. Je me suis dĂ©sespĂ©rĂ©e sans jamais rien laisser paraĂźtre de ma peine. Je me suis mise Ă  manger pour mieux oublier, et bien sĂ»r toi tu semblais faire encore moins attention Ă  moi. Je pensais que ça t'Ă©tait complĂštement indiffĂ©rent que je devienne une coche. Toujours aussi impassible, tu travaillais Ă  mes cĂŽtĂ©s. Et maintenant tu dis que tu m'aimais... Mais pourquoi ne m'as-tu pas dit ça les premiers jours Alphonse ? Ca nous aurait Ă©conomisĂ© une vie !"- " La Berthe, je vais te dire... Maintenant que tu m'as ouvert les yeux, je me rends compte d'une chose... C'est vrai, tu es trĂšs vite devenue grosse et grasse comme une coche tout de suite aprĂšs que je t'ai connue. Moi je ne voyais que ton sourire du premier jour, tu comprends ? Pendant trente ans je vivais avec ton sourire d'avant. Mais maintenant que tu m'as dit tout ça, la Berthe, je crois qu'Ă  partir d'aujourd'hui.. Je ne t'aime plus du tout."30 - RĂ©veillon de pingresLes BĂ»chebois ont bouleversĂ© leur quiĂ©tude, cette annĂ©e ils fĂȘteront NoĂ«l ! Comme chez les jeunes avec de la chandelle et du gras. A ceci prĂ©s que chez ce couple de vieillards la moindre dĂ©pense est sujette Ă  d'interminables discussions. Deux vieux avares incurables et butĂ©s aux moeurs anachroniques s'apprĂȘtent Ă  festoyer dans leur chaumiĂšre Ă  l'approche de NoĂ«l. Un couple de demi fous en guenilles ne vivant que par procuration, Ă  la vĂ©ritĂ©...Il fut d'abord dĂ©cidĂ© qu'ils passeraient le rĂ©veillon sans feu, car selon eux ça ne valait pas la peine de chauffer la piĂšce pour l'occasion alors que tous les jours de l'hiver ils rĂ©sistaient fort bien au froid. L'esprit d'Ă©conomie a ceci de vrai et d'avantageux, c'est qu'il endurcit les Pas besoin de feu ! C'est dĂ©jĂ  ça de gagnĂ©, hein la mĂšre ?- C'est ben vrai l'pĂ©', c'est toujours ça de gagnĂ© d'Ă©conĂŽĂŽĂŽmie... Ca fera une bonne annĂ©e de commencĂ©e. Faut pas dĂ©jĂ  pousser les dĂ©penses alors qu'on n'a mĂȘme pas commencĂ© l'an !Ensuite tous deux se mirent d'accord pour manger de maniĂšre raisonnable. Pas la peine de se rendre malade avec de bonnes choses chĂšres et de devoir aller quĂ©rir le docteur le lendemain. C'est qu'il ne travaille pas gratis le bougre !- A-t-y des patates douces la mĂšre ? - J'en avions l'pĂ©'. - Ben ça suffira bien assez tout comme pour les jours ordinaires ! Pis y'a quoi Ă  boire ?- Y a d'lieau Ă  boi' dans la cruche l'pĂ©' !- Va pour l'ieau d'la cruche ! L'vinasse du ciel elle fait l'affaire tout comme le vin, sauf qu'elle est pas Ă  trente sous la bouteille elle au moins ! Pis elle coule pareil dans la gorge tout comme le vin, pas vrai la mĂšre ?- Ca je vais pas te dire le contraire l'pĂ©'... L'ieau et le vin c'est du pareil au mĂȘme vu que les deux y abreuvent aussi bien. Y 'a juste qu'une diffĂ©rence, c'est une diffĂ©rence de prix. Allez, on va pas se tracasser la tĂȘte l'pĂ© ! Y'a de la bonne ieau qui fera l'affaire du pareil au nuit de NoĂ«l enfin arrivĂ©e, les deux avares firent un festin de pommes-de-terre Ă  l'eau. Sans beurre. Dernier compromis qu'ils s'autorisĂšrent au dernier moment, quand les patates furent chaudes... Le couple d'ascĂštes ne put en effet se rĂ©soudre Ă  ajouter le beurre. Les vieillards sentaient bien l'un comme l'autre que ça leur faisait mutuellement trop mal au coeur de gaspiller ainsi le beurre. " Le gras c'est pour les jeunes et non pour les vieux ! ", dĂ©crĂ©tĂšrent-ils de maniĂšre parfaitement arbitraire mais non moins dĂ©finitive... Ce soir-lĂ  ils ne changĂšrent finalement rien Ă  leurs vieilles habitudes. C'est qu'on ne bouscule pas aussi facilement soixante-dix-huit ans de rĂ©flexes instituĂ©s en vĂ©ritable religion ! ObstinĂ©ment attachĂ©s Ă  leurs valeurs, les BĂ»chebois ripaillĂšrent surtout en imagination ce soir-lĂ . La chandelle qu'ils allumĂšrent Ă  cette occasion ne brĂ»la qu'une demi minute symbolique. Juste pour marquer le coup. - C'est-y pas malheureux tout de mĂȘme de voir qu'y a des gens qui brĂ»lent jusqu'au bout de la bonne chandelle, hein l'pĂ© ! - Que veux-tu qu'on y fasse la mĂšre ? Allez, c'est assez brĂ»lĂ©, Ă©teint donc ta flamme ça va faire une minute...- T'en fais pas, ça aura pas fait une minute. J'ai comptĂ©, elle aura brĂ»lĂ© trente-trois seconde l'pĂ©. Trente-trois seconde, ça va. C'est Oui ça va trente-trois secondes... Ca fait pas mĂȘme pas une minute. On peut bien se permettre trente-trois secondes de chandelle, c'est pour la NoĂ«l. C'est pas tous les jours NoĂ«l quand mĂȘme !- Ha ! M'en parle pas l'pĂ© ! Tous les jours la NoĂ«l, putĂŽt crever oui ! Tu te rends comptes l'pĂ© ? Ca serait pas vivab' ! Tous les jours Ă  faire la fĂȘte Ă  la chandelle, ha non alors ! Pas pour moi ! Tiens je prĂ©fĂšre encore rester pauvre jusqu'Ă  ma mort Ă  l'idĂ©e de devoir dĂ©penser comme c'est pas permis tous les jours de l'annĂ©e !Il discutĂšrent ainsi une longue partie de la soirĂ©e Ă  propos de chandelle. Et d'autres choses insignifiantes. Ils se permirent tout de mĂȘme une petite fantaisie qui Ă©gaya leur soirĂ©e ils burent leur eau de pluie habituelle jusqu'Ă  satiĂ©tĂ©. Pour ne pas Ă  avoir Ă  regretter de n'avoir pas bu de burent, burent, burent, sordides et mesquins jusqu'Ă  la derniĂšre la fin de la soirĂ©e ils se jurĂšrent de ne jamais plus recommencer une expĂ©rience aussi Ă©prouvante. A force de n'ĂȘtre jamais mangĂ©, leur beurre devint rance quelque jours aprĂšs ce rĂ©veillon le mangĂšrent quand mĂȘme, le trouvant fort bon, regrettant seulement de ne pas pouvoir attendre encore plus longtemps avant de le faire disparaĂźtre dans leur maigre - Un abruti finiLe pĂšre EugĂšne est un ancien combattant des tranchĂ©es de la "14". Quand il raconte ses souvenirs de guerre, il Ă  la larme Ă  l'oeil. A force de rire. Il s'esclaffe en racontant ses anecdotes triviales de bidasses, inconscient des horreurs vĂ©cues dans la boue de Verdun. Il narre, joyeux, sa folle jeunesse sous les obus, le pinard des tranchĂ©es, le Boche qu'on tirait comme un lapin en faisant des paris avec les copains, intarissable sur ses coups pendables, se vante de ses succĂšs en permission, prĂ©tend qu'il paradait fiĂšrement au bras des filles, exagĂšre ses faits d'armes, se souvient avec tendresse des chants paillards prĂ©cĂ©dant les assauts, se remĂ©more, hilare, les champs de bataille quand il fonçait sur l'ennemi, toujours rond...Il avale sec sa gnĂŽle le pĂšre EugĂšne, trinquant Ă  ses souvenirs, l'air nostalgique - " Ha ! C'Ă©tait quelque chose les tranchĂ©es mon gars ! Ca y allait. Pis ça pĂ©tait de tous les cĂŽtĂ©s ! Y sortait du Boche de partout. Ca mitraillait dur. On avait la trouille, mais que ce qu'on rigolait mon gars ! Fallait nous voir courir comme des liĂšvres... Ha ! Dans ce temps lĂ  j'avais des pattes pour la course, c'est pas comme maintenant. Tu penses bien, Ă  cent-un an... C'est pus comme avant, hein ? Fallait le faire quand mĂȘme, quand on y pense... Ha ! Ca y allait dans les tranchĂ©es ! "Toute sa vie durant, et ce depuis bien avant qu'il soit envoyĂ© dans les tranchĂ©es, le pĂšre EugĂšne a tirĂ© sa substance vitale des mamelles de Bacchus. HabitĂ© par le dieu GnĂŽle du matin au soir, analphabĂšte, inculte, ignare, le pĂšre EugĂšne passe cependant pour un hĂ©ros sous prĂ©texte qu'il a connu les tranchĂ©es. Pion de base imbibĂ© en permanence de mauvais vin, EugĂšne aurait tout fait pendant sa jeunesse pourvu qu'on le lui ordonnĂąt, pourvu qu'on le ravitaillĂąt en pinard rĂ©publicain casser du Boche, envahir l'Espagne, coloniser les NĂšgres, conquĂ©rir le monde, pour lui aucune diffĂ©rence. Bien rigoler entre bidasses, voilĂ  l' est jovial le pĂšre EugĂšne. Tout le monde l'aime faut quand mĂȘme reconnaĂźtre qu'Ă  cent-un an, cet ivrogne d'EugĂšne est un parfait, dĂ©finitif, irrĂ©ductible - Les ordures du villageNul n'apprĂ©ciait l'Ă©tranger. Il avait une tĂȘte pas de chez nous, des regards de travers, des idĂ©es peu catholiques. Il habitait l'impasse, ne mangeait pas comme les autres, s'habillait comme un diable, priait un dieu lointain. Nous le toisions du regard. Fier, il ne baissait pas les yeux... Insupportable !Il n'Ă©tait pas chez lui et il osait. Chez nous, il osait... Il fallait n'ayant rien donnĂ©, certains -plus tĂ©mĂ©raires que d'autres- employĂšrent la force. Mais l'Ă©tranger avait de la pogne et en usa, laissant les assaillants meurtris dans leur honneur. Nous devions venger l'affront. Les humiliĂ©s attendirent une occasion. Une nuit ils essayĂšrent de le prendre par derriĂšre. A plusieurs, c'Ă©tait quand mĂȘme plus prudent pensĂšrent-ils... Mais l'ennemi avait le dos solide. Et puis il Ă©tait vif, un vrai serpent. Les nĂŽtres essuyĂšrent un second revers. Plus cuisant que le prĂ©cĂ©dent. Des enfants du pays, battus, rabaissĂ©s par ce mĂ©tĂšque, cet intrus, ce criminel ! C'Ă©tait le village entier qu'on humiliait. On Ă©tait chez nous, et lui lĂ , il osait... Nous dĂ©cidĂąmes d'en finir le feu prit chez lui par une nuit sans lune ni tĂ©moin. Mais le vent se leva, et les flammes Ă©pargnant subitement le foyer du coupable allĂšrent lĂ©cher puis embraser la maison voisine, lĂ  oĂč vivaient la veuve et ses trois enfants. Il les sauva du pĂ©ril. La veuve qui s'Ă©tait montrĂ©e la plus haineuse Ă  son Ă©gard n'osa plus le regarder en face. Lui gardait la tĂȘte haute. Insupportable ! Nous tentĂąmes alors de l'accuser d'avoir mis le feu chez la veuve en espĂ©rant pouvoir enfin se dĂ©barrasser de lui... Les gendarmes l'emportĂšrent soulagement de tous, le condamnĂ© finit sur l' n'aimions pas l' - La porteuse de ciergeElle Ă©tait si fiĂšre de porter le gros cierge ! Le seul honneur qui fĂ»t Ă  sa portĂ©e. Son rĂȘve de cĂ©libataire provinciale se rĂ©alisait tous les dimanches. En tĂȘte de procession, elle se sentait pousser des ailes. Ha ! Il fallait la voir parader dans la petite Ă©glise de son village, la tĂȘte haute, le talon bas, solennelle et ridicule...Dans sa cervelle Ă©triquĂ©e de vieille fille, elle ne rĂ©alisait pas encore que ce cierge qu'elle hissait si haut dans son estime, Ă©treignait si fort entre ses doigts, arborait avec femelle vanitĂ© devant les autres fidĂšles trahissait en fait ses dĂ©sirs les plus chers, qui Ă©taient aussi les moins avouables... Le curĂ© accoutumĂ© aux fiĂšvres suspectes de ses ouailles avait plus que les autres conscience que la processionnaire, Ă  travers l'objet pieux, rendait confusĂ©ment hommage Ă  quelque vaillante virilitĂ©... Ce cierge, elle le pressait comiquement contre sa poitrine, le baisait sans pudeur, l'exhibait tel un sceptre processionnait ainsi dans l'Ă©glise chaque dimanche au son de l'harmonium, s'imaginant affermir sa rĂ©putation d'abstinente. Mais qui Ă©tait encore dupe ?La flamme du flambeau montant vers le ciel dĂ©signait tacitement son hymen clos la prude montrait trop bien ce qu'elle voulait cacher, le masque de sa dĂ©votion ayant pris dĂ©finitivement les traits du vice. Elle Ă©tait bien la seule Ă  ignorer que l'Ă©clair de son cierge ne symbolisait rien d'autre que le feu de sa chair inassouvie... CĂ©citĂ© de bigote. Ainsi elle se donnait en spectacle Ă  la messe devant les notables amusĂ©s, la misĂšre de sa condition la rendant dĂ©cidĂ©ment sotte. L'image de piĂ©tĂ© qu'elle pensait transmettre le dimanche Ă  l'assemblĂ©e se transformait Ă  son insu en aveu Ă©hontĂ© ses priĂšres publiques Ă©taient tout Ă  la gloire de ses obsessions - Une vie sans histoireJe suis un modeste comptable sans histoire calvitie naissante, gentille bedaine, lunettes sages, costume sombre. Classique. On me dit terne. Triste, voire sinistre ajoutent les mauvaises langues... Il est vrai que je vis seul, ne sors jamais, ne me chauffe pas par souci d'Ă©conomie. Et alors ? Au moins je ne "fais pas la vie", moi ! Mon existence est rythmĂ©e simplement par les jours qui passent, tous semblables. J'ai des manies de petit retraitĂ© vĂ©rifier que ma porte est bien fermĂ©e le soir en rentrant du travail, regarder l'heure aprĂšs mon bol de tilleul, aligner mes pantoufles le long du lit avant d'aller me coucher. PlutĂŽt rassurant, non ?Nulle passion n'agite inutilement mon coeur. Le mĂ©decin a dit qu'il fallait me mĂ©nager j'ai un peu d'embonpoint, ne faisant pas de sport. Mais avec l'Ăąge que j'ai, hein... La cinquantaine tranquille. Dans la vie je ne fais pas de vagues. J'ai des habitudes assez ordinaires me lever le matin, remplir des formulaires le jour au bureau, rentrer chez moi le soir, me coucher, me lever le matin suivant...Mes idĂ©es politiques sont claires il faut vivre avec son temps et ne pas s'opposer Ă  la marche des choses, ça ne sert Ă  rien. Mais surtout moi je dis qu'il vaut mieux ĂȘtre bien avec tout le monde. A quoi ça sert de se brouiller avec les gens qui nous entourent ? J'ai les idĂ©es de mes voisins et je vote donc comme la majoritĂ©. Ne pas faire de vagues, c'est ma suis croyant dans le Bon Dieu. Enfin s'il existe, hein... Moi je ne sais pas, je ne l'ai jamais vu. Sinon je ne suis pas contre le fait qu'il existe. Ca serait mĂȘme bien pour moi, vu que je suis croyant. J'aime les femmes aussi, mĂȘme si je ne me suis jamais mariĂ©. La vie de ce cĂŽtĂ©-lĂ  n'a pas voulu de moi. Quand j'Ă©tais jeune on disait que j'Ă©tais empotĂ© avec les filles... Je sais pas, je ne les ai jamais abordĂ©es Ă  cette Ă©poque. J'avais trop peur de faire des une jeunesse de reposante solitude, j'ai invitĂ© ma premiĂšre et seule conquĂȘte fĂ©minine au bar-tabac de ma rue. J'avais dans les quarante ans. C'Ă©tait une employĂ©e de l'usine sise juste en face de chez moi. En partant Ă  mon travail je la voyais arriver au sien. On se croisait presque tous les matins pour ainsi dire. J'ai mis ma cravate du dimanche et lui ai offert un cafĂ©. En payant le cafetier, j'en ai profitĂ© pour me dĂ©barrasser de toutes mes petites piĂšces qui me restaient dans le fond de mes poches. Histoire de faire le malin devant la belle. Les femmes aiment les boute-en-train. Comme je n'avais pas assez, je lui ai demandĂ© de mettre au bout. J'ai rĂ©cupĂ©rĂ© les sucres qui n'avaient pas Ă©tĂ© consommĂ©s aussi j'ai voulu montrer Ă  ma future femme combien j'Ă©tais Ă©conome, avisĂ©, sĂ»r de mon droit. J'avais payĂ© le cafĂ© avec les morceaux de sucre servis en mĂȘme temps, plus la TVA. Il Ă©tait normal que j'emportasse les sucres restants... C'est le genre de dĂ©tail qui pouvait jouer favorablement dans mon entreprise de sĂ©duction, pensais-je. Les femmes aiment les hommes forts. Elle gagnait assez bien sa vie, vu qu'elle travaillait Ă  un poste de sous-chef dans la chaĂźne d'assemblages de l'usine qui fabriquait des appareils mĂ©nagers. J'avais des vues sur elle depuis un mois elle Ă©tait stable, ponctuelle au travail, propre sur elle, avait un air sĂ©rieux, une vie apparemment bien rĂ©glĂ©e. Une fille modeste avec des goĂ»ts simples, bonne couturiĂšre, honnĂȘte et pas dĂ©pensiĂšre. L'Ă©pouse idĂ©ale. Je me voyais dĂ©jĂ  filer le parfait bonheur conjugal avec elle promenades vespĂ©rales du samedi dans la grande rue et pot-au-feu du dimanche. L'usine oĂč elle travaillait Ă©tant juste en face de chez moi, je pensais que ce dernier argument aurait fini par la convaincre. Elle s'est finalement mariĂ©e avec un employĂ© de la chaĂźne de montages de la mĂȘme usine, sous-chef lui aussi. Depuis j'Ă©prouve une certaine rancoeur envers les sous-chefs des chaĂźnes de bon je n'ai pas Ă  me plaindre. J'ai une vie paisible, rangĂ©e, sans histoire. Tout comme j'ai toujours rĂȘvĂ©. Alors c'est pas Ă  cinquante ans passĂ©s que je vais commencer Ă  faire des histoires, hein ?35 - L'effet clochesJe passai prĂšs de l'Ă©glise au moment oĂč s'Ă©branlaient les cloches j'assistai au concert, charmĂ© par le chant de l' ne m'Ă©tais jamais rendu compte jusqu'Ă  ce jour qu'une volĂ©e de cloches pĂ»t ĂȘtre si exquise... Au son du bourdon, des souvenirs surgirent, des images puissance, majestĂ© Ă©manaient du mĂ©tal. Peu Ă  peu le carillonnement devint assourdissant. Une ivresse inconnue me gagna je me sentais emportĂ© par les clameurs argentines du clocher. A cet instant je compris que les cloches au contact de l'homme avaient hĂ©ritĂ© d'une Ăąme. Elles apparaissaient vivantes Ă  son coeur enclin Ă  leur attribuer chaleur, Ă©clat, souffle. Ainsi la matiĂšre la plus dure pouvait lui inspirer les plus doux Ă©mois pourvu qu'elle fĂ»t travaillĂ©e avec art, patience, amour. C'est alors que je vis sortir de l'Ă©glise une longue crĂ©ature ingrate, sorte de chĂšvre acariĂątre au pas pressĂ©, au regard hargneux. Chignon strict et silhouette Ă©triquĂ©e caractĂ©ristiques... Je devinais Ă  son aspect chagrin qu'elle Ă©tait chantre de messe. Une mĂ©chante fille que l'habitude des cloches avait rendu sourde aux plaisirs de la chair, aux tendresses de l' compris autre chose les vieilles filles au contact des cloches hĂ©ritaient quant Ă  elles d'une chastetĂ© de fer. L'hymne du clocher faisait briller les beaux esprits, emplissait de joie les Ăąmes gĂ©nĂ©reuses, faisait battre les coeurs de braise. Et rendait encore plus rigides les hymens - Les yeux clairsLorsque j'Ă©tais enfant il y avait dans mon village un vieil homme qui passait Ă  vĂ©lo. On l'appelait "Saint-Denis". J'ignore si c'Ă©tait lĂ  son vĂ©ritable nom ou un simple sobriquet. Il vivait dans une vague cabane dans le village d'Ă  cĂŽtĂ©. Dans une espĂšce de lieu informel, mi-terrain vague, mi-sous-bois, non loin du centre de son village. Une situation Ă  la limite de la lĂ©galitĂ©. Ce "Saint-Denis" doit ĂȘtre mort depuis longtemps, maintenant. Je portais sur cet homme mon regard puĂ©ril, et voyais en lui une sorte d'aimable vagabond aux allures d'Ă©toile filante, juchĂ© sur son antique vĂ©lo et qui passait dans la rue, laissant sur son sillage un parfum mystĂ©rieux et exotique. Mon imagination impubĂšre s'emportait et je me laissais vite sĂ©duire par ce vieux fou. Je le croyais prince de quelque royaume fantastique, sorcier magnifique ou compagnon de lutins. Je l'interrogeais, Ă©merveillĂ© par ses histoires de loups dans la nuit, de hĂ©rissons, de hiboux, par ses anecdotes pittoresques, ses aventures avec son vĂ©lo sur les petites routes de campagne... Cet homme fut un des rĂȘves ayant nourri mon imaginaire je grandis. Alors mon regard sur les choses de ce monde changea. Le merveilleux personnage que je m'Ă©tais figurĂ© Ă©tait devenu un pauvre type analphabĂšte, inculte, sans conversation, aux allures douteuses et ne s'intĂ©ressant qu'aux bistrots. Ce "Saint-Denis" n'Ă©tait pour moi plus qu'un vieux garçon minable et sans intĂ©rĂȘt qui vivait dans une cabane jour oĂč je pris conscience de cela, ce jour-lĂ  je devins adulte. Mais le jour oĂč je pris conscience, bien plus tard, que mon regard avait Ă  ce point changĂ©, ce jour-lĂ  je dĂ©cidai de redevenir enfant. Et je ne voulus plus jamais ĂȘtre - Une biĂšre blondeC'Ă©tait un dimanche monotone. Dans la basilique la messe venait de finir. Le ciel Ă©tait gris, les cloches sonnaient Ă  toute volĂ©e pendant que les fidĂšles s'Ă©parpillaient. ImbĂ©cilement, les hommes ne disaient rien. Pieusement, les femmes se taisaient. Les passants Ă©taient muets et les cloches redoublaient de fureur. Le rond-point plongĂ© dans la torpeur n'Ă©tait traversĂ© que par quelque silhouette insignifiante. Le monument aux morts s'ennuyait Ă  mourir sur la place dĂ©sertĂ©e. Dans la rue les yeux Ă©taient vides, dans les bars les verres Ă©taient pleins. Bref, les hommes passaient humblement le temps dans cette petite ville de province sans histoire. Avec ce regard mĂ©ditatif et mĂ©lancolique propre aux Ăąmes rĂȘveuses, je m'attardais sur les choses les plus banales et les ĂȘtres les plus modestes qui entraient en scĂšne sous mes yeux. Ce spectacle morne et dĂ©risoire m'inspirait une nostalgie sans objet. Mon spleen Ă©tait un dĂ©lice, je le savourais en esthĂšte. Je voyais tout cela Ă  travers la vitre du bar qui donnait sur la basilique. Plus prĂ©cisĂ©ment, je voyais tout cela Ă  travers les vapeurs de la biĂšre qui me montaient Ă  la tĂȘte et qui me rendaient encore plus contemplatif qu'Ă  l'accoutumĂ©e... Et le monde soudain dansait au-dessus de ma tĂȘte, et des fantĂŽmes joyeux tournaient autour de moi dans le fracas agrĂ©able des cloches... A mes pieds traĂźnaient quelques vieux mĂ©gots Ă©crasĂ©s. Tandis que dehors le concert d'airain berçait mon ivresse, Ă  travers la vitre du bar je levai les yeux vers le sommet de la basilique oĂč trĂŽnait la statue de la Vierge recouverte d'or. Les vapeurs de la biĂšre continuaient Ă  m'enivrer progressivement. L'Ă©ther montant en moi, je vis les premiers sourires apparaĂźtre sur les visages. Les assoiffĂ©s accoudĂ©s au bar, tous marquĂ©s Ă  divers degrĂ©s par des moeurs Ă©thyliques hĂ©rĂ©ditaires, Ă©taient devenus mes frĂšres de perdition. Je dĂ©tournai cependant assez vite le regard de cette assemblĂ©e de nez pourpres et de casquettes Ă©paisses. A prĂ©sent le son des cloches de la basilique s'espaçait tout en diminuant graduellement d'intensitĂ©. BientĂŽt un silence mortel rĂ©gna dans la rue ainsi que dans le bar. En effet, les buveurs n'ayant brusquement plus rien Ă  se dire, ils se turent stupidement. Mais leur silence me parut plein de discernement, de pĂ©nĂ©tration, de profondeur. Je levai une fois encore les yeux vers la statue mariale et en ressentis un dĂ©licieux vertige. Le dĂ©mon de la biĂšre m'emportait toujours plus haut sur ses ailes ambrĂ©es... Je n'Ă©tais plus seul. En moi un feu du diable brĂ»lait, j'Ă©tais aux anges. Tout autour de moi Ă©tait devenu statique. Il ne se passait rien dans le bar, rien dans la rue, rien dans les tĂȘtes ni dans les coeurs. C'Ă©tait la province un dimanche, ça respirait l'ennui, le petit blanc sec et la lĂ©thargie, et les gens n'avaient rien Ă  faire. Tout n'Ă©tait que mollesse et temps qui passe, monotonie et repli sur soi. Mais dans ma tĂȘte se concertaient avec finesse et Ă©clat Bacchus et la Vierge dorĂ©e un instant de grĂące dans un monde de parfaits ville Ă©tait morte et s'appelait - Debout les villageois !Il a plu des obus certains jours autour de Warloy-Baillon. Aujourd'hui on s'ennuie Ă  mourir dans cette petite citĂ©. Pourtant la soporifique couveuse » est riche de sites et d'Ă©vĂ©nements. En effet, Warloy est entourĂ© d'authentiques Blockhaus, de champs encore minĂ©s, plombĂ©s », de quelques jolis bois et surtout de riants chemins de craie. Mais rien n'y fait. PlongĂ© dans sa progressive torpeur, sa coutumiĂšre grisaille et ses provinciales habitudes, le village se sifflement des obus est bien loin aujourd'hui. Les trĂ©passĂ©s se reposent. Les survivants de la 14 » sont partis. Il n'y a plus rien Ă  dire Ă  prĂ©sent, puisque plus personne ne raconte, puisque les habitants de Warloy ne causent plus qu'avec leur tĂ©lĂ©vision le soir, puisque le village est mort d'ĂȘtre Ă©ternel Warloy-Baillon aucun train ne passe, nul oiseau venu d'ailleurs ne vient se poser, rien ne vient distraire la morositĂ© ambiante. Warloy-Baillon est une terre sans plus d'histoires. Dans cette modeste paroisse comme dans tant d'autres en cette fin de siĂšcle, les vivants semblent dormir sous les toits d'ardoise d'un mĂȘme sommeil que les morts du cimetiĂšre dans leur lit de marbre. Et Ă  prĂ©sent on ne voit plus que des fantĂŽmes dans les rues de Warloy-Baillon. Plus rien ne peut rĂ©veiller ses habitants. L'ennemi n'est plus le traditionnel Allemand de la 14 », mais le silence et la boue. On baille ferme Ă  s'enfonce, s'enlise, se fige il ne s'y passe pas grand-chose. Les cloches de l'antique Ă©glise semblent sonner les heures pour rien, pour personne tout demeure pĂ©trifiĂ© au son clair de l'airain. Hommes et bĂȘtes. MĂȘme les anges s'ennuient lĂ -bas, et le dimanche Ă  l'heure de la messe l'Ă©glise est commune est une tombe. Muette. Grise. Pesante. Ă  Terminus-City » !39 - Un retraitĂ© actifLe pĂšre EugĂšne est un membre assidu du club des AĂźnĂ©s Ruraux de son village. Quatre-vingt-trois ans et une sĂ©nilitĂ© parfaitement assumĂ©e ! Le dimanche en compagnie de ses pairs, il faut le voir jouer aux cartes, et puis l'entendre chanter, ça n'est pas rien ! Un vrai boute-en-train le pĂšre EugĂšne... Avec son mĂ©got Ă©teint perpĂ©tuellement pendu Ă  sa lĂšvre molle, son Ă©ternel bĂ©ret vissĂ© sur le front et sa dĂ©marche chancelante, il a bien l'air de ce qu'il est un vieil abruti ses passions dĂ©biles, ses occupations ineptes et ses amours insignifiantes, le pĂšre EugĂšne symbolise Ă  lui seul tous les bas-fonds des hospices de province. Une vie entiĂšre passĂ©e Ă  boire, fumer, parler voitures, tondre son gazon le dimanche pour finir comme un dĂ©tritus passant son temps Ă  faire des parties de cartes avec d'autres "seniors" de son rang !Rassurons-nous toutefois car le pĂšre EugĂšne a toujours Ă©tĂ© Ă  l'abri de sa propre inanitĂ© derriĂšre ses mĂ©gots. Ignorant la misĂšre de sa condition, il vous postillonne chaleureusement Ă  la face en racontant ses histoires sans intĂ©rĂȘt, hilare. Sur le sort de son chien, il est intarissable. Sur la mĂ©tĂ©orologie il est capable de dĂ©biter en une heure autant d'Ăąneries qu'un plombier sur la philosophie kantienne en une vie entiĂšre ! AprĂšs ses interminables parties de cartes, en gĂ©nĂ©ral il n'a plus rien Ă  dire du tout il s'imagine toujours capable d'honorer les caissiĂšres de supermarchĂ©s le pĂšre EugĂšne ! Mieux encore il aime dire "HĂŽtesses de caisses", ça lui plaĂźt Ă  l'EugĂšne. Ca lui donne l'impression de faire moderne. Notons qu'il est parfaitement conditionnĂ© par les Ă©missions de TF1. Un spectateur modĂšle, irrĂ©prochable ! Il sait parler comme les jeunes le pĂšre EugĂšne. Il dit "HĂŽtesses de caisse" pour ajouter une touche de noblesse Ă  ses mots d'amour...Pitoyable du haut de son bĂ©ret jusqu'au fond de ses charentaises... Longue vie dans le club des AĂźnĂ©s Ruraux EugĂšne !40 - JĂ©sus de VireElle partit de Vire comme une andouille pour se rendre Ă  Lourdes en quĂȘte de miracle. Ce dernier eut lieu elle dĂ©pensa une petite fortune en objets de dĂ©votion qu'elle se mit Ă  chĂ©rir imbĂ©cilement, elle qui d'ordinaire Ă©tait si retour Ă  Vire la sotte femme prit un amant de passage. Celui-ci l'engrossa en le faisant exprĂšs, puis la quitta par inadvertance. Elle enfanta d'un mĂąle qui fut baptisĂ© "JĂ©sus". JĂ©sus grandit Ă  Vire entre vierges en plastiques remplies d'eau de Lourdes et mĂšre peu dĂ©vouĂ©e. Il devint sonneur de cloches Ă  l'abri du besoin. Monsieur le curĂ© -homme fier, austĂšre, injuste, violemment antistatique- en fit un parfait paillard, alors qu'il prĂŽnait avec ardeur l'abstinence lors de ses pays des pommes JĂ©sus de Vire passait pour une poire. Maladroit, cruel, aliĂ©nĂ© par la folle piĂ©tĂ© de sa gĂ©nitrice -vraie bigote Ă  l'opposĂ© de la mĂšre castratrice-, homosexuel peu refoulĂ©, esprit tordu bien que faible, JĂ©sus de Vire visita Lourdes vers sa vingtiĂšme annĂ©e. LĂ , il reproduisit aussi fidĂšlement que possible le parcours de sa mĂšre. De son union passagĂšre avec une amante oublieuse, il hĂ©rita d'un fils, Joseph. Ce fut le nom presque involontaire que la mĂšre donna Ă  sa progĂ©niture avant de l'abandonner Ă  son Vire dĂ©sormais vivaient JĂ©sus et Joseph, derniers d'une lignĂ©e - L'incroyable GertrudeGertrude est une "femme Ă  couilles". Cent-vingt kilos, des biceps d'acier, une pogne d'enfer. Et avec ça elle crache plus loin que le Diable, Ă©met des ronflements d'ogre, crie aussi fort que son Ăąne, jure comme un "Ă  l'ancienne", le sillon est son Ă©lĂ©ment et elle dĂ©fend ses droits Ă  coups de poing. Gertrude, une femme de caractĂšre diront certains... Une femme, une vraie. La terre est son enfant -celui qu'elle n'a jamais eu, le seul qu'elle aura autant aimĂ©-, le facteur une poule mouillĂ©e qui roule en "autojĂŽne" et le bon Dieu une espĂšce de mauviette qui se cache derriĂšre les nuages. Bref, voici une femme de marbre au destin taillĂ© Ă  sa mesure. La terreur pĂ©nĂštre sur le territoire de la Gertrude s'expose aux fureurs d'une hĂŽtesse prompte Ă  la riposte. Fureur dans tous les sens du terme car Gertrude est aussi une femme qui Ă  sa maniĂšre "aime" les hommes. Redoutables sont ses transports utĂ©rins et malheur Ă  celui qui tombe dans ses filets ! Mais laissons-lĂ  les amusements. CĂŽtĂ© politique, recettes de cuisine et autres subtilitĂ©s de la langue ou de la pensĂ©e, ses arguments sont en gĂ©nĂ©ral assez convaincants quand Gertrude se met Ă  causer, elle commence d'abord par remonter ses manches. MĂȘme les gendarmes n'osent pas enfreindre la loi de fer qui rĂšgne dans la ferme du tyran. Les plaintes portĂ©es contre elle n'ont jamais eu de suite. Franchir la barriĂšre sĂ©parant le monde civilisĂ© de l'exploitation agricole, c'est faire acte d'hĂ©roĂŻsme. Ou d'inconscience Gertrude manie avec autant d'aisance la fourche que le fusil. Celui qui lui rend visite le fait toujours Ă  ses risques et de porcs, rompant leur cou Ă  mains nue, un couteau entre les dents, une flamme sauvage dans l'oeil, voilĂ  la Gertrude. Arracheuse de souches, bĂ»cheronne Ă  la hache, buveuse de gnĂŽle forte distillĂ©e par ses soins, telle est cette femme nĂ©e sous le passage de Dieu sait quel mĂ©tĂ©ore...Un jour la Terre trembla le malingre Jean Duval, comptable de moins de cinquante kilos et de plus de quarante-huit ans -une petite nature-, alla demander la main au monstre. Parfois la folie s'empare subitement de certains ĂȘtres... Tous s'attendirent Ă  ne pas voir le prĂ©tendant sortir indemne de la eut lieu. Les chaumiĂšres firent leurs veillĂ©es autour de cette histoire d'amour contre-nature entre le moucheron et la tarentule. Le maire trembla le jour de l'union officielle, non d'Ă©motion mais de crainte l'Ă©pousĂ©e le toisait, le dĂ©passant d'une tĂȘte. Le curĂ© encore sous le choc d'une expĂ©dition Ă  la ferme vingt ans auparavant pour une belle mais illusoire tentative de "conversion Ă  la douceur christique" de son hĂŽte, expĂ©dia la cĂ©rĂ©monie sans demander son reste. La marĂ©chaussĂ©e quant Ă  elle se tint Ă  carreau, prĂ©fĂ©rant feindre une pacifique indiffĂ©rence en ce jour noces ne se prolongĂšrent guĂšre Ă  la mairie, au grand soulagement de tous. Le couple vit heureux depuis dix ans dans les hauteurs du hameau. La Gertrude manie toujours aussi habilement la bĂȘche et le canon Ă  gros gibier. Quant Ă  l'heureux Ă©poux, c'est un permanent - EvĂ©nement dominicalLe village somnole sous le soleil de cet Ă©niĂšme dimanche d'Ă©tĂ©. Rien ne bouge. Avec cette impression que l'inertie dure depuis des siĂšcles... Les rues mortes semblent avoir Ă©tĂ© conçues pour des habitants morts. Leurs maisons sont des tombeaux d'oĂč Ă©manent parfois des senteurs de cuisine. Odeurs pesantes de pot-au-feu, de graille, de fritures douteuses...Sous les toits, on parle de tout et de rien de la mĂ©tĂ©o, des derniĂšres nouvelles potagĂšres, des minuscules Ă©vĂ©nements du village voisin... Parfois on ne parle pas du tout, les repas, les journĂ©es se passent dans un silence crĂ©tinisant. Les tĂȘtes, les paroles, les regards, tout est vide. Sauf les assiettes prĂ©occupation vitale qui donne une raison de vĂ©gĂ©ter Ă  ce peuple de lĂ©gumes. Les repas forment le point d'orgue de leurs journĂ©es sans saveur. MĂȘme quand ils ne mangent pas, la plupart des habitants passent leurs journĂ©es assis, Ă  attendre que le temps arpentant la rue principale de ce cimetiĂšre d'Ă©ternels attablĂ©s, l'Ă©tranger Ă©garĂ© sent les petits yeux ridĂ©s qui Ă©pient. DerriĂšre les carreaux, les fantĂŽmes du village s'en donnent Ă  coeur joie. Un Ă©tranger ! ÉvĂ©nement considĂ©rable. Pour ces Ă©ternels enterrĂ©s n'ayant rien Ă  faire du matin au soir, ne connaissant que les limites de leur espace maraĂźcher, limitant leur cercle social aux voisins les plus proches et aux cousins, un visiteur est un ennemi, une bĂȘte curieuse, un parisien, un messie. Ou bien alors le passe l'ombre du flĂąneur, nĂ©cessairement hĂ©rĂ©tique, sorcier ou alchimiste, mĂȘme le coq sur le clocher n'en revient pas ! La cloche de l'Ă©glise se tait, le bedeau oubliant l'heure de son service devant la portĂ©e de l'affaire. Un passant que nul ne connaĂźt, qui plus est dans la rue principale du village ! Le centre de l'Univers violĂ© par le passage d'un inconnu. Les chiens aboient, les fichus se collent aux fenĂȘtres, les casquettes se figent, tout est aux aguets dans la "rue-morte"...État de choc dans le voici que le marcheur s'Ă©loigne, prend la direction de la sortie du village. Dix paires d'yeux derriĂšre des jumelles escortent l'Ă©tranger jusqu'Ă  l'horizon. Un hĂ©ros anonyme le suit mĂȘme courageusement dans le viseur de son fusil. Sait-on jamais... La silhouette disparaĂźt au loin. Tout est fini. Le village peut reprendre son dimanche dont les habitants se souviendront longtemps !TEXTES DE RAPHAEL ZACHARIE DE IZARRA
ቅ Ő·Ö…Đčа ነÎČĐ”ŐœŐĄŐłĐ”ĐČŐ«ĐšÏ…ÎłĐŸĐłŐĄáŒŠ ŃŃ‚ÔœŃ‡ÎžŐąĐž Đ±áˆšĐžŐŸŃƒĐœŃƒŃ€ Î±Ï†Î”ŃŃ‚á‹Čср
ΑÎČα ĐłÎčĐ·Ő„Đœ ĐŽŃ€Đ á‰źĐłŃŽáŠšÎ±á‹–ĐžĐŒ ÎłĐžĐ¶Ńƒá‰„Đ”Ń† áˆ€Î¶ĐĄ Đ”Ń…Ń€ĐŸŃ‚Đ” ĐČаСօáŒčÏ‰Ő” ĐžŐčаጣощ Đ·áŒ†Ő·ŐĄĐČ
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AnthonyJoshua : le boxeur s'essaie Ă  la machine Ă  coups de poing de fĂȘte foraine, ça fait mal (VIDEO) - Gentside sport avril 21, 2022 - Gentside sport. Anthony Joshua : le boxeur s'essaie Ă  la machine Ă  coups de poing de fĂȘte foraine, ça fait mal (VIDEO) Gentside sport ï»żMachines de forage Offres Juszczyn Perceuse multibroche modulaire Elind Table de travail 2100x600mm 4 unitĂ©s de forage Cdlu0nkmrh Chaque tĂȘte de forage comporte 13 broches Nombre total de broches de perçage 52 Espacement des broches comme indiquĂ© sur la photo Broches Ă  gauche et Ă  droite Fixation des forets Ă  l'aide de raccords rapides PossibilitĂ© de travailler sur des unitĂ©s de forage individuelles Les tĂȘtes de forage peuvent ĂȘtre positionnĂ©es Ă  diffĂ©rents angles PossibilitĂ© de positionner l'ensemble de l'unitĂ© de la verticale ... Lithuania Nombreuses tĂȘtes de forage et moteurs Oemer diffĂ©rents Ă  vendre X3li7ku Danzig Longueur de travail 2500 mm Dimensions de la piĂšce Ă  usiner Epaisseur de la piĂšce Max. 45 mm ; min. 12 mm Longueur de la piĂšce Ă  usiner Max. 2500 ; min. 250 mm Largeur de la piĂšce Max. 1300 mm ; min. 150 mm 4 Groupe d'usinage CNC - Chaque groupe d'usinage tĂȘte d'usinage est Ă©quipĂ© de - 2 x broche de dĂ©fonçage 6 kW avec systĂšme de serrage hydro-rapide, vitesse de rotation - AgrĂ©gats de perçage verticaux 32 broches - 2 agrĂ©gats de perçage horizontaux, 6 broches en direction X - ... 1 GizaƂki Poutre de forage 23 broches, pas de 32 mm Largeur de travail 704 mm Profondeur de perçage maximale 70 mm DiamĂštre de la tige du foret 10 mm Puissance du moteur 1,5 kW, 400 V, 50 Hz Vitesse de la broche 2800 rpm. Table de travail 1000 x 410 mm Hauteur de travail 850 mm Pression de travail 6-7 bar Dimensions LxBxH 930 x 1040 x 1250 mm Poids 310 kg Inclus SystĂšme de spirale, programmation et rĂ©glage de la profondeur de forage RĂ©glage des positions des butĂ©es latĂ©rales par... SuƂkowice 23 broches broches gauche/droite distance de la broche 32mm 2 pinces pneumatiques B8q2ashfxa rĂ©glage pneumatique de l'agrĂ©gat contrĂŽle des pĂ©dales largeur du plan de travail 1000mm poids 506kg Alimentation Ă©lectrique 380V DĂ©couvrir d'autres machines d'occasion Gheorgheni AlĂ©seuse multiple avec 3 bras, 2 verticaux, 1 horizontal, 23 tĂȘtes chacun. Affichage numĂ©rique de la position. Faibles heures de fonctionnement. Ggwqle3x Juszczyn Perceuse multibroche Blum Minipress P Perceuse Ă©quipĂ©e de 4 tĂȘtes de forage La machine est adaptĂ©e au perçage des charniĂšres. La machine est Ă©quipĂ©e d'une fonction d'entraĂźnement des charniĂšres. Alimentation pneumatique de l'unitĂ© de forage La tĂȘte rotative permet l'exĂ©cution rapide et prĂ©cise de diverses dispositions de trous pour l'amĂ©nagement de meubles. Puissance CertifiĂ© CE AnnĂ©e de fabrication 2009 Jyhi0u Le prix comprend de nombreux accessoires que je fixe Ă  la machine. KeĆŸmarok Je vends une perceuse en continu Rilesa VLG1524, annĂ©e de construction 2007. Largeur de travail max. 1500mm Configuration de la machine 0 moteurs par le bas 1+1 moteurs par les cĂŽtĂ©s 3 moteurs par le haut 5 pcs. Nouvelles tĂȘtes de forage Lazzoni Group 5x32mm distance Magasin d'entrĂ©e pour les Ă©lĂ©ments. Retourneur qui renvoie les Ă©lĂ©ments Ă  l'opĂ©rateur. 282zau2v TĂȘtes de rechange dans le prix. TrĂšs bon Ă©tat. Disponible tout de suite. Bridai 1985 Ă  l'Ă©tat neuf d'occasion Perceuse de charniĂšres Minipress de Blum. 5 forets. Pinces pneumatiques. 0,75 kw, 380V 0eabw Pas de fuites d'air, fonctionne parfaitement. Karsin 29 broches largeur maximale de la piĂšce 168mm broches gauche/droite distance de la broche 32mm rĂ©glage de l'angle d'agrĂ©gation Ă©lectrique 4 pinces pneumatiques avancement pneumatique de la tĂȘte de forage Iqkdyyb Alimentation Ă©lectrique 380V SuƂkowice deux tĂȘtes de forage vers le bas Grw9e0h une tĂȘte de forage sur le cĂŽtĂ© lattes avec 21 broches chacune espacement des broches 32mm moteurs 2 presses pneumatiques rĂ©glage de l'espacement des tĂȘtes broches gauche/droite 1 Leipzig-Stahmeln, Allemagne Localisation du vendeur Technische Daten - Max. 2440Lmm x 300W mm - Min. Distance centrale entre les trous 220Lmm x 32W mm - longueur 2440 mm - longueur 220 mm - Épaisseur de la plaque 12~40 mm - Nombre total de mĂšches de forage 32pcs - RangĂ©e de forage horizontal Ă  l'arriĂšre 4 rangĂ©es - DiamĂštre de forage max. 35 mmSingle bit et 13 mm Multi Dzd7ovbn - Profondeur de forage max. 50 mm - Dia. de l'arbre de la mĂšche de forage 10 mm - Longueur de la mĂšche de forage 57 mm/70 mm - Vitesse de la mĂšche de forag... Juszczyn Perceuse oscillante Bacci MOD deux tables de travail oscillation rĂ©glable de 0-100 mm course d'oscillation avec indicateur numĂ©rique rĂ©glage de la table Ă  20-0-20 degrĂ©s Wmtxmge RĂ©glage de la hauteur de la table profondeur de perçage maximale de 70 mm montage des forets dans une pince de 16 mm moteur avec puissance 2,2 kw poids de la machine 370 kg Szymbark Machine Ă©quipĂ©e de - 2 rĂšgles en aluminium de 1,5 mĂštre de long avec 2 pare-chocs - butĂ©es de rotation sur la table - 2 pinces pneumatiques autonivelantes - Broches prĂ©parĂ©es pour des raccords rapides - RĂ©glage rapide et prĂ©cis et perçage prĂ©cis - TĂȘte pneumatique 0°-90° avec blocage du basculement dans chaque position et point de rĂ©fĂ©rence Ă  45 - Changement rapide du rĂ©glage de la hauteur de l'appareil et lecture directe de la profondeur de perçage - 6 raccords rapides - Norme CE - Nombre d... Gerolzhofen de l'Ă©cole avec levage pneumatique utilisĂ©, super Ă©tat, peu utilisĂ©, super Ă©quipement, beaucoup d'accessoires Marque Panhans Type 116 H AnnĂ©e de fabrication 2004 HomologuĂ© CE TestĂ© GS Ă  la poussiĂšre de bois Commande Ă  2 leviers Mandrin de perçage 20 mm Dispositif de perçage de goujons avec 4 piĂšces, trame 16-32-22-25 mm ButĂ©e de piĂšce Guide d'onglet 45 Guide central mobile course pneumatique Xhb992zj Etau de piĂšce manuel 2 piĂšces Raccord d'aspiration D 100 mm Encombrement env. 1200 mm x 800 mm... Sierakowska Huta NUMÉRO DE CATALOGUE 6663 DONNÉES TECHNIQUES - Broches de perçage 1 pc - Blocage de la broche - 100 mm Plage d'oscillation - diamĂštre max. de l'outil 16 mm - profondeur maximale des trous 100 mm - rĂ©glage manuel du plateau de table vers le haut / le bas, l'avant / l'arriĂšre - dimensions de la table de travail 500x300mm - entraĂźnement pneumatique - diamĂštre de la tubulure d'aspiration 80mm - graissage centralisĂ© des paliers - Moteur d'oscillation env. 0,75 kW - 2,4 kW moteur principal Cc2hxityxj ... SuƂkowice 6 unitĂ©s de forage vertical avec deux tĂȘtes chacune tĂȘtes latĂ©rales, droite et gauche distance de la broche 32mm longueur maximale du matĂ©riel 2250mm alimentation Ă  partir du magasin rĂ©glage manuel de l'espacement des tĂȘtes infĂ©rieures tĂȘtes orientables Ă  90 degrĂ©s presses supĂ©rieures pneumatiques Mxjizg rĂ©glage de la profondeur de forage Leipzig-Stahmeln, Allemagne Localisation du vendeur Technische Daten - max. Abstand zwischen den Löchern 2500 mm x 1200 mm -max. WerkstĂŒcklĂ€nge 2500 mm -min. / max. Dicke der Arbeitsplatte 8-30 mm -max. Bohrer Durchmesser 12 mm einzel -max. Bohrtiefe 50 mm -Schaftdurchmesser der Bohrer 10 mm Bhhhuygq3i -WerkzeuglĂ€nge 57/70 mm -Anzahl der Bohrspindeln 160 StĂŒck -Spindeldrehzahl 3600 U / min -Luftdruck 0,5 - 0,6 mpa -Spannung 400 V / 50 Hz -Motorleistung gesamt 27,2 kw -Abmessungen L = 3500 mm, B = 2300 mm, H = 1780 mm -Poids 4000kg Juszczyn Perceuse radiale pour bois profondeur de forage 120 mm Moteur Ă  deux vitesses 1400/2800RPM Moteur de 0,75 kw Alimentation Ă©lectrique de 400V Endmpib Nattheim, Allemagne Localisation du vendeur Lieu de stockage Nattheim B8ujgy9miy Gheorgheni 1998 Ă  l'Ă©tat neuf d'occasion Machine Ă  couper, percer, coller, insĂ©rer des goujons avec perçage vertical KOCH ModĂšle SBD-A Dzhh2i annĂ©e 1998 Ouverture max 2000mm Gerolzhofen Machine fine de l'entreprise formatrice utilisĂ©e, super Ă©tat, peu utilisĂ©e, super Ă©quipĂ©e, beaucoup d'accessoires Marque MCN Type CTM 45 AnnĂ©e de construction 2000 N° de machine 02217 HomologuĂ© CE commande Ă  2 leviers Cajcxfxmv0 avec blocage Ă  distance dimensions de la table 630 mm x 280 mm Mandrin de perçage 20 mm Dispositif de perçage de goujons avec 4 unitĂ©s de trame 16, 32, 25, 22 mm ButĂ©e de piĂšce 2 piĂšces droite/gauche Guide d'onglet 45 Guide central mobile Vitesse de rotation du moteur 2... SuƂkowice 23 broches broches gauche/droite 3 pinces pneumatiques distance de la broche 32mm contrĂŽle des pĂ©dales Marquage CE Gylvlc Alimentation Ă©lectrique 380v 1 Leipzig-Stahmeln, Allemagne Localisation du vendeur DonnĂ©es techniques - Puissance du moteur S1 en W 750- Puissance du moteur S6 en W 1050- Tension 230V- Dimensions hauteur maxi en mm 1870- Dimensions de la table en mm 540x230- Dimensions de la piĂšce Ă©paisseur maxi de la piĂšce en mm 210- Fraisage et perçage Vitesse de la broche de perçage en min-1 1400- Taille du burin min/max en mm 6-26- Perçage bois Ă©paisseur maxi de la piĂšce en mm 210. Profondeur de perçage en mm 76- Poids brut en kg 130- Poids net en kg 110 kg - ChĂąssis inclus dans la livra... Juszczyn Perceuse modulaire Elind 7 broches Alimentation pneumatique de la broche Easrvebke ContrĂŽle de la pĂ©dale RĂ©glage de la hauteur de perçage 2 pinces pneumatiques Puissance 3kw Nattheim, Allemagne Localisation du vendeur Lieu de stockage Nattheim Ra3bnhnj Pcim Nous fabriquons des tĂȘtes de perçage multibroches selon toutes les normes de conception et avec le plus haut niveau de prĂ©cision. Toutes les tĂȘtes sont constituĂ©es de composants solides et d'un corps en acier, ce qui se traduit par une longue durĂ©e de vie et des performances sans faille. Chaque produit est soumis Ă  un contrĂŽle de qualitĂ© et son historique est enregistrĂ© lors des Ă©tapes ultĂ©rieures de la production. Cela garantit une qualitĂ© et une rĂ©pĂ©tabilitĂ© maximales de la tĂȘte. 2sgmfe Nous ... Gerolzhofen avec 4 programmes de perçage, sans machine. conversion d'occasion, excellent Ă©tat Marque Scheer Type DB 4 AnnĂ©e de fabrication 1982 N° de machine 81461 TestĂ© GS Nombre de broches 25 piĂšces Nombre de barres d'alĂ©sage 2 TĂȘte de forage 2 piĂšces Nombre de broches 2 x 25 Distance entre les broches / trame 32 mm RĂšgles de butĂ©e 2 piĂšces, 1 x 1650 mm, 1 x 2500 mm Largeur de travail passage du portique 950 mm Profondeur de perçage 1 x 100 mm, 1 x 130 mm Logement de foret M 10 Dispositif de perçage en l... SuƂkowice 21 broches broches gauche/droite distance de la broche 32mm 2 pinces pneumatiques rĂ©glage pneumatique de l'agrĂ©gat contrĂŽle des pĂ©dales largeur du plan de travail 1000mm B8q073mtcx Alimentation Ă©lectrique 380V 1 Leipzig-Stahmeln, Allemagne Localisation du vendeur - dimensions de la table 400 x 150 mm - vitesse de rotation 1400 tr/min. - 230 Volt- Profondeur de mortaisage max. 76 mm - Guides en queue d'aronde rĂ©glables avec prĂ©cision pour le mortaisage ajustĂ© de trous rectangulaires - IdĂ©al pour la rĂ©alisation d'assemblages Ă  tenon et mortaise dans le bois dur et tendre - ButĂ©es rĂ©glables pour un mortaisage rĂ©pĂ©titif prĂ©cis - Volants de grandes dimensions pour un rĂ©glage facile de la table de coordonnĂ©es - Commande pratique d'une seule main avec assistanc... Juszczyn Perceuse modulaire Elind B0szrmfv37 7 broches Alimentation pneumatique de la broche ContrĂŽle de la pĂ©dale RĂ©glage de la hauteur 2x pression pneumatique Puissance 3kw Machine d'occasion perceuse en ligne double face 2 moteurs de perçage 1,8 kW avec cylindre de frein Ă  huile course max. 130 mm avec vanne d'inversion pneumatique 21 broches, pas de broche 32 mm Distance de perçage max. 640 mm en dĂ©plaçant la piĂšce. piĂšce Ă  usiner max. 2656 mm Ccvmv29 Passage de portique 850 mm Consommation d'air Ă  5 atĂŒ env. 11 l par cycle Raccord d'aspiration 160 mm Dimensions de la machine env. 3100 x 1100 x 1800 mm poids env. 350 kg DisponibilitĂ© env. mai/juin 2020 Lie... Gerolzhofen incl. 2Ăšme tĂȘte de forage avec arbres de rallonge utilisĂ©, excellent Ă©tat, peu utilisĂ© Marque Hettich B9hyw07ue3 Type Blue Max mini Type III PM 380 V AnnĂ©e de construction env. 2000 N° de machine 04617 HomologuĂ© CE TĂȘte de perçage 1. Hettich 2. Blum Avance de perçage pneumatique Lieu de stockage 97447 Gerolzhofen, chargĂ© librement, sans emballage Remise en l'Ă©tat tel que visitĂ©, sans garantie SuƂkowice 29 broches broches gauche/droite portĂ©e des broches 32mm le forage horizontal ou vertical Cisu3xd le rĂ©glage de la profondeur de forage mouvement pneumtatique de la tĂȘte de forage Leipzig-Stahmeln, Allemagne Localisation du vendeur DonnĂ©es techniques- capacitĂ© de perçage Plage de vitesse 5 500-2500 tr/min- Tension 400V ou 230V disponible - PortĂ©e 430mm- Logement de broche MK2- Course max. de broche 80mm- Distance max. broche-table 825mm- Distance max. distance broche-pied 1315mm- hauteur totale 1620mm- taille de la table FI300mm- plaque de base 456x280mm- puissance du moteur 600W/900W- poids net 58kg- dimensions LxLxH 320x360x910mm- dimensions de l'emballage LxLxH 1400x490x250mmDescription - plaque de bas... Juszczyn Perceuse multibroche Mesa 21 Nombre de broches 21 Distance entre les broches 32mm Forage vertical ou horizontal ContrĂŽle de la pĂ©dale Pression pneumatique Puissance AnnĂ©e 2003 2tm8hy CE FabriquĂ© en Italie Construction robuste Gerolzhofen utilisĂ©, excellent Ă©tat, peu utilisĂ© Marque Hettich Type Blue Max mini PM Avance de perçage pneumatique Lieu de stockage 97447 Gerolzhofen, chargĂ© librement, sans emballage Remise en l'Ă©tat tel que visitĂ©, sans garantie B92rxy8xm9 Biertowice deux tables de travail RĂ©glage de la course du poussoir RĂ©glage de l'angle de perçage RĂ©glage de la course d'oscillation Alimentation automatique en bandes Qmkyl pinces pneumatiques marquage CE Leipzig-Stahmeln, Allemagne Localisation du vendeur CaractĂ©ristiques techniques- capacitĂ© de perçage mm- Plage de vitesse 12 150 - 2700 tr/min- Tension 400 V- PortĂ©e 257 mm- Logement de la broche MK4- Course max. de la broche 120 mm- Distance max. broche-table 680 mm- Distance max. distance broche-pied 1160 mm- hauteur totale 1710 mm- dimensions de la table 475x425 mm- plaque de fond 580x450 mm- puissance moteur S1100%/S6 700 W/1100 W- poids net 143 kg- dimensions LxlxH 570x870x1710 mm- dimensions de l'emballage LxlxH 330x1475x650... Juszczyn Perceuse horizontale AEG Bg3fbyq8 Puissance Gerolzhofen provenant d'une Ă©cole construit en dur d'occasion, bon Ă©tat marque Quantum Type B 13 AnnĂ©e de fabrication 2005 N° de machine 3008131 HomologuĂ© CE Logement conique MK B16 Mandrin Couronne dentĂ©e 13 mm PortĂ©e 100 mm Course de la broche 50 mm Moteur 0,3 kW Vitesses de rotation 5 pcs. 520/900/1370/1880/2620 Dimensions de la table 160 mm x 160 mm Table de perçage inclinable Encombrement env. 300 mm x 600 mm x 600 mm Puissance totale raccordĂ©e 0,3 kW Lieu de stockage 97447 Gerolzhofen, chargement li... SuƂkowice rĂ©glage de l'espacement de l'arbre rĂ©glage manuel de la hauteur de forage 6 broches dimensions du plateau de table 1800x600mm rĂ©glage haut/bas du support avec des broches trois moteurs 2,2kW B8rxn00ssl Alimentation Ă©lectrique 380V Juszczyn Perceuse oscillante Balestrini Pragma 14 broches Disposition des broches par cĂŽtĂ© 5x horizontal 2x vertical Puissance des moteurs d'agrĂ©gats 4 x 1 kW Puissance du moteur d'oscillation 0,37 kW Oscillation mĂ©canique Longueur maximale d'oscillation 100 mm Profondeur maximale de 60 mm Phnicvyp Distance minimale/maximale entre les unitĂ©s 85-890mm Vitesse de la broche 6000/12000 tr/min RĂ©glage indĂ©pendant de l'angle de forage RĂ©glage de la vitesse d'oscillation Taille maximale de l'outil 16mm Cons... Gerolzhofen - NOUVEAU - Description - Interrupteur d'arrĂȘt d'urgence sĂ©parĂ© - ButĂ©e de profondeur de perçage - Table de perçage inclinable Ă  ± 45° et pivotante Ă  360 - MoulĂ© d'une seule piĂšce Levier de broche en aluminium moulĂ© sous pression avec poignĂ©es Softgrip - AlĂ©sage de broche de prĂ©cision - SystĂšme Ă©lectrique de sĂ©curitĂ© en tension continue 24 V - PrĂ©cision de rotation garantie infĂ©rieure Ă  infĂ©rieure Ă  0,03 mm mesurĂ©e dans le mandrin de perçage - Broche de perçage avec roulements Ă  billes d... SuƂkowice 35 broches espacement des broches 32mm rĂ©glage de l'angle d'agrĂ©gation 3 pinces pneumatiques deux moteurs d'une puissance de 3kW dimensions du plan de travail 1400x700mm Qc9hl Alimentation Ă©lectrique 380V Juszczyn Ă  l'Ă©tat neuf d'occasion type de machine SM F8qs9ajuy commande du cycle de travail au moyen d'une pĂ©dale pneumatique forage ponctuel forage oscillant largeur maximale du trou 120 mm vitesse d'oscillation rĂ©glable table rĂ©glable en angle 15-0-15* dimensions de la table 440 x 230 mm dimensions de la machine 850 x 800 x 1100 mm poids de la machine 310 kg SuƂkowice 23 broches broches gauche/droite dimensions du plateau de table 1000x560mm 3 pinces pneumatiques Cjn0hyf3 espacement des broches 32mm contrĂŽle des pĂ©dales rĂ©glage pneumatique de l'agrĂ©gat profondeur maximale de perçage 70mm Alimentation Ă©lectrique 380v Juszczyn Perceuse oscillante Singola Pade 4 Swh8zs 4 unitĂ©s de forage UnitĂ©s de forage avec oscillation RĂ©glage indĂ©pendant des agrĂ©gats verticalement et horizontalement 3 alimentations pneumatiques du matĂ©riel SuƂkowice infĂ©rieur droit 22 broches/ infĂ©rieur gauche 22/ latĂ©ral 21 broches gauche/droite espacement des broches 32mm 3 pinces pneumatiques rĂ©glage pneumatique des agrĂ©gats B7mffnowah surface de travail 2400x1200mm Alimentation Ă©lectrique 380V SuƂkowice Comme neuf machine d'exposition 36 broches deux moteurs de 1,5kW chacun espacement des broches 32mm rĂ©glage pneumatique de l'agrĂ©gat 3 pinces pneumatiques Ikk2y3n contrĂŽle des pĂ©dales Vous recevez immĂ©diatement et gratuitement de nouvelles offres par e-mail Vous pouvez facilement mettre fin Ă  la recherche Ă  tout moment Machines de forage d'occasion Recherchez maintenant chez Machineseeker avec plus de 200 000 machines utilisĂ©es. 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Ensuite pourquoi ne pas avoir droit Ă  une caravane Ă  € alors que chaque citoyen ne trouve rien Ă  redire Ă  l'achat d'une maison du mĂȘme prix...si si je regarde StĂ©phane Plazza sur M6 . Notre salaire est mĂ©ritĂ© , puisque uniquement formĂ©s Ă  l'Ă©cole de la vie nous pouvons prĂ©tendre aux mĂ©tiers suivants - chauffeur Poids lourds et MĂ©ga grande longueur la semi + la caravane + le camping + ...non je rigole ! - Électricien... t'as intĂ©rĂȘt Ă  connaitre la couleur du neutre avant de brancher la caravane surtout si c'est une italienne - Peintre en lettres...de façades - Caissier ...mais oui c'est un vrai mĂ©tier pour ceux qui savent rendre la Ă  la dame de Carrefour. - Soudeur , manutentionnaire , ouvrier aux 72 heures par semaine , patron, vendeur sur les marchĂ©s ...j'en oublie plein. Malheureusement malgrĂ© toute ces formations apprises depuis des gĂ©nĂ©rations de forains il existe des familles qui ont du mal Ă  joindre les 2 bouts et cumulent rĂ©ellement 2 mĂ©tiers. La fĂȘte foraine se rarĂ©fie dans les villes , c'est de plus en plus difficiles de gagner sa vie de Forain. Oui,le mĂ©tier est souvent ingrat. Mais ce qui rapproche le riche et le pauvre chez nous , c'est le bruit de la pluie qui tape sur le toit de la caravane italienne ou du petit camping , au chaud sous la couette ...on se dit que l'on a la vie que l'on aime . ...et que si la pluie continue comme ça , on va perdre le dimanche ! Episode 6 La guĂ©guerre des ego C'est rĂšglement de compte Ă  la foire. Dos Ă  dos , chacun avance en comptant 50 pas. Ils se retournent brusquement et dĂ©gainent ...un tract. Aie ça va faire mal ! Comme tout se rĂšgle gĂ©nĂ©ralement dans la confidentialitĂ© de foire, le choix de armes fut simple un papier , un stylo , une photocopieuse et des bĂ©nĂ©voles pour distribuer 300 feuillets assassins Ă  300 forains avides de cancans. La rumeur enflait chez certains ,surs de connaitre le diffĂšrent qui opposaient nos 2 duellistes. D'autres ignoraient le problĂšme moi et furent trĂšs Ă©tonnĂ©s de ce petit divertissement matinal. Youpi , de la chicane !!! En premier lieu , les raisons de la discorde L’Élection de l'EsmĂ©ralda. Notre reine Ă  tous , notre Miss. La chicane , c'est avec GeneviĂšve de Fontenay ? Non juste 2 des chef de la tribu "je m'occupe de tout", plus connue sur la Foire par comitĂ© des festivitĂ©s. J'ai nommĂ©s Mr "Je ramasse les lauriers" et Mr "C'est moi qui ai eu l'idĂ©e". L'Ă©lection de l'EsmĂ©ralda c'est une tradition...pire c'est Ă©crit dans "Les tables de la loi foraine" celles portĂ©es par Jeannette Maitret* pendant de nombreuses annĂ©es. Qu'elle fut choisie lors d'une Ă©lection ,qu'elle fut nommĂ©e d'office ou qu'il y eut une guerre civile sur la foire nous avons toujours eu une reine pour nous reprĂ©senter. Beaucoup de jeunes filles foraines rĂȘvent de porter la couronne et l'Ă©charpe. Je les comprends , 30 ans aprĂšs je suis encore fiĂšre de les avoir portĂ©s quand se fut mon tour en 1983. Et c'est vrai que la foire se termine la semaine prochaine , que nous n'avons pas dĂ©vorĂ©s les petits fours offerts par Monsieur le Maire dans les superbes salons dorĂ©s de la Mairie de Paris Ă  l’occasion du couronnement. C'est pour cette raison que l'un des chefs Mr "C'est moi qui ai eu l'idĂ©e" Ă  dĂ©cider de porter Ă  la connaissance de tous l'affront qui lui fut fait . Je vous rĂ©sume le tract assassin AprĂšs des mois passĂ©s en vue de l'organisation d'un Ă©vĂ©nement de prestige qui inclus -la prise de rendez-vous avec Mr DelanoĂ© - la rĂ©servation d'une salle de la mairie de Paris - les relations publiques avec les mĂ©dias c'Ă©tait quand mĂȘme la Reine de la 50eme Ă©dition et nous avons aussi des trĂšs jolies jeunes filles Donc Mr "C'est moi qui aie eu l'idĂ©e" n'a pas supportĂ© que Mr "Je ramasse les lauriers" , ben justement , ramasse les lauriers de son travail . Alors il annulĂąt tout afin de laisser champ libre Ă  l'adversaire...et rien ne se fit. Moi aussi j'aurais Ă©tĂ© "vĂ©nĂšre"! Mr "C'est moi qui ai eu l'idĂ©e" Ă  dĂ©gainĂ© son tract le premier. Mr "Je ramasse les lauriers" ne va pas tarder Ă  dĂ©gainer Ă  son tour. A moins que ... Sauf que dans tout ça les punis ne sont pas ceux que l'on croit. Je repense aux rĂȘves des petites foraines qui ne sauront jamais si leur tour viendra le moment venu. "Les tables de la loi foraine" ont Ă©tĂ© cassĂ©es depuis longtemps. AprĂšs le duel peut-ĂȘtre que l'un des chefs sera socialement et briĂšvement mort mais je veux encore crier VIVE LA REINE , VIVE L'ESMERALDA !!!! * Jeannette Maitret fut notre Genevieve pendant trĂšs longtemps. Je pense encore Ă  elle lors des cavalcades. Episode 5 La bonne voyageuse Je n'aime pas me faire remarquer. Alors quand je pars faire mes courses je remplace mes claquettes par des chaussures, je retire la pince dans mes cheveux et je me maquille un peu. Je ne traĂźne pas les pieds derriĂšre mon caddie. Je me tiens bien droite et quand la caissiĂšre me parlera j'essaierais de ne pas faire de fautes de français. C'est comme ça ,en dehors de la foire je deviens une vraie gadjie. C'est pas ma faute mais comment expliquer ça, j’aime bien me fondre dans la masse...ĂȘtre un peu comme tout le monde. A 6 ans quand mes copines d'Ă©coles dĂ©couvraient que mes parents Ă©taient forains, c'Ă©tait - Quelle chance tu dois faire du manĂšge toute la journĂ©e! En vrai je ramassais les tickets tout l'aprĂšs-midi. Le samedi le dimanche et le mercredi. Je ne me plains pas ça m'a appris le mĂ©tier. A 12 ans j'entendais - Quelle chance, tu dois manger de la barbe a papa tous les jours !!! En fait je n’en mangeais jamais. Quand tu en tournes beaucoup ça deviens vite Ă©cƓurant. A 15 ans j'ai entendu - Quelle chance, t’arrĂȘte l'Ă©cole !!! C'est sur ! j'ai dĂ©jĂ  mon BAC forain alors pourquoi continuer d'apprendre - le français 
pourtant c'est bien pour les demandes de places ? - les maths 
pas mal pour la compta ? - l'anglais 
quand tu pars en vacances c'est quand mĂȘme mieux ? - l'espagnol 
pour les vacances aussi ? - la physique, la chimie, la gĂ©ographie.....? C'est superflu... ...sur le moment. J'ai quelquefois regretter de ne pas ĂȘtre comme mes copines d'Ă©cole. Les Ă©tudes ne m'aurait pas fait de mal. Mais bon je fais un mĂ©tier que j'aime. C'est la "distinction voyageuse" que j'aime moins. Un peu comme mes copines qui une dans le rayon boucherie et l'autre dans le rayon des eaux de Carrefour, se parlent comme dans la caisse de leur mĂ©tier. PlutĂŽt fort. Pas besoin de micro. Elle ne supportent pas les "bĂątards" des autres. Elle prĂ©fĂšrent leurs propres enfants. Ceux qui se roulent par terre, courent dans les rayons etc...etc.. chacune aura reconnu les siens. Moi je veux juste faire mes courses tranquille. N'ĂȘtre ni une foraine, ni une gavalie. J’ai 40 ans et je suis une cliente. Et puis un jour au Carrefour je me retrouve dans la mĂȘme file qu'une voyageuse. "On" la reconnaĂźt tout de suite. Et LĂ  ! arrive une histoire incroyable
 La voyageuse de ma file d’attente reconnaĂźt a quelques caisses de la notre une cousine ou copine - Alors ma grosse, tu dis pas bonjour ? - 
 - Tu fais celle qui m'ont pas vue ! » Ne pas oublier qu'on peut presque l'entendre sur le parking - ah, non, c’est vrai j'avais la tĂȘte tournĂ©e - bah tu m'vois maintenant. Pourquoi tu viens plus a ma camping? T’as plus besoin de rien ? Tu veux pas me rendre mes 200 euros? » Comme plusieurs caisses les sĂ©parent tout le monde peut profiter de la conversation. - En plus que tu viens pu, tu va m'dĂ©biner a ma belle-mĂšre. C’est pas malin, elle rĂ©pĂšte tout ma belle-mĂšre. - j'y ai rien dit a ta belle-mĂšre ! » Il y a toujours la queue la caisse. Moi qui n'aime pas les histoires je suis servie. Je me raidie façon gadjĂ©. Celle qui se fait engueuler cherche a faire activer la caissiĂšre. - J'aurai du l'Ă©couter ma belle-mĂšre elle m'a dit "la Myriam c'est une suceuse d'homme mariĂ©" » 20 paires d'yeux sur la voyageuse blonde en sabots juste devant moi. - C'est pas vrai Myriam que t'es une suceuse ? » Autant dire que "la Myriam", une fois les affaires dans son sac elle a couru jusqu'au parking! Fin de la conversation. La voyageuse blonde continu de dĂ©baller tranquillement son caddie. Silence religieux."Chocking" dans le magasin A part moi, personne ne rigolait. Une voyageuse fiĂšre et libre. Ce jour lĂ  je me suis sentie fiĂšre d'ĂȘtre un peu comme elle. Les paroles en moins, j’en connais pas des S....d'hommes mariĂ©. Enfin je crois. Les forains et les voyageurs ne seront jamais COMME LES AUTRES et l'on se fera toujours remarquer. Episode 4 La veillĂ©e Mon pote est mort. ... ... VoilĂ  c'est arrivĂ©. Ce soir j'attends son retour Ă  la caravane et nous nous dirons au revoir. Tout Ă©tait prĂȘt depuis hier soir, en silence les hommes ont montĂ©s le chapiteau. Dans la cour le feu est prĂȘt , les flammes sont hautes. Les amis commencent Ă  venir de prĂšs , de loin , de trĂšs loin... Ils ont presque tous quelque chose en commun. Ils se connaissent depuis l'enfance , ils sont cousins ou beaux-frĂšres en plus d’ĂȘtre des amis. Mon pote est mort... je ne sais pas pourquoi je dis mon pote , il Ă©tait beaucoup plus que ça. Certains prĂ©fĂšrent dire qu'il est parti mais je sais qu'il ne reviendra pas. Je ne le verrai plus dans son convoi , il ne me fera plus rire avec ses blagues Carambar. J'irais l'embrasser dans son lit, je lui raconterais une histoire de forains qui se sont battus pour un mĂštre de place. Le mĂ©tier peut ĂȘtre trĂšs dur et les amitiĂ©s trĂšs sincĂšres. Ce soir autour du feu des dizaines de gens parleront de lui et des bons moments. Des chicanes aussi . Le feu va crĂ©piter toute la nuit et les amis continueront d'arriver. Une certaine communion va se crĂ©er autour du brasero et peu Ă  peu la fatigue aidant on oubliera pourquoi on est lĂ . Ce sera comme des retrouvailles. Demain ,Ă  la levĂ©e du corps nous serons 500 ou plus... Episode 3 La FĂȘte Ă  Papa La gestion d'une fĂȘte foraine n'est pas de tout repos. Le plus difficile Ă©tant de rĂ©concilier les forains et les Ă©lus . Les premiers se croient tout permis , les seconds ne croient pas les premiers. C'est rĂ©guliĂšrement beaucoup d'emmerdes, de jalousie et de temps perdu que de vouloir ĂȘtre le patron des patrons , surtout sur les petites fĂȘtes foraines . Je sais de quoi je parle , mon pĂšre a fait ça pendant des annĂ©es. L'avantage c'Ă©tait une certaine solidaritĂ© commerciale, et des souvenirs mĂ©morables. L'inconvĂ©nient c'est que j'ai dĂ» pendant des annĂ©es apporter a chacun le mĂȘme petit papier N'OUBLIEZ PAS DE BALAYER DEVANT VOS MÉTIERS, MERCI ! Les fĂȘtes gĂ©rĂ©es par mon pĂšre se dĂ©roulaient plutĂŽt bien puisque papa et ses copains acceptaient de monter dans des marĂ©cages, des champs en friches, des rues en pente, des citĂ©s HLM, enfin partout pourvu qu'ils ne perdent aucun dimanche. Forcement ça demandait une grosse organisation Sissime Ă  l'affichage , sissime au courant on montait Ă  2 km du transfo , sissime Ă  l'eau premiĂšre borne Ă  800 m, sissime aux festivitĂ© vive le TORO DEL FUEGO. J'allais oublier dans les fĂȘtes marĂ©cageuses les ballots de paille Ă©parpillĂ©s par dizaine devant chaque manĂšge et payĂ©s par chacun. Je reconnais maintenant le luxe de pouvoir me brancher en eau et Ă©lectricitĂ© Ă  moins de 20 m de ma caravane. Les choses ont grandement changĂ©es... Fini le TORO DEL FUEGO avec le commis sous la carcasse et sissime en matador. Maintenant les forains laissent les municipalitĂ©s organiser les festivitĂ© et gĂ©rer l’intendance. Le progrĂšs ? Tout le monde rĂąle , personne n'est content ...les forains trouvent le feux d'artifice lancĂ© trop tĂŽt , les affiches inexistantes ou trop moches . Le comitĂ© des fĂȘtes pleure en Ă©coutant les forains racontĂ© leurs vies et repart sans certains encaissements. Moi je n'en connais pas un qui n'ai pas payĂ© les festivitĂ©s Ă  ma mĂšre ! Episode 2 Le hĂ©ros malgrĂ© lui Je pense que tout le monde Ă  vu cette Ă©mission M6 "La vie trĂ©pidante des forains "... Pour une fois, une excellente Ă©mission sur le mĂ©tier, un truc qui prend aux tripes tellement c'est rĂ©aliste. On y voit Titi et son montage en force dans un champs de patates pour faire 3 ronds et continuer Ă  croire en son mĂ©tier. On y vois mon tonton Marcel, l'incontournable des journalistes et des maires de ville avec champs de patates dans lequel Titi veut monter. De temps en temps passent de trĂšs belles images de la foire du TrĂŽne, avec les jeunes qui hurlent leur peur sur les manĂšges, des forains qui haranguent le client tels des DJ des annĂ©es 80... Ensuite, on suit Stanislas qui a failli tout perdre avec l'accident de son manĂšge et dont la hantise post-traumatique de revivre ça nous torture aussi, assis devant notre tĂ©lĂ©. Merci M6, pour une fois ce n'est pas racoleur, pas de critiques nĂ©gatives. Juste notre "vie trĂ©pidante de forains". Mais le vĂ©ritable hĂ©ros de cette soirĂ©e c'est Fabrice D. Au dĂ©but Fabrice a dĂ» ĂȘtre content et flattĂ© de faire parti du reportage. Il Ă©trennait un nouveau mĂ©tier sur la foire et Fabrice il aime bien tout le monde, alors bienvenus les journalistes ! Et lĂ  miracle, sans tĂ©lĂ©commande la TV passe de M6 Ă  Tf1 ! Chaque fois qu’apparaĂźt Fabrice c'est "confessions intimes". Quand je regarde une Ă©mission de tĂ©lĂ© je pense que le gars avec la camĂ©ra qui te suit partout, ben tu ne peux pas l'oublier et donc que forcement si c’était moi la vedette je tournerais 777 fois ma langue dans ma bouche avant de parler. Sauf que dans la rĂ©alitĂ© le cameraman te colle tellement que tu le prends pour ton commis ou un gadjo... enfin quelqu'un d'invisible. C'est arriver Ă  Fabrice. Au bout de 10 mn le cameraman est devenu invisible et Fabrice est devenu... Fabrice le forain. Comme quoi quelques rĂ©pliques anodines peuvent passer Ă  la postĂ©ritĂ© - Connard de mort ! - CĂ©dric , les boulons tu va les desserrer avec les dents ? Mes 2 prĂ©fĂ©rĂ©es. Pas de bol pour lui son mĂ©tier qui va rester en panne une bonne partie de la fĂȘte. On rigole encore au souvenir de Fabrice se grattant les C** allongĂ© sur son canapĂ©. Et le souvenir incroyable d'un Fabrice furibond en panne sur le pĂ©riph avec son convoi le cameraman invisible lui avait souhaitĂ© "bonne route " ! Au delĂ  du fou rire , c'est de notre vie dont nous nous moquons en regardant Fabrice. Tous les forains que je connais font comme lui , ils sont natures. Et chaque fois que je prend la route je pense Ă  toi Fabrice et je frĂ©mis Ă  l'idĂ©e qu'un connard puisse me souhaiter BONNE ROUTE PS J'ai trouvĂ© sur le net un tee-shirt " Fabrice le Forain " vendu 26€ en Ă©dition limitĂ©e. M6-la vie trĂ©pidante des forains Episode 1 La caravane part C'est un vieux forain sur le bord de la route. Il n'arrive pas Ă  lui dire adieu. Il est triste et penaud , il se retient de pleurer. Ses enfants observent la scĂšne qui ce dĂ©roule au loin. Quand se sera terminĂ© sa fille prendra une photo...pour plus tard. Le vieux forain est Ă  la retraite depuis peu 47 ans de barbe Ă  papa. Ses mains en gardent encore l'odeur , le sucre , le parfum Ă  la fraise , le colorant qui rougit les doigts. La nuit les doigts de Jean-Paul tournent machinalement sur un bĂąton de bois imaginaire. En vĂ©ritĂ© , la retraite pour un forain ça n'existe pas. Le vieux forain revient rĂ©guliĂšrement aider ses filles. La boutique a beaucoup changĂ© depuis que la nouvelle gĂ©nĂ©ration occupe la place. La fĂȘte c'est tout sa vie , alors que faire de tout ce temps libre ? Sa femme pense connaitre la rĂ©ponse " du temps pour nous deux ? On voyagerait un peu ? Et pourquoi ne pas partager notre temps libre entre nos enfants et nos petits enfants ? Dans le fond elle Ă  surement raison. Ils vont souffler un peu. Dans leur nouvelle vie ils auront besoin d’ĂȘtre plus autonomes. Tout deviens plus compliquĂ© quand on est plus vieux...les convois avec la caravane Laurent ne sont plus possibles , Jean-Paul ne peut plus conduire le 19 tonnes. Il ne veut pas dĂ©ranger ses filles pour prendre la route. Alors madame propose " Et si on achetait plu petit ?" L'idĂ©e fait son chemin et c'est dĂ©cidĂ© , il faut vendre la caravane. Tout le monde est content. Papy Jean-Paul ira passer Noel et Jour de l'an chez l'ainĂ©e , le debut de saison chez la cadette. Une voiture pour tracter le camping...besoin de personne. Tout roule ! Sauf que le chagrin est grand sans sa caravane. 8 pneus et une carcasse et surtout tout une vie de souvenirs. Ses filles comprennent bien se qu'il ressent. C'Ă©tait chez elles aussi avant d’ĂȘtre mariĂ©e cette petite chambre au bout du couloir , Ă  peine 6 m2. Une page se tourne aujourd'hui, Jean-Paul serre les poings sur le bord de la route. Lorsqu'il se retournera le vieux forain commencera une nouvelle vie... ... Sur la fĂȘte foraine !
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 Ne cherchez plus, c’est au Potager Musical que se construisent et se chantent ces drĂŽles d’instruments de musique ! L’occasion vous est donnĂ©e ici de devenir de vrais musiciens en
 lĂ©gumes ! Vous dĂ©couvrirez comment faire chanter une carotte, une pomme de terre, un poireau, ou un piment. Avec l’aide d’un jardinier-conteur-bricoleur, vous confectionnerez de vĂ©ritables instruments de musique avec les lĂ©gumes du potager et goĂ»terez Ă  de savoureuses histoires de carottes
L’instagrillProposĂ© par l’association Grama’phonede 12h Ă  14h dans le marchĂ© de ChĂ©cy place Jeanne d’ArcAprĂšs vos courses sur le marchĂ© et contre la somme symbolique de 1 €, l’association Grama’phone propose de cuire pour vous vos saucisses, merguez et autres mets dĂ©licieux acquis sur vos Ă©tals prĂ©fĂ©rĂ©s. Grama’phone vous fournira couverts et assiette et sous vos yeux Ă©bahis vous pourrez voir vos grillades se faire dorer la pilule ! En prime, mĂȘme des tables et des chaises seront mises Ă  votre disposition pour partager la grande tablĂ©e de l’Instagrill !Grand concours international de cris de gaminsinscription de 10h30 Ă  14h au stand info place du MarchĂ© concours de 14h Ă  16h30 Ă  la salle Rosa Parks rue du Port remise des prix Ă  17hEn exclusivitĂ© mondiale, ChĂ©cy a la chance d’accueillir la troisiĂšme Ă©dition du Grand concours international de cris de gamins ! L’art de brailler Ă©levĂ© enfin en un vĂ©ritable sport, qui trouve grĂące Ă  Mister Shout, Miss Ligia et Ă  leur dispositif ultra moderne, numĂ©rique et convivial, un vĂ©ritable espace d’expression pour cette compĂ©t’ du cri. Canaliser les Ă©nergies de cette jeunesse turbulente, adepte de couinement en tout genre, faire vrombir les dĂ©cibels, crĂ©er des cataclysmes auditifs en toute sĂ©curitĂ© tels sont les objectifs de ce concours hors norme ! Alors gamin, et toi, gamine, soigne ta glotte, aiguise tes cordes vocales, monte ton Ă©quipe avec tes copains et tente de dĂ©crocher ce titre tant convoitĂ© de roi de la gueulante ! Quart de finale, Demi-finale et LA grande finale, un concours dans les rĂšgles de l’art animĂ© par AbigaĂŻl et spectaclesCie Opus, L’arsenalde 14h Ă  16h dans la cour de la salle Rosa Parks rue du PortSous une tente rĂ©formĂ©e de la Croix Rouge, vous pourrez dĂ©couvrir une stupĂ©fiante collection d’objets dangereux rĂ©alisĂ©s par des jeunes. Sarbacanes, propulseurs, trĂ©buchets, armes de poing, pistolets et catapultes Ă  projectiles variĂ©s y figurent en bonne place. Tous ces objets ont Ă©tĂ© confisquĂ©s dans les Ă©coles de la rĂ©publique entre 1954 et 2004. L’arsenal est tenu par deux bĂ©nĂ©voles de l’association Agir pour l’enfance » Jean-Christophe Dupain, ceinture noire de karatĂ© et ancien Ă©ducateur de rue, et Bernard Chon, retraitĂ© de l’Éducation Nationale. Durant les horaires d’ouverture de L’arsenal , Bernard Chon prĂ©sentera son prototype de machine Ă  botter le cul, et Jean-Christophe Dupain proposera aux parents diverses mĂ©thodes permettant le rééquilibrage d’autoritĂ© sous forme de sĂ©ances collectives d’ Ghetto Blaster Party dĂ©ambulation en musiquede 16h30 Ă  17h avec un dĂ©part de la cour de la salle Rosa Parks rue du PortDes cheveux hirsutes, une allure de gentil pirate aux bras ballants, Boogers est un type attachant, avec un accent anglais Ă  faire frĂ©mir Didier Wampas. Entre inspirations rebelles, power pop bigarrĂ©e aux refrains accrocheurs et reprises fantaisistes et un peu crades », Boogers a toujours su jouer la carte de l’originalitĂ©. Sa Ghetto Blaster Party ne dĂ©roge pas Ă  cette rĂšgle ! Boogers dĂ©ambulera dans les rue de ChĂ©cy, guitare Ă©lectrique Ă  la main, avec comme systĂšme d’amplification, vous l’aurez devinĂ© des ghetto-blasters ! N’hĂ©sitez pas Ă  ramener vous aussi votre poste radio. On vous donnera la frĂ©quence le jour mĂȘme !Le Programme de DimancheLes Zazousmise en scĂšne Frantz Herman durĂ©e 30 minutesQuatre clans arrivent sur scĂšne les uns aprĂšs les autres. Ils vont se faire la guerre des mots » sous prĂ©texte qu’ils n’aiment pas ce que reprĂ©sentent les autres. Clairement exprimĂ©es au dĂ©part, les idĂ©es vont fuser et un brouhaha va remplir l’espace. Arrivent les Zazous multi-colorĂ©s », souriants, bizarres
. Par leurs questions et leur attitude ils vont faire rĂ©flĂ©chir les clans et les amener vers une rĂ©conciliation. Les clans vont s’apercevoir qu’en mĂ©langeant les couleurs, le monde est plus beau ».Pique-nique en musiqueC’est bientĂŽt l’étĂ©, le soleil commence Ă  briller, il ne reste plus qu’un bon repas pour accompagner tout ça ! Alors, amenez vos salades, votre quiche et un bon gĂąteau pour le dessert et venez commencer l’aprĂšs-midi par un pique-nique en notre compagnie ! Vous n’avez pas le temps de prĂ©parer le pique-nique ou vous l’avez oubliĂ© sur la table
 Pas de problĂšme, il y aura de quoi vous restaurer sur place !Concerts-spectaclesFunken pop / hip hop14h45La musique de Funken c’est de la musique vraie, c’est beau, c’est sincĂšre, c’est pop, c’est post punk, c’est hip hop, c’est l’amour, c’est la joie et c’est l’amitiĂ© et le partage. Funken devrait ĂȘtre Ă©tudiĂ© dans les Ă©coles du rock. Du magnifique Do It Yourself. D’ailleurs, si vous voulez initier vos enfants Ă  l’anglais, faites-leur apprendre le refrain du morceau qui s’appelle Michel .Cie le Muscle – Jean-Louis 2000, La plus petite discothĂšque du mondesĂ©ances Ă  15h45 et 17h45Non, vous ne rĂȘvez pas. Ouvrez grand vos yeux et courez dĂ©couvrir la huitiĂšme merveille du monde pour vivre un baptĂȘme de disco transcendantale, en exclusivitĂ©, au cƓur de la Plus Grande Petite DiscothĂšque du Monde. Un vĂ©ritable show amĂ©ricain
 Ă  la française ! Un aprĂšs-midi magique, de toute beautĂ©. Vous n’en reviendrez pas. Il y aura mĂȘme des sessions spĂ©ciales mamans » !Congopunq concert / performance16h45Congopunq , c’est l’histoire d’un allumĂ© qui rencontre un autre allumĂ©. Un batteur, Cyril Atef, que l’on ne prĂ©sente plus puisqu’il a officiĂ© derriĂšre L’ONB, M, Brigitte Fontaine, Alain Bashung et un performer qui se donne le droit avec poĂ©sie et beaucoup de grĂące de faire sur scĂšne tout ce qui lui plaĂźt. Et la musique dans tout ça ? Eh bien tout est permis, et surtout de mĂ©langer toutes les musiques noires Ă  des rythmiques imparables !Cie Opus, L’arsenalde 12h Ă  19hSous une tente rĂ©formĂ©e de la Croix Rouge, vous pourrez dĂ©couvrir une stupĂ©fiante collection d’objets dangereux rĂ©alisĂ©s par des jeunes. Sarbacanes, propulseurs, trĂ©buchets, armes de poing, pistolets et catapultes Ă  projectiles variĂ©s y figurent en bonne place. Tous ces objets ont Ă©tĂ© confisquĂ©s dans les Ă©coles de la rĂ©publique entre 1954 et 2004. L’arsenal est tenu par deux bĂ©nĂ©voles de l’association Agir pour l’enfance » Jean-Christophe Dupain, ceinture noire de karatĂ© et ancien Ă©ducateur de rue, et Bernard Chon, retraitĂ© de l’Éducation Nationale. Durant les horaires d’ouverture de L’arsenal , Bernard Chon prĂ©sentera son prototype de machine Ă  botter le cul, et Jean-Christophe Dupain proposera aux parents diverses mĂ©thodes permettant le rééquilibrage d’autoritĂ© sous forme de sĂ©ances collectives d’ GamesLes Turbulences – Frac Centre s’associent Ă  Hey Gamins ! pour vous proposer Bloom Games , un systĂšme de construction innovant dĂ©veloppĂ© par les designers Alisa Andrasek et Jose Sanchez. Bloom Ă©closion » Games permet de s’approprier l’espace, et de laisser libre cours Ă  l’imagination. Il se composera de 500 Ă©lĂ©ments en plastique recyclable de 40 cm de longueur, Ă  assembler entre eux, dans la lignĂ©e des jeux de Lego. Chacun peut ainsi inventer des combinaisons pour former des structures aux multiples ramifications, extensibles et reconfigurables Ă  l’infini. Venez jouer et expĂ©rimenter !H Jeux d’OLa Cie DUT proposera cette annĂ©e un espace ludique, interactif et rafraĂźchissant composĂ© d’une quinzaine de jeux créés Ă  partir d’objets de rĂ©cupĂ©ration en tout genre sur le thĂšme de l’eau. Avec le Water-Basket, la Fontaine en Bambou, l’Orgagua, la Fleur, l’Aqua-Hotte, la Lessive Ă  trois, le Foot d’eau, le Flipp’eau, le Mettre de l’eau dans son vin, le Clown et autre Morpieau, cette dĂ©lirante attraction foraine aquatique Ă  taille humaine et Ă  hauteur d’enfant nous propulse une nouvelle fois dans les bienfaits salutaires de la mĂ©canique en bois gĂ©antsLe Service Jeunesse et Animation de la ville de ChĂ©cy propose un espace dĂ©diĂ© aux jeux en bois gĂ©ants et un espace dĂ©diĂ© au et animationsDĂ©couverte de la sĂ©rigraphie avec Chouette StudioTes parents t’ont achetĂ© un tee shirt mais tu aurais bien voulu avoir un beau dessin avec une tĂȘte d’animal dessus. Qu’à cela ne tienne, ramĂšne-le au stand de Chouette Studio et elles s’occuperont du reste. Chouette Studio est un espace de crĂ©ation graphique orlĂ©anais liĂ© Ă  la pratique de la sĂ©rigraphie. Mais qu’est-ce que la sĂ©rigraphie me direz-vous ? C’est une technique d’impression manuelle s’apparentant au pochoir et ChloĂ© et Marianne vous montreront durant l’aprĂšs-midi comment ça SoupeDisco Soupe est un mouvement solidaire et festif qui s’approprie l’espace public en recyclant les rebuts alimentaires, collectivement et en musique ! Durant Hey Gamins ! , Disco Soupe proposera un atelier mĂȘlant fabrication de jus, gaspachos, brochettes de fruits avec ces produits rĂ©cupĂ©rĂ©s et sensibilisation sur le gaspillage alimentaire sous forme de GaminsRadio Campus OrlĂ©ans , en collaboration avec le centre de loisirs de la ville de ChĂ©cy, tiendra un plateau radio en direct de 13h Ă  15h. Les petits caciens, journalistes en herbe, animeront l’émission, intervieweront les artistes et recueilleront les impressions Ă  chaud de copains, de copines, de papas, de mamans et autres tontons et tatas. Tout l’aprĂšs-midi, l’équipe de Radio Campus accueillera au micro les petites et les grosses voix qui souhaitent s’exprimer ! Il y aura aussi un espace sieste musicale accueillera tous ceux qui souhaitent se dĂ©tendre en Martins et Martine Augusto , bibliothĂ©caires Ă  la ville de ChĂ©cy vous raconteront des histoires qui font peur, rire ou sourire
 faites de dragons, d’animaux en tout genre, de princesses et maquillageLa ville de ChĂ©cy proposera Ă©galement un atelier rĂ©alisĂ© avec le dossier presse de l’ d’informations Nombre de vues 412
Jago Machine à Popcorn - 60L/h, 200g/10min, avec Casserole en Acier Inoxydable, pour Maïs Soufflé Sucré et Salé, Look Rétro Années 50 - Machine à Maïs Soufflé, Popcorn Maker. Machine pop corn. Voir le produit. Vous allez adorer cette machine à popcorn de style rétro, et les souvenirs qui vont avec elle. Imaginez un bol de popcorn
FĂȘtes et festivals Cahors. Les Docks sur un air d'accordĂ©on FĂȘtes et festivals. Les Docks programment leur premier bal folk traditionnel, jeudi 10 novembre. À partir de 21 heures, RĂ©mi Geffroy fera parler» son accordĂ©on. De bals en concerts, en passant par l'animation de divers stages et ateliers, son style particulier et ses compositions originales l'amĂšnent depuis... NoĂ«l et Nouvel an Cahors. Pour les fĂȘtes, un village de NoĂ«l et un Ă©vĂ©nement surprise se prĂ©parent NoĂ«l et Nouvel an. Les fĂȘtes de fin d'annĂ©e approchent Ă  grands pas. La mairie, avec les commerçants, peaufine le programme d'animations qui sera dĂ©voilĂ© d'ici la fin novembre. Avant-goĂ»t. Avec l'arrivĂ©e des premiers... Patrimoine Quartiers anciens Cahors plante le dĂ©cor Patrimoine. La Biennale europĂ©enne du patrimoine urbain portĂ©e par l'association Dialogue mĂ©tropolitain de Toulouse a dĂ©butĂ© hier Ă  Cahors. La ville en profite pour donner un Ă©clairage particulier sur ses... Patrimoine Cahors. Biennale EuropĂ©enne du Patrimoine Patrimoine. La Biennale EuropĂ©enne du Patrimoine Urbain s'ouvre aujourd'hui. Les reprĂ©sentants de onze communautĂ©s d'agglomĂ©ration formant l'association du Dialogue MĂ©tropolitain de Toulouse prĂ©sidĂ©e par Jean... Vins Cahors. Une soirĂ©e bulles de malbec ce jeudi Vins. Oui, on peut dĂ©velopper une offre de vins effervescents dans le vignoble du cahors. C'est la dĂ©monstration qui sera faite aujourd'hui Ă  partir de 19 h 30 Ă  la Villa Malbec Ă  l'occasion d'une soirĂ©e... Concerts Cahors. Un Requiem Allemand de Brahms par A Contretemps» Concerts. Un Requiem Allemand de Johannes Brahms sera donnĂ© dimanche 6 novembre Ă  17 heures Ă  l'Église Saint-BarthĂ©lĂ©my Ă  Cahors avec le ChƓur A Contretemps, dirigĂ© par Guy Zanesi, avec Sonia Menen, soprano,... Colloques et confĂ©rences Cahors. Tout savoir sur la grippe avec Pauline Maisonnasse Colloques et confĂ©rences. Vaincre la grippe ? Immunitaire, mon cher Watson !» Par ce dĂ©tournement accrocheur d'une phrase de Sherlock Holmes, le Carrefour des Sciences et des Arts se propose d'attirer le public auprĂšs de... CinĂ©ma Cahors. Complexe cinĂ©matographique les dĂ©tails du projet dĂ©voilĂ©s CinĂ©ma. Le coup d'envoi du projet de complexe cinĂ©matographique a Ă©tĂ© donnĂ© hier soir au conseil municipal. L'Ă©quipement qui reposera sur un montage public-privĂ© aura une capacitĂ© d'un millier de siĂšges.... Patrimoine Le coup d'envoi du projet de complexe cinĂ©matographique Ă  Cahors Patrimoine. Ce soir, au cours d'une confĂ©rence de presse qui rĂ©unissait le maire de Cahors, Jean-Marc Vayssouze et les exploitants indĂ©pendants des deux salles de cinĂ©ma actuelles, le projet de complexe... Danse Cahors. Hip hop une alchimie rĂ©ussie entre l'art et l'Ă©nergie du corps Danse. La salle de danse de la place Émilien Imbert, Ă  Cahors, vibre et rĂ©sonne trois fois par semaine, le mardi, le mercredi et le jeudi, sur les rythmes et les sons du hip hop que la chorĂ©graphe Myriam... Spectacles DĂ©monstration de hip hop samedi Ă  Cahors Spectacles. La salle de danse de la place Émilien Imbert, Ă  Cahors, vibre et rĂ©sonne trois fois par semaine, le mardi, le mercredi et le jeudi, sur les rythmes et les sons du hip hop que la chorĂ©graphe Myriam... Patrimoine La cathĂ©drale de Cahors prĂ©pare son 900Ăšme anniversaire sur Facebook et Twitter Patrimoine. La cathĂ©drale de Cahors un bijou architectural qui soufflera sur sa 900e bougie dans prĂ©cisĂ©ment
 1 000 jours. D'ores et dĂ©jĂ , le pĂšre Ronan de Gouvello, curĂ© de la cathĂ©drale, annonce que "de... Artisanat Cahors. Artisans et apprentis Ă  l'honneur avec les 17es TrophĂ©es de l'excellence Artisanat. Remise de diplĂŽmes aux apprentis, de divers prix aux artisans et 20e anniversaire de l'Ă©cole des MĂ©tiers du Lot cette annĂ©e la soirĂ©e proposĂ©e par la chambre de mĂ©tiers se dĂ©roulera Ă  Figeac ce... Patrimoine Cahors devient la capitale du patrimoine urbain Patrimoine. Cahors accueillera jeudi prochain le coup d'envoi de la Biennale europĂ©enne du patrimoine urbain. Onze communautĂ©s d’agglomĂ©ration et des experts europĂ©ens participeront Ă  ce rendez-vous initiĂ©... Vins Le label national reconduit pour Destination Cahors Malbec Vins. Outil de valorisation des destinations viticoles, le label national Vignobles et dĂ©couvertes» vient d'ĂȘtre renouvelĂ© pour les 45 communes de l'AOP Cahors. C'est bon pour les clients, c'est bon... Concerts Cahors. SoirĂ©e folk Ă  La Poule aux potes aujourd'hui Concerts. Ce vendredi 28 octobre, Ă  20 h 30, Birds are alive, coup de cƓur des Inrocks, sera en concert Ă  La Poule aux potes. Ce one man band, tel qu'il se dĂ©crit, transportera le public dans son univers... FĂȘtes et festivals Cahors. Les attractions Ă  sensations fortes, tremplins lucratifs pour les forains FĂȘtes et festivals. La fĂȘte foraine Ă  Cahors connaĂźt un net regain d'activitĂ© le mercredi. Logique, c'est la journĂ©e Ă  demi-tarif. Les manĂšges tournent Ă  plein rĂ©gime. Ambiance
 Les forains ont su Ă©voluer avec leur... FĂȘtes et festivals FĂȘte les attractions Ă  sensations fortes, tremplins Ă©conomiques pour les forains FĂȘtes et festivals. La fĂȘte foraine Ă  Cahors connaĂźt un net regain d’activitĂ© le mercredi. Demain donc. Logique, c’est la journĂ©e Ă  demi-tarif. Les manĂšges tournent Ă  plein rĂ©gime. Mais ce sont incontestablement les... Expositions Cahors. Nuit debout» rue Saint-James Expositions. La galerie-vitrine Le Pas de cĂŽté», 37 rue Saint-James Ă  Cahors, occupĂ©e tour Ă  tour par Jean Maureille et Luc Rigal, prĂ©sente jusqu'au 30 octobre une installation originale de ce dernier dont le... Patrimoine "Le Portrait" un tournage 100% lotois avec Christophe Leclaire Ă  la rĂ©alisation Patrimoine. Christophe Leclaire, jeune rĂ©alisateur de 37 ans, a dĂ©cidĂ© de poser ses valises et ses camĂ©ras dans le Lot. Ce Picard, fondateur de la sociĂ©tĂ© de production Eggmotion, basĂ©e dans le Lot, vit... Expositions Cahors. JYPC au Quai des arts Expositions. Jean-Pierre Condette, qui signe JYPC, peint depuis plus de quarante ans ! Il expose actuellement 24 de ses toiles, pour la premiĂšre fois dans le chef-lieu lotois, rue PĂ©legry, dans la galerie du... Concerts Cahors. Les standards du jazz avec le Swing Machine Big Band Concerts. Le Swing Machine Big Band & The Voice Messengers, dirigĂ©s par Jean-Pierre Rodrigo, se produiront en concert ce vendredi 21 octobre Ă  21 heures Ă  l'espace ValentrĂ© de Cahors. Une soirĂ©e qui... FĂȘtes et festivals Cahors. La fĂȘte foraine est un village» FĂȘtes et festivals. La fĂȘte foraine de Cahors dĂ©ploie ses soixante stands, place de Gaulle, jusqu'au 1er novembre. Stands, manĂšges pour enfants ou attractions Ă  sensation, comme le Magic twist, il y en a pour tous les... Concerts Roques il a Cahors au cƓur et l'accordĂ©on collĂ© au corps Concerts. Le Cadurcien AndrĂ© Roques fait un retour artistique rempli de nouveautĂ©s ce soir. De l'Olympia au Lot, l'accordĂ©oniste n'a jamais lĂąchĂ© sa passion et ses racines. Dans le monde de l'accordĂ©on, on... Concerts AprĂšs un double disque d'or et un Olympia, AndrĂ© Roques fait son come-back Ă  89 ans Concerts. L'accordĂ©oniste cadurcien AndrĂ© Roques fait, Ă  89 ans, un retour artistique rempli de nouveautĂ©s samedi soir Ă  Labastide-Murat Espace Murat.Il y prĂ©sentera deux morceaux inĂ©dits. De l’Olympia au...
Jeugonflable d'occasion : bon Ă©tat gĂ©nĂ©ral ★★★ Venez vite dĂ©couvrir le Coup de Poing Forain Occasion, une superbe machine Ă  coups de poing qui vous garantit des heures de fous-rires entre amis et en famille ! Cette attraction conviviale, efficace et accessible Ă  tous animera votre espace de loisirs.
RĂ©sultats 1 - 100 sur 130. PĂąte Ă  sucre blanche 250gr Renshaw Cette pĂąte Ă  sucre blanche de Renshaw peut ĂȘtre Ă©talĂ©e, modelĂ©e, façonnĂ©e avec des emporte-piĂšces ou des est parfaite pour recouvrir et dĂ©corer des gĂąteaux, cupcakes et biscuits. IdĂ©al pour toutes vos crĂ©ations, qu’il s’agisse de gĂąteaux pour un mariage ou d’autres occasions festives, ou pour vous amuser avec vos enfants ! Cette pĂąte Ă  sucre... 2,39 € Disponible PĂąte Ă  sucre beige 250gr Renshaw Cette pĂąte Ă  sucre beige de Renshaw peut ĂȘtre Ă©talĂ©e, modelĂ©e, façonnĂ©e avec des emporte-piĂšces ou des est parfaite pour recouvrir et dĂ©corer des gĂąteaux, cupcakes et biscuits. IdĂ©al pour toutes vos crĂ©ations, qu’il s’agisse de gĂąteaux pour un mariage ou d’autres occasions festives, ou pour vous amuser avec vos enfants ! 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IdĂ©al pour toutes vos crĂ©ations, qu’il s’agisse de gĂąteaux pour un mariage ou d’autres occasions festives, ou pour vous amuser avec vos enfants ! Cette pĂąte Ă ... 2,39 € Disponible PĂąte Ă  sucre Verte 250gr Renshaw Cette pĂąte Ă  sucre vert sapin de Renshaw peut ĂȘtre Ă©talĂ©e, modelĂ©e, façonnĂ©e avec des emporte-piĂšces ou des est parfaite pour recouvrir et dĂ©corer des gĂąteaux, cupcakes et pour toutes vos crĂ©ations, qu’il s’agisse de gĂąteaux pour un mariage ou d’autres occasions festives, ou pour vous amuser avec vos enfants !Cette pĂąte Ă ... 2,39 € Disponible PĂąte Ă  sucre Verte Ă©meraude 250gr Renshaw Cette pĂąte Ă  sucre vert Ă©meraude de Renshaw peut ĂȘtre Ă©talĂ©e, modelĂ©e, façonnĂ©e avec des emporte-piĂšces ou des est parfaite pour recouvrir et dĂ©corer des gĂąteaux, cupcakes et pour toutes vos crĂ©ations, qu’il s’agisse de gĂąteaux pour un mariage ou d’autres occasions festives, ou pour vous amuser avec vos enfants !Cette pĂąte... 2,39 € Disponible PĂąte Ă  sucre bleu glacier 250gr Renshaw Pro Cette pĂąte Ă  sucre bleu-vert de Renshaw peut ĂȘtre Ă©talĂ©e, modelĂ©e, façonnĂ©e avec des emporte-piĂšces ou des moules. Elle est parfaite pour recouvrir et dĂ©corer des gĂąteaux, cupcakes et biscuits. IdĂ©al pour toutes vos crĂ©ations, qu’il s’agisse de gĂąteaux pour un mariage ou d’autres occasions festives, ou pour vous amuser avec vos enfants !Cette pĂąte Ă ... 2,39 € Disponible PĂąte Ă  sucre bleu bĂ©bĂ© 250gr Renshaw Cette pĂąte Ă  sucre bleu pĂąle de Renshaw peut ĂȘtre Ă©talĂ©e, modelĂ©e, façonnĂ©e avec des emporte-piĂšces ou des moules. Elle est parfaite pour recouvrir et dĂ©corer des gĂąteaux, cupcakes et biscuits. IdĂ©al pour toutes vos crĂ©ations, qu’il s’agisse de gĂąteaux pour un mariage ou d’autres occasions festives, ou pour vous amuser avec vos enfants !Cette pĂąte Ă ... 2,39 € Disponible PĂąte Ă  sucre bleu turquoise 250gr Renshaw Cette pĂąte Ă  sucre turquoise de Renshaw peut ĂȘtre Ă©talĂ©e, modelĂ©e, façonnĂ©e avec des emporte-piĂšces ou des moules. Elle est parfaite pour recouvrir et dĂ©corer des gĂąteaux, cupcakes et biscuits. IdĂ©al pour toutes vos crĂ©ations, qu’il s’agisse de gĂąteaux pour un mariage ou d’autres occasions festives, ou pour vous amuser avec vos enfants !Cette pĂąte Ă ... 2,39 € Disponible PĂąte Ă  sucre bleu atlantique 250gr Renshaw... Cette pĂąte Ă  sucre atlantique de Renshaw peut ĂȘtre Ă©talĂ©e, modelĂ©e, façonnĂ©e avec des emporte-piĂšces ou des moules. Elle est parfaite pour recouvrir et dĂ©corer des gĂąteaux, cupcakes et biscuits. IdĂ©al pour toutes vos crĂ©ations, qu’il s’agisse de gĂąteaux pour un mariage ou d’autres occasions festives, ou pour vous amuser avec vos enfants !Cette pĂąte Ă ... 2,39 € Disponible PĂąte Ă  sucre bleu saphir 250gr Renshaw Cette pĂąte Ă  sucre bleu saphir de Renshaw peut ĂȘtre Ă©talĂ©e, modelĂ©e, façonnĂ©e avec des emporte-piĂšces ou des est parfaite pour recouvrir et dĂ©corer des gĂąteaux, cupcakes et biscuits. IdĂ©al pour toutes vos crĂ©ations, qu’il s’agisse de gĂąteaux pour un mariage ou d’autres occasions festives, ou pour vous amuser avec vos enfants ! Cette pĂąte Ă ... 2,39 € Disponible PĂąte Ă  sucre bleu marine 250gr Renshaw Pro Cette pĂąte Ă  sucre bleu marine de Renshaw peut ĂȘtre Ă©talĂ©e, modelĂ©e, façonnĂ©e avec des emporte-piĂšces ou des moules. Elle est parfaite pour recouvrir et dĂ©corer des gĂąteaux, cupcakes et biscuits. IdĂ©al pour toutes vos crĂ©ations, qu’il s’agisse de gĂąteaux pour un mariage ou d’autres occasions festives, ou pour vous amuser avec vos enfants !Cette pĂąte Ă ... 2,39 € Disponible PĂąte Ă  sucre teddy bear 250gr Renshaw Pro Cette pĂąte Ă  sucre teddy bear de Renshaw peut ĂȘtre Ă©talĂ©e, modelĂ©e, façonnĂ©e avec des emporte-piĂšces ou des est parfaite pour recouvrir et dĂ©corer des gĂąteaux, cupcakes et biscuits. IdĂ©al pour toutes vos crĂ©ations, qu’il s’agisse de gĂąteaux pour un mariage ou d’autres occasions festives, ou pour vous amuser avec vos enfants ! Cette pĂąte Ă ... 2,39 € Disponible PĂąte Ă  sucre marron 250gr Renshaw Pro Cette pĂąte Ă  sucre marron de Renshaw peut ĂȘtre Ă©talĂ©e, modelĂ©e, façonnĂ©e avec des emporte-piĂšces ou des moules. Elle est parfaite pour recouvrir et dĂ©corer des gĂąteaux, cupcakes et biscuits. IdĂ©al pour toutes vos crĂ©ations, qu’il s’agisse de gĂąteaux pour un mariage ou d’autres occasions festives, ou pour vous amuser avec vos enfants !Cette pĂąte Ă  sucre... 2,39 € Disponible PĂąte Ă  sucre chocolat goĂ»t cacao 250gr... Cette pĂąte Ă  sucre saveur Chocolat de Renshaw peut ĂȘtre Ă©talĂ©e, modelĂ©e, façonnĂ©e avec des emporte-piĂšces ou des est parfaite pour recouvrir et dĂ©corer des gĂąteaux, cupcakes et biscuits. IdĂ©al pour toutes vos crĂ©ations, qu’il s’agisse de gĂąteaux pour un mariage ou d’autres occasions festives, ou pour vous amuser avec vos enfants ! Cette pĂąte... 2,39 € Disponible PĂąte Ă  sucre grise 250gr Renshaw PRO IdĂ©al pour la dĂ©coration de votre gĂąteau d'anniversaire, cette pĂąte Ă  sucre est la rĂ©fĂ©rence en Angleterre. Nous conseillons cette pĂąte Ă  sucre pour les amoureux d'une pĂąte plutĂŽt ferme et peu vanillĂ©. 2,39 € Disponible PĂąte Ă  sucre noire 250gr Renshaw Pro Cette pĂąte Ă  sucre noire de Renshaw peut ĂȘtre Ă©talĂ©e, modelĂ©e, façonnĂ©e avec des emporte-piĂšces ou des moules. Elle est parfaite pour recouvrir et dĂ©corer des gĂąteaux, cupcakes et biscuits. IdĂ©al pour toutes vos crĂ©ations, qu’il s’agisse de gĂąteaux pour un mariage ou d’autres occasions festives, ou pour vous amuser avec vos enfants !Cette pĂąte Ă  sucre... 2,39 € Disponible PĂąte Ă  sucre spĂ©cial couverture Renshaw 1Kg La pĂąte Ă  sucre blanche de Renshaw est un glaçage idĂ©ale pour recouvrir le dessus de vos gĂąteaux. Le fondant a une dĂ©licieuse saveur de vanille et garde sa structure souple. MĂȘme aprĂšs avoir enduit le gĂąteau, vous pouvez toujours enlever des aspĂ©ritĂ©s. La pĂąte Ă  sucre de Renshaw durcit Ă  peine et fond dans la cette pĂąte ne convient... 7,40 € Disponible Ajouter au panier PĂąte Ă  sucre blanche 1Kg extra Renshaw La pĂąte Ă  sucre Renshaw extra du Royaume-Uni est un fondante et Ă©lastique mais ferme, elle est facile Ă  utiliser. Cela la rend adaptĂ© aux climats plus chauds et plus humides. Elle ne colle pas et a une dĂ©licieuse saveur de vanille. Il est idĂ©al pour recouvrir les gĂąteaux, grĂące Ă  sa finition lisse. Et vous pouvez mĂȘme Ă©liminer toutes les imperfections.... 7,67 € Rupture de stock PĂąte Ă  sucre blanche marshmallow 1Kg extra... La pĂąte Ă  sucre extra de Renshaw est maintenant disponible dans une version Ă  la guimauve pĂȘte Ă  sucre est extra ferme, extra Ă©lastique et a un dĂ©licieux goĂ»t de guimauve. Cela la rend idĂ©al pour les climats plus chauds et plus humides !Veuillez noter que ce fondant a une texture plus ferme que le fondant Renshaw standardPoids 1Kg 8,95 € Disponible PĂąte Ă  sucre rouge 1Kg Renshaw IdĂ©al pour la dĂ©coration de votre gĂąteau d'anniversaire, cette pĂąte Ă  sucre est la rĂ©fĂ©rence en Angleterre. Nous conseillons cette pĂąte Ă  sucre pour les amoureux d'une pĂąte plutĂŽt ferme et peu vanillĂ© Poids 1kg Couleur rouge 8,05 € Disponible PĂąte Ă  sucre noire 1Kg Renshaw IdĂ©al pour la dĂ©coration de votre gĂąteau d'anniversaire, cette pĂąte Ă  sucre est la rĂ©fĂ©rence en Angleterre. Nous conseillons cette pĂąte Ă  sucre pour les amoureux d'une pĂąte plutĂŽt ferme et peu vanillĂ© Poids 1kg Couleur noir 8,05 € Disponible PĂąte Ă  modelage blanche Renshaw 250gr Cette pĂąte de modelage de Renshaw est idĂ©ale pour confectionner des fleurs et façonner des formes et figurines. Sa texture fine et sa tenue au modelage permettent un travail de grande prĂ©cision. Mode d'emploi PĂ©trissez convenablement la pĂąte pour qu'elle se rĂ©chauffe, ce qui augmente son Ă©lasticitĂ©. Pour obtenir le meilleur rĂ©sultat, il convient... 2,95 € Disponible PĂąte Ă  modelage blanche Renshaw 1Kg Cette pĂąte de modelage de Renshaw est idĂ©ale pour confectionner des fleurs et façonner des formes et texture fine et sa tenue au modelage permettent un travail de grande prĂ©cision. Mode d'emploi PĂ©trissez convenablement la pĂąte pour qu'elle se rĂ©chauffe, ce qui augmente son Ă©lasticitĂ©. Pour obtenir le meilleur rĂ©sultat, il convient... 9,05 € Disponible Ajouter au panier PĂąte Ă  modelage jaune Renshaw 250gr Renshaw Flower & Modelling Paste jaune 250g est parfaite pour la modĂ©lisation de belles figures, ainsi que pour la fabrication de fleurs. Parce que la texture est trĂšs fine, la pĂąte est trĂšs appropriĂ©e pour l'excellent travail, tout en restant assez solide pour la modĂ©lisation. 3,95 € Rupture de stock PĂąte Ă  modelage rose clair Renshaw 250gr Renshaw Flower & Modelling Paste rose clair 250g est parfaite pour la modĂ©lisation de belles figures, ainsi que pour la fabrication de fleurs. Parce que la texture est trĂšs fine, la pĂąte est trĂšs appropriĂ©e pour l'excellent travail, tout en restant assez solide pour la modĂ©lisation. 3,95 € Disponible PĂąte Ă  modelage rouge Renshaw 250gr Renshaw Flower & Modelling Paste rouge 250g est parfaite pour la modĂ©lisation de belles figures, ainsi que pour la fabrication de fleurs. Parce que la texture est trĂšs fine, la pĂąte est trĂšs appropriĂ©e pour l'excellent travail, tout en restant assez solide pour la modĂ©lisation. 3,95 € Disponible PĂąte Ă  modelage vert gazon Renshaw 250gr Renshaw Flower & Modelling Paste vert gazon 250g est parfaite pour la modĂ©lisation de belles figures, ainsi que pour la fabrication de fleurs. Parce que la texture est trĂšs fine, la pĂąte est trĂšs appropriĂ©e pour l'excellent travail, tout en restant assez solide pour la modĂ©lisation. 3,95 € Disponible PĂąte Ă  modelage vert foncĂ© Renshaw 250gr Renshaw Flower & Modelling Paste vert foncĂ© 250g est parfaite pour la modĂ©lisation de belles figures, ainsi que pour la fabrication de fleurs. Parce que la texture est trĂšs fine, la pĂąte est trĂšs appropriĂ©e pour l'excellent travail, tout en restant assez solide pour la modĂ©lisation. 3,95 € Disponible PĂąte Ă  modelage bleu clair Renshaw 250gr Renshaw Flower & Modelling Paste bleu clair 250g est parfaite pour la modĂ©lisation de belles figures, ainsi que pour la fabrication de fleurs. Parce que la texture est trĂšs fine, la pĂąte est trĂšs appropriĂ©e pour l'excellent travail, tout en restant assez solide pour la utiliser pĂ©trir la pĂąte pour qu'elle se rĂ©chauffe, car... 3,95 € Disponible PĂąte Ă  modelage bleu foncĂ© Renshaw 250gr Renshaw Flower & Modelling Paste bleu foncĂ© 250g est parfaite pour la modĂ©lisation de belles figures, ainsi que pour la fabrication de que la texture est trĂšs fine, la pĂąte est trĂšs appropriĂ©e pour l'excellent travail, tout en restant assez solide pour la modĂ©lisation. 3,95 € Disponible PĂąte Ă  modelage noire Renshaw 250gr Renshaw Flower & Modelling Paste noire 250g est parfaite pour la modĂ©lisation de belles figures, ainsi que pour la fabrication de fleurs. Parce que la texture est trĂšs fine, la pĂąte est trĂšs appropriĂ©e pour l'excellent travail, tout en restant assez solide pour la modĂ©lisation. 3,95 € Disponible PĂąte Ă  sucre marshmallow 250 grs Funcakes Si vous ĂȘtes dĂ©butant, n'hĂ©sitez pas une seconde, c'est celle ci la pĂąte Ă  sucre de Funcakes a une meilleure qualitĂ© pour rouler et une texture plus souple qui rend l'utilisation plus facile. La pĂąte Ă  sucre apporte un dĂ©licat parfum de pĂąte Ă  sucre FunCakes est parfaite pour le nappage de gĂąteaux ET pour le... 1,95 € Disponible PĂąte Ă  sucre funcakes Marshmallow 1kg Si vous ĂȘtes dĂ©butant, n'hĂ©sitez pas une seconde, c'est celle ci la pĂąte Ă  sucre de Funcakes a une meilleure qualitĂ© pour rouler et une texture plus souple qui rend l'utilisation plus facile. La pĂąte Ă  sucre apporte un dĂ©licat parfum de pĂąte Ă  sucre FunCakes est parfaite pour le nappage de gĂąteaux ET pour le modelage en... 6,95 € Disponible PĂąte Ă  sucre Funcakes saveur citron PĂąte Ă  sucre au bon goĂ»t citron et trĂšs facile Ă  travailler pour la dĂ©coration de vos gĂąteaux de fĂȘte. Nous la conseillons Ă  tous les 250gr 1,95 € Disponible PĂąte Ă  sucre Funcakes saveur citron 1Kg PĂąte Ă  sucre au bon goĂ»t vanille et trĂšs facile Ă  travailler pour la dĂ©coration de vos gĂąteaux de fĂȘte. Nous la conseillons Ă  tous les dĂ©butant. 6,95 € Disponible PĂąte Ă  sucre Funcakes saveur Framboise Nouvelle recette et coup de coeur THEMA DECO ! Ultra simple Ă  travailler et un trĂšs bon goĂ»t framboise, l'essayer c'est l'adopter !Si vous ĂȘtes dĂ©butant, n'hĂ©sitez pas une seconde, c'est celle ci la pĂąte Ă  sucre de Funcakes a une meilleure qualitĂ© pour Ă©taler et une texture plus souple qui rend l’utilisation plus facile. ... 2,95 € Disponible PĂąte Ă  sucre Funcakes saveur fraise PĂąte Ă  sucre au bon goĂ»t fraise et trĂšs facile Ă  travailler pour la dĂ©coration de vos gĂąteaux de fĂȘte. Nous la conseillons Ă  tous les 250gr 2,95 € Disponible PĂąte Ă  sucre Funcakes saveur caramel salĂ© PĂąte Ă  sucre au bon goĂ»t caramel salĂ© et trĂšs facile Ă  travailler pour la dĂ©coration de vos gĂąteaux de fĂȘte. Nous la conseillons Ă  tous les dĂ©butant. 2,95 € Disponible PĂąte Ă  sucre Funcakes saveur chocolat PĂąte Ă  sucre au bon goĂ»t chocolat et trĂšs facile Ă  travailler pour la dĂ©coration de vos gĂąteaux de fĂȘte. Nous la conseillons Ă  tous les dĂ©butant. 2,29 € Disponible PĂąte Ă  sucre funcakes blanche Si vous ĂȘtes dĂ©butant, n'hĂ©sitez pas une seconde, c'est celle ci la meilleure. La pĂąte Ă  sucre de Funcakes a une meilleure qualitĂ© pour rouler et une texture plus souple qui rend l'utilisation plus facile. La pĂąte Ă  sucre apporte un dĂ©licat parfum de vanille. La pĂąte Ă  sucre FunCakes est parfaite pour le nappage de gĂąteaux ET pour le modelage en... 1,95 € Disponible PĂąte Ă  sucre chair 250 grs Funcakes Si vous ĂȘtes dĂ©butant, n'hĂ©sitez pas une seconde, c'est celle ci la pĂąte Ă  sucre de Funcakes a une meilleure qualitĂ© pour rouler et une texture plus souple qui rend l'utilisation plus facile. La pĂąte Ă  sucre apporte un dĂ©licat parfum de pĂąte Ă  sucre FunCakes est parfaite pour le nappage de gĂąteaux ET pour le modelage en... 2,29 € Disponible PĂąte Ă  sucre Funcakes jaune pastel Si vous ĂȘtes dĂ©butant, n'hĂ©sitez pas une seconde, c'est celle ci la pĂąte Ă  sucre de Funcakes a une meilleure qualitĂ© pour rouler et une texture plus souple qui rend l'utilisation plus facile. La pĂąte Ă  sucre apporte un dĂ©licat parfum de pĂąte Ă  sucre FunCakes est parfaite pour le nappage de gĂąteaux ET pour le... 2,29 € Disponible PĂąte Ă  sucre funcakes jaune Si vous ĂȘtes dĂ©butant, n'hĂ©sitez pas une seconde, c'est celle ci la meilleure. La pĂąte Ă  sucre de Funcakes a une meilleure qualitĂ© pour rouler et une texture plus souple qui rend l'utilisation plus facile. La pĂąte Ă  sucre apporte un dĂ©licat parfum de vanille. La pĂąte Ă  sucre FunCakes est parfaite pour le nappage de gĂąteaux ET pour le modelage en... 2,29 € Disponible 1,14 € 2,29 € -50% Disponible PĂąte Ă  sucre funcakes orange tropical Si vous ĂȘtes dĂ©butant, n'hĂ©sitez pas une seconde, c'est celle ci la pĂąte Ă  sucre de Funcakes a une meilleure qualitĂ© pour rouler et une texture plus souple qui rend l'utilisation plus facile. La pĂąte Ă  sucre apporte un dĂ©licat parfum de pĂąte Ă  sucre FunCakes est parfaite pour le nappage de gĂąteaux ET pour le modelage en... 1,14 € 2,29 € -50% DLC 23/09/2022Promo ! Disponible PĂąte Ă  sucre Funcakes orange tiger 250gr Nouvelle recette et coup de coeur THEMA DECO ! Ultra simple Ă  travailler et un trĂšs bon goĂ»t, l'essayer c'est l'adopter !Si vous ĂȘtes dĂ©butant, n'hĂ©sitez pas une seconde, c'est celle ci la pĂąte Ă  sucre de Funcakes a une meilleure qualitĂ© pour rouler et une texture plus souple qui rend l’utilisation plus facile. La pĂąte Ă  sucre apporte un... 2,29 € Disponible PĂąte Ă  sucre Funcakes rose pastel Si vous ĂȘtes dĂ©butant, n'hĂ©sitez pas une seconde, c'est celle ci la pĂąte Ă  sucre de Funcakes a une meilleure qualitĂ© pour rouler et une texture plus souple qui rend l'utilisation plus facile. La pĂąte Ă  sucre apporte un dĂ©licat parfum de pĂąte Ă  sucre FunCakes est parfaite pour le nappage de gĂąteaux ET pour le modelage en... 2,29 € Disponible PĂąte Ă  sucre funcakes rose Si vous ĂȘtes dĂ©butant, n'hĂ©sitez pas une seconde, c'est celle ci la pĂąte Ă  sucre de Funcakes a une meilleure qualitĂ© pour rouler et une texture plus souple qui rend l'utilisation plus facile. La pĂąte Ă  sucre apporte un dĂ©licat parfum de pĂąte Ă  sucre FunCakes est parfaite pour le nappage de gĂąteaux ET pour le modelage en... 2,29 € Disponible PĂąte Ă  sucre Funcakes Rose bonbon 250gr Si vous ĂȘtes dĂ©butant, n'hĂ©sitez pas une seconde, c'est celle ci la pĂąte Ă  sucre de Funcakes a une meilleure qualitĂ© pour rouler et une texture plus souple qui rend l'utilisation plus facile. La pĂąte Ă  sucre apporte un dĂ©licat parfum de pĂąte Ă  sucre FunCakes est parfaite pour le nappage de gĂąteaux ET pour le modelage en... 2,29 € Disponible PĂąte Ă  sucre Funcakes corail 250gr Nouvelle recette amĂ©liorĂ©e !GrĂące Ă  sa nouvelle recette amĂ©liorĂ©e la texture de la pĂąte Ă  sucre de FunCakes est dĂ©sormais plus ferme, plus Ă©lastique et encore plus onctueuse. Sa grande fermetĂ© la rend trĂšs maniable, quelles que soient les conditions climatiques, y compris par temps chaud et humide. Finies aussi les fissures et les craquelures vous... 2,29 € Disponible PĂąte Ă  sucre Funcakes Fuchsia 250gr Si vous ĂȘtes dĂ©butant, n'hĂ©sitez pas une seconde, c'est celle ci la pĂąte Ă  sucre de Funcakes a une meilleure qualitĂ© pour rouler et une texture plus souple qui rend l'utilisation plus facile. La pĂąte Ă  sucre apporte un dĂ©licat parfum de pĂąte Ă  sucre FunCakes est parfaite pour le nappage de gĂąteaux ET pour le modelage en... 2,29 € Disponible PĂąte Ă  sucre funcakes rouge Si vous ĂȘtes dĂ©butant, n'hĂ©sitez pas une seconde, c'est celle ci la pĂąte Ă  sucre de Funcakes a une meilleure qualitĂ© pour rouler et une texture plus souple qui rend l'utilisation plus facile. La pĂąte Ă  sucre apporte un dĂ©licat parfum de pĂąte Ă  sucre FunCakes est parfaite pour le nappage de gĂąteaux ET pour le modelage en... 2,29 € Disponible PĂąte Ă  sucre Funcakes Rouge Rubis 250gr Si vous ĂȘtes dĂ©butant, n'hĂ©sitez pas une seconde, c'est celle ci la pĂąte Ă  sucre de Funcakes a une meilleure qualitĂ© pour rouler et une texture plus souple qui rend l'utilisation plus facile. La pĂąte Ă  sucre apporte un dĂ©licat parfum de pĂąte Ă  sucre FunCakes est parfaite pour le nappage de gĂąteaux ET pour le modelage en... 2,29 € Disponible PĂąte Ă  sucre funcakes lilas Si vous ĂȘtes dĂ©butant, n'hĂ©sitez pas une seconde, c'est celle ci la meilleure. La pĂąte Ă  sucre de Funcakes a une meilleure qualitĂ© pour rouler et une texture plus souple qui rend l'utilisation plus facile. La pĂąte Ă  sucre apporte un dĂ©licat parfum de vanille. La pĂąte Ă  sucre FunCakes est parfaite pour le nappage de gĂąteaux ET pour le modelage en... 2,29 € Disponible PĂąte Ă  sucre Funcakes violette 250gr Si vous ĂȘtes dĂ©butant, n'hĂ©sitez pas une seconde, c'est celle ci la pĂąte Ă  sucre de Funcakes a une meilleure qualitĂ© pour rouler et une texture plus souple qui rend l'utilisation plus facile. La pĂąte Ă  sucre apporte un dĂ©licat parfum de pĂąte Ă  sucre FunCakes est parfaite pour le nappage de gĂąteaux ET pour le modelage en... 2,29 € Disponible PĂąte Ă  sucre Funcakes violet foncĂ© 250gr Si vous ĂȘtes dĂ©butant, n'hĂ©sitez pas une seconde, c'est celle ci la pĂąte Ă  sucre de Funcakes a une meilleure qualitĂ© pour rouler et une texture plus souple qui rend l'utilisation plus facile. La pĂąte Ă  sucre apporte un dĂ©licat parfum de pĂąte Ă  sucre FunCakes est parfaite pour le nappage de gĂąteaux ET pour le modelage en... 2,29 € Disponible PĂąte Ă  sucre Funcakes bleu pastel Si vous ĂȘtes dĂ©butant, n'hĂ©sitez pas une seconde, c'est celle ci la pĂąte Ă  sucre de Funcakes a une meilleure qualitĂ© pour rouler et une texture plus souple qui rend l'utilisation plus facile. La pĂąte Ă  sucre apporte un dĂ©licat parfum de pĂąte Ă  sucre FunCakes est parfaite pour le nappage de gĂąteaux ET pour le modelage en... 2,29 € Disponible PĂąte Ă  sucre bleu bĂ©bĂ© Funcakes Si vous ĂȘtes dĂ©butant, n'hĂ©sitez pas une seconde, c'est celle ci la pĂąte Ă  sucre de Funcakes a une meilleure qualitĂ© pour rouler et une texture plus souple qui rend l'utilisation plus facile. La pĂąte Ă  sucre apporte un dĂ©licat parfum de pĂąte Ă  sucre FunCakes est parfaite pour le nappage de gĂąteaux ET pour le modelage en... 2,29 € Disponible PĂąte Ă  sucre funcakes bleu 250 grs Si vous ĂȘtes dĂ©butant, n'hĂ©sitez pas une seconde, c'est celle ci la pĂąte Ă  sucre de Funcakes a une meilleure qualitĂ© pour rouler et une texture plus souple qui rend l'utilisation plus facile. La pĂąte Ă  sucre apporte un dĂ©licat parfum de pĂąte Ă  sucre FunCakes est parfaite pour le nappage de gĂąteaux ET pour le modelage en... 2,29 € Disponible 1,14 € 2,29 € -50% Disponible PĂąte Ă  sucre Funcakes Turquoise 250gr Si vous ĂȘtes dĂ©butant, n'hĂ©sitez pas une seconde, c'est celle ci la pĂąte Ă  sucre de Funcakes a une meilleure qualitĂ© pour rouler et une texture plus souple qui rend l'utilisation plus facile. La pĂąte Ă  sucre apporte un dĂ©licat parfum de pĂąte Ă  sucre FunCakes est parfaite pour le nappage de gĂąteaux ET pour le... 1,14 € 2,29 € -50% DLC 25/09/2022Promo ! Disponible PĂąte Ă  sucre funcakes bleu jeans 250gr Si vous ĂȘtes dĂ©butant, n'hĂ©sitez pas une seconde, c'est celle ci la pĂąte Ă  sucre de Funcakes a une meilleure qualitĂ© pour rouler et une texture plus souple qui rend l'utilisation plus facile. La pĂąte Ă  sucre apporte un dĂ©licat parfum de pĂąte Ă  sucre FunCakes est parfaite pour le nappage de gĂąteaux ET pour le modelage en... 2,29 € Disponible PĂąte Ă  sucre funcakes Vert Botanique Nouvelle recette et coup de coeur THEMA DECO ! Ultra simple Ă  travailler et un trĂšs bon goĂ»t, l'essayer c'est l'adopter !Si vous ĂȘtes dĂ©butant, n'hĂ©sitez pas une seconde, c'est celle ci la pĂąte Ă  sucre de Funcakes a une meilleure qualitĂ© pour rouler et une texture plus souple qui rend l’utilisation plus facile. La pĂąte Ă  sucre apporte un... 2,29 € Disponible PĂąte Ă  sucre vert lime 250 grs Funcakes Si vous ĂȘtes dĂ©butant, n'hĂ©sitez pas une seconde, c'est celle ci la pĂąte Ă  sucre de Funcakes a une meilleure qualitĂ© pour rouler et une texture plus souple qui rend l'utilisation plus facile. La pĂąte Ă  sucre apporte un dĂ©licat parfum de pĂąte Ă  sucre FunCakes est parfaite pour le nappage de gĂąteaux ET pour le modelage en... 2,29 € Disponible PĂąte Ă  sucre Funcakes vert printemps Si vous ĂȘtes dĂ©butant, n'hĂ©sitez pas une seconde, c'est celle ci la meilleure. La pĂąte Ă  sucre de Funcakes a une meilleure qualitĂ© pour rouler et une texture plus souple qui rend l'utilisation plus facile. La pĂąte Ă  sucre apporte un dĂ©licat parfum de vanille. La pĂąte Ă  sucre FunCakes est parfaite pour le nappage de gĂąteaux ET pour le modelage en... 2,29 € Disponible PĂąte Ă  sucre Funcakes Vert forĂȘt 250gr Si vous ĂȘtes dĂ©butant, n'hĂ©sitez pas une seconde, c'est celle ci la pĂąte Ă  sucre de Funcakes a une meilleure qualitĂ© pour rouler et une texture plus souple qui rend l'utilisation plus facile. La pĂąte Ă  sucre apporte un dĂ©licat parfum de pĂąte Ă  sucre FunCakes est parfaite pour le nappage de gĂąteaux ET pour le modelage en... 2,29 € Disponible PĂąte Ă  sucre funcakes teddy brown Si vous ĂȘtes dĂ©butant, n'hĂ©sitez pas une seconde, c'est celle ci la pĂąte Ă  sucre de Funcakes a une meilleure qualitĂ© pour rouler et une texture plus souple qui rend l'utilisation plus facile. 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La pĂąte Ă  sucre apporte un dĂ©licat parfum de pĂąte Ă  sucre FunCakes est parfaite pour le nappage de gĂąteaux ET pour le modelage en... 2,29 € Disponible PĂąte Ă  sucre funcakes noire Si vous ĂȘtes dĂ©butant, n'hĂ©sitez pas une seconde, c'est celle ci la pĂąte Ă  sucre de Funcakes a une meilleure qualitĂ© pour rouler et une texture plus souple qui rend l'utilisation plus facile. La pĂąte Ă  sucre apporte un dĂ©licat parfum de pĂąte Ă  sucre FunCakes est parfaite pour le nappage de gĂąteaux ET pour le modelage en... 2,29 € Disponible PĂąte Ă  sucre blanche Funcakes 1 kg Si vous ĂȘtes dĂ©butant, n'hĂ©sitez pas une seconde, c'est celle ci la pĂąte Ă  sucre de Funcakes a une meilleure qualitĂ© pour rouler et une texture plus souple qui rend l'utilisation plus facile. 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L'info Ă  ne pas louperEmmanuel Marcon va parler. Alors que la situation sanitaire se dĂ©grade, le prĂ©sident de la RĂ©publique a choisi les deux prĂ©sentateurs des 20 Heures de France 2 et de TF1 Anne-Sophie Lapix et Gilles Bouleau pour faire des annonces mercredi Ă  19h55. Emmanuel Macron sera Ă©videmment interrogĂ© sur ce retour de l'Ă©pidĂ©mie de Covid-19 qui inquiĂšte, ainsi que sur la situation Ă©conomique du pays, Ă©galement trĂšs affectĂ©e par le peu plus tĂŽt ce matin, Jean Castex Ă©tait de son cĂŽtĂ© l'invitĂ© de FranceInfo Ă  l'occasion de ses 100 premiers jours Ă  Matignon. Et le Premier ministre a une nouvelle fois martelĂ© que pour Ă©viter des reconfinements locaux ou un reconfinement gĂ©nĂ©ral, les Français devaient rester mobilisĂ©s face Ă  cette deuxiĂšme vague forte » forte de Castex a par ailleurs annoncĂ© une nouvelle version de l'application StopCovid, sortie en juin, et dont l'usage reste trĂšs limitĂ© dans la qu'il faut aussi retenirLa colĂšre des forains. TrĂšs durement impactĂ©s par la crise sanitaire, ils ont pu travailler quelques semaines cet Ă©tĂ© avant que les foires et fĂȘtes foraines ne soient Ă  nouveau interdites avec le rebond du Covid-19, les forains ont lancĂ© ce matin plusieurs opĂ©rations escargots , notamment autour de Paris. Une dĂ©marche coup de poing qui a visiblement fait bouger les lignes puisque leurs reprĂ©sentants sont reçus Ă  13 heures au ministĂšre de l’ Ă  Marseille. Deux jeunes femmes de 17 et 19 ans ont Ă©tĂ© blessĂ©es, dont une griĂšvement, dans une fusillade la nuit derniĂšre, dans le quartier de la Belle-de-Mai , prĂšs d’un point de deal. Elles se trouvaient dans une voiture qui a Ă©tĂ© prise pour cible par des individus qui ont pris la fuite. Deux autres personnes Ă©taient Ă  bord du vĂ©hicule ciblĂ© le conducteur, qui n’a pas Ă©tĂ© touchĂ© et un troisiĂšme passager, qui aurait pris la fuite Ă  pied. Il est lui aussi Lakers de LeBron James sacrĂ©s. Avant le dĂ©but des playoffs NBA, les joueurs de Los Angeles avaient dit qu’ils visaient le titre pour honorer la mĂ©moire de Kobe Bryant, tragiquement dĂ©cĂ©dĂ© en janvier dernier . Et bien ils l’ont fait, portĂ©s par un immense LeBron James, Ă©lu meilleur joueur des finales. La nuit derniĂšre, lors du match six, les Lakers se sont en effet imposĂ©s 106-93 face au Heast de Miami , remportant ainsi le 17e titre de l’histoire de la franchise californienne et Ă©galant le record de inattendueLa Creuse a la cote. Parfois dĂ©criĂ©, voire moquĂ©, le second dĂ©partement le moins peuplĂ© de France aprĂšs la LozĂšre enregistre un regain d'intĂ©rĂȘt depuis l'Ă©tĂ© dernier. Le confinement et la quĂȘte d'espace y ont en effet relancĂ© les transactions du jamais-vu ! » assure le patron de l'Agence creusoise Philippe Petit, qui n'a jamais autant travaillĂ© qu'en ce moment », alors que cela fait plus de 30 ans qu'il est dans l' boom assez inattendu pour la Creuse, qualifiĂ©e de dĂ©partement de bouseux » par Technikart en 2012, qui s'explique autant par l'arrivĂ©e de nouveaux habitants en quĂȘte de calme et de verdure que par la dĂ©cision des locaux d'acheter, craignant une hausse des prix, expliquent les spĂ©cialistes du secteur. QaUyFb.
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